Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 16 octobre 2013 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (39)

    Jack Reacher ne se prend pas au sérieux!

    jack-reacher-tom-cruise

    Quinze minutes après avoir appuyé play, trois constats s’imposaient : Jack Reacher est essentiellement une comédie, avec des éléments d’action, de suspense et de violence. On ne rit pas souvent aux éclats, et ce n’est pas l’objectif premier du film, mais le sourire quitte rarement le coin de notre bouche. Deuxièmement, il ne faut pas toujours se fier aux critiques : Reacher passe à peine le test de Rotten Tomatoes – agrégat généralement assez généreux – avec 61%, et essuie un échec plutôt cuisant chez Metacritic, avec 50%. Enfin, Tom Cruise est une solide vedette de cinéma, a great big bright, shining star, pour reprendre les dires de Dirk Diggler.

    Jack Reacher tient son titre du personnage principal d’une populaire série de thrillers policiers écrits par Lee Child. Un ancien officier de police militaire, colosse de deux mètres, devenu justicier nomade, constamment à la recherche d’une cause noble à défendre, «adoré par les femmes, craint par les hommes, et respecté de tous».

    Le film est basé d’après le neuvième roman de la saga, One Shot, publié en 2005. Le récit s’ouvre sur un bain de sang: par une splendide journée d’été, un tireur d’élite s’installe dans un parking à étages, et assassine cinq personnes qui déambulaient sur une place publique. Les victimes n’ont aucun lien entre elles. Le principal suspect est vite appréhendé et, alors que les détectives qui le détiennent s’attendent à ce qu’il livre une confession écrite, il leur remet un papier sur lequel sont écrits quatre mots : «Get me Jack Reacher». Ce même Jack Reacher qui l’a poursuivi par le passé pour un drame semblable et qui lui garde toujours rancune…

    La table est mise pour un film policier baignant dans le mystère et la conspiration, avec une intrigue assortie de fausses pistes et de personnages obscurs. Des ingrédients qu’a savamment su mijoter Christopher McQuarrie dans le classique The Usual Suspects (1995) de Bryan Singer, grâce à son scénario acrobatique qui a joyeusement étourdi toute une génération de cinéphiles. Cette fois-ci, en plus d’assurer l’adaptation, il prend les commandes derrière la caméra, et force est d’admettre que sa mise en scène s’accorde à merveille avec ses talents d’écriture indéniables.

    jack-reacher-1bPour prendre un très simple exemple : la première rencontre entre Reacher et Helen Rodin, l’avocate sexy aux aspirations pacifistes qui défend le suspect. Dans un casse-croûte, elle tente de convaincre son interlocuteur réticent de faire équipe avec elle. Il réplique en racontant sa relation avec le tireur d’élite, du temps qu’ils étaient en mission en Irak. La scène se mue en une série de flashbacks illustrant les propos de Reacher, qui fournit du coup une narration en voix off. Après une trentaine de secondes, on est de retour dans le présent, toujours transporté par la voix de Cruise (dont le ton et la cadence sont restés inchangés depuis le début de la scène), mais le lieu a soudainement changé; on est désormais dans une gare d’autobus. Avec son astuce de montage, McQuarrie utilise la magie du cinéma de façon fluide, élégante et, surtout, économe d’un point de vue narratif: le désir du protagoniste d’échapper à la situation est démontré visuellement, et non pas seulement de manière verbale, écueil qui guette souvent les scénaristes qui passent à la réalisation.

    La belle surprise de Jack Reacher est la recalibration de l’image de leading man de Tom Cruise qui, à vrai dire, a rarement paru aussi cool. Comme je le disais plus tôt, la fibre structurante du film se résume à une variété de faux-semblants, mais il s’agit également d’un concept qui nourrit ici l’exploitation d’une des principales superstars de l’industrie, et qui chamboule les idées reçues du public à son endroit. À plusieurs reprises, par ailleurs, McQuarrie s’amuse à subvertir les codes sexuels relatifs à la production cinématographique commerciale.

