Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 13 janvier 2014 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (32)

    The Hateful Eight, un western de Quentin Tarantino

    Django Unchained (2012) Blu-ray Screenshot

    En novembre dernier, Quentin Tarantino annonçait la nature de son nouveau projet sur le siège de Jay Leno : «Ce n’est pas une suite à Django, mais c’est un autre western. J’ai eu tellement de plaisir à faire Django et j’aime tellement les westerns, qu’après avoir appris comment en faire un, c’est comme “OK, laissez-moi en faire un autre maintenant que je sais ce que je fais.”».

    Les fans du populaire réalisateur, considérant avec sagesse tous les faux espoirs qu’il a fait naître au cours de sa carrière, ont pris la nouvelle avec un grain de sel. Mais il semblerait que QT a bel et bien tenu parole cette fois-ci. Deadline et The Hollywood Reporter ont révélé ce week-end que le scénario est en cours d’écriture, et qu’il s’intitule The Hateful Eight, clin d’oeil ludique au classique du western d’action à vedettes The Magnificent Seven (1960). À moins qu’il ne s’agisse d’une auto-référence à ses Crazy 88

    Côté casting, Tarantino compte renouer une troisième fois avec son nouvel acteur-fétiche Christoph Waltz, pour qui il a écrit un rôle. L’autre gros nom qui circule est celui de Bruce Dern, qui a fait une brève apparition dans Django Unchained (photo ci-dessus). Le vétéran de 77 ans a remporté le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, où il a qualifié QT de «génie».

    Un des porte-étendards de l’influente BBS Productions, qui démarra en trombe l’ère post-code Hays à Hollywood, Dern s’est établi dans les années 1970 comme un solide acteur de soutien. Très en demande, il a été dirigé par de nombreux cinéastes de renom, dont John Frankenheimer, Hal Ashby, Elia Kazan, Alfred Hitchcock, Claude Chabrol et, récemment, Francis Ford Coppola, jouant un shérif acariâtre et inquiétant dans le tristement sous-estimé Twixt.

    Deadline n’a pas manqué de louanger l’acteur dans sa dépêche, disant qu’il est «aussi vif que jamais, et possède une mémoire encyclopédique quant à la tradition hollywoodienne et sa place dans ce monde. Cela a fait de lui un candidat idéal pour un “comeback”, et une poignée de réalisateurs qui sont ingénieux dans leur casting, comme [Alexander] Payne et Tarantino, sont très astucieux en reconnaissant cela.»

    Forty Lashes Less OnePlus même que Django Unchained – que QT voit davantage comme un «southern» qu’autre chose – The Hateful Eight se présente comme le premier western pur du cinéaste qui n’a jamais caché son amour du genre, et qui cite régulièrement Sergio Leone et Sam Peckinpah comme des influences majeures.

    À noter que Tarantino avait songé au milieu des années 1990 à adapter Forty Lashes Less One, roman western d’Elmore Leonard racontant l’histoire de deux détenus dans la prison de Yuma, un métis Apache et un soldat noir, qui doivent capturer les cinq hors-la-loi les plus redoutables du pays afin de recouvrer leur liberté. Tarantino à finalement porté Leonard à l’écran grâce à Jackie Brown.

    Précisons enfin que la production de The Hateful Eight n’a pas été officiellement confirmée, mais ça ne saurait tarder, les sources de l’info étant particulièrement solides. Aucun indice par rapport à l’intrigue, quoiqu’on peut s’amuser à les relever via The Magnificent Seven qui, soit dit en passant, est un remake des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa.

    À lire aussi :

    > Django Unchained : quelques notes discordantes…
    > Quentin Tarantino a 50 ans
    > «Death Proof doit être mon pire film»


    • Ne serait-il pas le temps de se renouveler? Réalisateur talentueux, scénariste limité.

    • “considérant avec sagesse tous les faux espoirs qu’il a fait naître au cours de sa carrière”

      Et ce blogue aussi… C’est ici que j’avais pris pour du cash qu’il y aurait un remake signé QT de Faster Pussycat Kill Kill ! Je l’attends toujours…

      Ah, quelle ocassion ratée de constaster que Kate Upton et Kim Kardashian ne savent pas jouer, mais que c’est pas bien grave !

      Pour le remake, l’info devait provenir de la section commentaires, je ne vois pas de mention de Faster Pussycat dans mes posts. Sinon, pour Kate Upton, on aura l’occasion d’apprécier ses talents d’actrice dans le romcom The Other Woman, son premier rôle d’envergure au cinéma. B-a ici. -js

    • Son véritable acteur-fétiche-porte-bonheur c’est une actrice: Uma Thurman.

    • Oh wow. Kate Upton dans un film…?
      Shut up and take my money!!!

