Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Action’

Mercredi 9 avril 2014 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (15)

Où l’on apprend que JCVD a failli jouer le Predator…

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Une petite dose d’impertinence en attendant que se règlent les problèmes techniques qui affligent nos blogues depuis quelques jours… (AJOUT : Le problème est réglé).

Ci-dessous, le bref et comique témoignage d’un spécialiste des effets spéciaux qui a travaillé sur le classique d’action d’horreur Predator (1987). Steve Johnson raconte le calvaire de Jean-Claude van Damme, «fraîchement débarqué du bateau», dans son premier rôle à Hollywood, qui finalement n’en fut pas un!

JCVD espérait sans doute faire la démonstration de ses talents d’arts martiaux devant son idole Arnold Schwarzenegger, mais il a plutôt fini par suer dans un costume en mousse ridicule et à se cogner la tête contre les arbres, pour finalement recevoir son 4%. Il a dû attendre 25 ans avant de confronter à l’écran la vedette incontestée des gros bras, dans The Expendables 2 (2012), quoique certains fans n’ont pas eu cette patience :

Pour revenir à Predator, voici un making-of fort intéressant datant de 2002, intitulé If It Bleeds We Can Kill It, sur un film qui a remarquablement bien passé le test du temps. Pour en savoir plus, cinq anecdotes de la production, gracieuseté de The Playlist.

Enfin – et je vous avertis, c’est très con – une espèce de parodie de la télé-réalité américaine, avec un soupçon de hentaï, dans laquelle des Ch’tis qui se la prennent cool à Shanghai, «au Japon», reçoivent la visite inopinée d’un de leurs «compatriotes» plutôt inquiétant qui vient semer la discorde…

À lire aussi :

> JCVD : l’entrevue (aware) de l’année!
> Van Damme, une question de taille…

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Mardi 25 mars 2014 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (6)

Soccer d’art et d’essai

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Si tout se déroule comme prévu, je serai sur la place centrale de Zagreb le 12 juin entouré de milliers de mes compatriotes afin d’encourager notre équipe nationale lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde, alors que la Croatie se mesurera au Brésil; David contre Goliath.

C’est dans cet état d’esprit de ferveur partisane de plus en plus bouillante que j’apprends ce matin que le plus beau sport au monde aura droit à un traitement cinématographique des plus intrigants. En effet, le réalisateur mexicain Daniel Gruener a réuni un solide groupe de cinéastes internationaux afin de créer un omnibus intitulé Short Plays, rapporte Variety :

Les films doivent être d’une durée de trois à cinq minutes, en grande partie sans dialogue, offrir une analogie sur certains aspects du soccer, mais mettre en scène des gens ordinaires du pays du réalisateur.

Gruener a réussi à mettre la main sur des collaborateurs de choix, comme Apichatpong Weerasethakul (Oncle Boonmee), Carlos Reygadas (Lumière silencieuse) et Gaspar Noé (Enter the Void), tous connus pour leur approche aventureuse du langage formel et narratif du cinéma; on peut être certains qu’on aura droit à des capsules qui dépasseront le simple reportage sportif.

Parmi les autres réalisateurs participants : Vincent Gallo (États-Unis), Bobo Jelcic (Croatie), Juan Carlos Valdivia (Bolivie), Carlos Moreno (Colombie), Abner Benaim (Panama), Fernando Eimbcke (Mexique), Sebastian Cordero (Équateur), Duane Hopkins (Grande-Bretagne), Rune Denstad Langlo (Norvège), Yang Ik-june (Corée du Sud), Pablo Fendrik (Argentine), Pablo Stoll (Uruguay), Matias Cruz (Chili), Faouzi Bensaidi (Maroc), Luca Lucini (Italie) et Pedro Amorim (Portugal).

Environ la moitié des courts sont complétés. Selon les quelques descriptifs fournis par Variety, le film croate verra de nouveaux mariés échanger leurs maillots après la cérémonie de mariage; le panaméen montrera des clients d’un resto-bar qui attendent, comme des substituts sur un banc de soccer, que quelque chose se passe; le bolivien met en vedette nul autre que le président – et joueur de foot vicieux – Evo Morales.

