Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 20 novembre 2013 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (21)

    Le démantèlement, ou l’agneau sacrificiel

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    Le film ne fait pas cinq minutes, qu’on aperçoit trois boîtes à outils distinctes. Elles sont parsemées à travers une série de plans paisibles illustrant le quotidien de Gaby, un éleveur de moutons qui vaque silencieusement à ses occupations quotidiennes. Le ton est donné: notre héros est un homme s’exprimant essentiellement à travers son travail, ses gestes, et qui, on le verra par la suite, a appris à cultiver une saine méfiance vis-à-vis la parole, tant celle de son entourage que la sienne.

    Ce n’est pas dire que Gaby est un être asocial. Il reçoit régulièrement son ami comptable, personnage nettement plus exubérant que son hôte, qui insiste pour «brancher» ce fermier de la vieille école en lui installant une connexion internet sur un ordi démodé qui ramasse la poussière. Gaby observe l’opération avec amusement, sachant fort bien qu’il ne fera à peu près jamais usage de cette machine qui jure avec son environnement. Il ne lui viendrait cependant pas à l’idée de protester; ça semble vraiment faire plaisir à son ami. Et c’est tout ce qui compte.

    Une fois son labeur complété, l’ami comptable (on ne lui donne pas de nom propre au générique) se sert une Tremblay dans le frigo. Un rituel qu’il perpétue au gré de visites successives, sans jamais s’en embarrasser. On saisit vite que Gabby, qu’on ne voit jamais boire, ne pense pas qu’à lui lorsqu’il effectue ses achats, et ce, malgré le fait qu’il ne roule pas sur l’or, loin de là.

    Une personne généreuse? C’est le moins qu’on puisse dire. Le bonheur des autres au détriment de son propre bien-être constitue le fondement de son existence. Caractéristique qu’une de ses deux filles, Marie, exploite jusqu’à la dernière goutte lorsqu’elle demande à papa de carrément se ruiner (avec de vagues promesses de remboursement) afin de lui assurer une vie bourgeoise montréalaise à laquelle elle tient coûte que coûte.

    Traditions déracinées, valeurs obsolètes

    laurier

    Comme le suggère le tout premier plan, qui nous montre un agneau frêle qui peine à se maintenir sur ses pattes dans son enclos, Le démantèlement se penche sur la notion de sacrifice à connotation religieuse. Ou allégorique, si l’on préfère. Gaby est un saint qui accepte dignement de démanteler sa ferme – en d’autres mots, de se crucifier – afin d’assurer le salut de sa progéniture pécheresse.

    Bientôt sans toit, il se déniche un logement miteux dans un village voisin. Le contraste est saisissant. Fini les vastes espaces verts, le paysage pittoresque, et les gentils moutons qui bêlent. Gabby devra désormais s’habituer à une maison de chambre exigüe qui donne sur une autoroute bruyante, peuplée d’un troupeau de voitures rugissant sur un pré asphalté. Au moment de déménager, il transporte une boîte qui contient l’objet le moins significatif de son ancienne vie, son ordinateur. Dans un film d’un autre genre, l’image tiendrait lieu d’un savant gag visuel, mais dans ce cas-ci le sentiment est dévastateur. Et aussi ambigu : s’agit-il d’une renonciation amère au passé, ou plutôt d’un symbole d’ouverture quant à l’avenir?

    Et puis on revient toujours à la cause de ce démantèlement tragique, ce caprice d’enfant gâté de Marie, qui n’aurait jamais dû être considéré, se convainc-t-on, avec autant d’urgence par Gaby. Et les spectateurs de s’indigner, à travers les désapprobations de plus en plus pressantes de la part de l’ami comptable, du dévouement démesuré de notre héros. En même temps, le film n’appuie pas avec insistance sur la dynamique manichéenne entre le père et la fille (qui n’apparaît que quelques minutes dans l’histoire, mais dont la présence accablante nous guette constamment hors champ); le discours central ici n’est pas tant concerné par les mécanismes de l’intrigue que par les questions humanistes qu’elle déclenche. À savoir, que signifie réellement ce type de sacrifice à notre époque, dans notre culture? Doit-on vraiment y voir un geste noble, d’un altruisme extrême, ou plutôt un comportement autodestructeur mu par de vaillantes convictions chevaleresques?

