Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 29 janvier 2014 | Mise en ligne à 14h05 | Commenter Commentaires (32)

    Les nouveaux Fincher et PTA: un bref récapitulatif

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    Au milieu des années 1990, deux jeunes réalisateurs ont investi l’avant-scène du cinéma américain grâce leurs formidables seconds longs métrages : avec Seven et Boogie Nights, David Fincher et Paul Thomas Anderson, respectivement, ont vivement capté l’attention des cinéphiles, et ont su maintenir notre intérêt avec brio au cours des deux dernières décennies. 2014 marquera la première fois depuis 2007 (Zodiac, There Will Be Blood) que les deux hommes se partageront une année de sortie en salle.

    Fincher, le plus productif des deux cinéastes, et aussi le plus ancré dans le mainstream, dévoilera son dixième long métrage le 3 octobre prochain. Basé d’après le best-seller de Gillian Flynn, Gone Girl raconte l’histoire d’un mari (Ben Affleck) accusé d’être responsable de la disparition de son épouse (Rosamund Pike) le jour de leur cinquième anniversaire de mariage (plus de détails ici).

    Entamé en septembre dernier, le tournage a été typiquement demandant pour une production de Fincher, qui se la jouait Kubrick avec une moyenne de 50 prises par scène. Sur le point de vue technique, Gone Girl s’annonce comme le plus resplendissant des films à l’ère du numérique, ayant été tourné avec les nouvelles caméras RED, les Epic Dragon, qui offrent neuf fois plus de résolution que les caméras HD standard.

    Côté scénario, les nombreux amateurs de ce polar truffé de rebondissements seront surpris d’apprendre que le dernier acte a été complètement remanié. Une révélation publiée plus tôt ce mois-ci par Entertainment Weekly, dont la photo de la page couverture a été prise par Fincher lui-même, qui y est allé d’un clin d’oeil macabre au fameux cliché de Rolling Stone montrant un John Lennon nu enlaçant Yoko Ono. Flynn, qui a signé l’adaptation de son roman, a expliqué :

    Il y avait quelque chose de palpitant à l’idée de prendre cette oeuvre que j’avais minutieusement assemblée pendant environ deux ans, avec ses huit millions de pièces de LEGO, et d’y asséner un coup de marteau pour la démonter et la remonter pour les fins d’un film.

    Enfin, mardi dernier on apprenait que Trent Reznor et Atticus Ross signeront la musique de Gone Girl, annonce faite via la page Twitter du fondateur de Nine Inch Nails. Une troisième collaboration de suite entre Fincher et le duo de musiciens, qui ont d’ailleurs récolté un Oscar pour leur travail sur The Social Network.

    Inherent-Vice-Dolly-Track

    Paul Thomas Anderson, de son côté, a complété le tournage de Inherent Vice au mois d’août. Cette adaptation du «roman psychédélique» éponyme de Thomas Pynchon raconte les mésaventures de Doc Sportello (Joaquin Phoenix), un détective privé adepte de pot qui enquête sur la disparition de son ex-copine dans le Los Angeles des années 1970. Une trame narrative qui n’est pas sans rappeler The Big Lebowski

    Annoncé fin 2010, le projet a obtenu la bénédiction de Pynchon, un des auteurs américains vivants les plus respectés, et aussi l’un des artistes reclus les plus notoires en Amérique, n’ayant pas fait d’apparition publique depuis plus de 40 ans. Il est connu pour ses oeuvres denses et complexes alliant histoire, science et mathématique. Sans surprise, il n’a été adapté qu’une seule fois au grand écran : un obscur film allemand, Prüfstand VII (2002), inspiré de Gravity’s Rainbow (1973).

    Voici une vidéo promotionnelle du roman narrée par Pynchon lui-même :

    Inherent Vice semble marquer un retour aux sources pour PTA, qui nous avait charmé à ses débuts avec des récits foisonnants et colorés portés par de solides groupes d’acteurs (Boogie Nights, Magnolia), avant de nous mystifier avec des oeuvres plus épurées et même impénétrables, sous forme de one-man-show rocambolesque (There Will Be Blood) ou de duel électrisant (The Master).

    Le casting est tout simplement délicieux. Outre Phoenix, qui a lui seul vaut le prix du billet d’entrée, on retrouve Josh Brolin, Benicio Del Toro, Owen Wilson, Michael K. Williams, Eric Roberts, Martin Short, Jena Malone et Reese Witherspoon, qui retrouvera son Johnny Cash.

