Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 28 octobre 2014 | Mise en ligne à 16h35 | Commenter Commentaires (47)

    The Terminator : d’un cauchemar à un classique de science-fiction

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    Pour James Cameron, l’entrée au panthéon des cinéastes cultes a commencé par un rêve. Ou plutôt un cauchemar. Et je ne parle pas de son premier long métrage, Piranha II: The Spawning (1981), un ratage de série B qu’il a à moitié réalisé et sur lequel il n’avait aucun contrôle créatif. Non, il est bel et bien question de celui que l’on fait dans notre sommeil.

    «Les cauchemars sont un atout en affaires; c’est la façon dont je vois les choses. J’étais malade, fauché, avec une forte fièvre, et j’ai fait un rêve sur cette figure de la mort en métal sortant d’un incendie. Et l’implication était qu’il avait été dépouillé de sa peau par le feu et a été exposé pour ce qu’il était vraiment», racontait cet été à Entertainment Weekly le réalisateur aujourd’hui âgé de 60 ans.

    L’idée a fait son chemin parmi les studios qui s’intéressaient à l’époque au cinéma de genre, et qui étaient prêts à prendre un (modeste) risque financier sur un réalisateur relativement inexpérimenté. Avant les piranhas, Cameron était maquettiste et superviseur d’effets spéciaux pour la boîte de Roger Corman, producteur légendaire de séries B, qui a donné leur première chance à des futures vedettes comme Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovich ou Jack Nicholson.

    C’est finalement deux studios aujourd’hui défunts qui ont accepté d’embarquer dans l’aventure : Hemdale Pictures à la production (budget initial de 4 millions $, qui est passé à 6,4 millions $), et Orion Pictures à la distribution. Mais le patron de ce dernier exigeait une star établie dans la peau du Terminator avant d’accorder son feu vert. Et il avait une suggestion : O.J. Simpson! «Je pense que j’étais à genoux en train de vomir», se rappelle Cameron en entrevue Deadline.

    oj-simpson-as-terminatorDans les années 1970 et 1980, Simpson était non seulement l’un des joueurs de football les plus acclamés de sa génération, il était aussi une personnalité publique fort appréciée, ce qui lui a permis de faire la transition au grand écran, dans des blockbusters tels The Towering Inferno et Capricorn One, et aussi à la télévision, notamment dans les fameuses pubs de Hertz. «Nous aurions peut-être reconsidéré la chose après qu’il eut tué sa femme», a dit Cameron à la blague à EW. «C’était quand tout le monde l’aimait et, ironiquement, c’est ce qui faisait partie du problème: il était ce gars sympathique, maladroit, un peu innocent. De plus, franchement, je n’étais pas intéressé à l’idée d’un homme afro-américain qui pourchasse une jeune fille blanche avec un couteau. Ça n’allait pas.»

    Le patron d’Orion avait une autre suggestion, cette fois pour le rôle de Kyle Reese, l’humain protecteur qui a finalement été incarné par Michael Biehn. Il s’agissait d’Arnold Schwarzenegger, un Monsieur Univers originaire d’Autriche qui venait de se bâtir une certaine notoriété grâce à sa prestation musclée dans la série des Conan. Cameron n’était pas convaincu, et est allé rencontrer l’acteur dans un resto afin de confirmer des «différends créatifs» qu’il avait déjà pris pour acquis. Mais une fois à table, il a vite changé d’avis : «Je l’étudiais au restaurant, regardant la lumière de la fenêtre sur son visage et pensant, Bon dieu, quelle gueule! Oublions Reese. Arnold ferait tout un Terminator!».

    Schwarzenegger a accepté, mais s’inquiétait du fait que son personnage n’avait que «17 répliques» et qu’il était un méchant, alors que l’acteur improbable qu’il était cherchait à s’établir une réputation de leading man. Mais son réalisateur a insisté : «Cameron a dit qu’il allait me filmer de façon à ce que tous les trucs mauvais que je fais seront totalement pardonnés par le public parce que je suis une machine cool. Tellement cool que certaines personnes vont m’applaudir».

