Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Court’

Vendredi 15 mai 2015 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Aucun commentaire

Le court (et l’entrevue) du week-end : Surveillant

Le_surveillant

À l’occasion du long week-end, nous avons droit à deux courts métrages pour le prix d’un. Surveillant et Mi niña mi vida, les deux derniers films de Yan Giroux, forment un beau bloc de cinéma d’une quarantaine de minutes qui privilégie une mise en espace réfléchie et une chorégraphie visuelle élaborée. Les deux récits sont situés dans des lieux vastes et en plein air, mais tout à la fois régis par des démarcations bien définies.

Mi niña mi vida – qui rempote à coup sûr la palme du meilleur accessoire en peluche de l’histoire du court québécois – se déroule dans un parc d’attractions, dont la joie nominale et la recherche de sensations fortes sont neutralisés par l’allure désabusée du protagoniste. Il en va de même pour son homologue dans Surveillant, qui erre dans un autre type de parc, public celui-là. Ce garçon maigrichon, qui flotte dans son T-shirt en guise d’uniforme, ne semble résolument pas à sa place, et tente de combattre la monotonie et même les dangers liés à sa fonction du mieux qu’il peut.

Malgré la description que j’ai faite de ces deux courts, il n’est pas question ici d’oeuvres se complaisant dans une sorte de misérabilisme noble qui a accaparé une bonne partie du cinéma alternatif québécois depuis belle lurette, pour le meilleur et souvent pour le pire. Les notions de solitude et d’anxiété sont ici contrebalancées par de fines touches d’humour sec qui ramènent le discours dans la sphère de la comédie humaine, qui rejettent la voie commode du pathos absolu; nous sommes peut-êtres tous condamnés, d’accord, alors aussi bien en rire.

J’ai rencontré le particulièrement sympathique Yan Giroux il y a environ un mois dans un bar du centre-sud, pour une discussion qui a duré environ une heure, et qui s’est largement poursuivie une fois l’enregistreuse éteinte. Je retranscris ici, presque dans l’intégralité, sa portion de notre échange.

QUI SURVEILLE QUI?

J’ai travaillé un été au parc Dufresne, à Sherbrooke. Je n’avais pas une personnalité autoritaire. Je n’étais pas nécessairement intimidé, mais le groupe était clairement plus fort que moi. Eux, c’était leur territoire. Malgré moi, j’étais pris dans une dynamique de pouvoir.

J’aime beaucoup intégrer le titre du film dans le paysage, que le titre naisse du contexte. En ayant le nom «surveillant» écrit sur le chandail, c’est une façon de présenter le titre. Et en l’appelant juste Surveillant, tu ne sais pas qui surveille qui. C’est «surveillant» le nom, mais peut-être est-ce aussi «surveillant» le verbe? Qui porte un regard sur qui?

Il y a des écrivains qui sont capables de fantasmer des histoires des autres, se servent beaucoup de leur imagination ; moi je suis plus dans l’observation, je viens de la poésie – toute mon adolescence j’écrivais de la poésie. Je ne sais pas pourquoi, mais cet événement-là [gardien de parc] a subitement refait surface, 10 ans plus tard, en m’apparaissant comme parfaitement ambigu pour évoquer plusieurs idées sur des dynamiques de pouvoir, de territoire, créer des tensions, du suspense, sans à avoir à trop dramatiser la situation… C’est pas quelque chose que je traînais avec moi ; quand je l’ai vécu, je ne me suis pas dit : «Ça, c’est tellement intense, un jour ça va être une film!». Le lieu, aussi, est très cinématographique : avec ses passages, des endroits surélevés, sa track de chemin de fer…

Ce qu’il y a dans le film, ce ne sont pas des trucs que j’ai vécus précisément. Je me suis basé sur des sensations d’un été complet, et j’ai transformé ça en une journée, surtout centrée sur l’apprentissage du surveillant. Je me souviens de ma première journée, le gardien de parc plus vieux, qui faisait mon training, il me disait que d’habitude, il ne voyait pas des jeunes de mon âge (18 ans) surveiller ce parc-là, parce qu’il était trop rough. C’est au cœur d’un quartier défavorisé, beaucoup de parents vont y déposer leurs enfants pour la journée, et les jeunes créent leur propre écosystème : c’est vraiment LEUR parc. Fait que d’habitude, c’est des gardiens plus expérimentés qui réussissaient à les discipliner. Des adolescents qui s’ennuient, ça ne manque jamais d’imagination pour faire des mauvais coups.