    La scène qui cristallise cette réévaluation du mâle hollywoodien, par le biais d’un de ses représentants les plus emblématiques, survient lors du proverbial flirt entre le héros et une nymphette qui pourrait facilement être sa fille. À noter que le film hausse les enjeux érotiques dès le début, en nous introduisant à un Reacher en mode postcoïtal, alors qu’une de ses conquêtes est en train de renfiler sa lingerie. La vignette d’après nous le montre en train de parcourir un bar, point de vue caméra, alors que se succèdent les expressions lascives de plusieurs femmes séduisantes, façon The Nutty Professor quand entre en scène Buddy Love.

    JACK REACHER

    Donc, pour revenir à notre scène, nymphette libidineuse + héros viril et mystérieux = … pas exactement ce à quoi on s’attend. Admirez d’abord le dialogue doté d’une répartie renvoyant aux screwball comedies des années 1930-40, avec son débit rapide, ses sous-entendus et ses jeux de mots. L’extrait plus bas.

    Sandy: Mind if I share your table? I’m Sandy.
    Jack Reacher: So was I, last week. On a beach in Florida.
    Sandy: What’s your name?
    Jack Reacher: Jimmie Reese.
    Sandy: You don’t look like a Jimmie.
    Jack Reacher: What do I look like?
    Sandy: I don’t know, but not a Jimmie. So you’re new in town?
    Jack Reacher: Usually.
    Sandy: It’s kind of loud in here. Do you wanna, maybe, go someplace quieter? I have a car.
    Jack Reacher: Are you old enough to drive?
    Sandy: I’m old enough to do a lot of things.
    Jack Reacher: I’m on a budget, Sandy.
    Sandy: What?
    Jack Reacher: I can’t afford you.
    Sandy: I’m not a hooker.
    Jack Reacher: Oh, then I really can’t afford you. What I mean is the cheapest woman tends to be the one you pay for.
    Sandy: I am not a hooker!
    Jack Reacher: Well, a hooker would get the joke.
    Jeb: What’s this?
    Sandy: He called me a whore.
    Jeb: Is that true?
    Jack Reacher: Nobody said “whore”. She inferred “hooker”, but I meant “slut”.
    Punk: Hey! That’s our sister.
    Jack Reacher: She a good kisser?
    Jeb: Hey! Outside!
    Jack Reacher: Pay your check first.
    Jeb: I’ll pay later.
    Jack Reacher: You won’t be able to.
    Jeb: You think?
    Jack Reacher: All the time. You should try it.

    Au lieu de démontrer ses prouesses d’amant, il finit par exposer celles de bagarreur (à noter la clarté de la chorégraphie du combat, qui jure avec les montages saccadés de gros plans filmés en caméra épaule dans les divertissements contemporains de ce genre). Plus tard dans le film, on le voit discuter affaire avec l’avocate Rodin dans une chambre d’hôtel, torse nu. Distraite, elle l’enjoint de mettre un chandail; elle s’adresse autant à Jack Reacher qu’à Tom Cruise qui, comme le Matthew McConaughey pré-retour à la respectabilité, a fait de l’exhibition de ses pectoraux une marque de commerce. Quelques instants plus tard, il s’approche d’elle, semble vouloir l’embrasser, avant de la mettre à la porte! Leur relation ne sera jamais «consommée».

    Si Jack Reacher se moque des conventions sexuelles liées à ce type de films, il affiche également une attitude décontractée par rapport à sa propre identité artistique. McQuarrie sait que les spectateurs ont déjà vu des centaines de thrillers policiers coulés dans ce moule : une mission apparemment impossible, un héros charismatique mais à court de ressources, des méchants sadiques, la belle femme en détresse, la bataille finale, l’imparable happy end… Pour distinguer son film de la masse, il a pris contre-pied à la tendance des héros, super ou pas, en pleine crise existentielle, qu’il s’agisse des nouveaux Bond, Batman ou Superman, ou de ceux qui cultivent une intense gravité stoïque, à la Bourne, Taken ou dans tous ces films militaristes de plus en plus lourds (Battle: Los Angeles, Act of Valor,Terminator Salvation, Battleship, etc.).

    JACK REACHER

    D’un certain point de vue, Jack Reacher, avec son héros investi d’une clarté morale et masquant à peine une lueur rieuse dans le regard, tout en évitant le clin d’oeil facile, revendique le droit de faire du cinéma d’action commercial qui ne se prend pas trop au sérieux.