    La prophétie de Cameron s’est concrétisée, et pas à peu près! The Terminator, sorti en salles il y a 30 ans dimanche dernier, a démarré l’une des franchises les plus lucratives de l’histoire (le cinquième chapitre de la saga, Terminator: Genisys, prendra l’affiche le 1er juillet 2015). Le film a également cimenté le statut de superstar de Schwarzenegger qui, malgré tous ses succès subséquents, sera à tout jamais associé au cyborg impassible à lunettes fumées et à la veste de cuir. Ce rôle fut si emblématique qu’il lui a même procuré son sobriquet lors de la phase politique de sa carrière : The Governator.

    Ce qui a fait de The Terminator un phénomène cinématographique plutôt qu’une note de bas de page dans l’histoire de la SF est dû à plusieurs caractéristiques, au-delà du seul charisme inimitable d’Arnold. Il y a l’inclusion d’une imagerie et d’une thématique riches tirées de la mythologie grecque (la notion du Destin), de la religion chrétienne (le salut de l’humanité qui passe par le fils qui n’est pas encore conçu, John Connor, un autre J.C. ; Reese est un ange protecteur qui tombe du ciel) ou de l’Holocauste (les camps d’extermination relatés par Reese ; le futur qui rappelle le ghetto de Varsovie, quoique les bergers allemands y tiennent un rôle inverse…). Le soin particulier apporté aux effets spéciaux, très élaborés malgré le budget limité, qui s’explique par l’expérience de bricolage acquise par Cameron dans la famille Corman, ainsi que par son association fortuite avec Stan Winston, qui allait devenir une légende dans le domaine. Un des premiers exemples d’un «personnage féminin fort» dans un film d’action. Et même quelques bonbons pour les cinéphiles endurcis, comme l’hommage explicite à Un chien andalou, lorsque le Terminator coupe son oeil avec un scalpel.

    Mais, vraiment, c’est le talent brut de metteur en scène de Cameron qui a fait de The Terminator une oeuvre d’une rare qualité pour ce qui était censé être ni plus ni moins un film d’exploitation (sa maîtrise du langage visuel est analysée en détail par CineVenger ici et ici). Sa force vient aussi du fait qu’il s’agit d’un projet éminemment personnel: le Terminator, cette machine que rien ni personne ne peut arrêter jusqu’à ce qu’il ait accompli sa mission, c’est aussi Cameron lui-même, un des réalisateurs les plus intraitables dans l’industrie, que rien ne stimule plus que l’avertissement : «C’est impossible à faire». Quoiqu’il n’a pas eu le choix que d’accepter ce triste constat à au moins une occasion dans sa carrière, lorsqu’il a dû se résigner à abandonner l’idée d’un cyborg liquide dans le premier Terminator. Sept ans plus tard, avec un budget 20 fois plus élevé, il a eu l’opportunité de transposer à l’écran le film qu’il avait toujours rêvé de faire. Terminator 2 : Judgment Day, en effet, n’est pas tant une suite qu’un remake.

    Encore aujourd’hui, comme c’est le cas pour les deux premiers Godfather, les fans et les critiques peinent à trouver consensus : Terminator 1 ou 2 ?

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    • Le premier, sans conteste – en particulier le remontage amateur (”fanedit”) Extended Edition, qui réinsère la plupart des scènes coupées! The Terminator évite la plupart des écueils qui caractérisent la filmographie de James Cameron, à savoir le manichéisme, l’humour forcé, un mépris évident des autorités et le côté fleur bleue Hollywoodien. Bien franchement, on dirait davantage un film de John Carpenter au sommet de son art, à mi-chemin entre Escape From New York et Halloween.

      Oui Cameron était en effet un grand fan de Carpenter, il a d’ailleurs travaillé sur Escape from New York. Le Terminator est essentiellement un personnage de slasher. -js

    • L’idée de Terminator 1 n’est pas un genre sorti de nulle part. Les films de cyborg tueurs existaient déjà, mais étaient de piètres qualités. Par contre, ce premier opus est dirigé par un excellent storyboard, une Linda Hamilton forte qui permet au spectateur de croire à cette histoire farfelue mal interprété par l’acteur de John Reese. Et une tension accentuée d’un fond sonore copié mais jamais égalé.
      Mais sans le physique de Swarchie, Terminator 1 n’aurait pas pris…

      Dans le deuxième Terminator : tous les personnages sont excellents! Des jumeaux gardes de sécurité, à Mills Dyson (clin d’œil à OJ Simpson cette ressemblance?) en passant par la belle-mère d’Eddie Furlong…
      Et surtout, James Cameron a réalisé les plans qu’ils voulaient avec le matériel technique adéquat.

