Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 7 octobre 2013 | Mise en ligne à 23h15 | Commenter Commentaires (44)

    Gravity : il y a du son dans l’espace après tout…

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    «Immersif» est probablement le mot qui ressortira le plus dans les discussions sur Gravity parmi les gens qui l’ont vu dans des conditions idéales, c’est-à-dire en IMAX 3D. Le réalisateur Alfonso Cuarón parvient à transformer l’immensité de l’espace en un huis clos des plus claustrophobes et déroutants, tout en nous rappelant la capacité d’émerveillement que peut nous procurer une expérience en salle. La pertinence du grand écran, et surtout celle des lunettes stéréoscopiques, qui ont souffert de mauvaise presse ces dernières années, est soudainement validée de nouveau.

    Au-delà de son accomplissement technologique ahurissant – James Cameron parle du «meilleur film dans l’espace» jamais faitGravity est une véritable oeuvre d’art, qui à travers son exploitation des codes du genre, s’intéresse à des questions existentielles fondamentales, notamment la nécessité de lâcher prise afin de surmonter une rude épreuve – ce qui, ironiquement, entre en contradiction avec le slogan du film, «Never let go» – et la capacité de «renaissance» d’un être humain.

    Ces thèmes sont surtout représentés visuellement, à l’aide de tableaux poétiques à plus ou moins grande échelle; je pense notamment à la sieste en position fœtale que prend une Sandra Bullock en état d’apesanteur, ou à la métaphore de la conception à la fin, alors que plusieurs fragments d’une station spatiale se livrent une course effrénée vers la Terre. Les prouesses techniques de Cuarón, en particulier sa maîtrise intimidante du plan-séquence, ne visent pas qu’à exposer sa virtuosité mais servent à épouser la vision artistique de son film. Comme le dit joliment son ami et compatriote, le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu (Amores Perros, Biutiful) dans un fascinant reportage de New York Magazine sur la production de Gravity :

    Notre vie est vécue d’un point de vue constant et sans coupure, interrompu seulement lorsque nous fermons les yeux pour rêver. Nous ne faisons pas le montage de notre vie. C’est seulement quand nous nous souvenons de notre vie que nous la montons. Alfonso est intéressé par l’idée selon laquelle le point de vue du public s’intègre avec le point de vue des personnages, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’interprétations. C’est plus pur.

    Aussi flamboyante soit la démonstration visuelle de Gravity (une entrevue fouillée avec le directeur photo Emmanuel Lubezki à lire ici), l’expérience immersive ne serait pas ce qu’elle est sans la dimension auditive. Il y a bien sûr la musique, une composition minimaliste, inquiétante, énigmatique, obsédante, signée Steven Price, mais aussi le design sonore, composante trop rarement discutée dans les analyses de films.

    Par exemple, une de mes scènes préférées, certainement la plus bizarre, nous montre Bullock, le moral dans le tapis, en train de se démener dans un Soyouz dysfonctionnel. Elle tente désespérément de reprendre le contact radio avec Houston mais finit, par un curieux coup du sort, par communiquer avec un pêcheur inuit muni d’un émetteur-récepteur. Les deux correspondants ne partageant pas la même langue, ils improvisent rapidement un langage commun; essentiellement une série de phonations qui, selon leur timbre et leur tonalité, expriment diverses émotions. Elle, en particulier, est éprise par les bruits qui peuplent l’environnement de son mystérieux interlocuteur: les pleurs d’un jeune enfant et les aboiements d’un chien. La qualité de la transmission radio est très pauvre tout au long de cette scène; on entend mal les répliques du pêcheur qui, quoique enthousiastes, s’apparentent à de sourds et lointains échos. S’agirait-il en fait d’une hallucination auditive de la part de Bullock, en proie à un sentiment d’isolation effroyable? L’aspect onirique de ce moment, par ailleurs, permet une transition fluide avec la scène suivante qui, elle, souscrit avec moins d’ambiguïté à la logique du rêve.