Weerasethakul a tourné son film dans son village natal en Thaïlande, où il a filmé 22 plans de son lac, qui représentent chacun un joueur dans un affrontement entre deux équipes. Gruener lui-même s’est prêté à l’exercice, alors qu’il se prépare à collaborer avec l’acteur israélo-égyptien Sammy Samir pour relater le dernier match qu’un pays du Moyen-Orient a disputé contre israël – c’était en 1974.

Short Plays sera distribué à partir de la fin avril, sous différents formats (en salle, DVD, vidéo sur demande, télévision).

Le Barça sur grand écran

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Un des films (de soccer, ou autre) que j’attends le plus cette année est le long métrage documentaire du Britannique Paul Greengrass (United 93, Captain Phillips) sur le mythique club de foot espagnol FC Barcelone. Le projet a été annoncé en mai 2012, mais depuis ce temps-là, très peu d’info concrète est sortie. En espérant que l’échéancier – une sortie en juin pour coïncider avec le Mondial – sera respecté.

Intitulé Barca, le film examine les préparatifs de l’équipe en vue de la campagne 2012-2013, au cours de laquelle elle tenta de reconquérir le titre du championnat d’Espagne, qu’elle a remporté à 21 reprises au courant de son existence plus que centenaire – Le FC Barcelone l’a finalement remporté «en égalant le record de points (100) et en établissant un nouveau record de points d’écart entre le premier et le deuxième : 15 points.»

Le documentaire se penchera plus particulièrement sur le style de jeu du Barça, connu pour ses jeux de passes gracieux, ainsi que sur les stratégies d’affaires de l’équipe, à la manière de Moneyball. Greengrass a obtenu un accès privilégié au FC Barcelone en raison de son association avec le journaliste sportif d’El País John Carlin (Invictus).

Oliver Stone dans le feu de l’action

Probablement sa seule oeuvre produite en Amérique du Sud dénuée de connotation politique (à savoir, pro-socialiste, quoique certains diraient pro-communiste), la pub survitaminée et pleine d’autodérision d’Oliver Stone pour la filiale DirecTV Latin America est une démonstration saisissante des capacités de la caméra RED EPIC.

Le directeur photo Rodrigo Prieto discute des techniques de tournage de la vidéo dans ce making-of disponible sur le site de RED.

À lire aussi :

> La Coupe du Monde, façon Nike et Iñárritu

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Mardi 18 février 2014 | Mise en ligne à 23h00 | Commenter Commentaires (6)

Aronofsky et Paramount ont enterré la hache de guerre

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La tempête causée par la post-production de Noah semble s’être dissipée au-dessus du studio Paramount, qui en est finalement venu à une entente avec le férocement indépendant Darren Aronofsky : c’est bel et bien la version du réalisateur qui sera projetée le 9 avril prochain, jour de sa sortie en salle.

La victoire de l’artiste contre ses puissants financiers était loin d’être acquise. Aronofsky avait renoncé à son droit au final cut en échange de la petite fortune de 130 millions $ que lui a versée Paramount (son plus gros budget jusque-là avait été 35 millions $ pour The Fountain, un flop au box-office). En octobre dernier, peu après la fin du tournage, des projections-test de Noah auprès de différents groupes-clés se sont avérées «inquiétantes». La vision originale du cinéaste s’annonçait sérieusement compromise.

Paramount se préoccupait des réactions négatives de la part de la communauté chrétienne évangélique, un public-cible très convoité pour ce type de production, et qui représente près du quart de la population aux États-Unis. Ces derniers, qui ont vu une demi-douzaine de versions du film, ont pour la plupart rejeté l’illustration sombre et ambiguë du protagoniste, interprété par Russell Crowe.