      Je crois que Terminator 2 est le film dont l’effet visuel des scènes d’action est le meilleur à ce jour. Je me souviens encore de l’affiche commerciale durant la sortie du film de ce chaud été du début des années 90’s. Du Big Hollywood, au-dessus de tout !!!

      La Harley au son grave et le scooter au son aigüe, You could be mine de Guns, Skynet, le mercure qui composait Robert Patrick toujours impassible, la destruction nucléaire au parc des enfants… Wow !

      PS ; A mon avis, le second Parrain n’égale en rien le magistral premier.

    • «Cyborg 2087», mettant en vedette Michael Rennie (1966).
      Un cyborg en mission dans le passé pour changer l’avenir.
      Les ressemblances entre les deux concepts sont troublantes.
      Pourquoi parte-t-on si peu de ce précurseur du Terminator?

      http://www.imdb.com/title/tt0060272/
      http://en.wikipedia.org/wiki/Cyborg_2087
      http://www.youtube.com/watch?v=2qO5USD1Qfo

    • Terminator 2, c’était de la bombe.

    • Parfaitement en accord avec Johnnythewolf.

      Le second film est beaucoup trop long, clinquant à mon goût.

    • Terminator 2 sans le moindre début de commencement d’hésitation!

      Quant à Coppola, pour moi, c’est Le Parrain ou Apocalypse now? Je ne suis toujours pas décidé, et Le Parrain 2 n’est pas trop loin derrière les deux autres, dois-je avouer. Tous du calibre à acheter en blu-ray.

    • C’est drôle, j’ai toujours trouvé que le plus gros point faible du deuxième était justement le robot liquide. C’est bien beau de posséder la technologie pour le montrer à l’écran mais il aurait aussi fallu penser au coté totalement irréaliste de la machine. Comme le liquide se meut? Les systèmes informatiques et d’alimentation sont où?

      Un moment donné Arnold dit à Conor que le T-1000 ne peut imiter les armes complexes, seulement les couteaux et autres armes blanches. Alors comment fait-il pour imiter les tissus humains et les textiles des vêtements? Vous pourrez toujours me dire que c’est seulement un film, qu’il ne faut pas chercher à tout expliquer mais je crois qu’un film de science-fiction qui se prend autant au sérieux que T2 aurait dû traiter le cas du robot liquide avec plus de réalisme.

    • @jaylowblow, ne faudrait-il pas connaître le futur pour pouvoir affirmer que le robot venu du futur dans T2 est irréaliste? ;)

    • Le premier est plus radical, aucun espoir possible avec la technologie, il faut même se méfier d’un simple répondeur. Même si le couple Sarah/Kyle constitue un espoir humain, par leur amour, leur enfant et leur résistance à la Machine, ultimement c’est futile puisque le film se referme sur lui-même dans une boucle temporelle infinie.

      Le second est beaucoup plus complexe (et moins manichéen d’ailleurs) parce que cette fois la relation ambigüe de Cameron à la technologie est présentée de front. Cameron qui se méfie de la technologie, c’est difficile d’y croire, le vrai Cameron, c’est celui de T2, avec la possibilité d’humaniser la machine, de l’utiliser pour défendre l’homme, c’est à la fois la fascination envers les nouvelles technologies et la peur du futur qu’elles promettent. C’est aussi une vision apocalyptique de la famille, la meilleure interprétation d’Arnie et un combat génial entre les effets spéciaux du passé (Terminator) et ceux du futur (CGI) offrant une des meilleures réflexions sur l’intégration du CGI dans l’empreinte du réel filmique…

      Bref, je n’ai rien contre Terminator, mais le deuxième, c’est immensément supérieur!

    • Un peu de sérieux, T2 estbien mieux. C’est très rare qu’une suite est meilleure que le premier d’une série, mais c’est définitivement le cas ici. On est ailleurs. Tout est cool dans T2, l’effet wow scène après scène. Arnold qui fait des cascades en Harley en tirant du 12, il y a une forme de poésie là-dedans…

    • Les gars sont sous-titrés dans leur propre langue. Je croyais que nous étions les seuls à faire ça ici avec occupation double entre autre.

