
Fort du Prix de la mise en scène et de la Meilleure interprétation masculine (Emmanuel Bilodeau) au Festival de Locarno, Curling de Denis Côté sera présenté en première nationale lors de la soirée de clôture du FNC, le 23 octobre, au Cinéma Impérial. La sortie en salle au Québec aura lieu le 12 novembre.
Le cinquième long métrage du cinéaste québécois de 36 ans – qui nous a habitués à un cinéma très personnel, aux confins de la fiction, de l’essai et du documentaire, dans lequel naturalisme et surréalisme ont l’habitude de se côtoyer – est annoncé comme étant son plus «accessible» jusqu’à maintenant. Le synopsis :
Dans une nature hivernale et rude, en douce marge du monde, Curling s’intéresse à l’intimité d’un père et sa fille solitaire de 12 ans. Entre les boulots ordinaires, Jean-François Sauvageau consacre un temps maladroit à Julyvonne. L’équilibre fragile de leur relation est mis en péril par des événements singuliers.
En complément à la nouvelle bande-annonce du film, qu’on peut voir ci-dessous, je vous propose fortement cette entrevue franche que Côté à accordée à Cinema Scope. Il y discute entre autres des thèmes explorés dans Curling, du rapport de son nouveau film envers le reste de son oeuvre, de son dédain pour les personnages d’enfants cutes qui volent le show, de sa relation avec la SODEC et de son métier de metteur en scène. Sur ce dernier point, je traduis un passage:
Je ne suis pas si concerné par les décors. Je n’aime pas avoir des trucs sur les murs. Je ne suis pas aussi extrême qu’Alain Cavalier mais je n’aime pas vraiment ces films où l’on regarde davantage les objets que les personnes. Il y avait ce film il y a quelques années, Continental, un film sans fusil (2007), que les gens ont beaucoup aimé et que j’ai vraiment trouvé agréable, aussi. La photographie était extrêmement austère et marron et jaune. Mais le problème principal est que c’était à propos des objets, des objets cool. On oubliait les gens. On y voyait un Jiffy Pop, une machine à arachides, un drôle de téléphone antique. Dans ce film, le plan du briquet avec un chat dessus est le seul gros plan sur une chose du film en entier. J’aime demeurer très rigoureux et toujours rester avec les gens. Il n’y a rien de spectaculaire avec le film, rien que la caméra fait qui dit : «Regardez ce plan». C’est toujours fonctionnel. C’est probablement ce qu’il y a de plus différent avec mes films précédents. Avec Carcasses, Il s’agissait seulement de plans fixes, très discipliné. Avec Elle veut le chaos, c’était très spectaculaire et on avait 40 pieds de rails [de caméra] partout. Avec mes deux premiers films, c’était toujours caméra à l’épaule. Le nouveau, c’est formellement plus mature, ça c’est sûr.
> Pour d’autres infos, des photos et des vidéos, consultez la page Facebook du film.
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