    GRAVITY

    Pour en savoir davantage sur la conception sonore de Gravity, l’équipe de SoundWorks Collection a interviewé le vétéran ingénieur du son Skip Lievsay, qui discute du défi de rendre crédible un paysage sonore dans un canevas, l’espace interstellaire, qui en est dépourvu, ainsi que du Dolby Atmos, nouvelle technologie surround qui promet d’offrir une «expérience sonore immersive», facilitée notamment par l’installation de haut-parleurs sur le plafond des salles de cinéma, permettant ainsi une «gestion de la verticalité du son». Cuarón apparaît également dans cette vignette de près de 10 minutes, et déclare en conclusion :

    Ce qui m’inspire est l’expérience cinématographique, une expérience qui est un langage en soi, qui requiert des outils. Et le son est l’un de ces outils. Quand on a la possibilité d’avoir du son qui sort de tous les endroits possibles, cela permet de reproduire l’expérience d’être en vie, d’être là dans le moment, le moment cinématographique que l’on présente à l’écran.

    À lire aussi :

    > La parole aux magiciens du son


    • Alfonso Cuarón est de loin un des meilleurs réalisateur des dernières années. Children of Men est un pur chef d’oeuvre, et Gravity, sans être l’équivalent de ce dernier, est techniquement merveilleux. Quand même, un grand film, à voir absolument en IMAX 3D.

      More Alfonso Cuarón, please.

    • J’ai cru voir une référence à la chienne Laïka qui est morte en orbite. Les aboiements du chien et les pleurs de l’enfant.

    • Plus que la virtuosité (indéniable), j’ai envie de célébrer l’incroyable sentiment d’intimité avec Sandra Bullock (je pense que le film nous invite à penser en terme de ses stars plus que de ses personnages, c’est évident pour Clooney, mais je connais moins – pas du tout – Bullock, virtuose elle aussi d’ailleurs). C’est si rare, surtout dans ce genre de spectacle hollywoodien, de se tenir aussi près d’un acteur. La séquence de la radio en est le meilleur exemple, ce plan-séquence assez long (7-8 minutes?), fixe, tout entier dédié à son actrice, ça fait du bien à voir en cette ère de shaky-cam qui ne saurait pas reconnaître un être humain quand elle en croise un par hasard. Dommage, toutefois, que le personnage (même la star, à ma connaissance) soit aussi lisse, son parcours trop bien réglé, ça rend l’odyssée plus superficielle qu’elle ne pourrait l’être.

    • Belle pub pour le Dolby Atmos ce vidéo sur Soundworks (ceci dit, Skip Lievsay est un génie…).

      Moi qui ai déjà de la misère avec le 5.1, je ne sais pas trop comment je réagirais devant un mix Atmos (64 haut-parleurs). Le côté “immersif” de ces technologies sonores (surround, Atmos…) reste paradoxal. Le mono, la stéréo, confinés aux dimesions de l’écran est pour moi beaucoup plus immersif que le surround qui lui te fait ressentir la salle, donc quitter le point de focalisation qu’est l’écran et ainsi sortir du film. De plus, la spacialisation n’est optimale que pour très peu de spectateurs, précisément ceux qui sont au centre de la salle. Quand on est assis sur les côtés, près d’un haut-parleur de surround, le rapport à l’espace est complètement débalancé, surtout lorsqu’on utilise le surround pour les effets sonores. Donc cela va même à l’encontre du principe d’expérience commune de la salle…

      Bref, je n’aime pas mais je peux concevoir que cela puisse être intéressant pour un film en IMAX comme GRAVITY (le lieu du film, l’immensité indéfinie de l’espace permet ce type de traitement). Mais comme je ne vais jamais voir de films en IMAX et qu’il n’y a aucune salle Atmos à Montréal, je vais me contenter du mix stéréo à la maison…

      En sortant de la salle, je me suis dit, autant que j’ai adoré l’expérience, je ne vois pas l’intérêt de revoir ce film en vidéo, aussi deluxe soit mon cinéma maison. Dommage winslow, vous manquez vraiment quelque chose. -js

    • Je me suis trompé. Il y a bel et bien une salle équipée Dolby Atmos à Montréal, c’est au Forum. Mais GRAVITY n’y est pas présenté.