    • T2 est le meilleur film d’action de tous les temps. Point barre.

    • Terminator 1 est très représentatif de son époque. La peur des machines et de l’apocalypse est omniprésente. C’est l’ère Reagan. La culture populaire est en plein délire post-nucléaire : Mad Max 1&2 (1979, 1981), The Day After (1983) Wargames (1983). L’ordinateur personnel envahit le marché (la pub d’Appel inspiré du roman 1984 d’Orwell), la classe ouvrière craint d’être remplacée par des machines. C’est la récession. La technologie évoque à la fois l’espoir et l’angoisse.

      Terminator illustre à merveille l’esprit des années 80, pétrie de conservatisme et non pas moins fasciné par la prolifération de gadgets en tout genre, dont les armes bien sûr. L’une des séquences les plus marquantes du film, c’est celle du robot qui assassine froidement toutes les Sarah Connor du bottin téléphonique. C’est l’incarnation même d’une cyber-attaque telle qu’on se l’imaginait à l’époque. Le tour de magie fut de rendre ça cool.

      De même T2 est emblématique des années 90 : méga-budget, effets spéciaux sans précédents, violence cartoonesque et dégaine ultra-cool. Tout fait sourire dans T2, c’est l’exemple parfait du blockbuster des années 90, associant fusillade, insouciance et plaisir. C’était avant la tuerie à Colombine, la Polytechnique et le 11 septembre 2011.

      Bien sûr que T2 est supérieur mais pour moi, il appartient à une autre époque.

    • Par pitié monsieur Siroka ne placez jamais Cameron dans la même phrase que Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Peter Bogdanovich.

      Cependant si vous placez Cameron, Bay, Smithee et Schumacher, là ça va.

      Hmm, pas sûr de comprendre votre remarque. J’imagine que vous faites référence à mon paragraphe sur Roger Corman, où je parle de son héritage sur la culture hollywoodienne. Sinon. si vous comparez Cameron à Bay, c’est votre opinion que je ne partage nullement. -js

    • La nouveauté du premier est sublime, en fait pour un ado de 14 ans, c’était juste fou. J’avais déjà vu une tonne de mauvais film italien a petit budget et terriblement mauvais ayant un peu le même genre, mais là c’était vraiment du jamais vu pour moi.

      Le 2e… WOW…. juste l’idée de reprendre Arnold mais de trouver une façon qu’il soit maintenant le héros est juste une idée de génie… le reste c’est de l’histoire, un des meilleurs film d’action de tout les temps…

    • C’est rare que le 2e est meilleur que le 1er. Juste de poser la question, c’est d’y répondre.

    • Contrairement à cinematographe, je ne suis pas prêt à décerner la palme sans conteste à T2.

      Premièrement, T1 était un chef d’oeuvre relatif étant donné le budget. Honnêtement, quand je le regarde, je n’en reviens pas de la qualité des effets spéciaux (sauf la fin, lorsque le robot n’a plus de peau/vêtements). Et la mythologie qui y est développée est simplement sensationnelle.

      Deuxièmement, son côté sombre quasi-horreur n’est peut-être égalé que par Alien (le 1er). Arnold est tout simplement exceptionnel dans ce rôle. C’est à la fois de la science-fiction, de l’horreur et un thriller à la Silence of the Lamb dans lequel on suit pas à pas le tueur. Macabre, froid, cartésien et voyeur, on ne peut qu’être fasciné par ce cyborg-tueur venu du futur… et T1 donne tellement envie de voir un éventuel Terminator sur le futur (lequel sera extrêmement décevant par ailleurs lorsqu’il sortira 25 ans plus tard!).

      T2, c’est l’ideal-typus du film d’action. Il est cool, il est incroyablement “thrillant”… et la fin est simplement exceptionnelle. Mais en même temps, il est un peu plus “Ado” et “soft” que le 1er.

      Je crois que T1 est davantage intemporel. Il est le combat entre le bien et le mal; l’humanité et la robotique; le présent et le futur; la lumière et les ténèbres.

      T2 est davantage un classique tel Pulp Fiction : il a marqué à jamais son époque.

      Et comme La Matrice, je crois qu’il a établi un précédent en matière d’effets-spéciaux. Autant il y a l’avant Matrice et l’après-Matrice, il y a clairement un avant T2 et un après T2.

