Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 12 mai 2014 | Mise en ligne à 18h30 | Commenter Commentaires (21)

    Adam Sandler, ou l’art du dégoût de soi

    happy_gilmore

    C’est à 18 ans que j’ai vécu la pire expérience en salle de ma vie, alors que j’ai été amené de force par un groupe d’amis qui avaient terriblement hâte de revoir la comédie de l’heure : Big Daddy d’Adam Sandler. Le film était si exécrable que mon corps a enclenché un système de défense de dernier recours : le sommeil profond. Un exploit plutôt impressionnant considérant les rires gras et soutenus de mes voisins.

    Détester le cinéma du roi des Razzies n’est certes pas une affirmation téméraire; ses films sont si atroces que les critiques se mettent au défi les uns les autres pour pondre la plus extrême et divertissante des diatribes. Ainsi, lorsqu’un scribe sérieux propose une analyse sérieuse de sa filmographie, en demandant d’entrée de jeu si Sandler ne serait pas «le comédien le plus important de sa génération», la moindre des choses c’est de la lire jusqu’à la fin.

    Le texte de Bilge Ebiri, collaborateur régulier chez New York Magazine et hôte de l’excellent blogue They Live By Night, développe deux thème principaux. 1. Le dégoût de soi, un trait de caractère qui unit tous ses personnages. L’argument est bien illustré, mais on ne saisit jamais pourquoi cela ferait de lui un «comédien important». Le seul réalisateur qui a su transformer cette rage en art, c’est Paul Thomas Anderson :

    2. Son détachement. Là ça devient plus intéressant, et Ebiri nous offre une piste, aussi ténue soit-elle, afin de reconnaître et d’apprécier le concept qui se cache derrière l’absence de performance chez Sandler.

    Même dans ses films plus récents, alors que Sandler s’est débarrassé de ses maniérismes exagérés et a abordé plusieurs rôles «normaux», il a continué à se tenir à distance. Il ne peut pas tout à fait se résoudre à jouer, presque comme Jim Morrison qui ne pouvait pas vraiment se mettre à chanter. Son numéro de l’homme droit est autant une blague que son numéro de l’imbécile strident. Que son personnage soit sensible ou cruel, victime ou bouillant de colère, amoureux ou s’engageant dans une duplicité romantique, il reste au-dessus de tout cela.

    Ce non-engagement peut s’avérer agaçant pour certains, mais cela pourrait aussi représenter la clé de l’attrait de Sandler. C’est peut-être ce qui le rend davantage comme l’Américain moyen. Les manières exagérées, les mots inventés, les accents stridents et l’idiotie baroque de ses premiers films … Ce n’est pas du jeu, c’est jouer de la comédie. C’est ce que nous faisons lorsque nous chantons sous la douche. Et les accès de colère tumultueuse dans ses premiers films, ils sont l’équivalent cinématographique d’une crise simulée sur Twitter en CAPS LOCK. Rien de tout cela n’est vrai, Sandler nous le rappelle à plusieurs reprises à travers sa présence désengagée.

    Adam_Sandler_-_Click

    Et plus loin, un exemple concret, à propos de la «connexion fondamentale entre son non-engagement et son dégoût de soi» :

    Considérons le très inégal Click, qui est présenté comme une comédie, mais qui pourrait être l’un des films les plus étranges et les plus dramatiques de l’œuvre de Sandler. L’intrigue porte sur ​​une télécommande universelle que le personnage de Sandler peut utiliser pour accélérer, mettre en pause, et couper le son de sa propre vie. La trajectoire émotionnelle du film est un cliché désespéré. L’architecte surmené de Sandler commence régulièrement à accélérer le souper avec ses parents, les arguments avec sa femme, etc.

    Au bout du compte, cependant, la télécommande devine son comportement et commence à avancer rapidement pour lui. Le temps de le dire, il est vieux et alité. [...] La fin est quelque peu touchante, mais étant donné que Sandler ne prend pas la peine de jouer, le film finit par être une sorte de blague. Un film sur les dangers de l’aliénation finit par devenir un examen de l’aliénation.

    C’est ce qui le rend en fait étrangement hilarant. Rien de tout cela importe, nous dit Sandler en secret. Même si je vous dis d’être cool et de rester à l’école, ou d’arrêter de vous en prendre aux perdants, ou de suivre vos rêves, ou de toujours mettre la famille d’abord, vous le savez, dans votre for intérieur, que je ne le pense pas vraiment. Parce que ça craint et le monde est stupide.