      @ Jozef

      L’expérience que décrit Ciné ci-dessus m’intéresse plus que que celle du Dolby Atmos alors, je pense que ça peut attendre sur mon cinéma-maison pas deluxe pantoute. De toute façon, j’y suis confiné en ce moment (à la maison).

    • J’ai un ciné-maison 2.0 double-deluxe-all-dressed à la maison et ça ne m’empêchera pas d’aller voir ce film en IMAX! Il pique ma curiosité, ce film.

    • Hollywood qui utilise le CGI avec intelligence.

      Je regrette qu’une chose, c’est de ne pas l’avoir vu en IMAX. Mais une chose est sure, c’est que s’il y a un film dans les dernières années que je suis content d’avoir vu au cinéma, c’est celui-là.

    • Nonobstant ses immenses qualités, il est dommage que ce film soit gâché par du ‘bad science’.

      On pense entre autres à la scène où Bullock laisse aller Clooney. Il ne peut plus ‘tomber’, son inertie a été stoppée quand elle l’attrape par le bras. Si elle le lâche, il reste où il est. Et bien d’autres ‘terrismes’. D’autant plus ironique, cette erreur, vu le titre du film…

      Cette erreur est aussi évidente quand les personnages s’accrochent tantôt à l’ISS, tantôt à la station chinoise. Dès que leur iertie est stoppée, elle ne peut plus reprendre, ils ne peuvent pas ‘débouler’ le long des parois.

      Les débris spatiaux iraient si vite qu’ils sont carrément invisibles…

      Et ça fait image de synthèse longtemps. Dommage, quand on sait la quantité de pellicule 70mm IMAX disponible, tournée en orbite.

      Légèrement déçu somme toute…

    • “On pense entre autres à la scène où Bullock laisse aller Clooney. Il ne peut plus ‘tomber’, son inertie a été stoppée quand elle l’attrape par le bras. Si elle le lâche, il reste où il est. Et bien d’autres ‘terrismes’. D’autant plus ironique, cette erreur, vu le titre du film…”

      Je me suis posé la même question. Mais après coup, je me suis dit que la gravité en orbitre (ils tournent autour de la terre) justifiait que Clooney s’éloignait. Mais alors, la navette elle-même ne tourne-t-elle pas? Oui… mais à la même vitesse? Sais pas.

      Ceci dit, mon seuil de tolérance aux erreurs est plus haut que le vôtre, visiblement. La façon que c’était filmé l’emportait de loin dans mon appréciation du film. La photo a été faite par Lubezki, qui a fait Tree of life.

    • @ cinematographe

      Je crois que j’ai une idée de ce que vous voulez dire, mais pourriez-vous développer “inviter à penser en terme de ses stars” ? Vous voulez dire, de leur parcours cinématographique ? de leurs rôles antérieurs ? de ce qu’ils représentent dans la psyché collective ?

    • @eturgeon

      L’ISS tourne à 25,000 km/h (ballpark). Bullock et Clooney arrivent à 25,020 km/h, avec une vitesse relative de 20km/h. S’ils rattent l’ISS, ils ‘driftent’, impossible de revenir. Or, dès qu’ils s’accrochent à l’ISS, celle-ci leur imprime sa vitesse. Leur traction de bras aborbe le 20km/h inertiel et c’est fini, ils tournent à la même vitesse que celle-ci. Ils ont une nouvelle impulsion inertielle.

      Or, Bullock est accrochée par le pied à un câble, et Clooney accrochée à elle par un câble. Ça y est, ils sont à la même vitesse que l’ISS. Rien ne justifie que Clooney parte à la dérive dès qu’elle le lâche. En fait, Clooney n’a qu’à se donner une légère traction vers l’ISS, et il drifetera tranquillement vers elle…

      Non, mon seuil de tolérance est très bas, et j’attends toujours le premier réel film de hard SF.