      Bref, impossible de départager ces 2 opus : ils sont trop bons, trop différents et trop complémentaires pour n’en choisir qu’un!

      Le 3 par contre est merdique (sauf la fin) et le 4 est tellement quelconque…

    • Ha oui, j’oubliais : comme l’a précisé clinty27, Cameron est un génie pour avoir trouvé le moyen tout à fait génial et conforme à sa vision artistique de donner un rôle de gentil à Arnold! Et la manière dont le tout est emmené avec la séquence des fleurs au ralenti dans l’hôpital, c’est tout simplement sensationnel.

      Pour quelqu’un qui ne regarde jamais les BA avant de regarder un film, T2 m’a procuré une des plus grande surprise/satisfaction de ma vie; ça m’a pris genre 40 secondes avant de vraiment réaliser qu’il n’était pas le méchant, j’étais tellement certain qu’il jouait encore le rôle du tueur. Du grand Cameron que cette scène!

      I’ll Be Back!!!

    • Dernier ajout : Carpenter est un monstre pour le genre qu’il a développé; on lui doit beaucoup. C’est le maître des films de série B+ ultra-cool, un peu à l’instar de George A. Romero… mais ça demeure du série B.

      Soyons honnêtes : à part peut-être The Thing, aucun de ses films ne s’approche de Terminator, bien que je comprenne parfaitement la comparaison entre T1 et Escape from New-York.

      Terminator = 8,5 / 10
      Terminator 2 = 8,5 / 10
      Apocalypse Now = 9,5 / 10
      Parrain 1 = 10 / 10
      Parrain 2 = 10,5 / 10

      P.S. Je trippais tellement sur son AMT 1911 .45 Long Slide avec visée laser, son manteau de cuir et ses lunettes Gargoyles… soupir!

      P.S.2. Tellement heureux que Mel Gibson, Tom Selleck, Kevin Kline, Lance Henriksen et Michael Douglas aient tous refusé le rôle du Terminator…

    • Bien sûr que vous ne comprenez pas monsieur Siroka. Si vous considérez Cameron comme un réalisateur de talent avec une vision artistique, c’est tout à fait normal.

    • @Lowtech

      Je ne vois pas l’intérêt de présumer outre-mesure les opinions de l’auteur du blogue. Monsieur Siroka a démontré maintes et maintes fois à travers ses billets que ses points de vues sont complexes et étoffés.

      Sinon, personnellement, je tends plutôt à mettre Spielberg et Cameron dans le même panier. Dans les deux cas je ne raffole pas, mais à tout le moins leurs réalisations ne me donnent pas la nausée.

    • Wow lowtech, soit vous ne savez pas lire, soit vous êtes terriblement méprisant!

    • @CharAznale
      Vous avez tout à fait raison.
      @cinematographe
      Vous êtes dans le champs comme d’habitude.

    • Entre suivre votre chemin ou être dans le champs, le choix n’est pas difficile à prendre.

    • @ lowtech : Il mentionne les autres parce qu’Ils viennent tous de la même école. C’est pas une appréciation, c’est un fait. Si vous voyez Cameron de la même façon que Bay, c’est votre affaire, mais les deux n’ont pas tout à fait la même vision artistique, et ne projèttent pas la même vision des femmes dans leurs films…

    • Merci de mettre un lien qui compare T1 avec T2… J’ai toujours dit que le deuxième était une copie du premier. Ceci dit, cela sert de lien entre les deux films montrant la même histoire mais d’une façon différente (Arnold agit pour le bien vs le mal). Un genre de “Rashomon effect” au lieu d’une paresse de la part du directeur.

    • @Mendell

      L’instrumentalisation des femmes est un bon argument, en effet. Pour simplifier, on pourrait dire que Bay a beaucoup moins de «classe» que Cameron dans leur quête aux films hautement profitables.

    • @Lowtech

      Vous avez piqué ma curiosité. Pourquoi James Cameron n’est pas un grand réalisateur selon vous ?

    • Certains ici semblent être mûrs pour Panorama-cinéma.

    • “L’instrumentalisation des femmes”; ça me rappelle le splendide vaisseau de Battle Beyond the Stars, dessiné avec “classe” par Cameron (pour Corman).