    On est aussi heureux d’apprendre le retour du directeur photo Robert Elswitt, qui avait filmé tous les films de PTA, avant de passer son tour pour The Master, alors qu’il était occupé par les derniers chapitres de Mission: Impossible et de Bourne. L’imaginer aux commandes du dolly de 470 pieds qu’on peut voir ci-dessus a certes de quoi faire rêver.

    Enfin, comme c’est le cas pour Fincher, PTA collaborera une troisième fois de suite avec un musicien hors pair : le guitariste de Radiohead Jonny Greenwood est cité comme compositeur de Inherent Vice sur IMDb, quoique sa participation n’a pas encore été annoncée dans les médias. Mais cela ne devrait être plus qu’une question de formalité.

    Toujours pas de date de sortie confirmée, mais les rumeurs font état de l’automne/hiver, après un potentiel passage à Cannes.

    > Une discussion des plus intéressantes entre Paul Thomas Anderson, son assistant réal Adam Somner et Martin Scorsese au sujet de The Wolf of Wall Street captée par Awards Daily (l’image est figée pendant les 4 premières minutes) :

    Où l’on apprend que Spielberg a co-réalisé une scène avec son bon ami Scorsese :

    À lire aussi :

    > Les girls de Fincher se suivent mais ne se ressemblent pas
    > L’évolution du plan-séquence chez PTA
    > The Master ou le cinéaste comme objet de culte


    • Merci d’en parler, je suis ces deux projets depuis leur annonce!! J’aurai bien aimé que Fincher nous reviennent avec les 2 autres tomes de la trilogie Millenium mais ce Gone Girl s’annonce vraiment prometteur!! Du côté de PTA et bien après There Will Be Blood et The Master 2 films immenses, j’ai bien hâte de voir quel direction il va prendre avec un sujet sur papier aussi déjanté!! Concernant le retour de Robert Elswitt,c’est bien, mais Mihai Malaimare Jr a fait tout un travail sur The Master, la lumière est vraiment superbe !!

    • Je rêve que PTA nous refasse un film d’ensemble à la Boogie nights/Magnolia.

    • J’ai très (plus?) hâte au PTA, même si je suis persuadé que le Fincher sera très bon. PTA est vraiment un de ces cinéastes qui me transportent dans un univers parallèle, ou tout est différent de ma perception, mais pas trop éloigné de ma compréhension ou de ma vision du monde.

    • Génial (comme article et comme films à venir!).

      J’adore PTA, mais Fincher est dans mon Top3!

    • Comme Kurtz, j’aime beaucoup Fincher, mais PTA est pour moi dans une classe à part. C’est certainement le cinéaste actuel dont j’apprécie le plus le parcours esthétique et thématique. Inherent Vice est de loin le film que j’attends avec le plus d’impatience cette année.

      Pour ceux que ça intéresse, la magnifique et géniale (tant qu’à moi) Joanna Newsom tiendra aussi un petit rôle dans le film (lu sur l’excellent site Cigarettes & Red Vines, consacré exclusivement à PTA. Voici le lien: http://cigsandredvines.blogspot.ca/2013/08/singersongwriter-joanna-newsom.html).

    • Fincher ou PTA? Fincher je pense, surtout parce que j’aime mieux le PTA première mouture, même avec toutes ses boursouflures et ses excès. Et j’ai essayé de lire Gravity’s Rainbow et je n’ai pas été capable, alors je ne sais pas ce que ça veut dire pour Inherent Vice.

    • Fincher, PTA, Gilliam, Nolan, Anderson, Aronofsky, Eastwood, Allen, les Washowski et Scott. Disons que c’est une belle année en perspective. Je suis également de voir Falardeau aux USA en 2014.

      Bien entendu, il y aura aussi les Bay, W.S. Anderson, McG et compagnie mais bon…

    • PTA première mouture de Hard Eight à Punch Drunk Love (Influence Scorsese et Altman) beaucoup plus présente quoique qu’il développe malgré tout un style unique, mais avec ses deux derniers There Will Be Blood et The Master il passe à une étape supérieur! Son cinéma devient beaucoup plus sobre, dépouillé et subtil, la psychologie des personnages et leur motivation deviennent beaucoup plus abstraite, l’écriture plus fine. J’ai rarement ressenti une telle rupture de style dans la filmographie d’un cinéaste. Hard Eight, Boogie Night, Magnolia, Punch Drunk Love VS There Will Be Blood, The Master. Selon moi PTA est de la trempe d’un prochain Stanley Kubrick ou Terrence Malick!!

