Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 16 novembre 2016 | Mise en ligne à 15h35 | Commenter Commentaires (20)

    Valerian et Ghost in the Shell : le duel de la BD SF

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    Deux adaptations ambitieuses de bandes dessinées de science-fiction non affiliées à Marvel/DC Comics prendront l’affiche l’année prochaine, à moins de quatre mois d’intervalle. D’abord Ghost in the Shell de Rupert Sanders, le 31 mars, et ensuite Valerian and the City of a Thousand Planets de Luc Besson, le 27 juillet. Les premières bandes-annonces pour les deux films, elles, ont été diffusées au courant de la dernière semaine.

    Basé d’après le mythique manga du même nom, Ghost in the Shell a été secoué par des accusations de blanchissage au printemps. On reprochait à la production le casting d’une actrice d’origine dano-polonaise pour incarner la protagoniste, un cyborg japonais nommé Motoko Kusanagi (rebaptisé The Major pour le film). Inversement, l’adaptation de la BD française Valérian et Laureline n’a pas subi de critiques semblables, malgré le fait que les personnages-titres sont incarnés par un Américain et une Britannique, respectivement…

    Le producteur de Ghost in the Shell, Ari Arad, a défendu le choix de Scarlett Johansson en entrevue au magazine néo-zélandais Stuff. Il a pris l’approche diplomatique, insistant sur la notion d’un «format» différent, dont le casting ne représente «qu’un élément». Il n’a pas osé se montrer aussi catégorique que le directeur de Kōdansha, la maison d’édition qui a publié le manga original, qui a admis être «surpris» par toute cette commotion, et vanté l’«aspect cyberpunk bien senti» de Johansson.

    Arad a préféré discuter du look particulier de son film, inspiré notamment par The Man Who Fell to Earth (1976) – où David Bowie joue un gentil extra-terrestre – et par l’esthétique des années 1980. Mais il assure cependant que l’oeuvre ne sera pas purement rétro : «Le danger d’un film futuriste est l’uniformité».

    Le père d’Ari Arad, également producteur de Ghost in the Shell, a été approché par Collider pour un long entretien abordant un paquet de sujets. Il explique que l’aspect visuel a été soigneusement étudié. On apprend par exemple que le directeur photo Jess Hall a programmé la palette de couleurs du film d’animation Ghost in the Shell 2: Innocence (2004) à l’intérieur de son tableau d’éclairage LED, afin d’assurer une continuité avec les oeuvres source.

    Avi Arad parle aussi du défi qu’a posé l’apparence du cyborg, qui paraît dénudé dans les manga et les films d’animation japonais. À propos de son emblématique costume thermoptique – qui, dans la -b-a, semble franchement répliquer l’accoutrement de Marilyn Manson sur la couverture de l’album Mechanical Animals – le producteur affirme que «l’on ne prétend pas qu’elle est nue. Le costume émule quelques idées des rainures. Quand vous voyez le film, vous n’êtes pas censés penser qu’elle est nue».

    Un utilisateur de YouTube, un certain «Flynns», a fait une comparaison visuelle entre le Ghost in the Shell de 1995 et celui de 2017. Les parallèles sont frappants.

    Ghost in the Shell, comme tout film à grand déploiement qui se respecte de nos jours, contient un casting multiculturel et éclectique. Le Danois Pilou Asbaek et la Française Juliette Binoche partageront l’écran avec l’icône du cinéma japonais Takeshi Kitano. À noter que Johansson se trouve en terrain relativement connu, elle qui a incarné une extra-terrestre humanoïde dans Under the Skin (2013) et qui a fameusement exploré Tokyo dans Lost in Translation (2003).

    Une soirée promo a été organisée dans la capitale japonaise le week-end dernier, avec les membres principaux de la production. 300 personnes ont pu assister à l’évènement, qui présentait des extraits inédits du film, ainsi qu’un mini-concert du thème principal du long métrage d’animation de 1995 par Kenji Kawai en personne (voir ici). D’ailleurs, on apprenait au même moment que c’est l’excellent Clint Mansell (Black Swan, Moon) qui assurera la bande originale du nouveau Ghost in the Shell.