    J’aime beaucoup l’utilisation que McQuarrie a fait de Werner Herzog dans le rôle du méchant, un survivant des goulags surnommé The Zec. Comme avec Cruise, il demande au légendaire cinéaste allemand d’infuser son rôle de sa propre personnalité colossale – cet artiste aventurier obsédé par une nature qu’il considère à la fois comme sublime et cruelle – et de transposer cette aura à un personnage qui paraît peut-être unidimensionnel sur papier, mais qui finit par être prenant à l’écran. Il y en a pour tous les goûts, tant pour les cinéphiles endurcis qui veulent reposer leurs neurones le temps d’une vue sans pour autant se faire abrutir, que pour les prospecteurs d’évasions cinématographiques de qualité supérieure, denrée de plus en plus rare.

    Je vous laisse avec deux extraits différents mais assez représentatifs du résultat final; le premier reflétant bien la nature détendue et sympathique du film, faisant néanmoins preuve d’une maîtrise efficace dans l’alliage de tons disparates, amalgamant avec doigté violence réaliste et slapstick à la Three Stooges :

    Et pour revenir à ma remarque sur la clarté de la mise en scène, en faisant référence à la bataille à l’extérieur du bar, voici probablement l’exemple le plus flagrant du talent de McQuarrie pour gérer une séquence mouvementée, et à la rendre électrisante avec un minimum de fioritures et un maximum d’enthousiasme cinétique. Comme le disent si souvent les pros de la cuisine : il faut faire confiance au produit. Ci-dessous, on se croirait téléporté dans une salle de cinéma des années 1960-70. Une des courses de chars les plus satisfaisantes que j’ai jamais vues.

    À lire aussi :

    > Le titre-protagoniste, pas toujours une bonne idée…


    • Excellente critique Jozef! C’est rare qu’on arrive à me donner le goût de voir un film avec Tom Cruise. Une fois que je l’aurai vu, je vous dirai si votre critique était meilleure que le film lui-même – c’est un peu ma crainte!

    • D’accord avec vous pour la scène de poursuite automobile. J’ai tout de suite pensé à Bullit. D’accord aussi pour les dialogue entre Jack et Sandy, les moments les plus drôle du film. Mais pour moi, ça reste un Dirty Harry avec Tom à la place de Clint. Et difficile de faire mieux que Clint! Ce que je reproche au film, c’est qu’on ne s’attache jamais vraiment aux personnages et à l’intrigue. Et que dire du fait qu’on “garoche” ce bon vieux Duvall à la toute fin comme sidekick!

    • J’ai trouvé que plusieurs éléments pris séparément étaient assez convaincants, mais l’ensemble ne collaient pas. J’ai beaucoup aimé le début, sans musique, sans paroles: très efficace. J’ai beaucoup aimé les dialogues, bien qu’ils devenaient un peu fatigants parfois par leur rapidité robotique. J’ai aimé la bagarre à la sortie du bar: l’efficacité d’un Bourne avec le côté cocky du Sherlock Holmes de Downey jr. Encore beaucoup aimé la poursuite en voiture, hyper réaliste. Toutefois, à la fin, j’ai baillé et eu l’impression que le film était raté.

    • Je pense qu’à la limite on peut reconnaître le talent d’un réalisateur qui se démerde avec un scénario un peu plat qui arrive difficilement à se démarquer de ses semblables.

    • Pour l’image de star de Tom Cruise, il ne faut pas oublier ici qu’il est le principal instigateur du film, dont il est aussi le producteur. C’est bien un film sur Tom Cruise, qui fait suite logiquement à ses derniers rôles, mais à mon avis McQuarrie est assez nul comme metteur en scène, à part pour les scènes d’action et la course de voiture, qui est vraiment magnifique. Il ne sait pas comment filmer ses acteurs, de sa star jusqu’à des personnages secondaires qu’il méprise par la caricature de redneck imbéciles. Il est bon pour des petits trucs cool de petits malin, comme son scénario de Usual Suspect, mais ça ne vole pas bien haut.