    • PTA subtil? C’est le dernier épithète que j’aurais pensé lui accoler. Bien au contraire, c’est un cinéaste de la performance, autant pour ses acteurs, ses thèmes que son propre style (même ses deux derniers films sont ostentatoires et regarde-moi-comme-je-filme à leurs façons). (Et je ne dis pas ça comme un défaut).

    • Subtil, peut-être au sens de impénétrable? de non trivial?

      En dehors de son jeu de caméra très travaillé et de ses acteurs performants (comme Ciné le dit), ce que j’apprécie dans la direction actuelle que prend son cinéma c’est que son propos n’est jamais trivial. On dirait qu’il explore et découvre un sujet à mesure qu’il filme, en même temps que le spectateur, et qu’il ne sait pas nécessairement où cela va aboutir, ni ce que sont ses propres motivations de les filmer. Même si overal je préfère ses Altman à The master, j’apprécie quand même beaucoup ce qu’il fait en ce moment parce que c’est un cinéma qui a l’intelligence de ne pas prétendre avoir toutes les réponses, et qui en fait est motivé justement par cette ignorance. C’est entre autres pour cela que PTA est mon réalisateur américain #1, devant Tarantino ou Fincher. Je voterais différemment s’il était question de la filmographie globale, mais là je parle de la période présente.

    • Je partage l’opinion de Kurtz. J’ame bien le travail de Fincher, mais apprécie davantage les offrandes de PTA, dont le magnifique The Master n’a pas obtenu la reconnaissance qu’il méritait amplement. Anderson semble toujours capable de soutirer le meilleur de ses comédiens et je suis persuadé qu’il en sera de même cette fois.

    • Je considère PTA Plus subtile en faisant référence à sa période actuel !!

    • Je dirais plutôt en faisant référence à sa période actuelle VS ses premiers film, Loll

    • Non trivial, c’est certain, mais impénétrable? the Master un peu plus, le reste c’est quand même assez limpide. Je dirais plutôt qu’il y a le sentiment de quelque chose à portée de main, sans qu’on puisse tout à fait définir c’est quoi, peut-être parce que PTA cherche avec nous. C’est “pénétrable”, on ne sait juste pas comment.

      Je trouve Fincher plus subtil: la preuve? À peu près personne ne relève le discours de ses films, particulièrement quand il est plus “commercial” (sonMillenium). Alors que tout le monde avoue n’avoir rien compris à the Master. Son obscurité est dans ta face.

    • @cinematographe

      Je serais curieux de connaitre votre lecture de son Millenium.

    • Pour le impénétrable, j’avoue que de toute façon mes 2 préférés sont Boogie Nights & Magnolia. Alors on repassera pour la subtilité. Ce n’est pas mon critère #1.

    • Entre PTA et Fincher !! Impossible de trancher! 2 réalisateurs complétements différents.

    • @eturgeon

      J’avais écrit un article sur le film du temps de Séquences (ça date un peu, j’ai revu le film récemment et mon enthousiasme a été plus modéré, mais je crois que dans l’ensemble la lecture tient quand même):

      http://www.revuesequences.org/2012/01/ces-hommes-qui-naiment-pas-les-autres/

    • Merci

    • @cine: Très intérressant comme texte ! Je viens d’ajouter Dragon Tatoo à ma liste de films à voir.

    • Merci!

      C’est bien Dragon Tatoo, mais je suis quand même content qu’il laisse de côté la série. Je ne vois pas ce qu’il aurait pu faire de plus avec les deux autres volets, et je n’ai pas particulièrement envie de me taper à nouveau ce récit.

    • Ce qui est différent avec Anderson, c’est la présence. La présence des acteurs, mais la présence du réalisateur, qui est marquée et marquante. Je suis d’accord avec avec cinématographe que tout ça est loin d’être subtil. Intelligent, par contre, ça c’est clair pour moi.