    À mon avis, le film pose un regard agnostique sur le geste de Gaby. Son sacrifice est certainement considéré avec un grand respect, mais il y a constamment un scepticisme qui plane quant à sa vertu réelle. Scepticisme d’autant plus marqué lors d’une des scènes les plus cocasses, alors qu’un groupe de touristes africains (ou d’immigrants africains, ce n’est pas trop clair dans mes souvenirs), affublés de tuques et de manteaux bon marché, débarque à la ferme de Gaby pour y observer un rite musulman qui consiste à trancher la gorge d’un mouton. Dans un autre cadre – pensons par exemple à un reportage folklorique de National Geographic – ce sacrement serait empli d’une digne gravité, mais en nous présentant cette tradition coupée de sa terre d’origine, l’acte prend soudainement un air obsolète, voire burlesque.

    La porte entrouverte du paradis

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    Au sacrifice musulman, présenté ici de manière anecdotique, se rallie le sacrifice personnel infiniment complexe de Gaby; la valeur morale de nos croyances est directement subordonnée à l’environnement dans lequel ces dernières sont pratiquées. Présenté à l’aide de plans d’ensemble picturaux, baignant dans une riche lumière ambrée, le domaine de notre protagoniste s’apparente à une sorte de jardin d’Éden, une bulle intemporelle et sans frontières coupée du monde moderne. Un lieu de mythe propice aux entreprises humaines absolues. Mais également un lieu, lorsqu’abandonné, qui laisse dans son sillage de profondes remises en question.

    L’appréhension du doute retentit tout au long de l’évocation de ce paradis terrestre, qui comporte certaines fissures: un mouton agonisant, qu’on aperçoit à deux ou trois reprises, une insinuation de romance avec la fermière voisine, qui n’aboutit jamais, le refus général d’angéliser le difficile et culturellement peu valorisé métier d’agriculteur. Le regard porté par le cinéaste Sébastien Pilote sur le train de vie de Gaby est toujours droit, dénué de complaisance nostalgique, mais doté d’une infinie tendresse. Le démantèlement réussit le pari d’un film sentimental évacué de sentimentalisme. Un mélodrame sans guimauve.

    J’ai vu le film en première à l’Impérial il y a deux semaines. Au générique final, il régnait un silence quasi-funèbre, interrompu par quelques sanglots bien sentis et par des âmes plus pudiques, dont la mienne, tentant sans succès de les contenir. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pleuré au cinéma. Oui, il y a le propos, oui il y la performance de Gabriel Arcand (on y revient bientôt), mais il y a aussi la musique, qui joue ici un rôle prépondérant dans le déploiement du langage émotionnel de l’oeuvre, chose assez rare dans les films d’auteur québécois contemporains, où domine le credo du minimalisme.

    On parle ici de quelques accords de guitare sobres et mélancoliques, généreusement dispersés à travers le récit, semblant avoir été composés au moment d’un radieux coucher de soleil. Et aussi franchement influencés par la musique de Heaven’s Gate (1980), le western maudit de Michael Cimino qui a démantelé, c’est le cas de le dire, la relative emprise sur le studio system dont jouissaient les réalisateurs du dernier âge d’or hollywoodien.

    Lors d’une rencontre avec Sébastien Pilote cet été, il se plaisait à comparer son utilisation de la musique à la portion de beurre accompagnant le panier de pain servi au restaurant. Une analogie colorée quant à sa méthode artistique, mais aussi une démonstration de confiance de la part d’un cinéaste par rapport à l’autonomie de ses spectateurs, et à leur capacité d’interprétation. Ceci dit, il y en a plusieurs qui ne se sont pas gênés pour beurrer épais…

    Le passeur de flambeau (un peu de méta)

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    Pour finir, un peu de surinterprétation, si vous le permettez. J’aimerais examiner l’extraordinaire scène finale : le discours de Gaby à sa fille cadette, Frédérique, alors qu’il affirme essentiellement que toutes les possessions matérielles qu’il a acquises et maintenues tout au long de sa vie ne sont rien comparé à l’amour qu’il porte à ses enfants. Qu’il ne regrette aucunement de s’être ainsi sacrifié pour Marie, peu importe l’égoïsme ou l’ingratitude de cette dernière. Est-il réellement convaincu par ce qu’il dit, ou tente-t-il plutôt de se convaincre lui-même? La question demeure en suspens. Dans tous les cas, les mots sont puissants, déclamés avec une aisance désarmante par un vieux routier (pour une certaine raison, cette scène m’a fait penser au fameux monologue de Ben Johnson, interprétant le sage cowboy urbain Sam the Lion dans The Last Picture Show, alors qu’il nous sort une des belles répliques du cinéma américain des années 1970 : «Because being crazy about a woman like her is always the right thing to do»).