    Tout compte fait, une tentative honorable de sortir Adam Sandler de son trou profond, mais rien pour nous le faire confondre avec un génie de l’humour «nihiliste insouciant» comme un Louis C.K., par exemple. J’y vois davantage un entertainer démago, impression articulée par un certain JMan12345 dans la section commentaires suivant l’article :

    «Je pense que la raison qui explique pourquoi Sandler est aimé par tant de gens, c’est parce qu’on ne trouve pas chez lui une allure typiquement hollywoodienne. Dans la plupart de ses films (et hors du plateau de tournage) Sandler apparaît comme un gars «normal», il n’est pas bouché, n’est pas imbu de lui-même, il semble très accessible. Vous le voyez, et pensez : «Hey, ce gars-là pourrait être mon voisin.»

    La star avec qui on se verrait bien prendre une bière, en somme. N’avait-on pas dit la même chose à propos de W.?

    Et merci à sim_senechal de m’avoir rafraîchi la mémoire au sujet de l’analyse la plus complète d’un film de Sandler, celle de Jack and Jill par Red Letter Media.


    • erm… Pauly Shore, c’était bien pire!

      http://clickplay.to/tv-shows/family-guy-60/season-3/episode-13-3719 (à partir de 17:13)

    • “L’argument est bien illustré, mais on ne saisit jamais pourquoi cela ferait de lui un «comédien important».”

      Oui, exact, mais quant à moi ça s’applique à tout l’article: le gars remarque une constance dans les rôles de Sandler, ce qui me semble est assez évident, puis lui lance des fleurs à partir de cette seule observation. On pourrait faire ça pour tous les acteurs hollywoodiens, c’est comme si Ebiri venait de découvrir de quoi sont faites les stars! Enfin, son analyse du personnage de Sandler est très bien, c’est juste que je ne vois pas pourquoi cela mérite des éloges. Il ne nous dit pas, par exemple, pourquoi l’image de Sandler serait si importante pour le cinéma contemporain. (D’ailleurs, je viens tout juste de revoir Punch Drunk Love et PTA exploite très bien Sandler.)

      Et de toute façon, le comédien le plus important du moment, c’est sans aucun doute Will Ferrell!

    • Outre Punch Drunk Love, il livre une performance sobre et plus qu’honnête dans Spanglish, une comédie dramatique bien ficelée. Dommage qu’il roule sur le pilote automatique depuis longtemps. Également dans la catégorie ”à fuir comme la peste”, tous les films de : Ben Stiller, Will Ferrell, Jack Black, Pauly Shore, pour ne nommer que ceux-là.

    • Vos amis avaient des goûts vraiment très différents de vous. Le revoir ? Donc, ils allaient voir le film à sa sortie à plusieurs reprises ? Ils apprenaient pas les répliques par coeur en plus ?

      Je trouve que les critiques exagèrent dans leurs critiques mais c’est que la popularité du comédien et du genre peut être une menace pour le vrai cinéma. alors que d’autres vrais navets sortent directement en DVD.

      Son personnage est cliché, c’est un perdant qui devient un héros. Ce qu’on voit souvent au cinéma américian. Une morale un peu faible.

      Des personnages du même type peuvent exister dans d’autres oeuvres plus réussies mais ici on semble venir conforter disons le gars ordinaire et vulgaire dans ses mauviases habitudes mais avec une morlae montrant qu’il a des qualités dans le fond.

      Pour moi le message est pas vraiment fort et l’acteur est proche du cabotinage mais je regarde la cote sur Mediafilm et cela restait à 5 et non 6. Cela peut donc se regarder à la télé. Pour le cinéma en salle il faut vouloir pour s’y rendre ou y être forcé…

      Moi, mon expérience pénible en salle a été Twilight, pas si pénible car j’étais bien assis et j’y allais pour accompagner de la famille mais pour le film je le trouvais ridicule…

      Pour avec des amis ou en groupe dans ma génération, on allait pas voir nécessairment des grands films non plus. Outre Eddie Murphy, je pourrais mentionner le film Casual Sex ? Sorti en 1988, prneons le personnage joué par Andrew Dice Clay, bien on pourrait le comparer de nos jour au pire des mâles alpha, un douche bad maladroit avec les filles en plus mais à la fin c’est lui qui s’avère être le meilleur des pères. La glorification du gros colon ?

      uoique cela peut être vrai que la personne a réellement les qualités malgré ces gros défauts.