Ces sondages effectués par le studio et leurs consultants marketing ont choqué Aronofsky, qui était découragé que des spectateurs forment leur opinion sur une oeuvre inachevée (la musique et les effets visuels n’étaient pas encore à point), avec un montage qu’il n’a pas approuvé. «J’étais bouleversé, bien sûr. Personne ne m’a jamais fait ça», a-t-il dit en entrevue au Hollywood Reporter la semaine dernière.

Son but dès le départ de l’aventure du projet le plus ambitieux et le plus personnel de sa carrière était de «faire un Noé pour tous». Pour les athées : «Un monde fantastique dans le style Terre du Milieu qui ne rappelle en rien l’école biblique de leur grand-mère». Il a d’ailleurs promis à Crowe qu’il ne le filmerait jamais «sur une péniche avec deux girafes derrière toi», mais plutôt comme un «super-héros».

Et pour les croyants, qui prennent «très, très au sérieux la parole d’évangile», il s’est assuré de puiser son inspiration autant que possible dans la Bible, qu’il n’avait «aucun problème à accepter comme vraie» pour les besoins du film. Par exemple, il s’est fié aux mesures fournies dans le livre de la Genèse pour construire la fameuse arche, ignorant les «millions d’idées» que lui suggérait son directeur artistique.

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Malgré les intentions universalistes d’Aronofsky, il reste que Noah ne réussira jamais à satisfaire une certaine frange religieuse conservatrice. Dans les projections-tests, des évangéliques ont critiqué le fait que Noé lui-même ait fermé l’immense porte de l’arche avant le déluge, ou qu’il se soit saoulé dans une grotte une fois revenu sur terre ferme. Le vice-président de la Paramount, Rob Moore, décrit comme un «des rares dirigeants à Hollywood qui s’identifie comme un chrétien dévoué», a réfuté ces blâmes, regrettant une méconnaissance des textes bibliques par une partie des personnes sondées. (D’autres critiques s’en prenaient au méchant message vert du film, comme je le mentionnais dans mon post en octobre).

Moore reconnaît cependant que Noah n’est pas dans la veine des productions chrétiennes pieuses, qui interprètent les paraboles bibliques de manière littérale, comme l’ultra-populaire série télévisée The Bible diffusée sur History Channel – et dont une adaptation cinématographique, Son of God, prendra l’affiche à la fin du mois – mais précise que son film, même s’il n’est qu’«inspiré» par l’histoire de Noé, «contient davantage de créativité».

Paramount s’est par ailleurs assuré le soutien de bon nombre de groupes religieux et de pasteurs de renom d’à travers le monde. D’une part, pour donner de la crédibilité à son projet auprès des chrétiens, et de l’autre, pour amasser des munitions en vue d’une guerre d’opinion qui risque d’enflammer la communauté chrétienne. Les premières salves ont déjà été lancées : lundi, Variety publiait un sondage commandé par une organisation religieuse de droite, Faith Driven Consumers, qui soutient que «98% de ses adhérents n’étaient pas satisfaits par l’interprétation hollywoodienne d’une histoire religieuse comme Noah». Mardi, Paramount a annoncé via le Hollywood Reporter qu’il «condamne fermement» la méthodologie du sondage.

Moore n’a pas encore fourni la raison précise qui l’a convaincue de donner le final cut à Aronofsky. Il semble fier du résultat, disant que le film reflète «les thèmes-clés de l’histoire de Noé dans la Genèse – la foi, l’espérance et la promesse de Dieu à l’humanité». Mais, en lisant entre les lignes de l’article du HR, on s’aperçoit qu’il en a simplement eu marre de tenter d’apaiser un petit groupe de gens qui prennent beaucoup d’espace, et qui ne vivent que pour la confrontation : «Ces personnes peuvent être bruyantes», a-t-il conclu de façon diplomatique. Laisser libre cours à un réalisateur «profane» aura-t-il été un moyen pour Moore de leur faire un joli pied de nez?

Voici une nouvelle bande-annonce internationale, qui fait suite à la première b.-a. officielle, que j’ai mise en ligne en novembre :

À lire aussi :

> Noah, ou les risques d’une superproduction religieuse

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