Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 14 janvier 2014 | Mise en ligne à 22h00 | Commenter Commentaires (11)

    L’abus de privilège d’un troll du NYFCC

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    Comparer le plus sérieusement du monde une merde d’Adam Sandler au prince de la comédie Ernst Lubitsch n’est pas de la critique, c’est de la provoc. Une spécialité dont se réclame le souvent irrirant Armond White, qu’une bonne partie de ses collègues qualifie poliment de «contrarien», tandis qu’une autre partie n’hésite pas à prendre le relais de Roger Ebert en le traitant carrément de «troll». (Pour vous faire une idée de son approche, voyez ce Top 10 sarcastique sur FlickChart).

    White, un noir ultra-conservateur, doté d’un savoir cinématographique encyclopédique et d’une plume aussi éloquente qu’acide, est un personnage complexe, qui se plait à démolir régulièrement les films les plus célébrés issus de la culture afro-américaine. Ce fut le cas dernièrement pour 12 Years a Slave, un des films les plus cotés de l’année 2013, qui selon White mérite sa place dans le genre du torture porn aux côtés de Hostel, The Human Centipede et Saw.

    Ne pas aimer un film encensé à l’unanimité n’est pas un problème en soi (comme tout le monde, je l’ai déjà fait, notamment ici, ici et ici). Ça le devient néanmoins lorsque notre opinion négative se transforme en haine explicite à l’égard de l’artiste. C’est ce qui est malheureusement arrivé lundi dernier lors du gala annuel de remises de prix décernés par le New York Film Critics Circle. Alors que le réalisateur de 12 Years a Slave, Steve McQueen (photo ci-dessous), se trouvait sur le podium pour accepter son prix, White a crié du fond de la salle, où il était assis : «You’re an embarrassing doorman and garbage man. Fuck you. Kiss my ass», a rapporté Variety.

    v2Steve-McQueen

    Le lendemain, toujours selon Variety, les dirigeants du NYFCC se sont mis en mode «gestion de crise», avant de s’entendre hier sur l’expulsion définitive de White (qui n’en était d’ailleurs pas à sa première bravade du genre). Ce dernier, jouant la carte de la victime, a réagi comme on pouvait s’y attendre. Sa punition révèle «la laideur profonde, l’ingratitude et l’infériorité» du NYFCC, qui regorge de «critiques minables et d’êtres humains encore pires», a-t-il affirmé au Hollywood Reporter.

    Normalement, je ne ferai pas mention ici de ce type d’incident pathétique, mais celui-ci a le mérite d’avoir déclenché d’intéressantes réflexions au sujet de la nature de la profession. Il y a eu par exemple ce post publié dans Esquire, signé par le scénariste Barry Michael Cooper, qui voit en White non pas un contrarien mais un «cascadeur de fauteuil». Il y a ensuite cette analyse exhaustive de Paul Brunick qui démantèle paragraphe par paragraphe l’argumentaire de White concernant sa critique (évidemment négative) de Toy Story 3, article datant de 2010 sur lequel je suis tombé au gré de mes recherches.

    Au New Yorker, David Denby parle dans son post du privilège pratiquement «sans égal dans la société américaine» dont jouissent les critiques de cinéma, tout en se désolant de l’abus dudit privilège dont a fait preuve White au gala. Extraits :

    Personne ne contesterait le droit d’Armond White de s’offusquer à l’endroit de 12 Years a Slave comme bon lui semble. Un homme intelligent qui aime dénoncer ce qu’il considère être des complaisances progressistes dans le milieu culturel, White, un Afro-Américain, a passé de nombreuses heures joyeuses à démembrer les films (par exemple) de Spike Lee. En critiquant le travail d’autres Noirs, il se joint à une tradition culturelle honorable. [...]

    Dans le cas de 12 Years a Slave, j’ai trouvé que la critique de White était en grande partie absurde. Comme c’est souvent le cas avec lui, il se lance dans des accusations contre le cinéaste et les motifs du public, sans faire l’exposition nécessaire pour établir le corps du film – son intrigue, son ton, son style visuel, et sa stratégie narrative. [...]