    • Un exemple d’un comédien moins menaçant mais avec des films pires ? Feu Jim Varney avec la série de films avec son peronnage d’Ernest P. Worrell.

      Films à éviter si on veut du vrai cinéma. Exclusivement du cabotinage qu’on pourrait dire de ce genre là avec message simpliste et naïf voir niais. Adam Sandler cela tend vers cela alors cela peut être le 5 de Mediafilm plutôt que le 6 ou le 7.

    • Est-ce seulement moi, ou est-ce que la catégorie “comédie” est celle où la qualité des films a le plus diminué depuis une décennie ? Autant français qu’anglo ?
      Les seuls films que je me mentionnerais pour racheter un peu la carrière de Sandler et Stiller, sont, respectivement, “Don’t Mess with the Zohan” et “Tropic Thunder”. The Zohan explqiue bien l’époque : une trame de base pleine de promesses. quelques gags hilarants, et bien de la bêtise pour enrober.
      Vous avez vu une très bonne comédie dernièrement ? Éclairez-moi.
      (9 mois ferme ? Ok. Wolf ? Pas mal bon. We’re the Millers ? Nul. etc…)

    • Il faut vraiment vouloir renier sa rate pour ne pas rire des gags bien gras et salaces des films d’Adam Sandler !

      Les jokes des films à Sandler touchent tout le monde, car c’est en plein de l’humour qui atteint votre ventre. Du gros rire de bedaine bien senti.

      C’est gros, parfois lourd, mais malgré tout on ne peut s’empêcher de rire. Un film de Sandler vous fait passer un bon moment. C’est du gros divertissement pur et dur. Vous riez tout au long de la projection, alors que le lendemain, c’est vite oublié. Ses films ratent néanmoins rarement la cible. Bien sûr, on n’est pas chez Coppola, ni chez Scorsese, mais on s’en fout, ce n’est pas l’objectif non plus.

      Sinon, dans sa filmographie plus « respectable », il y a Reign Over Me qui est souvent négligé, bien que ce soit une œuvre qui traite du traumatisme post-11 septembre de manière assez fine et habile.

      Funny People présentait beaucoup de potentiel dramatique également, bien qu’au final le résultat demeure une tentative manquée de Judd Apatow.

      Mais bon, je me répète, mais, il faut vraiment renier sa rate, sa bedaine et son plaisir aussi niait soit-il, pour ne pas passer un bon moment en regardant les films d’Adam Sandler.

    • Je suis assez d’accord avec the_greatest. Jozef, vous êtes simplement un peu trop intelligent pour apprécier son humour. Je suis sûr que vous aimez Sacha Baron Cohen, par contre. Je suis un fan fini du Wedding Singer (Drew Barrimore n’a jamais aussi cute) et de Happy Gilmore. Sandler a un côté Rock et belles oreilles où il arrive à juxtaposer juste assez de petits moments nonos en série: Bonjour la police et al. Le fistfight avec Bob Barker que vous avez choisi pour illustrer le billet en est sans doute un des plus mémorables. À cela, il ajoute toujours le “cuteness factor” (Drew Barrimore, les grand-mères, les petits garçons qui font pipi dans leur culotte) qu’on a tendance a négliger au Québec. Et il faut dire que Sandler surfe encore sur sur sa réputation acquise dans les sketches de SNL et ses chansons légendaires comme le Hannuka song. “Paul Newman’s half Jewish, Goldie Hawn is too, put them together: what a nice looking Jew!”

      Se prétendre «trop intelligent» pour un certain type d’humour c’est du snobisme. L’humour pas de classe c’est drôle quand c’est bien fait. Et Sandler ces 10 dernières années au moins c’est de la merde. Pas parce que c’est vulgaire, mais parce que c’est de la mauvaise qualité. Une machine à faire du cash qui ressasse une recette qui, combien avariée, continue d’attirer les foules. Dans le cas de Sandler, on ne se pose pas de questions, et on encaisse. -js

    • L’idée de ce qu’on se fait de l’Amérique. On ne se prend pas au sérieux, dégoût de soi et détachement. Du divertissement.

      Qu’on aime ou pas, on se sent libre de l’exprimer ou on dort avec l’agréable impression de n’avoir rien manqué.

      Comme d’autres, juste son nom à l’affiche m’incite à faire un détour. Mais j’avoue qu’il représente le star system dans ce qui se fait de mieux. Contrairement à d’autres, il comprend lui que ses angoisses on en a rien à foutre!

