Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 22 février 2017 | Mise en ligne à 18h15 | Commenter Commentaires (24)

    John Wick et la «renaissance» du cinéma d’action

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    M. Neeson, merci pour vos fiers services, mais il est temps aujourd’hui de passer le flambeau du one man army à la relève. En l’occurrence, le cinquantenaire Keanu Reeves, cet acteur béni d’une jeunesse éternelle, mais aussi victime éternelle de railleries au sujet de son jeu soi-disant unidimensionnel. Fini les plaisanteries; rira bien qui rira le dernier. Le héros stoïque et mélancolique de la superbe série John Wick a servi une belle rebuffade au fameux aphorisme de F. Scott Fitzgerald : oui, il y a bel et bien un deuxième acte dans une vie américaine.

    Disons-le d’office : Keanu Reeves n’est pas un «mauvais» acteur. Il a plutôt des talents particuliers qui sont révélés par des réalisateurs qui savent comment les canaliser. Il semble surtout à l’aise dans des films mettant en scène des contraintes, qui focalisent son attention sur un objectif précis. Pensons à la règle élémentaire mais brutale du 50 miles dans Speed. Ou, à l’inverse, aux règles humaines qu’il doit transcender afin de survivre dans la trilogie The Matrix. Keanu est à son meilleur lorsqu’il est en mouvement, lorsqu’il regarde en avant.

    L’univers de John Wick est parfaitement adapté à ses talents : il incarne un ancien tueur à gages de peu de mots, qui s’exprime à travers ses actes. Sa mission consiste à prendre sa revanche contre ses anciens acolytes qui le privent d’une quiétude qu’il croit avoir méritée. L’intrigue des deux premiers films de la série (un troisième est dans les plans) peut être résumée par la fameuse complainte du vieux Michael Corleone : Just when I thought I was out…they pull me back in!

    La prémisse ne regorge pas d’originalité, on s’entend. Mais ce qui fait de John Wick une cause à célébrer est la manière dont les réalisateurs novices Chad Stahelski et David Leitch – deux cascadeurs renommés – ont réussi à sublimer et à épurer le genre du cinéma d’action, qui jusqu’à tout récemment cuvait une perpétuelle gueule de bois à force de redondance narrative, de montage épileptique et de caméra maniée à l’aide d’un marteau piqueur. Comme l’indique en conclusion un long papier de New York Magazine sur la genèse de ce projet dont le tout-Hollywood, ou presque, ne voulait rien savoir : «John Wick offre l’une des plus grandes joies cinéphiles : la chance de voir le familier fait nouveau».

    Reculons un peu dans le temps. Avant sa sortie en salles, John Wick (2014) a vite été étiqueté comme un série B générique. Mettant en vedette un acteur habitué aux flops, et mis en scène et écrit par une bande d’inconnus, il sera rapidement relégué dans l’anonymat, prédisait-on. Et puis, la stupeur : la publication Business Insider constate avec hébétude que le film affiche une note préliminaire de 100% sur l’agrégat Rotten Tomatoes, tout en évoquant un «signe de l’Apocalypse». La chance du débutant? Pas vraiment, puisque John Wick: Chapter 2, qui a pris l’affiche au début du mois, reçoit des critiques encore plus élogieuses. (Sur l’agrégat plus sévère Metacritic, le premier affiche 68%, et le second 75%).

    Deux facteurs contribuent au succès artistique de John Wick. Le premier est l’élaboration d’un fin décalage par rapport à la réalité, où les règles sont habilement et rapidement établies. Cela permet aux cinéastes de contrôler avec fermeté la vraisemblance de la fiction qu’ils dépeignent; oui, John Wick (1 et 2) n’est parfois pas plus «réaliste» qu’un épisode de Looney Tunes, mais la logique interne qui gouverne les lois de son univers est clairement énoncée. En d’autres mots, on n’a pas de misère à croire que la faune qui habite le film croit elle-même à la tangibilité de l’environnement dans lequel elle évolue.

    Par exemple, le deuxième film s’amuse pleinement avec sa notion de décalage, en s’adjoignant des référents de la haute société et en les adaptant au monde underground de notre héros. Ainsi, un sommelier tiré à quatre épingles suggère des accords entre divers «mets» et des armes de combat, et un tailleur italien confectionne un costume sur mesure des plus chics qui permet d’arrêter les balles (mais pas d’empêcher la douleur; cela explique ainsi l’invincibilité de Wick, sans pour autant abstraire le pénible martyre qu’il subit tout au long de sa mission).