    • @vene777
      J’aimerais tellement qu’il y ait davantage de scénariste limité comme QT à Hollywood…

    • Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est limité. Il est un des rares réalisateurs d’Hollywood qui allie qualité de mise en scène et scénario original. Beaucoup de réalisateurs se contentent de remakes et d’adaptations de livres qu’ils ne scénarisent même pas eux-même alors que QT a souvent créé des scénarios originaux.

      De plus, pourquoi serait-il limité? Sous prétexte qu’il revient avec les mêmes thèmes et le même genre d’histoires? Devrait-il “se renouveler”? Sur cette base pourrait qualifier de limités presque tous les réalisateurs avec une signature particulière et répétée. Woody Allen ou Wes Anderson sont-ils limités?

      Et enfin, la répétition thématique est elle moins noble que la répétition d’une esthétique (omniprésente chez les grands réalisateurs)?

    • teamstef : Vous aimez les réalisateurs qui font, essentiellement, la même chose à chaque film?

      J’adore Reservoir Dogs et Pulp Fiction, en passant. Je trouve seulement que Tarantino est sur le pilote automatique depuis le début des années 2000.

      J’aimerais voir Tarantino sortir de sa zone de confort et tenter quelque chose de different.

    • @ vene777

      Tarantino sur le pilote automatique depuis 2000? Alors que son film le plus riche en carrière est probablement Inglourious Basterds? C’est pas sérieux.

      Django est un Tarantino mineur qui reprenait certains des schémas de IB, c’est bien vrai, mais de là à dire qu’il ne fait rien de bon depuis 2000 ou qu’il fait toujours la même chose, il y a une sacrée marge, que vous franchissez avec une poutre dans l’oeil.

    • @pezzz
      vene777 fait probablement référence à Death Proof…

    • @ Alex1972

      DeathProof est très bon, si on excepte la scène de la conversation des filles au milieu du film, qui est plus académique que cinématographique. C’est là que les gens ont décroché. Pourtant, outre cette longueur assez absconse, le reste est à la fois excellent, tarantinesque et innovateur, justement.

    • «Hateful Eight» c’est l’histoire de huit malfrats qui décident de faire
      un vol de banque mais le casse tourne mal. Chacun des protagonistes
      porte le nom d’une couleur… :-)

    • Si Tarantino fait un western, au moins il ne ferra pas une finale bonbon à la Magnificient Seven.

      Je ne me considère pas comme un grand cinéphile, je porte plus attention à une histoire qui m’accroche porté par des acteurs charismatique et en autant que la mise en scène ne soit pas confuse, je suis généralement heureux. Mais si il y a un classique du cinéma que j’adore, c’est bien The Seven Samurai. Et si il y a un autre que je déteste, c’est bien The Magnificient Seven.

      T7S est une superbe histoire de sacrifice, honneur et camaraderie. La scène finale ou résume bien le film. Le plus jeune dit qu’ils ont gagné en fin de compte mais le plus vieux montrent du doigt les payans festoyant et dit que c’est eux qui ont gagner. Ensuite il indiquent la tombes de leurs quatre camarades mort au combat (beau plan de 4 tombe avec un katana en guise de pierre tombale) et conclu qu’eux ont encore perdus. Mais un tel sacrifice n’est pas une surprise; on ne se dresse pas à 7 contre 40 sans en payer le prix. Ça rend l’acte d’autant plus héroïque.

      TM7 est essentiellement la même histoire avec des cowboys sauf que la finale nous montre les 7 ‘héros’ bien en vie, chevauchant au loin. Si ma mémoire est bonne, un seul est blessé au bras, le moins courageux de la bande (il n’avait que ne pas être un pleutre!). Pas exactement la même morale. Quel héroïsme il y a à défendre les plus faibles si vos adversaires sont littéralement moins habile au combat que les paysans que vous défendez?! Ils auraient pratiquement dû défendre les bandits. Ces pauvres types n’avaient visiblement aucune chance de prospérer dans la vie, de véritables bons à rien.

      Ça peut sembler puéril mais j’ai détesté TM7 essentiellement pour cette raison. La ou T7S était un drame de vie ou de mort, TM7 est une farce.

      Mais avec Tarantino, pas de raison de craindre que ça arrive!

    • Ce n’est pas parce-que le thème de la vengeance est très présent dans l’univers tanrantinesque qu’il fait toujours la même chose. À ce compte là, on pourrait dire la même chose de Allen, PTA, Malick, Lynch et d’autres grands réalisateurs/scénaristes.