    Mais personne ne remettrait en question la liberté d’Armond White d’écrire aussi mal qu’il le veut. En criant des injures à McQueen lors d’un gala de remise de prix, cependant, il bouscule les libertés extraordinaires que détiennent les critiques; il devient insultant d’une manière qui donne à ces libertés l’apparence d’une indulgence plutôt que d’une nécessité.

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    Le texte le plus pertinent issu de la controverse provient selon moi d’Owen Gleiberman d’Entertainment Weekly, qui a voté en faveur de l’expulsion de White. Il commence avec une défense franche et colorée du travail de son ancien collègue du NYFCC :

    La raison pour laquelle tout cet incident, pour moi, est triste triste est parce qu’Armond White est un critique que j’ai défendu, et parfois célébré, comme étant une voix extraordinairement vivante: pas douce, pour être sûr, mais exigeante et même importante. En tant que critique, il est passionné, pervers, furieux, exaspérant, perspicace, obtus, humain, impitoyable, intrépide et, à son meilleur, outrageusement passionnant à lire. Beaucoup de gens le méprisent, parce qu’il peut être un bully sur papier, et il porte la perversité de ses opinions je-me-tiens-debout-seul trop fièrement, comme un badge militaire. Pourtant, une grande partie du rejet d’Armond est lui-même trop méprisant. [...] Bien sûr, il y a des jours où il dit qu’un Transformers (ou un mauvais film de Brian De Palma) est supérieur à tout ce que font Richard Linklater ou Steven Soderbergh, et on se dit “Assez, arrête!” Mais il y a d’autres jours où il tranche à travers la piété de l’adoration qui entoure certains films. Il est un maître téméraire à démasquer les préjugés culturels. Quand on lit Armond, il n’est pas toujours raisonnable, mais parfois il est quelque chose de plus alléchant. Il fait parader ses perceptions belligérantes et indisciplinées comme du rock ‘n’ roll psychologique hardcore.

    Plus loin, Gleiberman se questionne néanmoins sur l’honnêteté intellectuelle de certaines prises de position de White :

    Est-ce qu’Armond White a tout simplement ses propres opinions singulières? Ou est-il un contrarien, un lanceur de bombes qui agace délibérément les gens? Je dirais que les deux sont vrais, mais pour la plupart des gens l’étiquette de contrarien le résume bien, et on ne peut souvent pas dire où le libre-penseur courageux s’arrête et où l’intimidateur iconoclaste didactique commence. Et c’est le problème avec les critiques d’Armond. Il écrit comme s’il était le dernier honnête homme en Amérique, mais le contrarianisme, par définition, n’est pas tout à fait honnête. C’est de l’auto-battage, conçu pour provoquer une réaction. Je crois vraiment qu’Armond White forme la grande majorité de ses opinions honnêtement. Il est un esthète fondamentaliste chrétien gai afro-américain, et si cela ne fait pas de lui un individu, je ne sais pas ce qui le ferait. Mais il me semble qu’Armond, au fil des ans, est devenu tellement convaincu à l’idée que son regard est si différent de tous les autres, qu’il a transformé l’individualité en une espèce de mégalomanie. Le sous-texte de trop de critiques d’Armond est : Je suis le seul à détenir la vérité! Et c’est cette nécessité d’être le seul diseur de vérité dans la pièce qui, trop souvent, semble le motiver. Beaucoup de grands critiques ont de la colère – elle était là en Pauline Kael, en Lester Bangs – mais les attaques cinglantes d’Armond ne reflètent pas seulement de la colère, mais de la rage. C’est un endroit dangereux à partir duquel écrire.