    Au-delà de la nature diégétique de cette scène se dissimule un discoure oblique, qui dépasse le cadre de l’intrigue. Dans un premier temps, on s’entend pour dire qu’il s’agit là d’une scène clé pour le personnage de Gaby, mais aussi pour Gabriel Arcand, l’acteur. C’est son pitch aux Jutra, le clip qui sera diffusé lors de la présentation des cinq nominés vers la fin du gala. Arcand le sait. Pilote le sait encore plus, lui qui a prévu le coup, si on veut, en cadrant sa vedette avec un plan taille soutenu, fixe et frontal. Il ne manque qu’un «I’d like to thank the Academy», à la manière de Fight Club. Mais étant donné qu’on est à mille lieues de l’esthétique postmoderne du film de Fincher, on se contente avec des remerciements anticipés sous-entendus.

    En second lieu, et c’est là où je voulais en venir, il y a le personnage de Frédérique, une étudiante en théâtre, qui écoute attentivement les paroles de son père. Mais il y a aussi Sophie Desmarais, qui se trouve aux premières loges pour assister à une démonstration des plus convaincantes et inspirantes de la dimension du jeu d’acteur. Cette jeune comédienne aux grands yeux de biche et à la peau de porcelaine, qui est particulièrement cinégénique et particulièrement en demande, incarne la nouvelle génération du cinéma québécois. Elle le sait, et Pilote le sait encore plus, en choisissant de clore le film sur un gros plan de son visage, alors qu’elle est sur une scène en train de répéter une pièce de théâtre qui, elle l’espère, servira de tremplin à ses ambitions. Mais elle n’a pas trop à s’inquiéter, la flamme vive du flambeau que lui a relayé Gaby Arcand veille ardemment sur elle.


    • Wow! Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu une critique qui me donne envie de voir un film que je n’avais pas envie de voir!

    • Jozef, la critique semble aussi belle que le film. C’était un délice. Il ne reste plus qu’à se rendre au cinéma voir Le démantèlement.

    • Je suis ému par cette critique toute particulière de Monsieur Siroka. “Le démantèlement” que je n’ai pas encore vu me ramène plein de souvenirs visuels et auditifs du temps de ma prime jeunesse. Entre autres, d’un agnelet qui suivait partout mon petit frère jusqu’à l’école du rang. Un jour il a bien fallu vendre l’agneau et tous les nouveau-nés de la saison. Donc, un brin nostalgique en vous lisant aujourd’hui Monsieur Siroka. Sans ironie aucune, c’est toute une première pour moi! Bravo!

    • +1 au commentaire de cine

    • N’ayant pas encore vu le film, l’envie me ronge après la lecture de ces mots très bien choisis!

    • M. Siroka,

      Il est évident que de par la façon avec laquelle ce film est venu vous chercher, et vous a amené à pondre cette fine et sentie analyse, il me faudra le voir pour être touché à mon tour… Merci…

    • Les intervenants précédents résument déjà bien la situation ; très belle critique qui insuffle le désir de voir le film. Toujours un plaisir de vous lire, encore plus cette fois-ci !

    • Quelque chose comme un grand film?

    • Ah! Monsieur Siroka, comme vous écrivez bien ++ C’est un plaisir de vous lire.
      Vos mots sont très bien choisis et vous connaissez bien le Cinéma!!
      Nous avons eu le bonheur de faire de la figuration pour ce film mon mari et moi..
      Les paysages ont été tournés dans notre région dont nous sommes très fiers.
      C’est encore plus beau en réalité..et venez faire un tour cet été, vous serez enchanté.

    • Tres juste interprétation judéo-chrétienne, mais il y a aussi Lear et Cordelia, non ?

