Jozef Siroka

Archive, février 2016

Vendredi 26 février 2016 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (34)

DiCaprio : trop c’est comme pas assez?

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Si l’on se fie à la volonté populaire, la statuette de l’Oscar du Meilleur acteur devrait être décernée à Leonardo DiCaprio, dimanche, pour son interprétation d’un trappeur en mode survie dans The Revenant d’Alejandro G. Iñárritu. Plus précisément, Leo mérite cet honneur, il a trop attendu, l’Académie se doit de réparer toutes les injustices passées commises à son encontre. Autrement, il pourrait y avoir une révolte; voir la peine sourde sur son visage si par malheur son nom n’était pas prononcé serait tout simplement insupportable.

À mon avis, DiCaprio est plus intéressant comme star hollywoodienne qu’en tant qu’acteur au sens propre. Il est talentueux, certes, mais il n’est pas transcendant. Il y a une certaine agitation inconfortable dans son jeu qui ne me permet pas de me «perdre» dans ses performances. Il se fie trop sur les muscles de son front et de ses sourcils pour communiquer ses émotions. En ce qui me concerne, son meilleur rôle est celui de Jordan Belfort dans The Wolf of Wall Street : son excédent d’énergie, d’habitude envahissant, se marie parfaitement avec ce personnage constamment sous influence de stimulants.

Pour revenir à The Revenant, non seulement la consécration de DiCaprio ne serait pas méritée, mais elle créerait un malheureux précédent selon ce papier de Matt Zoller Seitz, une des voix les plus éloquentes dans le milieu de la critique contemporaine. Je traduis son introduction :

Le travail d’acteur n’est pas un test d’endurance, quoiqu’on ne le saurait pas en se fiant à la récolte annuelle des candidats pour le Meilleur acteur. Une victoire pour Leonardo DiCaprio dans The Revenant ne ferait que ratifier cette tendance qui considère la grandeur de l’interprétation en termes de transformation et de misère. Dans ce système de valeurs, les remarques des spectateurs du style : «Je le reconnais à peine», «Mon dieu, regardez combien de poids il a perdu!» et «Est-ce vraiment lui qui est tombé de cette falaise?» prennent la place d’évaluations plus nuancées de l’art de l’acteur. Jouer devient ainsi la routine du stoïque, une forme d’auto-flagellation monastique afin de prouver la dévotion à son métier. Perds ce poids. Mange cette chair. Prends le coup de poing à la figure. Es-tu un vrai homme?

Des propos qui rejoignent cette réflexion d’un membre de l’Académie, recensée dans la revue annuelle des «bulletins de vote brutalement honnêtes» compilée par le Hollywood Reporter.

«J’exclus immédiatement Leonardo parce que c’est une performance ridicule. Ils mènent sa campagne basée d’après la difficulté de faire le film, n’est-ce pas? Je suis fatigué d’en entendre parler – c’est pour ça qu’il est payé! Je veux dire, ce n’était pas Nanook of the North, pour l’amour du ciel. Franchement. Il a gagné des millions de dollars, et je suppose qu’ils avaient des radiateurs. Le fait qu’il n’ait jamais gagné avant? C’est un jeune homme, il a encore le temps.»

Alors qui mérite vraiment de remporter la statuette dans cette catégorie? Pour s’en faire une idée, voici cette belle analyse de Fandor. Six autres vidéos au sujet des présents Oscars (Meilleur acteur de soutien, Meilleure actrice et actrice de soutien, Meilleur réalisateur, Meilleure direction photo et Meilleur film, sont à consulter ici).

Fandor a par ailleurs abordé l’éléphant dans la pièce avec cette analyse qui se penche sur les artistes afro-américains qui, selon plusieurs observateurs, auraient été injustement snobés en vue de la cérémonie de dimanche. Une vidéo d’autant plus pertinente qu’une étude accablante sur les problèmes de diversité dans l’industrie a récemment été publiée.

Pour conclure sur une note plus légère, voici un jeu du style arcade 8 bits dans lequel vous pouvez aider Leo à attraper son Oscar en sautant par dessus des paparazzi, à jouer «plus fort», et à écrire son discours de remerciements! Du bonbon.