    «Rules — without them, we live with the animals», déclare pensivement Winston, le propriétaire aristocratique et suave de l’hôtel Continental, un refuge luxueux pour les assassins du monde parallèle qui peuplent la ville de New York (dans le chapitre 2, quand l’action se transpose à Rome, on apprend que le Continental est une chaîne hôtelière). Ce précepte, qui semble contre-intuitif à l’intérieur d’une société secrète qui n’a de cesse de briser la loi, est pourtant en phase avec cette réalité de l’autre côté du miroir. Tuer n’est pas illégal, ni même immoral, en autant qu’on se conforme aux règles du jeu. Le toujours éloquent Alexandre Fontaine Rousseau explique parfaitement cette philosophie sanglante dans son texte publié par 24 Images :

    John Wick transcende sa violence; car la violence, dans l’univers de John Wick, n’est plus un «choc» mais au contraire la norme, la monnaie d’échange et le mode de dialogue. Elle est codifiée, régulée; elle est cette sauvagerie contrôlée que l’homme cherche à dominer par l’idée même de «civilisation». Elle est à la fois force de destruction et de création; elle devient la matière première de l’expression artistique, ce par quoi l’homme se révèle à lui-même.

    L’autre facteur qui fait de John Wick une oeuvre majeure dans le genre de l’action est le soin apporté à son esthétique, en particulier les scènes de combat. Si l’intrigue ne se démarque pas tellement par rapport aux innombrables cassages de gueule sur pellicule perpétrés par Liam Neeson, la représentation de la violence par le duo Stahelski/Leitch est aux antipodes de ce qu’on surnomme le «cinéma du chaos». Le papier de New York Magazine cité plus haut s’est penché en détail sur cette approche, qui évoque davantage la série de films d’action indonésiens The Raid, ou même les classiques de Jean-Pierre Melville, que les one man army hollywoodiens :

    Au lieu d’employer le style de la shaky cam qui en est venu à dominer le cinéma d’action contemporain, Stahelski et Leitch ont voulu utiliser des longues prises qui gardent toute la portée du combat devant l’objectif. C’est une variante du style originaire de Hong Kong nommé gun fu, où les armes sont traitées plus ou moins comme un art martial; les précurseurs de la forme, qui incluent les films d’arts martiaux de Jackie Chan, les shoot-em-ups ultra-violents de John Woo, et les manga comme Akira et Ghost in the Shell – toutes des influences attestées de Stahelski – donnent priorité à la clarté de la vision et à l’élégance de l’exécution.

    «La plupart des films d’action aujourd’hui, les gars de la caméra n’ont pas vu l’action [de la scène] au préalable et ils se tortillent et tentent de la trouver, et vous avez cinq cameraman, et vous allez mettre toutes ces images ensemble – ce n’est pas ça montrer quelque chose de manière créative, c’est plutôt cacher des choses de manière créative», dit Stahelski. «Vous passez tout votre temps à cacher les imperfections : cacher les lumières, cacher le plateau, cacher les mauvaises performances, cacher les cascadeurs, cacher les fils, cacher les effets visuels…»

    Les réalisateurs ont eu la chance d’avoir un acteur complètement dévoué afin d’obtenir l’effet désiré. Dit Stahelski : «En faisant des prises plus longues, des plans plus larges, en montrant une chorégraphie complexe, vous parvenez à voir Keanu faire toutes ces choses. 90% de ce que vous voyez c’est Keanu Reeves. Dans ce cas, avez-vous besoin d’une trame de fond? Avez-vous besoin d’un autre personnage qui ouvre un dossier et qui dit : “John Wick est un dur à cuire?” Ou préférez-vous simplement le voir? Keanu Reeves a-t-il un problème de crédibilité avec John Wick? Non. Il est un un dur à cuire».

    Une démonstration :

    Au-delà des critiques positives – à noter que le chef de file de la théorie du «cinéma d’auteur vulgaire», Ignatiy Vishnevetsky, a encensé le film, parlant d’un «objet exquisément étrange» – John Wick : Chapter 2 s’est avéré un franc succès au box-office, amassant en seulement huit jours les recettes totales du premier chapitre (43 millions $). Il s’agit forcément d’une excellente nouvelle pour les amateurs de ce type de film d’action mature que l’industrie a négligé au cours des deux dernières décennies.