    Le plus gros blockbuster européen

    La série de BD Valérian et Laureline, parue à partir de 1967, a été vendue à dix millions d’exemplaires et traduite dans 21 langues. Son adaptation, dotée d’un budget de 197 millions d’euros, représente le long métrage le plus dispendieux de l’histoire du Vieux Continent. On peut dire que Luc Besson était prédestiné à traduire cet univers au grand écran, lui qui a collaboré avec le cocréateur de la BD, Jean-Claude Mézières, sur The Fifth Element (1997).

    Il aurait aimé tourner le film plus tôt, mais la technologie n’était pas encore au rendez-vous. «C’est James Cameron qui a repoussé toutes les limites avec son Avatar», a-t-il noté dans une intervention sur la page Facebook du film.

    Besson a parlé de la complexité du tournage en entrevue à RTL en juin dernier :

    «Je vis au 28e siècle depuis le 3 janvier 2016. C’est assez déroutant. Une partie du film se passe dans deux mondes parallèles en même temps. On a le monde A, le monde B. J’ai pris tous les élèves (de la Cité du cinéma) et on a fait ces 25 minutes de tournage, qui ont été montées, bruitées, mises en musique… On a tourné dans le sens de l’importance des effets à livrer à l’entreprise qui va fabriquer les effets spéciaux».

    Les effets spéciaux requièrent «encore beaucoup de travail» à ce stade-ci. Valerian en comporte 2734, dont seulement «400 à 500 ont été validés à ce jour», indique-t-on dans ce papier.

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    «Je suis assez dur avec moi-même», poursuit Besson. «J’avais deux parrains, qui sont Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, les papas de Valérian, et j’avoue que je vivais plutôt à travers leurs yeux émerveillés la qualité du film. A priori, je ne dois être pas trop mal.»

    Pas trop mal en effet, selon M. Mézières lui-même, qui ne cache pas son enthousiasme. «J’avais l’impression de marcher sur mes dessins», a confié le bédéiste de 78 ans en entrevue au Figaro.

    «Avant toute chose, je tiens à préciser que le film s’est davantage inspiré de L’Ambassadeur des ombres que de L’Empire des mille planètes. Pour ma part, cela fait quelques mois déjà que je m’habitue à l’idée que ma bande dessinée puisse être adaptée au cinéma. J’avais signé un premier contrat d’adaptation il y a dix ans. Mais j’ai cru que cela n’arriverait jamais. Maintenant, la réalité rejoint enfin la fiction. Dans le fond, j’ai toujours rêvé de voir Valérian prendre son envol au cinéma. Je peux dire que je suis très heureux aujourd’hui.»

    Le synopsis :

    En 2740, Valérian et Laureline sont deux agents spatio-temporels. À bord de leur vaisseau, l’Intruder, ils sillonnent l’espace et le temps afin d’accomplir les différentes missions que leur confie le Pouvoir Central. Cette nouvelle aventure les mène sur la station orbitale Alpha qui abrite 17 millions d’individus venant des quatre coins de l’univers. Près de 8000 espèces y échangent leurs connaissances, leurs technologies et leurs pouvoirs. Le pire endroit pour mener une enquête…

    Valerian and the City of a Thousand Planets met en vedette Dane DeHaan, qu’on a découvert dans le film de science-fiction à petit budget – et succès inattendu – Chronicle (2012). Il a aussi incarné le méchant Harry Osborn dans The Amazing Spider-Man 2 (2014), et a tenu la vedette cette année dans Two Lovers and a Bear du Québécois Kim Nguyen. Il a comme partenaire la mannequin bad girl Cara Delevingne, qu’on a pu voir cet été dans Suicide Squad.

    Ils sont joints par des vétérans de classiques SF dont Ethan Hawke (Gattaca), Clive Owen (Children of Men) et Rutger Hauer (Blade Runner). L’univers musical est représenté par le légendaire jazzman Herbie Hancock, dont la nature du rôle est encore inconnue, et la star de la pop Rihanna, qui tentera de nous faire oublier Battleship avec un «rôle important», aux dires de Besson lui-même via son compte Instagram.

    Les amateurs des Beatles reconnaîtront Because qui joue pendant la bande-annonce. Il s’agit de la première fois que le groupe mythique cède les droits d’exploitation de la bande maîtresse d’une de leurs chansons pour la promo d’un film. Besson a expliqué à CinemaBlend qu’il a simplement contacté Paul McCartney, qui lui a demandé «C’est quoi le film?», avant de dire «oui». Selon le cinéaste, le musicien a apprécié l’aspect «innovateur et rafraîchissant» de son projet. Il évoque aussi un sentiment de confrérie européenne.