À lire aussi :

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Mardi 23 février 2016 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (45)

Requiem pour les fins

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Je prévoyais être heureux comme un enfant dans un magasin de jouets, mais j’ai fini complètement atterré. Et le film n’était même pas commencé! Une tonne de pubs interminables affublées du logo Star Wars devaient en principe chatouiller le geek en nous, mais elles ont plutôt eu l’effet de réveiller le consommateur réfractaire en moi, et d’abrutir le cinéphile enthousiaste.

Et puis le film : ce n’est pas tant le fait que The Force Awakens soit un remake de A New Hope qui m’a agacé, c’est que j’avais l’impression de regarder une bande-annonce de 135 minutes pour un nombre incalculable de suites. Hormis une exception notable, le film se montre violemment réticent à toute forme de résolution, voire de développement marquant. On sacrifie la plénitude narrative pour la pérennité de l’entreprise. L’Éveil de la Force, oui, peut-être, mais surtout : L’Éveil de la Franchise.

Comme on le sait, et comme on l’avait prévu, The Force Awakens a cartonné au box-office. Idem pour son cousin Jurassic World; une autre heureuse résurrection qui n’a pas surpris grand monde. Cela dit, tout ne va pas pour le mieux dans le merveilleux monde du recyclage. Et des spécialistes commencent à s’inquiéter.

Beaucoup de déceptions financières, à divers degrés, ont été signalées au cours des derniers mois : Zoolander 2, The Hunger Games: Mockingjay—Part 2, Ted 2, Insurgent, Magic Mike XXL, Ride Along 2, Spectre, Terminator: Genisys… Toutes des suites qui ont moins bien fait que leur(s) prédécesseur(s).

Se pourrait-il que le public de 2015-16 ait retrouvé le goût «pour du frais», pour employer la suggestion d’un patron de studio haut placé interviewé par Vanity Fair? «Ces jours-ci, quand les gens entendent parler d’une suite, il se disent : Je vais la regarder dans un avion ou sur Netflix. Le niveau d’excitation n’est plus ce qu’il était» affirme-t-il.

Selon un directeur de marketing cité dans le même article : «Nous sommes rendus à un point où l’on ne peut plus duper personne. Les réseaux sociaux, les sorties hâtives des bandes-annonces, et les spots publicitaires mettent en lumière les faiblesses des films donnés. Ça, et aussi la tendance de montrer le film en entier dans la bande-annonce. Le public décroche assez vite devant une tentative blasée de remake. Je veux dire, comment diable est-ce qu’Anchorman 2 et Zoolander 2 ont pu être faits!»

Une conséquence néfaste de l’obsession des suites et des reboots de la part d’Hollywood – le patron de Disney a confirmé le mois dernier que Star Wars ira bien au-delà du IXe épisode, et que l’aventure Marvel se poursuivra «éternellement» – est qu’on est en train de priver les amateurs de superproductions «d’un sens de la finalité», comme l’indique Nicholas Barber dans un essai éclairant publié dans The Guardian.

Voici deux passages de son texte :

Les suites n’ont rien de nouveau, bien sûr. Et ce n’est guère incongru pour Hollywood que de traire leurs vaches à lait jusqu’à ce qu’elles meuglent grâce. Ce qui a changé est que les spectateurs ne sont plus accordés un sens de la finalité. Ce que nous retirions des blockbusters était l’illusion réconfortante que même les obstacles les plus abrupts de la vie peuvent être surmontés en quelques heures – et que ces obstacles restent surmontés. Certains personnages continueraient à faire face à d’autres défis dans des suites, c’est vrai. Mais nous savions toujours que, après deux ou trois films, nos héros mettraient un terme aux périodes les plus stressantes de leurs vies. Marty McFly pouvait épouser Jennifer, la bande des Ghostbusters pouvait raccrocher leurs packs de protons, Indiana Jones pouvait littéralement chevaucher vers le soleil couchant. Et, pour beaucoup d’entre nous, cette fantaisie de conte de fées était l’un des aspects les plus attrayants du cinéma.