      Parlant de Woody, il a dit quelque chose d’éloquent sur le sujet récemment, en entrevue au LAT :

      “There are 100 different dishes that the Chinese eat, but in the end it’s all Chinese food,” he added. “Yes, there’s a pork dish, or a scallop dish, they are all different on the menu, but you’ve had Chinese food. And that’s the way you could think of my films.” -js

    • Tant qu’à se donner une 2e chance avec les western, pourvu que cette fois il y mette du Sergio Leone, et qu’il nous fasse un opéra. J’ai trouvé Django faible. J’attends de trouver le courage de le revisionner pour me refaire une tête.

      Et puis tant qu’à donner son opinion sur quelle tangente on aimerait voir prendre Tarantino, j’hairais pas qu’il retourne à des récit plus discrets mais plus fins, à la Jackie Brown. Moins de solos de guitars. Moins de scènes tape-à-l’oreille avec ses dialogues légendaires, qui finissent par sonner prétentieux. J’aimerais me faire surprendre à nouveau par un dialogue qui s’intègre naturellement au récit, et qui me frappe par son authenticité. Moins de dialogues directement méta. Ca m’ennuie. J’aime pas trop sentir que Tarantino prends possession du corps d’un personnage pour livrer du méta à l’audience. C’est comme si un chanteur prenait un break au milieu d’une chanson pour expliquer ses métaphores.

      Ceci dit, oui Death Proof était bien écrit, et bien réalisé. Et j’adore la citation de Woody!

    • “la répétition thématique est elle moins noble que la répétition d’une esthétique (omniprésente chez les grands réalisateurs)?” (Kurtz)

      J’allais écrire exactement la même chose!

      @ eturgeon

      Vrai que selon moi Django était son plus faible (Leonardo DiCaprio l’intolérable, même lorsqu’il est bon!), mais QT est tellement exceptionnel (et Christophe Waltz sensationnel!) que même le plus faible de QT est supérieur au meilleur de 90% des réalisateurs de toute l’Histoire du cinéma!

    • Malgré ma déception envers Django et malgré le fait que j’ai trouvé Inglourious Basterds couci-couça, je garde espoir que QT retrouvera la forme. Ajoutez à ça le fait que le western est un mes genres cinématographiques préféré, je bon espoir pour ce prochain film.

    • I.G. est un de mes films de QT favoris! Quelles scènes, quelle tension et quel divertissement!

    • Jozef, merci pour la citation de Woody. Il a parfaitement raison. Un véritable génie!

      @procosom
      DiCaprio est absolument génial dans Wolf of Wall street.

    • H.S. À la recommandation de plusieurs, j’ai vu Blow Out (Brian De Palma – 1981) pour la première fois cette semaine. C’est vrai que la finale est assez incroyable et quelques scènes sont excellentes, mais le reste du film est plutôt moyen. Mais comme je dis toujours, “moyen” dans l’ensemble avec ne serait-ce qu’un seul élément “excellent”, c’est déjà mieux que 90% des films réalisés chaque année!

      @ teamstef

      À chaque film qu’on me dit qu’il est génial, je le trouve au mieux correct! C’est vrai qu’il est de mieux en mieux depuis 10 ans (Departed, Revolutionary Road, etc.), mais j’ai beaucoup de difficulté à “croire” à ses personnages.

    • @procosom.com

      J’ai vu Wolf ce samedi, et je suis très peu enthousiaste. Et DiCaprio ne m’a pas impressionné non plus. Il donne son 200%, soit. Pour le film lui-même, je préfère encore The Departed et Shutter Island, dont je ne suis pas un très grand fan de toute façon. Wolf m’est apparu comme un film très redondant, qui s’épuise à nous répéter scène après scène la même démonstration.

      Blow out, par contre, c’est le top de De Palma. Avec Dressed to kill! :)

    • “Mais comme je dis toujours, “moyen” dans l’ensemble avec ne serait-ce qu’un seul élément “excellent”, c’est déjà mieux que 90% des films réalisés chaque année!”

      C’est ce que je dis toujours. La majorité des films sont incapable de produire une seule scène méritante. Une scène que je vais aimer reconstituer mentalement des semaines après le visionnement .Alors quand un film m’en donne une ou deux, je me considère satisfait.

      For the record, je ne crois pas que WOW m’en ait donné une.

    • Bon faut donner ca à Scorsese: c’est son film le plus courageux qu’il a fait depuis des lustres.

    • @eturgeon

      “Blow out, par contre, c’est le top de De Palma”

      Mais non, le top de De Palma, c’est Carlito’s Way! :)

    • Carlito et Femme Fatale! Blow out pas loin derrière, on est dans le chef d’oeuvre aussi.

    • @eturgeon
      Vous voulez vous satisfaire de Wolf, vous pouvez vous reconstituer le traveling génial de la fin avec ces admirateurs qui défilent.