    À lire aussi :

    > Blanchissage : le malaise Ghost in the Shell

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    • C’est quand le dernier bon film de Besson? Il y a 20 ans? Comment peut il réussir l’exploit d’adapter cette extraordinaire bande dessinée? Je pense que renommer le film “Valérian et Laureline” aurait aussi été approprié. Sinon, bonne bande annonce.

      Besson l’a tourné en anglais pour la simple et bonne raison qu’il avait besoin d’élargir au maximum le public cible, étant donné le budget colossal du film. -js

    • J’adore la manga ‘Ghost in the Shell’! Le choix de Scarlett Johansson m’a fait tiquer, mais bon :-(. J’ai bien aimé la bande annonce du film. Bien hâte de voir le film.

      Les chances de succès du film sont pas mal plus grandes avec cette actrice, très connue et très photogénérique, qu’avec une actrice japonaise inconnue et en fait, même connue.

      Aussi vu la bande annonce ‘Valerian and the City of a Thousand Planets’ et ça semble très prometteur et visuellement spectaculaire.

    • Je ne connais Ghost In The Shell que de nom, mais je dois dire que j’ai été grandement impressionné par la bande-annonce et l’univers qui y est dépeint. Bien hâte de voir. Je suis aussi enchanté par la présence de Mansell à la b-o. Il es présent dans quelques films d’Aronofsky et il faut dire que sa musique ajoute toujours beaucoup aux images et surtout à l’ambiance de ses films.

    • Je trouve ça inapproprié de basé un film sur l’animation japonaise, quand on sait ce qui se trouve généralement dans ces œuvres.
      Ces « œuvres » sont très souvent marquées par une violence inouïe, sanglante, brutale et souvent gratuite. Et ce n’est pas que les images, les valeurs prônées sont souvent complètement à l’opposé de nos valeurs. Il n’est pas rare de montrer l’usage de la violence comme moyen acceptable d’arriver à ses fins, certains font même carrément l’apologie du terrorisme comme façon d’imposer son idéologie politique. Souvent les enfants soldats sont glorifiés, de nombreux scénario impliquent des enfants et pré-adolescent entrainés et envoyés au combat en présentant cela comme positif. Je ne sais pas si les organismes contre la radicalisation ont déjà étudié les liens entre l’augmentation de la popularité des manga chez les jeunes et la radicalisation, mais cela ne m’étonnerais pas du tout qu’il y ai un lien.
      Quand ce n’est pas la glorification de la violence, c’est l’hyper-sexualisation et une image dégradante de la femme. De très nombreux manga/animes vont utiliser la moindre occasion pour montrer des femmes très légèrement vêtues ou carrément dénudées, souvent mineures en plus. Des combats où les vêtements sont déchirés, des angles montrant les sous-vêtements ou l’absence de ceux-ci, des scènes de douches ou de bains prétextes à montrer de la nudité et même les œuvres pour enfants montrent fréquemment de la nudité dans des scènes de transformation… Et il n’est d’ailleurs par rare d’avoir des scénarios qui encouragent l’inceste voir même la pédophilie.
      Malgré tous ces éléments qui les rendent hautement inappropriés pour les mineurs, la majorité ont un marketing qui vise les enfants et les jeunes adolescents. Et ce ne sont pas des séries obscures connues uniquement au Japon, on peut retrouver ces manga dans nos bibliothèques publiques et scolaire. Et avec internet, tout ça est disponible en un clic. La plupart des parents ne s’inquiètent pas car ils pensent que ces bandes dessinées et dessins animés aux couleurs rose bonbon sont destinés aux enfants, s’il supervisaient un peu plus il déchanteraient vite quand une fillette se fait carrément bouffer la tête par une bestiole… On est plus près de Game of thrones que de Bugs bunny…

    • “À noter que Johansson se trouve en terrain relativement connu, elle qui a incarné une extra-terrestre humanoïde dans Under the Skin(2013) et qui a fameusement exploré Tokyo dans Lost in Translation (2003). ”

      Sans oublier Lucy ou Her, voire les Avengers où elle se décrivait comme un monstre, hybride. C’est un casting impeccable pour bien des raisons.

    • Jozef, je suggérais de moderniser le titre non pas pour démarrer un conflit français vs anglais mais bien pour enfin reconnaître l’apport extraordinaire de Laureline à cette BD, apport reconnu sur le tard par Mezieres et Christin. Besson, lui, n’avait aucune excuse!