Plus maintenant. Aujourd’hui, la culture populaire a été geekifiée à un point tel que les fans peuvent se saisir d’Internet par milliers et exiger plus de contenu pour leurs personnages préférés, et les entreprises ne sont que trop heureuses de monétiser ces demandes. Dites ce que vous voulez à propos de la mauvaise gestion par George Lucas des Star Wars, mais au moins il n’en aurait pas fait un nouveau à moins qu’il ne le voulait vraiment. Sous sa direction, de nouvelles aventures sont demeurées l’affaire du fan fiction et des novélisations. C’est ce qui rendait les films eux-mêmes si spéciaux (du moins, la trilogie originale). Maintenant que la franchise est détenue par Disney, ce n’est plus une option pour la saga que d’en venir à une conclusion satisfaisante. Les actionnaires se révolteraient si [le patron Bob] Iger ne déclarait pas Star Wars comme étant une histoire sans fin.

Nous sommes probablement en train de vivre la fin de la fin dans les hautes sphères du cinéma commercial. C’est bien dommage puisque le 7e art a toujours été intrinsèquement lié, et avec raison, au fameux carton The End. Le «To be continued…» sied tellement mieux au petit écran qui, ironiquement, et dans les cas les plus notables, accepte sa propre finalité avec bien plus de classe que ne le fait son grand frère devenu tristement si boursouflé.

Sur ce, voici un hommage aux «derniers moments d’un film qui peuvent vous procurer un sentiment de contentement, vous laisser en désirer davantage, et faire ressortir des émotions profondes». Si je devais choisir, j’hésiterais entre The Thin Red Line, Stroszek, 2001, L’Avventura, The Searchers, Les 400 Coups et pas mal tout Kieslowski…

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Jeudi 18 février 2016 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (7)

Black Panther : trop tôt pour Ryan Coogler?

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Ryan Coogler n’a pas encore trente ans et on lui confie les clés du royaume. En d’autres mots, il a atteint le sommet du cinéma commercial contemporain en s’associant à l’univers Marvel; il réalisera Black Panther. Mais est-ce trop tôt? Comme on dit dans le hockey, ne devrait-il pas poursuivre sa formation dans les mineures un peu plus longtemps afin de mieux encaisser une potentielle mise en échec sournoise dans la LNH?

Coogler n’a que deux longs métrages dans son CV : le drame indépendant Fruitvale Station (2013), qui a accumulé des éloges sur le circuit festivalier, et le succès inattendu de l’hiver Creed, dont j’ai parlé ici avant les fêtes. Avec Black Panther, on peut présumer qu’il brûle des étapes, qu’il se jette dans la gueule du loup capitaliste qui n’en a rien à cirer de son parcours et de sa sensibilité artistiques, et ce malgré les flatteries de Marvel à son endroit.

L’embauche de talents prometteurs mais relativement peu expérimentés s’inscrit dans une tendance lourde à Hollywood, où ces jeunes cinéastes sont aspirés par le tourbillon des blockbusters, pour le meilleur et pour le pire. Un phénomène qui a été scruté à la loupe par les médias spécialisés ces derniers temps. D’abord, examinons quelques cas qui ont connu un heureux dénouement :

Marc Webb, 41 ans

Premier long métrage : 500 Days of Summer (2009). Budget : 7,5 millions $ – Box-Office : 60,7 millions $

Deuxième long métrage : The Amazing Spider-Man (2012). Budget : 230 millions $ – Box-Office : 758 millions $

Gareth Edwards, 41 ans

Premier long métrage : Monsters (2010). Budget : 500 000 $ – Box-Office : 4,2 millions $

Deuxième long métrage : Godzilla (2012). Budget : 160 millions $ – Box-Office : 529 millions $

Troisième long métrage : Rogue One : A Star Wars Story (2016)

Rian Johnson, 42 ans

Troisième long métrage : Looper (2012). Budget : 30 millions $ – Box-Office : 176,5 millions $

Quatrième long métrage : Star Wars: Episode VIII (2017)