    • Ça me rappelle que Red Letter Media avait fait un long vidéo sur le chef d’oeuvre Jack and Jill, en s’arrêtant sur les stratégies générales d’Adam Sandler (probablement mon vidéo préféré de RLM depuis Plinkett StarWars)
      http://redlettermedia.com/?s=jill

      Moi aussi j’ai de la difficulté avec l’argument de l’intelligence. C’est clairement un raccourci intellectuel de dire “vous n’aimez pas l’humour de Sandler, vous recherchez de l’humour raffiné (et vous êtes un peu snob)” J’écoute SNL ou Key and Peele, l’humour ne vole souvent pas très haut, parfois des blagues scatos, mais contrairement à Sandler, je n’ai pas l’impression d’un “throw some random shit” pour se faire de l’argent. Sandler n’a même pas l’air d’essayer, je ne crois plus que le gars fait de l’humour, il répète juste la formule d’Happy Gilmore. S’il se renouvelait, sortait de sa zone de confort, il pourrait surement être drole… mais non.

      Sinon, bonne observation sur Sandler, c’est effectivement assez particulier à lui. Certains acteurs de séries B surjouent, d’autres se fondent complètement dans leur personnages à la Daniel Day Lewis, tandis que Sandler se promène dans son film, déambule sans trop de raison et semble souvent plus être un spectacle qui rigole de ses propres blagues qu’un véritable protagoniste. Si j’étais une mauvaise langue, je pourrais dire que la raison de cette caractéristique distincte de Sandler est parce qu’il fait toujours le MEME film depuis 18 ans, mais bon…. Il y a PDL

    • Et en plus, dans son dernier film, il joue avec son équivalent de médiocrité féminin, Drew Barrymore. Elle est surement une des plus médiocres actrices de sa génération. Elle aussi ‘’sur-joue” à l’infini.

    • L’argument de l’intelligence, c’est non seulement n’importe quoi, mais c’est surtout méprisant!

      C’est sûr qu’on pourrait dire que Sandler fait toujours le même film, mais on pourrait dire ça de bien des acteurs américains (juste dans la comédie, Seth Rogen ou Will Ferrell par exemple). À mon avis ce n’est pas le problème, je dirais plus bêtement que son personnage est sans intérêt. Il n’y a pas de edge, c’est de l’humour facile, il ne met jamais rien en péril, comme il se doit dans tout bon humour. C’est un personnage fait pour plaire à tout le monde (sauf les trop intelligents!), juste un peu méchant pour se permettre des blagues “osées”, mais dans le fond gentil pour sauver la morale (et la haine de soi, c’est vrai, parce qu’il n’est pas méchant pour de vrai, le pauvre). Rien de plus, autrement dit c’est du néant, un personnage qui ne s’engage ni dans sa méchanceté, sa colère, ni dans sa gentillesse, et qui n’a rien à dire sur rien.

      Et comme le note Ebiri, il y a le détachement, qui à mon avis n’est qu’un signe que Sandler s’en contrefout, un manque d’engagement encore. Alors, oui, c’est la merde (sauf quand c’est bien utilisé, dans Punch Drunk Love et Funny People).

    • cinematographe

      funny people c’est l’oeuvre de Judd apatow ce n’est pas de la merde comme un film de sandler.

      Sandler c’est surtout les albums (there all gonna laugh at you) , pour les films, c’est vraiment du rechauffer, parsemer de cameo ou de role secondaire plus drole que l’acteur principale.

      ex: j’adore turturo dans mr. deeds et dans meet the Zohan.

    • Renier sa rate pour ne pas rire des films de Sandler? Désolé mais je ne demande pas mieux que de rire lorsque mes enfants veulent voir ses films puisque depuis au moins 5 ans, il ne fait que de la merde et je ne veux même plus les voir. Désolé mais quand les acteurs doivent rire dans un film, comme les Grown Ups, pour nous signaler qu’il y avait une blague dans cette scène, c’est n’importe quoi. Ca n’a rien à voir avec l’intelligence, je n’ai rien contre les comédies ridicules et j’ai même aimé ses Wedding Singer, Happy Gilmore et Anger Management et ses films plus dramatiques comme Punch-drunk love, reign over me et funny people. Mais depuis une dizaine d’années, ses comédies sont tout simplement merdiques dans tout les sens.