    Il serait réconfortant de voir dans ce triste épisode la défaite amplement méritée d’un troll notoire. Mais ce serait sauter aux conclusions trop vite. Un des principaux corollaires du trollisme est le narcissisme; White savoure présentement ses 15 minutes de gloire, tout en se cloîtrant encore plus profondément dans son fantasme de David vaillant de la plume. Il est devenu le héros de sa propre comédie vulgaire et applaudit sa performance seul, comme il en a l’habitude, sourire moqueur en coin.

    À lire aussi :

    > Les critiques, ces êtres de chair et de sang…
    > La transgression coûteuse d’un critique
    > Le vrai visage de l’élitisme culturel
    > Le critique a (presque) toujours raison


    • Dommage que je n’entende parler de lui que maintenant. Il semble fascinant a lire. mais la, je ne voudrais pas lui rajouter du lectorat juste parce qu’on parle de lui

      Dilemme

    • Tant qu’à moi, un critique peut bien défendre le film qu’il veut. Ce n’est pas l’appréciation personnelle qui m’importe lorsque je lis un critique mais je dirais la qualité de la méditation, le regard porté sur l’art et le monde qui est formulé (je vous salue en passant M. Lavallée). Bref, il est fort possible de méditer magnifiquement sur un film médiocre. Ceci dit, n’ayant jamais lu de textes de White, je ne saurais me prononcer sur son approche et son écriture mais, à vue de nez, ça m’apparaît plutôt hystérique et désagréablement provocateur.

    • Il est déjà assez difficile pour un artiste que d’accepter la critique surtout lorsque celle-ci est négative ou assez cinglante. S’il faut en plus que le critique insulte et démolisse l’artiste car il n’a pas su rejoindre le critique c’est autre chose. On peut être en désaccord mais ce geste de White est assez provocateur et c’est probablement une technique pour attirer les regards et le lectorat. Parlez-en en bien ou en mal mais parlez-en comme ils disent.
      En tant que critique autodidacte ou blogeur cinéma, je peux parfois mettre un peu de moutarde et plus d’effet lorsque je n’ai pas apprécié une oeuvre et tenter d’être à contre-courant de l’establishment. Mais jamais je ne m’attaquerais directement à quelqu’un qui a travaillé si fort sur un projet et à l’injurier gratuitement.
      En passant, j’apprécie beaucoup votre blogue Jozef ainsi que votre dévouement pour le documenter aussi bien.

    • Toute une histoire et difficile de se faire une opinion sur le personnage et même l’événement car le type nie avoir crié des insultes…

      http://www.filmlinc.com/daily/entry/harry-belafonte-12-years-a-slave-steve-mcqueen-new-york-film-critics-circle

      à partir de 6:30 ou vers 6:39 et 7:43…

      http://blogs.wsj.com/speakeasy/2014/01/08/critic-armond-white-calls-stories-he-heckled-director-steve-mcqueen-lies/

      Hum… Qu’entendez-vous pour votre part ?

      De un, ce n’est pas la première fois que White crie des Fuck You, ou insulte directement des acteurs/cinéastes qu’il n’aime pas. De deux, il y a le témoignage d’un critique présent dans la salle :

      Before proceeding, let me make my position clear: Armond White is lying. I was in the room that night, halfway between White’s table at the back of the room and the stage, and though I didn’t catch their substance, his words were clearly audible. Either White doesn’t know the meaning of “sotto vocce” or he needs a remedial lesson on using his inside voice. (Although it’s indistinct, you can hear someone yelling at 6:30 in the audio clip here.)

      I’ve spoken to Dana Stevens, who was at White’s table until the persistently loud and unpleasant comments by him and his guests forced her to move, and to Vadim Rizov and Katey Rich, who were seated perhaps 20 feet away. Rich said she saw White’s guest cup his hands and shout toward the stage, which clearly does not constitute “talk among my tablemates,” and saw White yell “White liberal bullshit!” with her own eyes. It’s possible some of the quotations are imprecise, but since White won’t even admit he made the comments, let alone clarify them, we’re unlikely to do better. -js

    • Pour sa critique de Jack and Jill dès la première phrase , pour moi, je sais que je ne peux pas prendre son texte réellement au sérieux , peu importe son intention réelle…

      http://cityarts.info/2011/11/11/plumbing-ethnicity-sandler%E2%80%99s-jack-jill-and-tyler-perry/

      Adam Sandler’s comedies are not “dumb fun”; maybe that’s why they’re not in critics’ favor.