      Et le scénario, passé une ouverture très prometteuse, avec le mystère du 5 personnes tuées au hasard, devient rapidement cliché et sans intérêt, lorsque l’on tombe dans la conspiration ordinaire. C’est pas si mal, mais c’est pas fort non plus; sur celui-là, je suis d’accord avec la moyenne de Metacritic!

      Kurtz, il faut toujours voir les films avec Tom Cruise! Oblivion c’était pas mal aussi, mieux en fait, et un autre belle réflexion de Cruise sur son image.

    • Votre critique et les quelques scènes me donnent le goût de voir le film malgré mes réticences initiales mais j’ai la même crainte que Kurtz.

      Effectivement une belle poursuite automobile mais je reste davantage marqué par Ronin à ce niveau, qui est le sommet de la poursuite automobile, malgré les classiques qu’ont pû être Bullit, to live and die in L.A. ou The French connection. Jack Reacher n’est pas dans la même ligue que Ronin sur cet aspect.

    • Personnellement j’ai trouvé que c’est un divertissement médiocre borderline raté. Avec un acteur comme Tom Hardy, on aurait pu croire à la menace physique du personnage mais avec Tom Cruise et sa baby face, on n’y croit pas un instant. Les scènes d’action sont ridicules tout comme l’intrigue.

      Il ya tellement de meilleurs films, ca mérite pas un article complet là-dessus. Bon à chacun ses goûts.

    • Cette critique est un super exercice de style qui révèle plus le talent de celui qui écrit que le film lui même. Ça donne le goût de voir le film c’est sûr. Ce qui nous amène à poser la question: jusqu’à quel point le travail critique et sa prose rhétorique voire même poétique peuvent vendre ou tuer un film? En tous cas bravo, il faudra faire pareil avec les films québécois hé hé.

      Pour la poursuite, j’ai toujours en mémoire celle de Belmondo contre Sharif dans “le Casse”. Mémorable, surtout à mes yeux d’enfants d’alors. Encore aujourd’hui, quelle classe dans cette poursuite! Bruits de carosserie, voitures qui partent en miettes, de l’huile partout. Et un dialogue savoureux entre les deux pilotes pour finir le tout, chacun repartant de son côté, sans réèl vainqueur.

      Dans “Jake Reacher” j’aime le silence dans les voitures, pas de musique pour souligner une poursuite “fake”. Le silence de l’habitacle de la Audi, clin d’oeil à la publicité?

      Mention honorable bien sûr à “Ronin”. Et la poursuite en mini cooper (maganée) dans “la mémoire dans la peau” n’est pas mal non plus.

    • Je viens juste de le regarder; bien aimé, bon divertissement mais j’ai beaucoup plus aimé Night and Day avec la Charlie angel. J’ai beaucoup ri et je suis plutôt difficile…

    • @ cinématographe

      Je dois admettre que Magnolia, Eyes Wide Shut, Minority Report, etc… Ce ne sont pas de si mauvais films, même si Cruise est dedans.

      Ma mauvaise foi me dit qu’il doit avoir un bon agent et qu’il ne choisit pas ses films!

    • @kurtz

      Oui, c’est sa grande période, PTA, Kubrick, deux Spielberg, Michael Mann, de Palma, il n’y a beaucoup (aucun?) d’acteurs contemporains qui ont une si belle feuille de route sur une si courte période de temps (et Interview with a vampire, je l’oublie toujours celui-là). Les deux Spielberg et le Kubrick sont des chef d’oeuvre quant à moi, Collateral est aussi excellent, le de Palma est mineur mais ça demeure un de Palma. Avant et après, c’est souvent médiocre (sauf les Mission Impossible, tous bien de mémoire), voire minable, mais Cruise lui-même est toujours intéressant, même dans un film chiant comme Rock of Ages!

    • Une critique totalement juste. J’ai vraiment aimé Jack Reacher. Pas un grand film, juste un plaisant retour 30-40 ans en arrière. Un film tout à fait sous-estimé. Cruise n’a l’air de rien, mais même si le gars est un véritable coucou dans la vraie vie, il sait vendre un role de A à Z.