    • Un “bijou” de traduction dans T2: lorsque Furlong apprend à Arnold des expressions à la mode. Ça devient en français: ” reste cool, sac à merde”. Hilarant!
      Par ailleurs, la scène nucleaire avec le parc d’enfant est à couper le souffle.

    • @ lowtech

      Plutôt que de lancer des attaques gratuites à tous vents, étoffez donc quelque peu vos propres propos.

      Il y a une limite à “tweeter” vos réflexions mesquines sur ce blogue sans un quelconque argument…

      Un troll de plus, ça faisait longtemps que j’en avais pas vu ici. -js

    • @procosom.com

      J’aime bien Cameron, mais quand même, Carpenter est un bien plus grand cinéaste, Romero itou parfois.

    • Cameron est un directeur artistique avec des idées, Carpenter est cinéaste.
      L’idée d’un cyborg-protée à la fois fluide et solide était une merveilleuse idée de cinéma à l’époque; le futur de l’image qui vient sanctionner la mort ou la mutation d’un présent, qui annonce un autre type foi en elle, qui vient la sauver.
      Mais chez Carpenter, il y en a à la tonne de ce genre d’idée. Prince of Darkness et La Rose de Fer côtoyaient 8½ dans une liste du post précédent. Série B et Gros $ ne sont pas gage d’intelligence ou d’idiotie (un jour on n’établira plus ces différences, les Poe seront aussi grands que les Proust).

    • J’ai écrit « qui vient la sauver » en faisant l’amalgame des deux cyborgs, reste que celui d’Arnold se sacrifie précisément par liquéfaction dans la fonderie, en devenant l’image de l’autre.

    • @ cinematographe

      Carpenter est peut-être un meilleur cinéaste, mais si on regarde le résultat final, les meilleurs films de Cameron sont meilleurs que les meilleurs films de Carpenter, du moins à mon avis.

      The Thing était vraiment particulier; les suppléments Blu-Ray concernant les effets-spéciaux étaient vraiment cool… mais ça ne bat pas Terminator ni T2 et ça arrive au mieux ex-aequo avec Aliens… Abyss et Titanic ne sont pas loins derrière!

    • … et j’oublias le sous-estimé True Lies, probablement la meilleure comédie d’action d’Arnold!

    • Je viens de revoir Escape from New-York de J. Carpenter et mon dieu que c’est mauvais.

      Je ne parle pas simplement de l’intrigue déficiente, des effets spéciaux médiocres et du synthé fatigant (J.C. fait souvent ses propres trames sonores…), mais l’ensemble de l’oeuvre est carrément mauvais!

      - Les personnages? À part Snake qui est cool et Cabbie qui est sympathique, les autres sont interchangeables et quelconques, voire carrément nuls
      - L’introduction de l’intrigue : chahutée et supra-minimaliste (comment diable la fille a-t-elle pu prendre les commandes – seule – du cockpit?!?)
      - La finale : Bof…
      - Les effets-spéciaux :
      – Combat : Rocky 1 et 2 sont 10 fois mieux faits
      – Les gardiens : Pourquoi ont-ils tous besoins de gros casques et de grandes visières? Et Star Wars quelques années plus tôt était tellement mieux…
      – L’univers : pas très crédible, pas très intéressant et surtout insuffisamment développé : On est à des années lumières de Mad Max 2 (très près du 1er par contre), Cybord (oui oui, le navet Cyborg est meilleur!), The Road, Book of Eli, Postman (oui oui, vous avez bien lu!), Robocop, Running Man (oui oui, malgré le bad guy en sapin de noel!) et des dizaines d’autres!

      Bref, toute la facture est clairement de série B!

      Pour moi, John Carpenter demeure un réalisateur passionné et influent de [mauvais] films cultes de série B : excellent pour les idées de base d’un univers, couci-couca pour effrayer ou susciter l’angoisse, mais médiocre pour tout le reste… et surtout un très très mauvais compositeur/pianiste/keyboardiste!

      Je persiste et signe : les meilleurs films de Cameron sont meilleurs que les meilleurs films de Carpenter, et les moins bons films de Carpenter sont pires que les moins bons films de Cameron!

      Wow. Rarement été autant en désaccord avec une opinion! Mais je me force de rester poli. Assault on Precinct 13, Halloween, The Thing, They Live!, Cigarette Burns, toutes des oeuvres brillantes. On ne porte définitivement pas les mêmes lunettes. -js

    • J’aime vous lire. Toujours hyper intéressant comme analyses !