    • @cinematographe

      Fincher plus subtil que PTA ???? Ouf ! Nous sommes à des milles d’être en accord sur ce sujet. Les films de PTA sont de purs bijous de mise en scène subiliminale. Si il y a de la subtilité dans les films de Fincher, elle est tellement subtile que même Fincher n’est pas au courant. PTA crée souvent sa propre structure narrative a travers le scenario qu’il écrit souvent lui-meme. Fincher a toujours adapté les scénarios des autres et ne peut, par conséquent, remonter jusque dans l’ADN du film afin de se plier a ses élans créatifs de metteur en scène.
      De toute façon, les films de PTA se réécoutent sans cesse et on y trouve constamment de nouveaux angles, de nouveux sens a des dialogues qu’on croyait avoir saisi la premiere fois. Autant que je sois fan de la technique de Fincher, on y retrouve rien de cela.
      Je crois que votre recherche sur la subtilité de PTA gagnerait a être approfondie. J’ai rarement vu un cinéaste aussi subtil que PTA, si ce n’est Tarkovsky. Ses films sont des puzzles que nul ne peut prétendre avoir completement résolu. Fincher est beaucoup plus lineaire. L’argument du ”plus grand nombre” est invalide dans une situation comme celle-ci.

    • @kurtz : si vous ne voyez pas la subtilité dans les oeuvres de PTA c’est que vous regardez au mauvais endroit. La subtilité ,de toute maniere, est impossible a debattre si les deux personnes qui en débattent n’ont pas mis le même niveau d’effort dans l’analyse dudit film subtil. Il ne s’agit que de porter attention aux détails et au non-dit. Si vous ne trouvez aucune substance dans ces crevasses en ecoutant un PTA, je vous invite a faire des recherches.

    • @theodore

      Vous confondez subtilité avec substance, ou j’ai une définition différente de la vôtre. Il y a beaucoup de substance chez PTA, pas de doute, j’ai d’ailleurs écrit que sa non-subtilité n’est pas un défaut. Mais la substance de PTA est pas mal dans ta face, c’est un cinéaste qui veut être certain qu’on comprenne qu’il a “quelque chose à dire”. Et il a vraiment quelque chose à dire, alors sa prétention ne me dérange pas trop, mais ça donne des oeuvres très peu subtiles, même si c’est complexe, intelligent, nuancé, etc. Fincher fait des films commerciaux, qui semblent uniquement concernés par l’action, l’émotion, mais il y a au centre une vision du monde extrêmement riche et critique.

      Et le fait que Fincher n’écrit pas ses propres scénario ne prouve rien; la majorité des grands cinéastes hollywoodiens ne le font pas non plus. La subtilité est dans la mise en scène, pas dans l’écriture. De toute façon, ce sont deux cinéastes que j’aime beaucoup et je ne pense pas que l’un soit supérieur à l’autre, ce genre de classement m’indiffère.

    • @cinematographe

      PTA était ”dans ta face” à ses deux premiers films peut-être. Mais depuis Magnolia, il est absolument impossible de comprendre le sens exact de chaque scène, de chaque ligne et de sa nécéssité dans la structure narrative avec une seule écoute. Il y a des easter eggs a la pocheté dans la mise en scène de PTA. Pour moi la subtilité, ce sont les choses qui se révèlent lorsqu’on creuse la surface et qu’on accepte de remettre en question notre propre compréhension des choses. Le fait qu’il écrit ses propres scénarios lui permet un travail non seulement en aval, mais également en amont du scénario à la mise en scène. Pour Fincher, être subtil, c’est de faire jouer au ralenti au piano la chanson ”happy birthday to you” de façon creepy quand Nicolas Van Orton rentre chez lui apres avoir reçu le cadeau de son frère joué par Sean Penn. C’est absolument fantastique. Mais c’est une fioriture. Je suis d’accord qu’il y a une vision du monde riche et critique dans le cinema de Fincher. Mais de la subtilité ? ”Fight Club” est beaucoup plus ”dans ta face” que nimporte quel film de PTA. La subtilité de PTA est beaucoup plus dans l’humanité et les dialogues, qu’il écrit lui-même, sont importants au mot près. Il y a beaucoup plus de vides a remplir dans le cinema de PTA que je considère un peu plus tout cuit dans le bec, et c’est vraiment excellent ainsi, parce que c’est cuit a la perfection. Et je me soucie peu d’en classer un superieur a l’autre. Les deux formes de cinema sont nécéssaires dans le paysage actuel. Mais PTA est un oiseau rare. Un peu comme les Coen. Pas une question de qui est meilleur. Mais si on veut comparer Fincher et PTA, ce sont des oranges et des pommes selon moi. Et au jeu de la subtilité, a moins que je doive revoir pour une huitieme fois ‘’se7en” ou ”dragon tattoo” je suis d’avis contraire au vôtre. PTA is king. ;)