      Me semble que le gars est reparti sur le cinema de science-fiction (Oblivion, Edge of Tomorrow) et d’action (Mission Impossible, Knight And Day, Jack Reacher). Crise de la quarantaine à l’écran?

    • Sans oublier la présence de votre presque homonyme au générique…

    • Jack Reacher est l’une des plus grandes merdes cinématographiques que j’ai vu de toute ma vie à égalité avec le médiocre Spider-man 3. Je vous recopie ici ma critique que j’ai fait sur cinoche après le visionnement de ce navet.

      « Ridiculement mauvais !

      J’aimerais spécifier d’entrée de jeu que je suis un grand fan de Tom Cruise et de ses films d’action comme Rapport minoritaire, Le dernier Samouraï et Mission impossible 3.

      J’écris ces lignes en état de choc post-traumatique. Je vais probablement faire des cauchemars ce soir en réalisant que j’ai payé pour voir cette merde indigeste qui est sans conteste l’un des pires films que j’ai vu de ma vie au cinéma.

      Je suis complètement traumatiser. Si je décide de briser le silence, c’est avant tout pour éviter que ce film fasse d’autres victimes. Il est trop tard pour moi, mais peut-être pas pour vous. Fuyez ce film comme la peste et ne le louer pas. Oublier que ce film existe et continuer votre vie.

      Ce film est mauvais sur toute la ligne à telle point que j’ai pensé que c’était une parodie. Tout est risible dans ce film: musique, le jeu des acteurs et les dialogues sont mauvais comme mauvais a rarement été et l’action est banale et l’histoire est ridicule de bout en bout.»

      Faite moi confiance et ne voyez pas cette sous-merde ! Vous mériter mieux.

    • @levraiconnaisseur

      C’est moi ou votre “critique” manque un brin d’argument?

    • À Cinematographe. C’était ma réaction à chaud en sortant du cinéma. Certes Jack Reacher ne se prend pas au sérieux mais ne pas se prendre au sérieux n’est pas une excuse pour être mauvais. Ce n’est pas non plus une parodie où l’on pourrait excuser ses défauts ( dialogue risible, le jeu des acteurs est épouvantablement mauvais comme la musique).

      Jack Reacher se situe entre le film d’action sérieux et la parodie et rate ainsi sur tous les tableaux. Les scènes d’action ou de combat sont bien loin du niveau des Jason Bourne ou de Mission impossible 3 et les aspects comédie ou parodie de Jack Reacher sont bien loin du niveau d’excellence de The Expandable 2 ou de Machete.

      En ne se commettant pas sur un style en particulier ( film d’action sérieux ou parodie d’action) il rate sur toute la cible et cela donne un résultat des plus résibles. En plus le film s’étend inutilement sur plus de 2h40 minutes. Jack Reacher est un supplice de tous les instants, une perte d’argent et une grosse perte de temps.

      J’ai fait mon devoir de bon citoyen et vous êtes maintenant tous averti. C’est à vos risques et périls.

    • @levraiconnaisseur

      Wow. C’est viscéral comme réaction. Et toute émotion est légitime, mais je ne peux que supposer que c’est plutôt quelque chose en vous que vous apportez dans le visionnement qui provoque cette réaction épidermique. Surtout que vous dites avoir apprécié des films comme Machete, Mission Impossible 3 et the Expandables 2. Moi aussi j’ai bien aimé et il me semble qu’on est pas mal dans le même registre et qualité au niveau des acteurs, scène d’action etc.

      C’est un peu comme être allergique aux noix; ça transforme une tarte au pacane en poison… mais seulement pour vous. Objectivement, c’est pas mal du tout, une tarte au pacane. Peut-être que vous êtes allergique à quelque chose dans ce filme et ça colore tout!

      Moi j’ai eu pas mal al même réaction que Josef, en beaucoup moins éloquent et étoffé.

    • @-55-

      À chacun ses goûts. Je suis allé voir Jack Reacher avec 6 autres personnes. Sur les 7, 5 personnes ont trouvé le film entre moyen et bon et mon cousin et moi on a eu l’impression de voir un pur navet. C’est pas mêlant, je me suis excusé auprès de lui après le film tellement j’avais honte d’avoir choisi le film.

