
Moonrise Kingdom de Wes Anderson ouvrira le 65e Festival de Cannes, le 16 mai prochain. Il s’agira d’une première présence officielle du réalisateur de Rushmore et de The Royal Tenenbaums sur la Croisette. (Ma présentation du film et la bande-annonce à consulter ici) Un extrait du papier de Première :
L’ouverture du festival est un drôle d’exercice, un numéro d’équilibriste. Il y a les Ouvertures hors compétition, les Ouvertures en compétition, celles qui permettent aux stars de monter les premières marches, celles qui se proposent de donner le La de la Sélection Officielle dans son ensemble. Du coup, magie de cette manifestation, il n’y en a pas une, mais une infinité. Les «polémiques-catastrophes» (Fanfan la tulipe en 2003 ou les sifflets cannois devant Da Vinci Code), les «incomprises» (Blindness de Meirelles) les «plus sûres» (Robin des bois ou Midnight in Paris)… Dans le genre, Moonrise Kingdom devrait au fond satisfaire tout le monde. Les cinéphiles d’abord, qui aiment l’univers foutraque à l’élégance racée de Wes Anderson, prisent son esprit BD camp et sa crudité hyperréaliste des émotions et de la sensibilité.
L’art c. le commerce
Deux récentes pubs d’Anderson – pour la Hyundai Mazera – ont relancé la polémique autour des artistes qui «vendent leur âme» au monde du marketing. Le cinéaste perd-il son intégrité artistique en agissant ainsi? Pas selon Richard Brody du New Yorker qui, dans son billet, rappelle les aventures publicitaires de Bergman, Godard ou Fellini pour étayer son argument.
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