      Pardon, je ne comprends pas votre remarque, changer le titre de quoi? Du film? -js

    • Ben oui! Le titre du film. Valerian, c’est désuet, c’est macho, Valerian and Laureline, c’est moderne, c’est inclusif. Les deux sont aussi importants. Désolé, je ne voulais pas pas démarrer un téléphone arabe!

      Ah d’accord je comprends, c’est pas fou. – js

    • C’est fou à quel point la science-fiction retrouve doucement ses lettres de noblesse; faut dire que la nouvelle génération de bons réalisateurs s’y intéresse: JJ Abrams, Christopher Nolan, Denis Villeneuve (pas encore vu Arrival, mais je n’en entend que du bien, même sur des sites spécialisés et très critiques envers le genre comme la version abâtardie d’io9 depuis sa fusion avec Gizmodo).

      Mais se pourrait-il que, bien plus que le retour au premier plan de la science-fiction dans les blockbusters, Ghost in the Shell soit un test pour le marché des mangas et animes? C’est une source presque intarissable d’histoires, plus loufoques les unes que les autres, mais il y a beaucoup d’histoires très fortes et très populaires. Je n’y connais franchement rien, bien que je me sois tapé récemment les “Attack on Titan” sur Netflix, mais je sais qu’il y a beaucoup de matériel avec une base de fans aussi sinon plus grande que les superhéros: Princess Mononoke, Berserk, Bleach, Full Metal Alchemist, Attack on Titan, etc.

    • Je suis fan de bd européenne mais pour une raison ou une autre
      je n’ai jamais accroché à la série Valérian (en science-fiction je
      suis plus Moebius que Mézières).Toutefois j’en connais assez sur
      la série pour savoir que le personnage de Laureline est aussi
      important que Valérian (je donne donc un point à jfrrrr pour son
      commentaire sur le titre du film).

      J’ai lu beaucoup de commentaires la journée de la sortie de la
      bande-annonce de Valérian où certains disaient que des aspects
      visuels étaient inspirés de Star Wars. À voir, ce petit clip qui
      démontre très bien que la série Valérian à inspiré SW, plus que le
      contraire…

      What Star Wars Owes to French Comics
      https://www.youtube.com/watch?v=dK8B10_oY5g

      aussi un autre court clip sur l’importance que la revue Métal
      Hurlant a eu sur plusieurs cinéastes de S.-F. (on voit une planche
      de Moebius parmit des esquisses pour Prometheus)

      What Science Fiction Cinema Owes to the Artists of Méatl Hurlant
      https://www.youtube.com/watch?v=viaDGF5TI6c

      Je connais moins l’univers de Ghost in the shell mais la b.-a. me
      donne envi de voir le film !

    • @chap-lang

      Il y a vraiment beaucoup d’animes et les stylent peuvent être très différents. Le succès d’un film n’indique pas que les autre vont bien fonctionner, ni l’inverse.

      Ceux que tu as nommé sont des séries très populaires et connues ici, mais il y a en bien d’autres. Juste sur Netflix présentement il y a plus d’une dizaine de très bon animes, dans différent genres, même si leur catalogue reste relativement limité. Crunchyroll a un énorme catalogue avec beaucoup de simulcast chaque saison, mais c’est uniquement du sous-titré (qui est souvent bien meilleur de toute façon que certains doublage pas toujours réussi).

      Pour ce qui est d’une nouvelle mode d’adaptation d’animes et manga par Hollywood, je me garde une certaine gêne, les tentatives a présents n’ont pas été très convaincantes, même au Japon. Beaucoup d’animes et manga son difficile à adapter en film en action réelle. Souvent soit l’histoire est dénaturée, soit le rythme est beaucoup trop accéléré pour avoir une durée convenable pour un film et le résultat déçoit.

    • @JDelame

      Quand on ne sait pas de quoi on parle, on en parle pas. Qu’importe le medium, il y aura du trash, c’est certain.

      Ghost in the Shell reste à l’opposé de celà. C’est un petit chef d’oeuvre, point final. Qui a très bien vieillit. contrairement à d’autres supposés chefs de file du genre (Akira? ouf…). Reste a`asvoir si l’adaptation sera bonne, mais pour le “white-washing”, c’est un des rares cas où on s’en fout. Le Major a un corps robotique, donc on peut en faire ce que l’on veut. Pour le reste, on verra.