      La scène de combat dans la chambre de bain est tellement mauvaise ! C’est du burlesque digne de « Maman j’ai raté l’avion ». Quand on est habitué a du réalisme dans les scènes de combat comme dans les Jason Bourne ou Casino Royale, cette scène de Jack Reacher fait vraiment pitié et est douloureuse à regarder tellement c’est mal fait et inutile.

      Ah d’accord, on comprend maintenant, donc pour vous un bon film se mesure par l’aspect «réaliste» des scènes d’action. Je peux accepter que le mélange des genres vous donne la nausée, mais dire qu’il est «mal fait», c’est assez malhonnête. -js

    • @ Mr. Sikora, quand je vais au cinéma voir un film d’action basé sur un roman d’action avec l’une des plus grandes vedettes de film d’action, je m’attend à de l’action réaliste et non pas à une scène digne de « Maman j’ai raté l’avion ».

      Suis-je trop exigeant ou trop naïf de s’attendre à une bonne scène de combat dans un film d’action ? Je ne crois pas. La scène est-elle plus efficace parce quelle mise sur du burlesque ridicule ( Oui oui, ridicule, je maintiens que c’est très mal fait hormis la fin où il fracasse la tête de l’un à l’aide de la tête de l’autre) ? Le traitement burlesque de la scène ajoute-il une plus-value au film où au contraire ne s’ajoute-t-il pas aux nombreux défauts du film ?

      Le 3e volet des Jason Bourne: La vengeance dans la peau offre une scène mémorable ultra-réaliste de combat rapproché dans une chambre de bain à Tangin. Personnellement, je vais toujours privilégié cette scène à celle de Jack Reacher, mais comme on dit tous les goûts sont dans la nature.

      Un bon film ne se mesure pas seulement par l’aspect réaliste des scènes d’action, mais quand l’histoire, les dialogues, le jeu des acteurs sont nettement en dessous de la moyenne il ne plus que les scènes d’action pour sauver le film et ce n’est malheureusement pas le cas pour Jack Reacher qui est au mieux un film banal et une erreur de parcours pour Tom Cruise qui nous à habitué à mieux dans les films d’action.

      Ça me fascine cette relation de consommateur que certaines personnes ont face au cinéma. «Suis-je trop exigeant ou trop naïf de m’attendre à une bonne scène de combat». «Je vais probablement faire des cauchemars ce soir en réalisant que j’ai payé pour voir cette merde indigeste». «J’ai fait mon devoir de bon citoyen». On dirait quelqu’un déçu de sa paire de jeans qui s’use après quelques brassées. Comme si le «produit» cinématographique avait comme «fonction» de nous offrir une qualité de base préétablie et approuvée par un guide du type Protégez vous. – js

    • @levraiconnaisseur
      J’ai vue Jack Reacher et il ne m’avais pas fais une grande impression mais jamais j’ai eu la sensation de perdre mon temps (ont perd jamais son temps au cinema). C’est plutôt faible de dire qu’un film est une merde, j’ai eu beaucoup plus l’impression de perdre mon temps en lisant votre critique insipide. Je ne vois vraiment pas le lien du réaliste d’une scène versus la qualité en quoi cela devrais t’il être lié. J’espère que vous êtes resté sur votre siège lorsque vous avez vue des personnages voler dans Tigre et Dragon.

    • @ Mr. Sikora, je comprends où vous voulez en venir, mais pas tous les films sont des œuvres d’art et ce ne sont pas tous les films qui aspirent à émouvoir par leur beauté. Un blockbuster aspire à divertir d’où la baisse des attentes au niveau « en avoir pour son argent ».

    • @levraiconnaisseur

      Vous êtes hilarant.

      Je conseille fortement de regarder Crank et Shoot’Em Up. Ca va vous détendre et recadrer votre perspective sur les films d’action réalistes…

    • @levraiconnaisseur

      Donc, essentiellement, vous vous attendiez à voir un Jason Bourne et ce n’en était pas un et vous vous sentez trahi.