      Oui, ça existe de bonnes comédies “stupides”. Dernièrement, This is the end, The world’s end, Ted ou Zombieland dans la catégorie excellente et The other guys, The hangover, Paul, Horrible bosses, Hot tub time machine, Bridesmaids et 21 jump street dans la catégorie des bonnes comédies niaiseuses me viennent en tête. Adam Sandler est rendu très très très loin de ces films.

      Pourquoi est-il encore populaire? Les enfants aiments ça les blagues pipi caca et ils emmènent leurs parents avec eux. Aussi, une théorie à explorer….Sandler n’est pas particulièrement beau et dans ses films, il n’est pas particulièrement intelligent et il la joue un peu loser et pourtant, ses conquêtes féminines sont Salma Hayek, Jennifer Aniston, Brooklyn Decker, Katie Holmes, Jessica Biel, Kate Beckinsale, Courteney Cox, Paz Vega et d’autres vraiment trop belles pour lui. Il répond sûrement à ce fantasme des hommes ordinaires…

    • J’aime bien votre réponse à andy_mcgafigan. Sandler pour moi, c’est l’occasion rêvée d’économiser le prix du billet de cinéma et pour certains, d’épargner de surcroît le prix d’une gardienne. Le gars ne fait que des navets.

      Ici, il y a du monde pour ce genre “d’humour”. Je pense encore au succès hallucinant d’une série québécoise dont le plus grand trait d’humour est de répéter ” Ah! Mon écœurant!” Je n’ai jamais comprise celle-là non plus. Pourtant, quand c’est drôle, je ris de bon cœur. Mais ça?

      Ce qui est dommage pour Sandler, c’est qu’il est désormais “brûlé”. On voudrait lui donner le rôle-titre dans une épopée à grand budget, que le monde ne se déplacerait pas. Sandler c’est devenu synonyme de film plate, de jeu poche et d’histoire bâclée.

    • Sandler c`est un acteur parmis tant d autres de cette génération au talent moins que moyen à la Will Ferrell propulsés au statut de Stars par SNL sans toutefois réellement avoir la polyvalence voulue pour rivaliser avec des équivalents des précédentes générations.

      Ce n est pas d aujourd hui qu existe la catégorie cabotins mais avec les années et un minimum de talent même les plus médiocres atteignent une maturité qui leur permettent de passer à un autre niveau. Pas ceux là parce que c`est payant, ils sont des dieux et tout leur est donné pré maché sans trop trop d effort…Miroirs d`une génération.

      Faudrait pas non plus leur mettre tout le blame sur le dos non plus parce qu`ils oeuvrent à l`époque des sequels,des prequels des reprises,des super-héros et ils sont snobés par les Coppola de ce monde….

    • Vous cherchez trop loin.
      Quand j’ai demandé autour de moi qu’est-ce que les gens aimaient des films d’Adam Sandler, on m’a répondu «Parce que c’est bon, c’est drôle».
      Ces gens-là considère que le seul évènement d’actualité digne de mention est une game du Canadien et que tout le reste c’est du pelletage de nuage.

      Bref, les gens aiment Sandler parce qu’il fait des films stupides de premier niveau qui s’adressent spécifiquement aux gens stupides.
      Simple.

    • Oui il est passé à la cote 6 :

      http://mediafilm.ca/fr/films-detail.sn?code=44879413052964331

      Je vais pas au cinéma pour une cote 6 et même à la télévision c’est presque toujours à éviter à moins de feeler vraiment niaiseux.

      ”American Pie” , c’est pas mieux que les Adam Sandler mais les premiers cotés 5 , peuvent se regarder à la télévision , c’est niaiseux mais il y a une certaine efficacité.

      C’est la même chose pour les navets québécois à la Cruising Bar.

    • Il s’est quand même fait doubler en nullité par son ami Rob Schnider. D’ailleurs, il est très présent dans ses films et vice versa dans le rôle du “you can do it” guy.

      http://youtu.be/VZ2HcRl4wSk

      D’ailleurs, c’est un pari entre eux, cette connerie ou quoi?

    • 50 First Dates est un autre film très honnête de Sandler trop souvent passé sous silence. Au départ comique et simple, le film se transporte habilement, sans devenir trop lourd, vers une histoire touchante portant sur le syndrome de Goldfield (perte de la mémoire à court terme). La fin est particulièrement bien réussie.

    • The greatest: “Sinon, dans sa filmographie plus « respectable », il y a Reign Over Me qui est souvent négligé, bien que ce soit une œuvre qui traite du traumatisme post-11 septembre de manière assez fine et habile.”

      Ce film a passé à la télé dimanche et j’ai été agréablement surpris..!

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