    Pour le spécialiste du genre Rossatron (sa première vidéo est en haut, la deuxième en bas), qui nous sert régulièrement des «breakdown» de films d’action sur sa chaîne YouTube, la série John Wick représente une «renaissance». Son succès va inciter Hollywood à davantage miser sur des projets à budget moyen, ce qui va permettre de briser le monopole que les méga blockbusters de super-héros exercent sur le genre. On peut donc espérer plus de diversité, plus de films montrant «des humains se battant contre des humains, des enjeux moins importants, pas de pouvoirs fantastiques; des morts par douzaines à l’écran, plutôt que par milliers en arrière-plan».

    P.S.: Je reviens après une relâche non annoncée qui s’est étirée plus longtemps que ce que j’avais prévu. Je me suis permis une pause cerveau après une augmentation de mon travail au bureau, et je voulais revenir au moment où j’en avais vraiment envie. Le blog continue, quoiqu’il sera plus rare qu’auparavant. L’enthousiasme est cependant aussi solide que toujours.

    À lire aussi :

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    > Rambo, fusillades et évolution du héros d’action
    > Cinéma d’action : la leçon indonésienne
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    • Bon retour. Si une des raisons d’être de votre blogue est de faire découvrir des films ou de donner le gout de regarder des films aux néophytes alors vous avez atteint votre but.

      La semaine passée John Wick passait sur le câble et je n’avais aucun intérêt à le regarder. Un film d’action avec un titre générique et Keanu Reeves dans le rôle principal. Who cares, j’aimais encore mieux regarder Duck Dynasty.

      Et maintenant j’ai le gout de regarder John Wick et John Wick 2.

    • Bon retour également. Avez-vous une opinion ou une analyse du dernier Jason Bourne?

      J’ajoute John Wick à ma liste de rattrapage, merci!

    • Pour info, John Wick est sur Netflix.

    • Excellent film d’action. Je l’ai vu sur Netflix et j’ai bien aimé. Je l’ai regardé car la plus part de mes amis qui ont vu le deuxième étaient tous unanimes: un film à voir absolument. Ça m’a donc convaincu! Et je crois que ça rejoint beaucoup de personnes car même ma copine a vu le film et a aimé! Nous avons hâte d’aller voir le deuxième dans nos temps libres! :)
      De plus, vous mentionnez le “gun fu”… c’est exactement à quoi j’ai pensé quand j’ai vu John Wick! C’est vraiment ça et c’est comme de la “poetry in motion”. Si la violence peut être considérée de la poésie… :P

    • Bon retour, M.Siroka. Je me suis beaucoup ennuyé de vous ces derniers temps…Excellent article, encore une fois. J’ai vu John Wick Chapter 2 au cinéma à sa sortie, et j’ai beaucoup aimé. Je m’attendais aussi à une publication concernant la très emballante annonce du remake de Dune par Denis Villeneuve. Il y a probablement peu à se mettre sous la dent pour le moment, mais j’ai très hâte d’en connaître un peu plus sur le synopsis, les acteurs pressentis, le calendrier de tournage etc. Bon espoir que Villeneuve réussisse à tirer son épingle du jeu face au casse-gueule que constitue l’adaptation cinématographique de ce chef-d’oeuvre de la SF. J’ai d’ailleurs revu avec plaisir le documentaire sur la version que préparait Jodorowski avec la complicité du grand Moebius. Grand merci pour le meilleur blogue cinéma de la planète internet !

    • Il faut aussi mentionner la b.o. du film! La musique de Marylin Manson sied parfaitement au climat et au ton de l’histoire racontée. Sans compter que le décalage dont vous parlez se retrouve, justement, jusque dans la musique. L’entrée dans la sauna sur la toune Think de Kaleida est hallucinante. C’est aussi beau que brutal. Je vois le 2 sitôt que je peux!

    • Ce n’est pas un chef d’oeuvre John Wick mais c’est efficace et surtout inattendu.

      J’ai écouté ce film sans connaitre le qui, quand et pourquoi, je l’ai trouvé vraiment amusant.

      Apparemment Keenu Reeves adore ce role, sur le net on peut voir des videos alors qu’il se pratique au maniement des armes. C’est quand meme sympathique, on l’aime malgré tout Keenu, il sera éternellement associé à un film merveilleux

    • La presse en avait parlé comme d’un film banal (John Wick rate sa cible) or, comme vous le précisez, certains critiques sont tombés sous le charme en évoquant une oeuvre furieusement remonté. J’ai aimé immédiatement l’approche et la manière de présenter les scènes. Bien que Liam Neeson et Denzel Washington dans leur rôle respectif de vengeur s’avèrent fascinants, Keanu Reeves ajoute un je-ne-sais-quoi d’extra. Incontestablement une très bon moment à passer. On en redemande. Et en passant, excellent retour monsieur Siroka.