      C’est comme quelqu’un qui aime les bières amère et qui s’attend à ce que toute bière brune/rousse soit au minimum aussi houblonné qu’un Boréale Rousse, préférablement plus. Un de mes amis avec de tels attentes a été extrèmement déçu en goûtant à une Équinoxe du Printemps de Dieu du ciel. Il a même affirmé haut et fort que cette bière était mauvaise. Non mon cher, c’est une des meilleures bières du Québec… pour autant que tu aimes les Scotch Ale. Mais je ne me suis pas obstiné avec lui, je lui ai juste refilé une Corne du Diable.

    • @ Hoggle il faut toujours ajuster le réalisme d’une scène aux conventions que l’univers cinématographique nous propose. Ce qui est normal dans Tigre et Dragon et la Matrice serait farfelu et incohérent dans un Jason Bourne. Tout comme est incohérent une scène hommage à « Maman j’ai raté l’avion » film destiné aux enfants dans un film d’action 13 ans et +. Mais comme j’ai dit chacun ses goûts.

      Pour ma critique, je l’ai étoffé dans les posts suivants et je n’ai toujours pas obtenu une réponse valide avec du contenue pour me faire changer d’idée.

    • Vous voulez une réponse étoffée, relisez la critique de Jozef, et prenez en exemple pour l’avenir. Je ne souhaite pas que vous changiez d’avis mais seulement d’attitude.

    • @ -55- Je m’attendais pas à un Jason Bourne mais à un film d’action honnête comme Tom Cruise en est capable (Collatéral, Le dernier samouraï, Rapport minoritaire, Valkyrie, Des hommes d’honneur et les Missions impossibles). J’ai apprécier tous ces films. Tom Cruise livrait la marchandise (histoire solide, bonnes scènes d’actions avec une dose d’humour).

      Mais bon, ça arrive à chaque acteur de s’associer au mauvais projet et de jouer dans un navet. Comme je l’ai dit les scènes d’action de Jack Reacher ne sont pas son défaut principal, (piètre histoire, dialogue pourri et jeu d’acteurs épouvantablement mauvais) elles ne sont seulement pas venues sauver le film ce qui aurait presque pu le hisser au niveau de voyable.

    • ” Les scènes d’action ou de combat sont bien loin du niveau des Jason Bourne ou de Mission impossible 3 et les aspects comédie ou parodie de Jack Reacher sont bien loin du niveau d’excellence de The Expandable 2 ou de Machete.”

      Le hic, c’est que les The Expendables 1 et 2 sont au mieux correct dans leur intention, mais médiocres dans leur exécution (pour une recette du genre gagnate, voir Fast Five et 6) . Machete est un exercise très léger de Rodriguez. Kitch, mais loin d’un classique…

    • D’accord avec Dusk : Jack Reacher était bien comme film; pas excellent, mais bien divertissant et dans les limites de la vraisemblance.

      Si on le regarde en nous disant qu’il s’agit d’un croisement léger, mais solide entre Taken, Knight & Day, Shoot Em, Up (en moins original) et Collateral (en moins bon), on ne sera pas déçu!

      Évidemment, si on s’attend à un Bourne, à un Pulp Fiction ou à un Carlito’s Way, alors on risque d’être déçu!

      H.S. Quelqu’un a vu L’étrange Couleur des Larmes de mon Corps au FNC? Assez troublant; un mélange ténébreux et particulièrement violent entre The Others, Holy Motors, The Ring, La Casa Muda et… Clue!

      Je sais, assez hétéroclite comme regroupement, mais je n’ai tout simplement pas trouvé d’autre film référence plus près de l’univers qui y est dépeint!

    • @ dusk

      Shoot ‘Em Up était quand même une bonne coche supérieur à Crank (même si j’ai apprécié les deux!).

    • @procosom

      J’ai vu la chose au FNC, et je n’ai pas aimé du tout. Ça m’a semblé extrêmement répétitif, un one-trick pony autosatisfait de sa seule trouvaille étirée sur trop, trop longtemps. Leur film précédent, Amer, était vraiment mieux, ils travaillaient un tas de sensations physiques, c’était très sensuelle comme expérience, alors quand venait les coups de couteau, quand le corps se faisait déchirer après avoir été caressé si longuement, ça faisait vraiment mal, l’agression était sentie. Dans L’étrange etc., il n’y a que le coup de couteau, répété encore et encore. Ça fait mal une fois, mais un moment donné à force de recevoir des coups de poignards, ben t’es mort et tu ne ressens plus grand-chose.