    • @ Jozef

      Comme je l’ai mentionné quelques jours plus tôt, The Thing est dans une catégorie à part; je le compare à Terminator en terme de qualité autant de l’intrigue, du développement des personnages que des effets spéciaux. Solide film… mais je lui préfère T1.

      Je n’ai pas vu Cigarette Burns et je n’ai vu Halloween qu’une seule fois étant très jeune (je l’ai mis sur ma liste de locations éventuelles pour mieux le juger. Mais n’étant pas un grand fan d’horreur Gore/meurtre, je doute fort qu’il me pousse à me rétracter sur mon appréciation de Carpenter).

      Mais pour le reste, je préfère T1, T2 et Aliens aux meilleurs films de Carpenter, et je préfère Abyss, True Lies, Titanic et même Avatar (que je n’ai pas vraiment aimé) aux films de milieu/fin de peloton de Carpenter.

      …Probablement car j’adore les films de Sc/Fi, ce qui donne un avantage certain à Cameron pour ses 3 opus…

    • Juste le premier plan d’Halloween est plus puissant que n’importe quel effort d’imagination de Cameron… Escape from New York, comme They Live!, sont des variations géniales sur le cinéma d’action de l’époque, utilisant le même type de protagoniste cowboy violent mais en renversant l’idéologie usuelle de ces films (mettons que Carpenter est un peu plus progressiste que Stallone ou Cameron).

      Escape n’est pas tourné comme Rocky parce que la boxe, dans les deux cas, représente quelque chose de radicalement différent; pour Rocky la boxe est une réalisation de soi, c’est une affirmation triomphaliste de sa volonté, une manière de dire j’existe tel que je suis et acceptez moi ainsi, c’est l’individualisme du rêve américain qui consiste à savoir endurer les coups durs de la vie, se relever et en donner à son tour jusqu’à se retrouver au sommet; la violence de la société est acceptée, Rocky est un héros parce qu’il sait mieux l’exploiter que d’autres.

      Chez Carpenter, la société n’est pas moins violente, mais la relation à cette violence est beaucoup plus complexe, il a une manière très détachée de la filmer (que ce soit la boxe ici ou le gore en général, mais il n’y en a presque pas avant les années 2000 chez lui) et il l’associe très clairement aux dérives du rêve vanté par Rocky. L’une des références importantes chez Carpenter c’est Howard Hawks, la vision d’une humanité déchue qui trouve une rédemption dans une communauté aux liens ténus (Rio Bravo, qui est aussi une oeuvre anti-capitaliste); le héros individualiste n’a pas beaucoup de place dans cette vision, et Snake, justement, ne peut rien par lui-même, il faut des alliés. La violence de la boxe est un produit nécessaire de la société américaine, mais Carpenter refuse de nous faire participer à celle-ci de manière viscérale.

      Enfin, excepté Robocop, aucun film que vous avez nommé n’est près d’accoter Escape, de la série B en termes de budget, peut-être, mais, je répète, une des oeuvres américaines majeures depuis les années 70.

    • @cinematographe

      Tout à fait d’accord sur John Carpenter.
      Un grand auteur sous-estimé.
      D’ailleurs, ses adaptations de Stephen King sont toutes meilleures que les livres…

    • J’ai oublié le plus évident : Snake est forcé d’aller sur le ring, pas Rocky; Snake est une victime du système, il tente d’y survivre, Rocky incarne le système, il le reproduit. On ne peut pas filmer ces deux situations de la même façon.

    • “In France, I’m an auteur; in Germany, a filmmaker; in Britain; a genre film director; and, in the USA, a bum. ” – John Carpenter

      Je dois être plus que français parce que pour moi, Carpenter, c’est le patron.

    • @ cinematographe

      Sérieusement, vous placez Escape from New-York avant The Road, Mad Max 2 (le meilleur de la série, bien que la série en entier soit un peu sur-évaluée dû à son côté culte!), Terminator 1 & 2 et Book of Eli?

