Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Cannes’

Samedi 11 janvier 2014 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Commentaires (4)

Le court du week-end : Peel, de Jane Campion

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La nouvelle présidente du jury du Festival de Cannes, Jane Campion, est la seule femme palmée de l’histoire. Plus même, doublement palmée. En effet, sept ans avant la consécration pour The Piano (1993), la cinéaste néo-zélandaize remportait la Palme d’or du court-métrage pour Peel (1982), son troisième court, qu’elle réalisa à l’âge de 28 ans.

Le film de quelque 9 minutes se présente comme un portrait de famille croqué sur le vif, infusé d’une éloquente énergie brute typique des premières oeuvres de qualité. Le récit concerne un père, sa sœur et son fils, qui s’y prennent particulièrement mal pour régler une offense à première vue bénigne. Comme le suggère le sous-titre clairement ironique du court, An Exercise in Discipline, il vaut parfois mieux laisser certaines choses aller, sinon l’on risque de perdre de vue l’essentiel.

> À lire sur le site du Figaro, Cinq choses que l’on ignore sur Jane Campion

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Jeudi 19 septembre 2013 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Commentaires (13)

LVT de retour à Cannes?

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La version hardcore de Nymphomaniac pourrait être présentée au prochain Festival de Cannes, rapporte le site norvégien Montages. Il s’agirait d’un retour fort remarqué de Lars von Trier sur la Croisette, après son exclusion en 2011 pour propos malvenus (la levée de son statut de persona non grata a été confirmée par le délégué général Thierry Frémaux en avril dernier).

Le très attendu drame érotique, qui raconte «l’histoire poétique, drôle et tragique d’une nymphomane d’aujourd’hui, de sa naissance jusqu’à 50 ans», aura sa première mondiale au Danemark à Noël, mais en version soft. Une info qui a de quoi étonner, puisqu’il était tenu pour acquis que la version sexuellement explicite, dans laquelle la partie inférieure des acteurs est substituée numériquement par des corps d’acteurs porno, serait destinée au marché européen, et la soft, au marché nord-américain, de notoriété plus pudique.

En attendant davantage d’éclaircissements à propos de la nature de la distribution du film, Montages a recensé la semaine dernière dix révélations exclusives sur Nymphomaniac. Un résumé :

> Le film a une durée de cinq heures, et sera scindé en deux parties de 150 minutes chacune, qui prendront l’affiche simultanément, sous forme de diptyque. Une série télé est d’ailleurs dans les plans.

> Chacun des huit chapitres du film adopte une approche stylistique distincte. Certaines parties ont un langage formel, d’autres sont plus expérimentales. Un chapitre a été tourné en noir et blanc, un autre à l’aide d’une caméra statique, tandis qu’un autre est «clairement inspiré» par Andreï Tarkovski.

> Le carton du titre ne sera pas écrit à l’aide d’une craie, comme se fut le cas pour les deux films précédents de LVT. La typo du générique de début ressemblera à celle qu’on retrouve dans les films de Woody Allen.

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> Visuellement, Nymphomaniac s’apparente à «un film étudiant». Son style serait beaucoup moins virtuose que ce que le producteur Peter Aalbæk Jensen a laissé entendre par le passé. Son aspect «visionnaire» se trouverait moins dans la forme que dans le fond.

> «Nymphomaniac est décrit comme le film-somme de la carrière de Lars von Trier – particulièrement en ce qui a trait à son intérêt pour, et à son identification avec, les femmes.» À propos, j’ai cité en mai dernier la productrice de LVT, qui disait avec enthousiasme: «Lars a tout mis là-dedans. Ça parle de religion, de Dieu, de philosophie.»

> Le film regorge d’images d’archives, la plupart dénichées par LVT sur YouTube, menant le récit dans des directions inattendues. Ce procédé s’inscrit dans l’intention du cinéaste de lancer un nouveau genre cinématographique qu’il surnomme «digressionisme».

> Nymphomaniac s’annonce, étonnamment, comme un des films les plus drôles de sa filmographie, atteignant un degré de comédie pure rappelant The Boss of It All et Les idiots. L’humour noir est cependant surtout présent dans la première partie, et s’estompe à mesure que l’histoire devient plus sombre et tragique.

«Est-ce que vous seriez d’accord pour que je montre aux enfants le lit à putains?»

Voici le troisième «apéritif» de Nymphomaniac, mettant en scène Uma Thurman. Les précédents, avec notamment Shia LaBeouf et Stacy Martin (qui incarne la version jeune de la protagoniste, qu’on verra plus tard sous les traits de Charlotte Gainsbourg), sont à consulter ici et ici.

Chapitre 3 : Mrs. H

Il n’est pas toujours facile d’entretenir un large réseau d’amants, et Joe est confrontée à cette conséquence très déplaisante de sa nymphomanie.

Après tout, on ne peut pas faire d’omelette sans casser des oeufs.

> Le site officiel de Nymphomaniac

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Lundi 27 mai 2013 | Mise en ligne à 13h45 | Commenter Commentaires (70)

La citation du jour

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Je tiens à remercier tous ceux qui se sont montrés étonnés, choqués, écœurés que Kechiche n’ait pas eu un mot pour moi à la réception de cette Palme. Je ne doute pas qu’il avait de bonnes raisons de ne pas le faire, tout comme il en avait certainement de ne pas me rendre visible sur le tapis rouge à Cannes alors que j’avais traversé la France pour me joindre à eux, de ne pas me recevoir – même une heure – sur le tournage du film, de n’avoir délégué personne pour me tenir informée du déroulement de la prod’ entre juin 2012 et avril 2013, ou pour n’avoir jamais répondu à mes messages depuis 2011. Mais à ceux qui ont vivement réagi, je tiens à dire que je n’en garde pas d’amertume. Il ne l’a pas déclaré devant les caméras, mais le soir de la projection officielle de Cannes il y avait quelques témoins pour l’entendre me dire “Merci, c’est toi le point de départ” en me serrant la main très fort.

- Julie Maroh, l’auteure du roman graphique Le bleu est une couleur chaude qui a inspiré le nouveau lauréat de la Palme d’or, a attendu aujourd’hui pour mettre cartes sur table. À lire sur son blog.

Ce qui expliquerait peut-être pourquoi Kechiche a choisi de ne pas garder le titre lyrique de l’oeuvre originale, et a opté pour le plus fonctionnel La Vie d’Adèle

Et tant qu’à faire dans les hypothèses, le fait de ne pas avoir inclus de générique de fin serait-il un moyen pour le cinéaste de rajouter l’insulte à l’injure commise envers son équipe technique?

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