    • John Wick a été une de mes plus grande surprise en 2014, et c’est un film que j’ai souvent visionné depuis, juste pour l’esthétique et l’action très concise. Un autre qui glisse sous le radar souvent et qui est malheureusement peut-être sortie trop tôt avant que le public soit prêt ou bien que ce dernier n’a pas su découvrir en salle : Dredd. C’est un film qui s’inscrit directement dans cette nouvelle lignée qui nous apportent des petits bijoux.

      Et pour votre plaisirs, les deux réalisateurs de John Wick se sont assis avec les gars de Screen Junkies pour commenter live le Honest Trailer du premier John Wick, c’est très intéressant et on voit des gens très passionné des deux côtés de la table, et ça donne des commentaires très candides sur le processus derrière les John Wick :

      https://www.youtube.com/watch?v=3DNQJE8eHjw&t=2029s

      Pour vous

    • Bon retour. Vous avez donné le gout de revoir des films après votre analyse et de suivre les liens vers d’autres sites d’analyse. Même que ça déclenche une discussion avec mon grand ado de 14 ans sur ce films. Ce qui est un bel exploits ;).

    • Content de votre retour M. Siroka et de vos merveilleuses analyses.

      J’avais la bande annonce de John Wick sans en faire plus de cas. Je vais mettre le film sur ma liste de films à regarder.

      J’avais bien aimé Keanu Reeves dans ‘The Matrix’ et ‘Constantine’. Comme vous dites, il s’agit de le mettre dans le bon contexte pour exploiter son talent particulier.

      En effet, les films avec des scènes d’actions entrecoupés de changement d’angles à toutes les trois ou quatre secondes, j’en ai mon voyage. De longs plans séquence seraient certes bienvenus.

    • J’aime les films qui ”brassent”, et je peux vous dire que John Wick, brasse pas à peu près. ;o)))

    • Bon retour!

      C’est bien, John Wick, mais le vrai grand film d’action d’auteur vulgaire du moment, ça reste le dernier Resident Evil, tout cinéma du chaos qu’il soit. Mais je n’aime pas cette idée “du chaos”, qui cache une situation beaucoup plus compliquée qu’une simple dichotomie “shaky-cam confuse”/”plans longs et limpides”. Parce qu’au fond, John Wick 2, c’est un peu le La La Land du film d’action: une esthétique qui fait semblant d’imiter le passé , qui répond à une demande nostalgique pour un certain type de cinéma, mais qui demeure entièrement un produit de son temps, se concentrant à établir une série de chocs esthétiques, au détriment de ce qui pourrait ressembler à un récit classique, à un espace-temps cohérent dont la traversée est assurée par le développement d’un personnage (c’est pas un reproche, mais ce qu’il y a à célébrer dans ce film n’a pour moi rien à avoir avec le cinéma d’action des années 80-90).

    • Deux scènes de John Wick 2 ont été tournées tout près de mon bureau (Caisse de dépôt). Une dans les sous-terrains pour se rendre au métro et l’autre à la Place Jean-Paul Riopelle. On peut voir le palais des congrès en arrière plan. Deux scènes de combat impliquant Keanu.

    • “on l’aime malgré tout Keenu, il sera éternellement associé à un film merveilleux” sebbouchard

      J’imagine que vous parlez de Bill & Ted’s Excellent Adventure :)

    • M. Siroka, j’ai vu John Wick (2014) et aimé au point de le revoir. Ce n’est pas habituellement pas mon genre de film, mais il a un cachet particulier pour ne pas dire ‘classy’. La violence est très présente, mais supportable. Bien content pour Keanu Reeves que ces John Wick soient une réussite, il le méritait bien. La preuve qu’on a pas besoin de mettre deux cents millions dans un projet pour être intéressant, il suffit de réfléchir, chose qui semble de plus en plus une rareté et pas seulement au cinéma.

    • John Wick, vraiment?

      Je ne me souvenais même pas l’avoir vu… Eh oui, il n’y a pas si longtemps, sur Netflix. Je lui avait même donné 2 maigres étoiles. À part le casting intéressant, je ne vois vraiment pas l’intérêt. C’est le genre de film jetez-après-usage parfaitement oubliable, comme nous en avons vu à la tonne depuis des décennies…

      Tant qu’à mettre du temps sur le genre Action/Adventure/Thriller, explorez donc du côté norvégien avec The Wave ou le très sous-estimé No Escape, où Owen Wilson réussi à se sortir de ses rôles habituels, dans un suspense franchement bien ficelé et moins convenu qu’un John Wick, IMO.