      Je comprends votre point par rapport à la glorification de l’individu-combattant dans Rocky vs l’individu-victime dans Escape, mais des films dans lesquels le protagoniste est obligé de se battre pour sa survie à un certain moment de l’histoire, il y en a plein et des bien mieux faits/réalisés/photographiés : Return of the Jedi, Raiders of the Lost Ark, Running Man (je le mentionnais un peu à la blague car c’est un film poche à gros budget, mais le livre était excellent!), Gladiator, etc.

      Je comprends et respecte l’influence des Carpenter et Romero de ce monde et leur combat pour demeurer indépendants des gros studios, mais il ne faut quand même pas glorifier leurs films de qualité moyenne la plupart du temps (exception faite de The Thing) simplement afin d’honorer leur parcours/courage.

      Des films post-apocalyptiques et/ou dystopiques, il y en a eu plusieurs bien mieux réussis dans l’ensemble que Escape from New-York : 12 Monkeys, Children of Men, 28 Days Later, Gattaca, Moon, A Clockwork Orange, Total Recall, Minority Report, AI, Matrix, Blindness, V for Vendetta et j’en passe.

      Et des anti-héros – malgré le fait que j’aime beaucoup Kurt Russel/Snake et que son personnage borgne est vraiment trop cool – il y en a eu des bien meilleurs : John McClane, Han Solo, Korben Dallas (5e Élément), R.J. MacReady (The Thing), James Cole (12 Monkeys), Gordon Gekko, Butch Coolidge (Pulp Fiction), Bodhi (Swayze dans Point Break), etc.

      Honnêtement, même si ces 2 films sont encore plus horribles, est-ce que Snake est vraiment un meilleur personnage que Lt. Gabriel Cash dans Tango & Cash ou que Sergeant Todd (The Soldier)? Ses répliques sont plutôt nulles et minimalistes dans Escape. Coolitude pour coolitude, Stuntman Mike est meilleur que Snake!

      Bref, le propos de Escape from New-York est fascinant, mais la manière dont il a été traité – un film d’action de série B à mi-chemin entre Hobo with a Shotgun & Robocop – est médiocre contrairement à d’autres films beaucoup mieux réussis (Children of Men, The Road, etc.).

      Je trouve souvent les films cultes surévalués, comme si le fait qu’ils avaient traité d’un sujet ou d’un univers fascinant les rendait automatiquement inattaquables sur les autres aspects (trame sonore, dialogue, intrigue, effets-spéciaux, etc.).

    • Vous confondez budget avec mise en scène! Ce n’est pas inattaquable, mais vous semblez rechercher quelque chose que Carpenter ne pourra jamais vous donner, un produit lisse techniquement au point qui respecte toutes les exigences du produit hollywoodien. Il y a des cinéastes qui peuvent s’exprimer en restant dans ce cadre hollywoodien (Spielberg, Cameron dans une certaine mesure), mais on ne peut pas reprocher aux autres, comme Carpenter, d’utiliser leur propre langage.

    • “vous semblez rechercher quelque chose que Carpenter ne pourra jamais vous donner, un produit lisse techniquement au point qui respecte toutes les exigences du produit hollywoodien”.

      Vous avez raison sur ce point!

      Au-delà de l’intrigue parfois non-exploitée à fond et des personnages catapultés qui n’évoluent que très peu, ce que je reproche à ce genre de film [de série B] la plupart du temps, c’est leur facture visuelle trop peu lissée pour reprendre votre expression alors qu’il y a pourtant moyen de faire mieux avec un budget comparable.

      Le budget de Terminator (1984) était de 6,4 millions; celui de Rocky (1976) environ 1 million et ceux de Star Wars (1977) et Alien (1979) environ 11 millions. Les budgets de Cyborg (1989), Road Warrior (1981) et 28 Days Later (2002) : 500 000$, 2 millions et 8 millions respectivement.

      En comparaison, le budget de Escape from New-York (1981) était de 6,0 millions et pourtant, la facture visuelle des 4 premiers est largement supérieure (bien que Carpenter est probablement le seul réalisateur parmi eux qui a réellement eu les coudées franches) et Road Warrior n’a rien à envier à Escape from New-York de ce point de vue.

      Bref, c’est autant la facture visuelle approximative que l’intrigue peu élaborée qui m’agacent de ce genre de films; c’est d’autant plus frustrant que les prémisses et univers dépeints sont généralement innovateurs et fascinants.

      Merci pour la discussion, c’est toujours apprécié! :)

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