    • J’étais là moi aussi à la première… je n’ai pas senti le même enthousiasme dans le public. Au contraire, des gens qui regardent leur cell pour regarder l’heure et des applaudissements polis comme il y en a toujours aux premières.
      Rien à voir avec le plaisir de la salle pour “Gabrielle”.
      Enfin chacun sa perception et chacun ses goûts.

    • En voilà une, Desmarais, qui semble porter une attention particulière aux choix de ses projets. Son court parcours, jusqu’ici, m’apparait fort cohérent et il y a peine à penser qu’elle en déroge. J’y sens la construction, aussi embryonnaire soit-elle, d’une réelle voix d’actrice, personnelle et racée. Tout pour un jour intéresser cinématographe! Si cette « biche de porcelaine » représente l’avenir du jeu d’ici, il n’y a pas à s’en faire, elle restera solide sur pattes dans les escarpements laurentiens.

      Effectivement, très beau texte qui nous convie élégamment en salle.

    • Tant qu’à passer à Québec, avez vous pris des nouvelles de M. Ghost?

      Très belle analyse du film. J’ai bien hâte de le voir mais je ne sais pas si je pourrai aller le voir en salle. En tout cas, j’ai bien l’intention de me taper une suite de films québécois… Je dois voir Camion et Le vendeur.

    • @rafc

      Elle m’intéresse déjà, ne serait-ce que pour le choix de projets! Mais je me demande parfois à quel point il est possible de garder un parcours cohérent au Québec, en tant qu’acteur. Il n’y a pas assez de films qui se font, et très peu de variété dans le type de production; un moment donné tu dois bien accepter des rôles parce que tu n’as pas trop le choix si tu veux travailler. C’est plus difficile de rester soi-même quand les rôles adéquats ne sont pas là. Et je doute que les acteurs québécois peuvent demander de retoucher un scénario pour mieux le faire cadrer à leur image, ce qui se fait à Hollywood; la SODEC ne serait pas trop contente…

    • Très belle analyse monsieur Siroka. Je suis allé voir le film à sa première journée avec ma conjointe et nous avons été habité par celui-ci pendant plusieurs jours. Pour la beauté des lieux, pour le jeu magnifique de Gabriel Arcand (idem pour Gilles Renaud), pour la musique, pour la photo, pour la lenteur, pour la vie, pour ce grand écart entre les réalités rurale et citadine, pour toutes les questions non résolues…

      J’avais été ému dès l’été dernier au visionnement de la bande-annonce lorsque votre collègue Lussier avait affiché le lien YouTube… Depuis, j’avais peur au film – vous savez, ces bandes-annonces qui finissent par être meilleures que le film lui-même ? Et bien, non ! Je le recommande fortement. Mais si vous êtes un fan du modèle “usine à saucisses hollywoodien” où tout est dit au premier niveau… retenez-vous, vous serez assurément déçu.

      NE PAS LIRE LA SUITE SI VOUS N’AVEZ PAS VU LE FILM, MAIS COMPTEZ ALLER LE VOIR.

      Je suis en désaccord avec vous sur votre “insinuation de romance” entre l’éleveur et sa voisine. Je n’y vois pas de la romance, mais plutôt, la manifestation d’un sentiment mêlé d’amour et d’adoration d’une jeune veuve à la tête de ce qui est devenu sa propre ferme, envers ce fermier voisin si droit, si “à sa place”, sur cette ferme qui fait l’envie de quelques voisins. Ce dernier ne répond pas à ce sentiment, il s’imagine encore que son ex-femme remariée va revenir le retrouver ! Mais cela dit, elle ne lui est pas indifférente, puisque sa difficile rupture avec son copain de vie sur quatre pattes se fera par elle. Il n’a pas la force de s’occuper lui-même de la bête, mais il a assez confiance et de “connection” avec elle pour la lui laisser.