QUESTIONS DE MASCULINITÉ

J’ai essayé que le film ne soit pas trop manichéen. Le surveillant est un étranger, pris au mauvais endroit au mauvais moment. Eux, c’est pas qu’ils veulent lui faire mal, ils s’amusent avec lui comme un chat s’amuse avec une souris. C’est une bonne vieille dynamique territoriale, très primaire ; il n’y a même pas de mauvaises intentions. À la limite, si le surveillant avait été un mâle alpha, il ne se ferait pas harceler, mais il n’y aurait pas de film non plus.

Je travaille souvent sur la masculinité dans mes films, j’essaie de présenter des modèles qui ne sont pas classiques, où l’histoire se construit sur le parcours du personnage face à l’adversité. Si, habituellement, le mâle réussit à vaincre, dans mes films le résultat est plus ambigu. Il apprend quelque chose, mais il n’en sort jamais victorieux ou indemne.

CERCLES

Dans Surveillant c’était une thématique claire, un des thèmes principaux. Le cercle pour visuellement identifier des ensembles, c’est deux solitudes qui se confrontent, à une intersection où il y a une confrontation. Il y a l’idée aussi du quotidien de ces jeunes-là qui tourne en rond. Et aussi la routine d’un gardien de parc, qui tourne en rond quand il fait ses rondes.

Pendant le tournage de «Surveillant» - Photo : Olivier Laberge

Pendant le tournage de «Surveillant» - Photo : Olivier Laberge

Dans Mi niña mi vida, j’ai essayé de m’en sortir un peu. Alors que dans Surveillant, les mouvements circulaires sont régis par la caméra, ici les mouvements sont stimulés par la mécanique (La «Ronde», la grande roue, le carrousel, etc.), ce qui contribue à l’isolement du personnage.

On a loué La Ronde. Je n’avais pas beaucoup de budget d’éclairage, mais on a mis notre budget dans la location et dans la figuration. C’était vers la fin de l’année, donc c’était ouvert juste le week-end. Il y a des scènes qu’on a faites avec le vrai public, le dimanche, et le lundi on avait La Ronde à nous tout seuls…

«BELLES SURPRISES»

Je suis un peu pris dans un piège où ma signature de réalisateur basée sur le plan-séquence engendre une certaine lourdeur de production, nécessite beaucoup d’argent… – mais j’aime l’ampleur, j’aime quand il y a beaucoup d’humains dans mes plans, parce que justement ça me permet de ne pas tout le temps être centré sur le personnage principal. Je trouve ça important de montrer une diversité de corps, divers individus. Ça participe à la vie d’un film. Et ça crée des belles surprises.

Par exemple, d’un point de vue esthétique, dans le premier plan du film, il y a un jeune qui est en avant-plan. Il est très naturel, parle à un ami, et il pointe vers quelque chose. Mais dans le cadre, son doigt et son bras sont parfaitement composés – ils deviennent une diagonale qui traverse l’écran. Il a improvisé ça seulement sur une prise et je suis sûr que si j’avais voulu le faire exprès, ça n’aurait jamais aussi bien fonctionné.

CASTING (NON) PROFESSIONNEL

Mon acteur principal est coiffeur dans la vie. Les auditions n’ont pas été faciles, mais il avait la vibe que je cherchais ; il n’avait pas besoin de jouer, il l’avait dans les yeux. Il avait une histoire compliquée avec sa blonde, avec son fils. Mais il y avait une scène, quand il parle au téléphone, qu’il n’avait jamais réussie à faire correctement durant les répétitions. Par contre, après l’avoir tournée, il m’a dit qu’il s’est empêché de voir son fils pendant trois semaines pour pouvoir brailler devant la caméra. Pour se mettre dans le mood, il écoutait une chanson, et ça l’amenait émotionnellement à la bonne place, et au moment de faire l’appel, il n’avait qu’à penser à son fils, et ça sortait. C’est un non professionnel très pro finalement.