      C’est justement le contraire, c’est parce qu’elles ne sont que cela ou essentiellement cela que les critiques ne les aiment.

      La référence à eddie Murphy me semble bonne. Il font tous les deux du cabotinage plutôt que de réellement mettre en valeur leurs talents de comiques.

      ————————-

      Mon impression c,est que l’on peut avoir à faire à une caricature, une parodie de critique et qu’il faut lire ses textes en ne le prenant pas du tout au sérieux. C’est une piste que j’ai suivi et je suis tombé sur un blogueur reprenant mon intuition…

      ”I have to admit that I doubt it’s intentional. If it is, though, White is a satiric genius. ”

      La provocation est intentionnelle et je me demande pourquoi on y mord si facilement …

      ”Either way, he’s a dope who writes some of the most unintentionally hilarious reviews out ”

      Peut-être pas ”a dope” , je ne le sais pas mais à lire sans le prendre au sérieux du tout , en pensant exactement le contraire de lui, du moins dans cet article.

    • Je lisais l’autre jour la section commentaires d’un article du Washington Post qui démolissait de façon virulente le nouveau disque d’Arcade Fire.

      http://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/arcade-fires-reflektor-still-devoid-of-wit-subtlety-and-danger-now-with-bongos/2013/10/28/6471097a-4004-11e3-9c8b-e8deeb3c755b_story.html

      Un lecteur reprochait au critique de tomber dans les attaques personnelles (il parlait de la vie sexuelle “boring” des membres du groupe) et de choisir délibérément un ton agressif et criard.

      Le critique lui répond (traduction libre): Si j’ai utilisé ce style de critique, c’était que je sentais que ma voix devait s’élever au dessus du concert d’éloge pour être entendue.

      Voilà exactement le genre de chose qui me pue au nez. Si ton propos n’est pas assez bien formulé et intéressant pour faire son chemin vers le centre de l’attention, cela ne peut vouloir dire que deux choses:

      a) Ton propos ne mérite pas d’être diffusé à grande échelle
      ou
      b) Le public à qui tu t’adresses n’est pas en mesure de l’apprécier et d’en reconnaitre la valeur

      Donc, soit tu changes de propos, soit tu changes de public. Devenir vulgaire ne mène à rien à long terme selon moi, puisque les gens intelligent foutent le camp et tu deviens condamné à la vulgarité

      Je soupçonne que White a poussé à un niveau absurde cette philosophie de la provoc et est devenu prisonnier de son personnage.

      Quand la provoc sert d’amorce à la discussion, elle peut être un outil intéressant, mais quand elle est systématique et ne sert que la volonté de renommée d’un individu, elle devient vite stérile et lassante.

      Cette attitude histrionique des blogueurs et de leurs suiveurs fait qu’à quelques exceptions près (dont ce blogue), je commente rarement sur les blogues et les articles web et même, elle me fait cesser de lire non seulement les commentaires, mais le blogue lui-même.

    • La liberté d’expression. Ça va d’un côté comme de l’autre. On le traite ici de “troll” comme Ebert ailleurs.

      Comme la plupart je ne le connaissais pas, et là, j’en entends parler parce qu’il provoque ou plutôt qu’il est contrarien, parce qu’il va à l’encontre, sûrement.

      J’avoue, quand la critique semble unanime, je me méfie, et il est rafraîchissant d’entendre un pojnt de vue différent. Mais de ce que j’entends de lui, des insultes et de la vulgarité, ça dénote un manque flagrant d’expression!

      Il y une façon d’exprimer que quelque chose nous emmerde tout en respectant les règles de l’art. C’est beaucoup plus efficace mais sûrement moins populaire!