    • Bien vu Ciné.

      Je n’ai pas vu Amer, mais j’ai effectivement eu cette sensation d’extrême répétition dans l’Étrange C.. Par contre, j’ai bien aimé les choix musicaux (pulpeux, mystérieux et sensuel), les choix de repérage (la “maison”) et dans une certaine mesure, la photographie.

    • Oui, c’est un beau film, l’architecture est superbe (et signifiante, avec ses dédales, ses courbes, ses répétitions aussi), et le travail sur la matière cinéma (essentiellement les codes du giallo), c’est quand même fort, le son itou avec ces sortes de gros plans sonores, mais cette maîtrise de la forme me semble au service de presque rien. Ça tourne en rond en fait, et c’est un peu ça le but, mais c’est un peu ça le problème aussi.

    • Ça tourne effectivement en rond, mais c’est le propos même du film qui aborde de manière originale la folie, la paranoïa, le mystique, le mal – un peu comme LVT l’a fait avec l’anxiété et la dépression dans Ante-Christ. En fait, le générique même du film donne le ton avec ce “disque 33 tours” aux allures quelque peu hippie.

      Mais par la suite, on perd le fil et effectivement, la forme répétitive prend le dessus sur le propos.

      Bref, une approche labyrinthique très visuelle et, dans une plus large mesure, sensorielle, utilisée à outrance. Je le recommande non pas pour son intrigue, mais pour son caractère Film-Expérience. Ça frappe sur grand écran!

    • Ça m’a endormi…

    • Pour vrai? Wow, je ne peux pas vraiment dire que j’ai aimé le film, mais je suis néanmoins resté sur le qui-vive du début à la fin! Faut dire que c’était le 1er film du genre (ni horreur, ni suspense, ni drame, ni …) que je voyais sur grand écran. Ceci explique peut-être cela…

    • J’étais fatigué! J’aurais pu combattre le sommeil, mais le film m’indifférait alors je me suis laissé sombrer dans le rêve. De toute façon, ça convenait à l’atmosphère: je ne sais plus si j’ai rêvé la fin, si je voyais le protagoniste rêver, si j’étais dans son rêve ou lui dans le mien, une belle situation borgesque quoi! Je rendais hommage au film à ma façon.

    • H.S. Gonzo Mode d’Emploi hier soir au Cinéma du Parc : tout simplement Wow! Que de mythes déboulonnés!

    • Je suis sous le choc! Je croyais que c’était une critique parodique du film. Je n’ai pas vu la même chose.

      Un film divertissant qui m’a plutôt fait rire car fleurtant avec le genre “navet”. Un Tom Cruise indigeste. Des dialogues…humm. De belles images ou séquences (sentant le De Palma de naguère parfois) puis… on tombe dans le n’importe quoi.
      Le moment le plus marrant est lorsqu’il entre dans un bar. Le plan est très réussi mais on peut voir Tom Cruise faire une tête de plus que tout le monde… Il chaussait des talons-aiguilles pour l’occasion, sans doute.

      Toutefois, j’apprécie beaucoup le blogue de J. Sikora. Son érudition est manifeste. C’est pourquoi je vais relire attentivement le billet et sans doute revoir le film avec un oeil nouveau.

    • La scène de bagarre dans la salle de bain est absolument hilarante, et en même temps déstabilisante. Elle est précédée d’une tension sans cesse croissante qui est complètement désamorcée par l’entrain ridicule des deux bums.

      Il y a définitivement un jeu sur les codes dans ce film puisqu’il y a beaucoup de scènes sur ce fil. La solution de l’intrigue est pratiquement donnée dans les 5 premières minutes au spectateur, mais les contrepoints dramatiques des scènes mettent toujours en doute le sérieux de l’entreprise (des personnages, mais aussi des artisans du film).

      La scène finale est assez révélatrice en ce sens. Le gars est un super détective à la mémoire photographique qui vient de résoudre des meurtres sur base de conspiration et sa prochaine mission est d’intervenir auprès d’un homme qui engueule sa femme dans une autobus.

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