      Appliquer une grille scientifique aussi rigoureuse à une oeuvre d’art est à mon avis assez désolant. Si on suit cette logique, Star Wars est une pure merde. -js

    • @_boulga

      Ca se tient. Merci pour la précision.

    • Est-ce que quelqu’un sait si ce film sera toujours présenté en IMAX la semaine prochaine? Je ne trouve pas l’info… Merci!

      À mon avis il devrait être là encore un certain temps (je l’ai vu au Paramount), surtout étant donné sa solide performance au box-office, un record pour un mois d’octobre. -js

    • Je n’ai pas encore vu le film mais je pense aller le voir avant qu’il n’y ai trop de « buzz » autour.
      Pour ceux que ça intéresse il y a un intéressant entretien avec le réalisateur à ce lien :

      All the ways Hollywood tried to ruin Gravity (attention spoilers)
      http://io9.com/all-the-ways-hollywood-tried-to-ruin-gravity-1442130153

      Le même site fait la liste des «10 most georgeous space movies ever filmed» :
      http://io9.com/top-10-most-gorgeous-space-movies-ever-filmed-1442053579

      1. 2001: A Space Odyssey
      2. Europa Report
      3. The Black Hole
      4. WALL-E
      5. Sunshine
      6. Star Wars (All of them)
      7. Apollo 13
      8. Armageddon
      9. Mission to Mars
      10. Star Trek: The Motion Picture

      (désolé si tous ces liens sont en anglais)

    • @jozef

      Non, puisque Star Wars est un Space Opera. Dans ce registre, on ne cherche pas la bébitte.

      La plupart des oeuvres SF en cinéma sont des Fantasy, comme Avatar, Oblivion, etc. Là non plus, on ne cherche pas trop.

      Mais Gravity est très hard SF dans son intention artistique. Dès lors, la grille doit être impitoyable. Il aurait été facile de mettre en scène un Clooney qui s’éloigne centimètre par centimètre, inexorablement.

      Et j’ai volontairement omis que Hubble est en géostationnaire, bien loin au-dessus de l’ISS.

      D’accord je comprends mieux votre argument, mais je crois que demander ce genre d’exactitude à une oeuvre d’art est, dans l’absolu, plus nuisible qu’autre chose. Prenez par exemple les drames et thrillers juridiques ou historiques : des experts juristes ou historiens seraient certainement qualifiés de relever leurs nombreuses inexactitudes, mais moi ça ne me dit rien quant à l’appréciation du film en tant qu’objet artistique. Et c’est ce qui m’importe le plus. -js

    • Boulga, avoue-le: tu es un Cylon.

    • @Jozef Siroka : Une grille scientifique aussi rigoureuse? Je classifierais cela plutôt dans la catégorie d’un minimum pour éviter de tomber dans la farce.

      Ce genre de scènes totalement absurdes marchent dans les comédies du style « Top Secret », mais pas dans les drames.

      Imaginez un drame où le héros qui vient de rater son avion lui permettant de rejoindre ses enfants décide de traverser l’océan atlantique à la nage… et arrive le lendemain matin épuisé. Allez-vous vraiment dire que ce n’est qu’un détail qui n’a pas d’importance par rapport à l’émotion humaine qui s’en dégage (l’effort surhumain d’un homme pour retrouver ses enfants) ou allez-vous dire que c’est totalement ridicule et que ce genre d’idiotie tue le film?

      Évidemment, pour quelqu’un qui n’a aucune notion de géographie, j’imagine que l’absurdité de traverser l’océan Atlantique à la nage en douze heures ne serait pas aussi évidente.

      Des pommes et des oranges. Vous confondez parodie, ou hyperbole, avec vraisemblance (ce qui n’est pas la même chose qu’exactitude scientifique). Gravity est un film de SF hard, pour reprendre la définition de boulga, qui demande une certaine suspension de l’incrédulité, comme 99% des films, et ne prétend pas être un documentaire sur l’aéronautique. -js

    • Donc, parce que Gravity est légèrement libéral avec les règles de la physique, on “ditch” le film?