DE NELLIGAN À BAZIN

Je viens de Sherbrooke. Mon père travaillait dans une usine de pâtes et papiers, et ma mère est technicienne en laboratoire dans un hôpital, donc la culture ce n’était pas au cœur de la famille du tout. J’ai été élevé aux sports, j’ai fait tous les sports du monde : soccer, tennis, handball, ski, vélo, natation, karaté, patinage artistique… J’ai juste pas fait de hockey parce que c’était trop cher. Vers 14 ans, en plein dans mon angoisse adolescente, le sport ne répondait plus à ma quête de sens, si on veut. Et puis j’ai découvert la poésie ; Émile Nelligan, Tony Tremblay, Yves Boisvert… Moi je voulais être poète sur le BS, c’était mon plan de carrière!

Je ne connaissais pas le cinéma du tout, c’est arrivé plus tard, quand je suis arrivé à Montréal, au cégep, et je suis devenu passionné. Dans mon premier projet de film, dans le cours de comm, la prof définit les rôles. Là je vois «réalisateur», et je me dis, «Je veux pas faire ça, c’est trop de job». Sauf que c’est moi qui trouve le texte, je suis très impliqué dans la conception… Mais sur le plateau de tournage, je suis caméraman, et je réalise que ce n’est pas moi qui décide. Et c’est là que je comprends pourquoi il faut être réalisateur!

Durant cette période, je travaillais dans un vieux club vidéo miteux sur Parc, près de la Boîte Noire Laurier. Il était tellement vieux, qu’il y a avait plein de films de répertoire, plein! J’étais tout seul comme commis, et je passais mon temps à regarder des films sur la job. Mes goûts étaient assez «classique cégepien» ; je trippais David Lynch, Apocalypse Now, Hiroshima, mon amour, qui était mon film-culte.

J’ai été refusé à Concordia, en Film Production. Ça m’a mis en furie. J’ai des amis pour qui j’ai écrit leurs lettres d’applications qui ont été pris, et pas moi. J’étais un nerd super arrogant. Je venais de gagner un concours intercollégial de littérature, j’avais gagné meilleur étudiant à Brébeuf, et je venais de gagner un stage chez Bos, une agence de publicité. C’était inconcevable dans mon esprit que je me fasse refuser. Donc je suis rentré à l’UQAM, en comm. Après un an, je suis allé en France, en échange, à Aix. J’y ai étudié en cinéma. Les Français voulaient vraiment apprendre à faire, et moi j’étais très content d’apprendre à penser, découvrir des théoriciens comme Bazin et Deleuze. L’année que j’ai passée là-bas, ça a vraiment été déterminant pour la suite des choses.

VJ EXPÉRIMENTAL

YG_portrait_medQuand je suis revenu, j’ai lâché l’UQAM et j’ai fondé ma compagnie de pub, ALT Productions, à 21 ans, avec Jérôme Couture. L’idée c’était que, avec les profits, on allait pouvoir financer nos films. On n’avait pas envie d’attendre après les subventions. Et, aussi, on faisait des visuels dans les resto-bars… On est parti de rien ; on avait un contrat de 500 $ à deux par semaine, et on a lâché l’université là-dessus, en se disant : «C’est notre chance». Il faut vraiment avoir 21 ans pour faire ça! Je me disais qu’à travers ces contrats j’allais pouvoir approfondir mon approche visuelle du cinéma expérimental «le VJying ce n’est pas narratif, on va aller filmer des choses organiques!…». Je trippais Grandrieux, et tout ça. Finalement, t’arrive au bar, et ils te disent : «Ouais, ça manque de totons ton affaire». J’étais très naïf…

Malgré ça, on a réussi à faire de l’argent après quelques années. Ça a financé mon premier documentaire, mon premier court, puis j’ai fait un second documentaire après. En tout j’ai fait trois longs métrages documentaires – qui sont des œuvres peu vues, qui n’ont pas tourné beaucoup en festival. Dans la même époque, j’ai fait deux courts autofinancés, et puis deux courts financés par la SODEC, tous de fiction.