    • Effectivement Jon. C’est passé à la TV y’a 2 ou 3 semaines et j’avais trouvé ça particulièrement débile. Je me souviens pas d’avoir vu autant d’innocents passés à la mitraillette pour un char cabossé et un chien tué… J’aime bien mettre mon cerveau à off de temps en remps avec des films d’action mais là, c’était juste too much…

    • Ah oui, c’est vrai LE CHIEN… :-/
      Oubliable, ce film? Je m’en souvenais probablement pas le lendemain matin.

      Il y a peut-être l’avantage de pouvoir le revoir à l’infini? Le jour de Wick la marmotte!

    • …peut-être aussi que le fait de me gaver des Walking Dead et Game of Thrones de ce monde me désensibilise à l’aspect dramatique de l’assassinat d’un chien.

      Si George R. R. Martin fait mourir Wick dans John Wick 3 d’une flèche tirée par Daryl, je promet d’aller le voir.

    • Aussi dispo sur Netflix, The Equalizer, le duo connu Denzel Washington et Antoine Fuqua qui livre une énième version du one-man-army, mais avec une surprenante efficacité: très difficile de décrocher une fois le visionnement commencé, même s’il est très tard!

      Actor-wise, il me semble que la qualité d’interprétation d’un D. Washington est à des années-lumière de celle d’un K. Reeves… à mon avis important lorsqu’il s’agit d’un film de superhéros déguisé (!) en drame, non ?

    • Pour ma part, j’accorde beaucoup d’importance à la façon dont les scènes d’action sont filmées. Je suis parmi ceux qui sont profondément aliénés par le courant actuel: les qualificatifs “montage épileptique” et “caméra maniée à l’aide d’un marteau piqueur” utilisés par M. Siroka résument très bien la situation.

      Ce n’est pas tant l’histoire qui est impressionnante dans John Wick. Mais la qualité des chorégraphies de combat, la maîtrise des cascades et la cinématographie des scènes d’action sont un art en soi. Les deux Wick sont des films qui s’écoutent facilement pour cette raison, et ils sont plutôt divertissants.

      Je reste plus pessimiste que l’auteur du dernier vidéo. La plupart des blockbusters utilisent un montage névrotique (de Star Trek Beyond aux Marvel) qui rendent les scènes d’action incompréhensibles, et d’une grande platitude. Je peine à comprendre comment les consommateurs acceptent ce genre de scènes épileptiques sans broncher.

      Heureusement qu’il existe encore des artistes qui prennent ce travail au sérieux. Excellente entrée de blogue!

    • ”Je suis parmi ceux qui sont profondément aliénés par le courant actuel: les qualificatifs “montage épileptique” et “caméra maniée à l’aide d’un marteau piqueur” utilisés par M. Siroka résument très bien la situation.”

      +1

      Je ne suis pas certain que c’est encore un ”courant actuel”, il me semble que le montage épileptique (appelons ça d’même!) a plutôt connu son heure de (douteuse) gloire il y a 4-6 ans, mais oui… C’est assez pénible merci.

      J’imagine que la motivation derrière ça c’est l’ajout artificiel d’une sensation d’action, au point de créer chez le spectateur un certain étourdissement, voire même le malaise caractéristique d’une perte d’orientation en situation réelle d’action extrême.

      Bientôt dans un cinéma près de chez vous: un banc équipé d’un appui-tête frappant le spectateur: danger de commotion cérébrale, interdit aux moins de 17 ans, sauf si accompagné d’un casque approuvé.

      ;-)

    • Ouille, je réalise que je ne suis pas fan de K. Reeves quand je compte sur
      deux doigts le nombre de film que j’ai vu avec lui. Et encore je pense que
      un des deux est un documentaire; « side by side » qu’il a réalisé en 2014.
      Pourtant je sais qu’il s’implique à mort sur ses projets et qu’il a une person-
      nalité que tout le monde apprécie à Hollywood…

      @Jozef
      Je me joins à ceux qui vous souhaite bon retour. Ma véritable intervention
      sur le blogue est pour signaler cette belle entrevue que vous avez donné
      à « Films et séries du Québec ». L’entretient est avec Thomas Destouches.

      (Je ne connaissais pas ce site. Lien trouvé sur le fil Twitter de Jozef S.)

      https://filmsetseriesduquebec.wordpress.com/2017/02/24/interview-jozef
      -siroka/

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