    • Cela me prendrait pareil beaucoup plus pour ‘’sizer” le personnage…

      Le texte suivant dit que c’est probablement ce qu’il voulait se faire expulser…

      http://www.salon.com/2014/01/14/the_long_strange_saga_of_armond_white/

      On a plusieurs aussi images en-tête de personnages et/ou de situations où les nerfs peuvent être à fleur de peau. La politique, le paradoxe ambulant aussi, la cause gay ou encore afro-américaine et avec des dissensions.

      Pour Roger Ebert en lisant la page de Wikipedia consacrée à White, lisez ce que qu’il pense de Ebert :

      He has singled out Roger Ebert for particular condemnation,[18][45][46][47] telling an interviewer that “I do think it is fair to say that Roger Ebert destroyed film criticism”[45] and accusing him of “talking about movies as disconnected from social and moral issues, simply as entertainment”.

      Faut-il alors se surprendre que Ebert le qualifie de Troll ?

      Puis on parle aussi des injures lancées à d’autres critiques. Donc, il a le don de cultiver ses inimitiés mais cela ne doit pas lui enlever son talent ni même parfois sa pertinence.

      Sauf que comme dit plus tôt on le connaît pas. Mais avec un personnage, c’est possible que parfois on le déteste et d’autre fois on l’adore ou encore qu’on adore le détester ou encore on décroche complètement de lui pendant un bout pour ensuite y revenir…

      Bref, on l’imagine pas reposant. Alors, c’est certain qu’en l’expulsant ils ne se sont pas débarassés de lui…

    • Pour l’article de Chris Richards sur le dernier album d’Arcade Fire, je ne le trouve pas mal écrit pour ma part. Et ce ton pour moi relève plus de la métaphore pour illustrer son propos. Il parle donc du charisme des artistes et de l’effet qu’ils ont sur lui.

      Là où je ne peux pas le suivre, par contre c’est quand il parle au ”nous” plutôt qu’au ”je”. Parlez pour vous, monsieur le critique ou le journaliste.

      ”We should all be repulsed ” ” so unable to feel for ourselves ”

      Certes, on peut employer le ”nous” par figure de style , par politesse ou encore en ne précisant pas qui est concerné.

      Pour la vie sexuelle plate, il dit que cela sonne comme cela à ses oreilles ou bien pour d,autres à leurs yeux. Pour moi, c’est une image mais une personne peut trouver palpitante sa vie sexuelle alors que l’autre va dire qu’elle est ennuyante à mourir.

      La sexualité, relève pour sûr de la vie privée mais pour dénoncer le manque de charisme perçu d’un artiste ou encore mieux d’un politicien cette image est employée depuis des lunes et des lunes.

      Pour des artistes aussi ou encore tiens des animateurs radio, cela peut être incroyable comment on peut être surpris de la différence entre ce qu’on entend et écoute et ce qu’on voit.

      Pour des articles quand même du genre, je trouve qu’il vaut mieux garder les commentaires fermés. Les gens peuvent quand même se le partager sur les réseaux sociaux.

    • Les attaques personnelles ?

      Cela dépend. Car, à mes yeux, un artiste qui a du style ou un personnage, sa création a toujours un lien intime avec lui. Alors, il y aura toujours une personnalisation.

      Et si on peut dire qu’on voit Mick Jagger comme une bête de sexe on peut aussi dire qu’on s’imagine que Stéphane Dion ne doit pas en être une mais qui sait ? Les apparences sont souvent trompeuses.

    • @ lecteur_curieux

      Ce qui m’a fait bondir, ce n’est pas tellement l’attaque elle-même de Richards, mais l’admission par lui-même (par après) que son ton était sciemment choisi pour recevoir de l’attention et pour résonner plus fort que le “concert d’éloges”.

      Traduction: Je ne pense pas être capable de faire entendre ma voix par l’intelligence et la raison: je vais adopter une attitude qui va me faire remarquer. C’est surtout ça que je trouve navrant.

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