PAS SI FROID QUE ÇA À SUNDANCE

Mes documentaires ont une approche assez intense – je travaille beaucoup sur le concept de la durée. Le premier, qui a été distribué aux États-Unis, c’était sur l’identité cubaine ; il essaie à la fois d’être un film à thèse et un docu formaliste. Ensuite il y a eu Élégant, sur le groupe Chocolat, et un film sur l’identité française tourné à Marseille. Je faisais des choix esthétiques drastiques, mais en même temps je les assumais pleinement, j’étais prêt à vivre avec le fait qu’ils ne soient pas beaucoup vus. Mais cela dit je n’avais aucune reconnaissance du milieu. Et donc avoir Surveillant sélectionné à Sundance, ça a été une tape dans le dos qui a fait beaucoup de bien, un immense soulagement.

Une des réactions les plus intéressantes que j’ai eues à propos de Surveillant, c’était après une projection à Salt Lake City, et je n’y étais même pas. Ce matin-là, j’étais dans la «villa» de Robert Redford, une sorte de salle de réception au pied d’une montagne de ski, en compagnie de tous les autres réalisateurs du festival. Une tradition qui se répète à chaque année à Sundance. C’est donc ma productrice, Annick Blanc, qui était là. Après la projection, un jeune s’est levé et a dit, «J’ai vraiment aimé le film. Moi j’étais un bully quand j’étais jeune, et ça m’a permis de comprendre l’impact de mes actions».

Le film a été récupéré – c’est un grand mot – sous l’angle de l’intimidation. Et j’étais surpris. Je pensais que c’était un film très formaliste, mais en fait le public s’est vraiment attaché au récit. En même temps, j’avais peur que les émotions ne passent pas, que j’avais fait quelque chose de froid, mais finalement beaucoup de gens se sont identifiés au personnage et m’ont parlé de l’histoire du film. Ça a été une grande révélation et une belle récompense après plusieurs années à travailler sur ce projet.

> La page Vimeo de Yan Giroux

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Samedi 25 avril 2015 | Mise en ligne à 12h30 | Commenter Commentaires (5)

Le court du week-end : Le Conte des contes

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Rien à voir avec le film de Matteo Garrone discuté dans le billet précédent : Le Conte des contes (1979) est un court métrage réalisé par le cinéaste russe Iouri Norstein. Lors des Olympiades de l’animation à Los Angeles en 1984, il a été voté meilleur film d’animation de tous les temps. Le même prix lui a été décerné à nouveau deux décennies plus tard dans ma ville natale, dans le cadre de l’Animafest Zagreb.

Le Conte des contes est souvent comparé au Miroir (1975), réalisé par le compatriote de Norstein, Andreï Tarkovski : les deux films traitent de la mémoire, en particulier celle de la Seconde Guerre mondiale, à travers des souvenirs intimes filtrés par une narration éclatée, dans laquelle le récit est secondaire à l’émotion. Les deux oeuvres sont également enduites de cette gravité poétique – ou poésie grave – typiquement russe qui parvient à nous faire vivre des sentiments extrêmement précis qu’on peine toutefois à articuler en mots. Du très très grand art.

Le court d’une trentaine de minutes est inspiré par cette fameuse berceuse russe :

Do do l’enfant do,
Ne te couche pas au bord du lit.
Ou le petit loup gris viendra,
Il t’emportera par le flanc,
Et te posera dans la forêt
Sous une racine de saule.

Éternel perfectionniste obsessif, Norstein n’a réalisé qu’une demi-douzaine de courts en près de cinq décennies. Il travaille depuis 1981 sur un moyen métrage inspiré de la nouvelle Le manteau de Gogol, qu’il considère comme l’oeuvre la plus importante qu’il ait lue, au même titre que certains chapitres de la Bible. Le film est toujours à l’étape de la post-production. Plus de détails ici.

Mis à part Le Conte des contes, le plus fameux court de Norstein est Le Hérisson dans le brouillard (1975), que nul autre que le grand maître du manga Hayao Miyazaki considère comme un de ses films préférés.