      Et pour rire un peu, vous pouvez repenser à DiCaprio presque invalide à cause de la drogue ou cette discussion délirante sur la cousine du personnage de Jonah Hill.

    • @teamstef

      justement j’ai peu réagi à ces scènes. Décidément le film m’a laissé assez froid. Par exemple la scène où Dicaprio est numb, j’étais surtout vite exaspéré des rires incessant de la salle. L’humour, c’est subjectif. Les réactions ca se commande pas. J’aurais aimé rire plus.

    • Pour le traveling final dont certaines personnes parlent, je ne m’en souviens même plus. My god, c’est moi qui devait être numb!

    • @kurtz
      Je ne trouve pas que Death Proof est un mauvais film. Mais c’est le film de la filmographie de Tarantino ou celui-ci m’a semblé le plus «sur le pilote automatique» pour reprendre l’expression de vene777. Je trouve qu’on sentait l’aspect «commande» de ce genre de projet Grindhouse : faire un film hommage aux Série B. Habituellement Tarantino se sert d’éléments de films de Série B pour alimenter sa créativité. Dans le cas de Death Proof, les élément de ce type de cinéma sont seulement plus grossièrement collés sur son film. Bref, c’est moins subtil.

    • Le travelling que je retiens (et rafc dans un autre post) n’est pas à la fin, c’est après le premier speech de Di Caprio si je me rappelle bien. Sinon, la scène avec McConaughey, à peu près toutes les discussions longues, la scène du métro, Di Caprio drogué… Et des moments, des plans, plus que des scènes entières… Sans oublier le rythme singulier du film: oui, la débauche frénétique, mais c’est toujours ponctué de conversations, longues, souvent même “trop” a-t-on envie de dire, pour le bien du récit, tant elles brisent l’élan du récit, dans une sorte de stop/fast forward déstabilisant. C’est pas mal quand même.

    • McConaughey offre le sketch d’acteur polyvalent qui fait son numéro, comme les Javier bardem dans James Bond, Christian Bale dans je sais plus quels films. Celui de McConaughey est plutôt bien. Mais ces petits numéros décallés font sourire, sans vraiment impressionner parce que tout est dans la joke du sketch, sans avoir de profondeur ni dans les textes ni dans le personnage. L’acteur fait son show, sans devoir se soucier d’amener un background au personnage, ou une suite à ce personnage. C’est comme comparer le Bardem de James Bond et le Bardem de No Country for old men. Y en a un des deux qui est un personnage génial, l’autre est juste plus coloré que la moyenne.

      Pour le montage et les plans séquences, oui ca fait Scorsese, et ca rappelle Goodfellas. Mais je ne trouve aucune scène qui m’a marqué vraiment et que j’ai envie de revoir. Je donne des exemples de goodfellas:
      -Layla (piano exit) avec les cadavres retrouvé par la police
      -toute la scène où Henri fait sa livraison de drogue en même temps qu’il supervise la préparation du diner de famille. Du pur génie de montage et de musique.

      WOWS nous amène plus haut que la moyenne, mais jamais assez haut pour devenir un classique. Pour moi, aucune scène d’anthologie. Y a des choix musicaux curieux qui ont piqué ma curiosité, mais ca dépassait pas le temps d’une courte séquence. Ca décollait, pis ca s’envolait pas.

    • Là où vous avez raison eturgeon, c’est qu’il est absolument impossible de regarder, d’estimer, de comprendre, et même d’apprécier WoWS sans une nécessaire mise en perspective devant Goodfellas en particulier, l’œuvre du cinéaste en général. Le film est une charge d’exagérations satiriques, avec toutes les grossièretés et les raccourcis que ça comprend. WoWS débute exactement où Goodfellas terminait : la scène de livraison, ou la déchéance de Hill. L’aspect pastiché du film vient précisément de là.
      Mais je comprends très bien vos arguments. Pour l’espoir, je vous dirai que le temps, depuis mon visionnement, a enveloppé le film d’une telle lueur, qu’il gagne en pertinence.

    • L’essoufflement, je pense, la répétition, servent à exposer le vide de la vision de Belfort, et je ne pense pas qu’on peut vraiment comprendre l’abysse de celle-ci avant d’avoir été épuisé par le film, et se retrouver subitement dans ce métro si quotidien, calme, à la fin. Au fond, le film n’a rien de plus à dire que ce qui se trouve dans la publicité qui ouvre le film, le reste c’est du surplace, une déclinaison de la même idée. Mais c’est précisément ça, le monde de Belfort, aussi frénétique qu’immobile. Le film veut nous épuiser, c’est d’ailleurs l’ancrage moral, cet épuisement là où Belfort ne fait que s’enivrer.

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