      Valerian, ca va être The Fifth Element exposant 10. J’ai pleinement confiance en Besson pour ce genre là. The Fifth Element fonctionne encore à merveille à ce jour, contrairement à tellement de films du genre qui ont tenté de s’accrocher au fil du temps. Et le seul film qui rends non seulement Chris Tucker tolerable, mais fun à regarder.

      Super Green!

    • Ça me faisait rire de lire des critiques de Matrix à l’époque (j’en suis un fan en passant) comme un film éclatant d’originalité quand quelqu’un avait vu la vague de cyberpunk 90′S du Japon comme Ghost in the Shell savait que c’était une continuité. Même si le film à l’air beau, on dirait que ça sera du réchauffée et je vois pas l’intérêt d’aller le voir. J’ai lu tous les bd de Valarian plus jeune vu que mon cousin les avait tous et considérant Besson comme un gros superficiel colonisé, disons que le film est déjà sur ma liste ‘,J’ai déjà d’autre chose à faire que regarder ça..”. L’adaptation d’Adèle Blanc-Sec était horrible sans parler de ses conneries passés.

      Justement, on est rendu dans une autre galaxie côté effets spéciaux, il ne serait pas le temps de miser sur l’originalité comme le font les séries télé?

    • @cinefilm StarWars a tellement puisé dans Valarian, on a juste à regarder les adaptations en bd de l’univers de Lucas après la sortie du film et on retrouve la même palette de couleurs et le même esthétisme. Les gens réalisent pas assez que le cinéma de science-fiction a été puiser son inspiration dans la bande dessiné. Juste à regarder l’Excellant documentaire sur le Dune de Jodorowsky, ce dernier a engagé Moebius. Ridley Scott était un fan de bande dessiné et on voit l’influence pour Alien et Blade Runner.

      Moi aussi je suis plus Moebius que Christian, mais bon, ce premier est dans une classe à part comme Bilal. De toute façon, n’importe quel amateur de science-fiction va trouver plus de satisfaction dans la bd vu que c’Est un médium moins coûteux à produire.

    • @jfrrrr
      «Comment peut il réussir l’exploit d’adapter cette extraordinaire bande dessinée?»

      Je ne sais pas si ça va répondre à la question mais Besson a dit en entrevue que
      l’idée d’adapter Valérian lui ai venu par J.-C. Mézières alors que ce dernier faisait
      les storyboards sur le « 5e élément ». Besson avait alors écrit un scénario mais
      après avoir vu le « Avatar » de James Cameron… il jeta son histoire à la poubelle
      et recommença « from scratch » (la barre était haute selon lui)… Le réal français
      mentionne aussi que la technique n’était pas présente pour faire Valérian, juste
      après le 5e élément. Il dit lui-même que ce film était le dernier à utiliser les vieilles
      techniques d’effets spéciaux. Je n’y connais pas grand chose mais à l’époque
      il fallait bloquer la caméra pendant plusieurs heures pour ne pas qu’elle bouge,
      afin de « sychroniser » divers masques pour les effets visuels. 5-6 mois après la
      sortie du 5e élément une caméra mobile devint disponible et cela ouvrit une nouvelle
      ère dans les effets spéciaux. (Besson a remercié publiquement James Cameron car
      celui-çi l’accueilli dans ses bureaux pour lui montrer comment il avait fait Avatar.
      Chose qui n’est pas très courante dans le millieu.

    • @pierre79
      Je suis tombé par hasard sur le premier clip mentionné dans mon message
      de hier. On voit clairement des imprunts dont la forme du fameux Millennium
      Falcon, la partie où Han Solo est encastré, figé dans une matière métalique,
      etc. D’après ce que j’ai lu Mézières était furieux à la sortie du premier Star
      Wars…

      Je sais que G. Lucas a souvent dit que son inspiration venait entre autre
      de Flash Gordon, de Kurosawa (la forteresse caché), etc. mais il n’as jamais
      parlé des imprunts à Valérian. Ce qui fâcha aussi Mézières qui disait en
      entrevue que Lucas avait dû voir ses livres. (toutefois il su que Doug Chiang,
      directeur du design sur « la menace fantôme » avait des albums de Valérian
      dans sa bibliothèque…) Mézières a su répondre sous forme de dessin dans
      un de ses albums où on voit Luke et Leia attablé avec Valérian et Laureline
      dans un espèce de bar avec plein de créatures en arrière plan. Leia dit
      « Comme c’est amusant de nous rencontrer ici ! et Laureline de répondre
      « Oh nous sommes des habitués de cette boîte depuis longtemps ! »…
      Et vlan dans les dents ! :-)