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Samedi 4 avril 2015 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Un commentaire

Six courts d’Errol Morris pour le long week-end

Errol Morris pose son regard singulier sur le monde du sport dans six courts métrages documentaires produits par ESPN. ll s’agit en quelque sorte du pendant insolite de la série acclamée 30 for 30 produite par l’omniprésente chaîne sportive américaine.

Si les films de Morris entrent officiellement dans la catégorie «documentaire», ils possèdent néanmoins une esthétique propre au cinéma de fiction : direction photo raffinée, cadrage et montage dynamiques, ralentis, musique insistante. Ils sont également enrichis d’images d’archives, ainsi que de dramatisations et même de séquences d’animation stylisées.

Bref, on est loin du cinéma vérité. Ou, comme son bon ami et parfois co-producteur Werner Herzog aime à dire : cinéma de comptables. Le cinéaste de 67 ans décrit plutôt son approche comme «un mélange parfait entre le lubrique et le pédant». Mais il a refusé d’en dire plus dans une récente entrevue publiée sur Grantland, qui diffuse les courts depuis environ un mois.

Parlant de sa série It’s Not Crazy, It’s Sports en entrevue au Los Angeles Times, Morris explique : «Le fait que [les courts] parlent de sport est utile, mais j’y étais attiré pour d’autres raisons… On y retrouve, entre autres choses, des histoires d’obsession. Et celles-ci m’ont toujours fasciné».

1 : The Subterranean Stadium

Incursion dans le sous-sol de John DiCarlo, dans la ville de Charlotte à New York, où ce facteur à la retraite organise un tournoi de football électronique avec ses amis plus ou moins excentriques, dont un vendeur de hot-dogs et un ex-taulard.

2 : The Heist

En février 1998, quatre étudiants ont volé le chandail de Michael Jordan, pendu au plafond du Dean Dome de l’Université de Caroline-du-Nord à Chapel Hill, où le futur meilleur joueur de basket au monde a fait ses débuts.

3 : The Sreaker

Le britannique Mark Roberts est le plus fameux streaker du monde : pendant 22 ans, et dans 22 pays, il s’est exhibé devant des caméras qui diffusaient des évènements sportifs nationaux et internationaux, dont les Olympiques, des matchs de soccer, des concours canins et, surtout, le Super Bowl XXXVIII.

4 : Being Mr. Met

A.J. Mass a été la mascotte des Mets de New York de 1994 à 1997. Il s’agit d’un court aux accents existentiels : «Nous portons tous des costumes pour interagir avec les gens», affirme le principal intéressé, qui ne s’est jamais senti intégré par les joueurs, qu’il célébrait pourtant au quotidien, tandis que les fans croyaient qu’il faisait partie de l’équipe.

5 : Most Valuable Whatever

Portrait de quatre collectionneurs du champ gauche, dont la fille d’un dentiste qui a trouvé un sens à sa vie après avoir acheté aux enchères le dentier de Ty Cobb, et un fan des Maple Leafs qui s’est procuré pour 5300 $ ce qu’il surnomme le «trône» de son équipe préférée, et qui était en fait l’unique bol de toilette du vestiaire du Maple Leaf Gardens…

6 : Chrome

California Chrome a été nommé le cheval de course de l’année en 2014. Entrevue avec son propriétaire Steve Coburn, qui suggère de regarder attentivement les chevaux dans les yeux afin de mieux les comprendre.

***

À noter que les trois premiers longs métrages d’Errol Morris ont récemment été réédités par Criterion. Gates of Heaven (1978) et Vernon, Florida (1981) sont disponibles dans le même boîtier. The Thin Blue Line (1988) – probablement son oeuvre la plus connue avec The Fog of War – a quant à lui redéfini le documentaire d’investigation, et détient la rare (l’unique?) distinction d’avoir carrément sauvé la vie de son sujet.

À lire aussi :

> JFK : la vérité se cache-t-elle sous le parapluie?
> Rumsfeld vu par Morris : une étude de langage
> Le renouveau du documentaire, ou la soif ardente de réel

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