Colin Trevorrow, 39 ans

Premier long métrage : Safety Not Guaranteed (2012). Budget : 750 000 $ – Box-Office : 4,4 millions $

Deuxième long métrage : Jurassic World (2015). Budget : 150 millions $ – Box-Office : 1,67 milliards $

Quatrième long métrage : Star Wars: Episode IX (2019)

James Gunn, 45 ans

Deuxième long métrage : Super (2010). Budget : 2,5 millions $ – Box-Office : 422 618 $

Troisième long métrage : Guardians of the Galaxy (2014). Budget : 196 millions $ – Box-Office : 773 millions $

Jon Watts, 34 ans

Deuxième long métrage : Cop Car (2015). Budget : inconnu – Box-Office : 134 552 $

Troisième long métrage : Untitled Spider-Man Reboot (2017)

Tim Miller (âge inconnu)

Premier long métrage : Deadpool (2016). Budget : 58 millions $ – Box-Office (premier week-end) : 132,7 millions $, un record

Et n’oublions pas le précurseur…

George Lucas, 71 ans

Deuxième long métrage : American Graffiti (1973). Budget : 777 000 $ – Box-Office : 140 millions $

Troisième long métrage : Star Wars (1977). Budget : 11 millions $ – Box-Office : 775 millions $ (1,5 milliards en dollars ajustés)

La prison des réalisateurs

De l’autre côté du bonheur se trouve Josh Trank, aujourd’hui âgé de 31 ans. En 2012, son premier long métrage Chronicle (Budget: 12 millions $ – Box-Office: 126 millions $) a épaté la galerie; on annonçait la venue d’une nouvelle voix qui allait revigorer la science-fiction grand public. Et puis on lui proposa l’inévitable reboot/remake d’un film de super-héros, Fantastic Four (2015). Avant même qu’il n’entame cette production de 120 millions $, on l’accueillit dans la famille Star Wars en prévision du deuxième spinoff de la série intergalactique.

Et puis la chute, brutale. Le tournage de Fantastic Four est «chaotique». Tensions entre le réalisateur et ses acteurs, ingérence des producteurs sur le plateau, révisions de scénario à la dernière minute, des reshoots extrêmement compliqués, les chiens de Trank qui causent pour 100 000 $ de dégâts dans une résidence qu’il louait à la Nouvelle-Orléans… Avant même la sortie du film, LucasFilm se dissocie du réalisateur; adieu le rêve Star Wars. Et puis des critiques plus que moyennes (40% chez Metacritic) et une performance au box-office encore plus dommageable. Sans contredit, le flop le plus médiatisé de 2015.

Trank se trouve présentement dans la prison des réalisateurs, pour reprendre le jargon de l’industrie. Il y rejoint notamment Tony Kaye, qui y a passé une bonne partie de son temps depuis American History X (1998), film acclamé qu’il a pourtant renié, plaidant que le studio et sa star ont corrompu sa vision sur la table de montage. Trank va aussi peut-être pouvoir y retrouver Martin Brest (Beverly Hills Cop, Scent of a Woman), le cinéaste oscarisé qui a littéralement disparu après la débâcle Gigli (2003), comme le rapporte ce fascinant papier de Playboy.

Le Hollywood Reporter propose à Trank quelques conseils afin de retrouver sa liberté : reviens à tes sources, écris un scénario de l’enfer, ou tente un détour par le petit écran. Le principal intéressé a par ailleurs affirmé au Los Angeles Times qu’il veut «faire quelque chose d’original, parce que j’ai vécu sous la loupe du public, comme vous le savez, durant les quatre années précédentes. Et ce n’est pas sain pour moi. Je veux maintenant faire quelque chose qui est en dessous du radar».

Réalisateurs interchangeables

La stratégie qui consiste à recruter un cinéaste vert pour gérer une gigantesque machine de super-héros ou de créatures numériques n’est évidemment pas mue par un sentiment purement altruiste de la part des studios. Il s’agit entre autres d’une question de contrôle, comme le suggère ce reportage du Los Angeles Times :

En amenant des réalisateurs novices comme Trevorrow ou Trank sur des projets à gros budget, les studios vantent généralement l’originalité de leur vision. Mais de nombreux initiés disent que la réelle impulsion à embaucher de relatifs néophytes est que – en plus de requérir des cachets moins élevés que les réalisateurs établis – ils ont moins de pouvoir et peuvent donc être plus facilement maîtrisés.