      Coïncidence que vous mentionnez le docu sur « Dune » de Jodorowsky car
      j’en ai prit connaissance récemment. Il faudra que je vois cette histoire
      incroyable de ce film qui ne se fit pas. Des extraits vus on voit que le film était
      impossible à financer et les effets spéciaux demandés n’étaient pas au point à
      l’époque. Au mieux si ça fait un excellent documentaire ça aurait pu faire une
      très bonne série BD. Je ne sais pas d’ailleurs si le fameux gros livre d’illustrations
      que Jodorowsky avait est en vente quelque part…

      Côté bd je regrète encore le départ de Moebius en 2012. J’ai été très heureux
      de pouvoir me procurer l’imposant catalogue de sa dernière exposition. Pour
      avoir déjà fait un peu d’illustration j’ai un énorme respect pour le bonhomme.
      Bilal je le suit moins depuis 2007 où il commença sa série « Tétralogie du
      monstre ». Il me semble que sa popularité lui ai nui sur le plan créatif.
      La dernière fois que j’ai vu un truc sur lui il faisait des peintures avec ses
      personnages, toiles qui étaient mises ensemble pour faire une bd mais qu’il
      vendait par la suite au plus offrant… (J’ai quand même vu son film « immortel »
      que j’ai trouvé pas mal malgré le manque de ressources techniques)

      Finallement, je ne l’ai pas écrit encore; j’ai hâte de voir le Valérian de Besson !

    • Un total hors-sujet, mais une question qui me trotte dans la tête pour notre ami Ghost: Qu’est-ce qui permet de déceler qu’un cinéaste aime ou non son actrice?

      Le passage (très intéressant) en question:
      J’ai eu beaucoup de mal à ne pas le mettre en premier, mais Jackie Brown et Kill Bill sont deux des plus belles lettres d’amour qu’un cinéaste à jamais écrite à une actrice. Le wet dream de tout cinéphile: faire un film pour notre actrice préférée et oubliée par tous. Au même moment, Uma, en processus de has-beenisation, avait fait Paycheck de John Woo et c’était criant comme quoi elle n’était pas aimée du cinéaste.

    • Ceux qui sont offusqués du choix de Scarlett Johansson (ou de toute autre actrice non-asiatique) pour le rôle principal de Ghost in the Shell nous disent 2 choses :

      1) Ils ne connaissent rien au manga, où la plupart du temps, les personnages dessinés sont déjà «white-washés» par les auteurs originaux. Je parle ici du physique, de l’apparence. Dans la mentalité des personnages c’est beaucoup plus oriental.

      2) Les offusqués commettent un double péché : Ils font du racisme à l’envers en faisant du «yellow-washing» et sont incapables de distinguer l’apparence de l’essence.

      Quand à Luc Besson, juste voir comment il a gâché Adèle Blancsec me fait craindre le pire. Le reste de son oeuvre aussi, qui fascinera toujours les amateurs de feux d’artifice…

    • @ goupil
      «Quand à Luc Besson, juste voir comment il a gâché Adèle Blancsec me fait
      craindre le pire.»

      D’accord avec vous ! C’est le dernier film de Besson que j’ai vu et avant ça
      je dois remonter à… Jeanne d’arc (1999) ! Pour Valérian j’ai espoir que ça
      va bien se passer puisque Christin et Mézières ont été présent tout au long
      du processus scénaristique. J’ai aimé le 5e élément, je laisse la chance au
      coureur…

      (sur le site de IMDB on voit que Besson est crédité 23 fois comme directeur
      et… 90 fois comme producteur. Je ne sais pas s’il y a un lien de cause à effet
      sur son travail de cinéaste.)

      *****
      P.S. : correction de mots pour mes présents textes; synchroniser et emprunts.

    • “Qu’est-ce qui permet de déceler qu’un cinéaste aime ou non son actrice?”

      La même chose qui permet de déceler si votre blonde vous aime ou non…

    • Hors sujet.
      Oh surprise, la bande annonce du « silence » de Scorsese vient de sortir:

      https://www.youtube.com/watch?v=0Vzyu8VcBaE

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