      Pour conclure, m’est avis que la déclaration que Gaby fait à sa fille Frédérique ne vise qu’à la rassurer… et nous confondre un peu. Gaby est un exécutant, complètement englouti par son quotidien, une vie de moine où il a exécuté une série de gestes obligés à la chaîne, à temps plein, toute sa vie durant… Le fait-il vraiment par passion ? Par amour du métier ? Pas sûr… M’est avis qu’il le fait parce qu’il doit le faire, point. Il ne se pose pas d’autre question, aucune place pour l’introspection ni l’analyse de sa vie…

      Je suis encore déchiré par la puissance du dernier plan sur Gaby livré par le réalisateur… Gaby qui entre dans son logement miteux, disparaît aux trois quarts derrière le coin de mur et va s’asseoir dans une chaise, où on ne voit que le bas de ses jambes. Considérant le peu de relations qu’il a entretenu toute sa vie durant, même envers son “ami” comptable, il m’apparaît clair que cet homme s’en va se faire oublier, se faire fondre dans le décor… Mais ses filles vont très bien lui survivre en continuant leurs vies respectives.

    • @cinématographe

      Oui, j’avais bien anticipé cette réponse qui pourrait s’étendre à peu près à tous les cinémas nationaux. Nombre d’acteurs se sont fait aspirer par Hollywood par un besoin paradoxal de liberté. Difficile de connaitre la latitude qu’ont les acteurs québécois dans leur choix, d’autant plus s’ils sont aussi sur les planches. Elle jouit probablement d’une plus grande demande que d’autres en ce moment mais c’est sans importance pour nous. Reste qu’ici, entre les quelques grands acteurs établis qui font des choix excessivement douteux au grand écran et d’autres, ébréchés par un exile accaparant ou chimérique, il me semble qu’un entre-deux apparaît possible avec cette jeune actrice consciente de son cheminement.

    • Très beau et grand film! Interprétation de Gabriel Arcand magistrale, digne d’un Oscar, sinon d’un Jutra!

    • Quel beau film! Nous partageons à peu près votre façon de voir le film. Pour notre part, on a trouvé Gabriel Arcand fabuleux dans ce film où tout ou presque repose sur ses épaules. Mais il est de calibre cet acteur! Les images, la musique, les acteurs qui campent à merveille leur personnage respectif contribuent à la qualité de ce beau film touchant et qui se termine sur une note plutôt positive avec Gaby en dernier plan avec sur le visage une esquisse qui ressemble à un sourire, un sourire empreint de sérénité et c’est ce qui nous console avec ce qu’il vient de vivre: se détacher et vendre tous ses actifs et quitter cet environnement de calme et de beauté pour un univers moins joli mais, nous en sommes assurés, qu’il saura apprivoiser avec toute la résilience dont il est capable. Chapeau! On ne peut que recommander cet excellent film.

    • Je n’ai pas vu le film et ne pense pas non plus d’aller le voir…becoze je me demande pourquoi sa fille Marie ne fait-elle pas un emprunt à la banque et que son père soit “l’endosseur”, non ???

    • @ elixir

      Peut-être que la banque charge plus d’intérêt que son père, peut-être qu’elle n’a pas d’argent pour faire les paiements mensuels… Qui sait?! (et qui s’en préoccupe vraiment?) De toute façon, ça me semble plutôt faible comme raison de ne pas voir un film. À ce compte, je raye de ma liste 90% des films.

    • @elixir

      Premièrement peut-être que Marie n’a pas d’actifs à mettre en garantie pour obtenir un prêt digne de ce nom. Deuxièmement, même si elle a hypothétiquement obtenu une maison libre de créance dans son divorce, pour Marie il est évidemment quand même beaucoup plus avantageux de recevoir un don de son père qu’un prêt hypothécaire de la Banque et, étant une garce, elle se fout du sacrifice que ça impose à son père. Simple non?

      Quant à Gaby, il aurait peut-être pu emprunter en mettant sa ferme en garantie plutôt que la vendre, mais je suis conseiller financier et je peux vous dire que ma banque ne fait même pas de prêt agricole. Bien sûr que certaines institutions en font mais l’offre est limité et comme les revenus de des agriculteurs est souvent assez aléatoire la catégorie de prêt doit être considéré assez risqué par ceux qui sont prêt à faire du crédit agricole. Ça veut dire des ratio prêt-équité maximum faible et des taux d’intérêts relativement élevé. Traduction: il est très facile de concevoir qu’il était impossible pour Gaby de lever les fonds requis par sa fille sans vendre sa ferme.

      Pas que le réalisme soit essentiel au cinéma, mais dans ce cas-ci on est même pas dans l’improbable. Vous ne croiriez pas les absurdité que j’ai vu des parents faire pour des enfants plus ou moins ingrats au fil des ans.

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