    • oups ! je voulais ecrire : Il y a beaucoup plus de vides a remplir dans le cinema de PTA que dans celui de Fincher que je considère un peu plus comme du tout cuit dans le bec, et c’est vraiment excellent ainsi, parce que c’est cuit a la perfection

    • @ cinematographe

      Je viens de reussir a loader le lien de votre texte en hyperlien plus haut et il m’a convaincu de lui donner une réécoute. J’aime la façon dont vous en parlez et certaines de vos tournures de phrases me rapellent la façon dont on parle parfois de Hitchcock dans les analyses.

      Peut-être qu’une comparaison Hitchcock – Fincher serait plus a propos :P
      Mais j’avoue avoir remis en question ma perspective de Dragon Tattoo grâce a votre texte et je vous en remercie.

    • @theodore

      Peut-être qu’on n’a pas la même définition de subtilité. Ou encore, peut-être que ce que vous voyez comme subtil chez PTA m’est apparu comme assez évident! ;-)

      Pour moi, un cinéma subtil ne fait pas référence à un discours caché dans un scénario ou une mise en scène qui encrypte de façon énigmatique le contenu. Dans ce sens, Kubrick n’est vraiment pas subtil alors qu’un Bernard Émond incarne pour moi la subtilité. Ce n’est pas une question de talent ou d’intelligence, mais de style.

    • Kurtz et moi avons la même définition de subtilité alors! Je dirais aussi: chez PTA, les deuxième, troisième visionnement amènent effectivement à notre attention de nouveaux détails, mais il s’agit moins d’une nouvelle lecture qu’une confirmation de ce qui était déjà apparent au premier visionnement. On découvre la construction, la précision de sa mise en scène et du scénario… mais dans l’ensemble, l’essentiel a été compris, vu, dès l’abord (c’est moins vrai pour ses deux derniers films par contre). Par exemple: des détails comme la pluie de grenouilles annoncée par un kid qui fait du rap et une pancarte biblique dans une foule de jeu télévisé, ce n’est pas de la subtilité (c’est même grossier), et ça ne me dit rien de plus, sinon que les grenouilles sortent moins de nul part que je l’avais d’abord cru. Peut-être que ce n’est pas à cela que vous pensiez, theodore, mais c’est souvent le genre de trucs que l’on vante chez PTA et qui pour moi ressemble plus à de l’esbroufe collégiale. Son génie est ailleurs, entre autres dans son humanisme, comme vous dites, ce qui est infiniment plus précieux, à mon sens, qu’une construction dramatique serrée ou des sous-textes cachés. Et c’est aussi pourquoi j’ai tendance à le préférer à Fincher (je suis un peu tanné du cynisme, des tueurs et de la noirceur en général) – mais à mon avis, PTA n’a pas fait de chef d’oeuvre de la trempe de Seven, Zodiac et Social Network. Peut-être Magnolia, mais ça fait un bout de temps que je l’ai vu. De toute façon, vous avez raison, difficile de comparer deux cinéastes aussi différents.

      Et merci pour ce que vous dites sur mon texte!

    • @ cinematographe

      Oui excellent texte sur “Girl With Dragon Tattoo” Concernant la subtilité au niveau de la mise en scene au cinéma, je pense que c’est très relatif d’une opinion à l’autre. Je suis un fans absolu du travail de Fincher et également de celui de PTA mais de là à dire que ce dernier n’a pas fait de chef d’oeuvre de la trempe de Fincher (Seven, Zodiac et Social Network) Je pense que c’est très injuste vis à vis les 2 très grand chef d’oeuvre que sont THERE WILL BE BLOOD ET THE MASTER!! Magnolia n’est pas très loin également!!

    • Parlant de PTA…

      Philip Seymour Hoffman retrouvé mort. 46 ans.

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