«Les cadres des studios et les gens du marketing veulent contrôler le film à un tel point qu’ils ne veulent pas vraiment d’un réalisateur visionnaire», affirme un agent haut placé. «Ils veulent essentiellement faire le film eux-mêmes. Étant donné que, de toute façon, ces films sont maintenant en grande partie faits par CGI, et que l’on peut y remédier si le résultat a foiré. Ils peuvent donc s’en sortir avec beaucoup plus d’erreurs. Et ils ne se soucient pas vraiment d’interprétations profondes de la part des acteurs – ce n’est pas vraiment ce qu’ils recherchent».

Gareth Edwards, le réalisateur de Godzilla, a abondé dans ce sens lors d’un entretien avec Den of Geek :

Aussi désireux qu’il était d’encenser le soutien que lui a procuré Legendary Pictures, il a également affirmé : «À vrai dire, si j’avais été frappé par une voiture et transporté à l’hôpital, le film se serait fait par lui-même. Tout le monde est tellement expérimenté que le tournage se serait terminé tout seul, et peut-être est-ce le cas pour certains films. Donc votre travail en tant que réalisateur est de constamment essayer de garder la main sur le volant, et de le tourner autant que possible à gauche ou à droite. Pour essayer de donner une voix au film».

Cette réticence à soutenir la personnalité artistique de leurs réalisateurs a mis Marvel dans l’embarras en mai 2014, lors de la production de Ant-Man. Le cinéaste britannique adulé par les fanboys Edgar Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim vs. the World) travaillait depuis près d’une décennie sur le projet. Selon ce reportage du Hollywood Reporter, le studio avait exigé des révisions au scénario avant le début du tournage, qui était imminent. Wright aurait accepté le travail de réécriture, mais n’avait apparemment pas compris que la nouvelle version se ferait sans sa collaboration. Il a remis sa démission peu de temps après.

À noter que, en 2013, le patron de Marvel Kevin Feige assurait que la vision de Wright était «la seule raison pour laquelle on fait le film»… Voici une démo réalisée par Wright lors de la pré-production, qui a fuité lors du Comic-Con de San Diego en juillet 2012.

Pour revenir à Ryan Coogler, Marvel affirme dans son communiqué se sentir «chanceux qu’un cinéaste aussi estimé rejoigne notre famille. Les talents que Ryan a démontrés dans ses deux premiers films ont facilement fait de lui notre premier choix pour réaliser Black Panther». (Faux : c’est Ava DuVernay qui était le premier choix).

On espère sincèrement que Coogler approchera ce projet la tête froide, qu’il ne vivra pas une expérience misérable à la Josh Trank. Et, surtout, qu’il ne s’associera pas exclusivement aux blockbusters à l’avenir. À ce sujet, il est permis de garder espoir. En entrevue à New York Magazine, Coogler dit qu’il va renouer avec Michael B. Jordan pour Wrong Answer, l’histoire vraie d’un professeur dans une école secondaire d’Atlanta pris au piège dans un scandale tournant autour de tests standardisés. Il est aussi question d’un Creed 2, mais on ne sait pas encore quelle sera la nature de l’implication du duo.

Né en 1966 dans les pages de Fantastic Four #52, Black Panther est le premier super-héros noir présenté dans une bande-dessinée américaine. Ses pouvoirs comprennent des «sens aiguisés, une force et une agilité accrues, l’acrobatie, la gymnastique, et une intelligence proche du génie»… « De son vrai nom T’Challa, il était le prince héritier du Wakanda, un royaume situé en Afrique centrale, très avancé technologiquement».

Pour en savoir plus, voici un «cours 101» fourni par Marvel :

C’est Chadwick Boseman (Get on Up, 42) qui incarnera le rôle-titre de Black Panther. À l’affiche le 16 février 2018.

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