      Question quiz: y-a-t-il un seul film de hard SF en suivant ces règles? Jozef a totalement raison là dessus: un film 100% exact donnerait un film misérable. On ne parle pas ici de Space Cowboys quand même…

      Imaginez un film à la Contagion ou Outbreak….

    • Ah, chers cinéphiles, j’adore vous lire autant que la chronique de M. Siroka lorsque vous demeurez respectueux de cette façon….
      :)

    • @freiberg

      Oui, je pense à leurs parcours d’acteur. (attention, spoilers!) Pour Bullock, elle est en mode Speed, c’est essentiellement le même rôle: une quidam (chauffeuse d’autobus, botaniste) prise dans une situation extraordinaire qui découvre en elle une force lui permettant de passer au travers de cette épreuve. Dans les deux cas, on peut aussi trouver un peu poche qu’elle a besoin d’un homme pour trouver cette force, mais passons…

      C’est plus clair pour Clooney: son rôle est une réponse à celui d’Up in the Air (déjà, les titres). Dans le film (détestable) de Reitman, Clooney semblait très heureux au début de vivre en solitaire dans ses avions. Mais un célibataire, pour Reitman, ça n’a pas le droit d’être heureux, alors il punissait son personnage, le ramenait les pieds sur terre pour lui imposer une famille. Dans Gravity, Clooney fait exactement le contraire: il abandonne sa Mme Kowalski (réelle ou non, peu importe) et décide de mourir en solitaire, dans les airs bien sûr. Sa trajectoire est carrément inverse. Sans surprise, il retrouve en même temps son personnage type inspiré de Cary Grant: son badinage en apparence égoïste, par exemple, est typique de Grant, dans la mesure qu’il sert en fait à mettre en valeur son partenaire de jeu (Clooney parle toujours pour rassurer Bullock, même au début quand elle fait son travail avec peine, ses paroles sont toujours au service de sa collègue). Enfin, nous retrouvons le Clooney que Reitman et Payne tentèrent de neutraliser! (Et on espère qu’il aura tout à fait repris le contrôle de son personnage pour son propre film qui sort à Noël).

      Même Ed Harris (la voix d’Houston) est pensé en ce sens, pour la référence à Apollo 13 en particulier.

      Bref, les personnages ne sont pas définis au scénario, mais les stars confèrent au film sa substance humaine, par ce jeu avec leur présence.

    • Désolé M. Siroka. Star wars EST une merde.
      J’adore votre blog et vous trouve très intéressant. Vous m’avez fait découvrir des films et de nombreux liens qui m’ont ravis. Mais cette série (SW) est un mauvais film de capes et d’épées de l’espace. C’est très enfantin, plein d’invraisemblances…Je me demande si c’est moi qui est mentalement atteint mais je suis incapable de souscrire à cette pub de figurines McDonaldisantes.
      Y’a rien là-dedans. Je ne veux choquer personne, mais moi je trouve ça débile. Ne m’en veuillez pas. Que la force aille se faire (f…) voir.

    • J’adore le concept du costume d’astronaute et l’impression d’isolement qu’il projette, lorsqu’utilisé au cinéma. Dans le cas de Gravity, belle métaphore du couple moderne en plus!

    • @ papazap

      “Mais cette série (SW) est un mauvais film de capes et d’épées de l’espace.”

      Je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec vous, mais ce serait quoi un “bon” film de capes et d’épées de l’espace?

      Y a-t-il de la place pour un film de ce genre dans le micro-espace des non-merdes cinématographiques?

      À un moment, il faut regarder aussi l’ambition du film pour le juger. Star Wars n’a jamais prétendu à une profondeur qu’il n’a pas, contrairement à d’autres films pseudo-intellectuels, ce qui est le vrai critère du qualificatif “merdique” selon moi.

    • Bravo M Soroka pour la recherche et les liens.

      En ce qui me concerne, j’ai bien aimé le film même si je ne l’ai pas vu en IMAX.

      Et même si j’y ai trouvé 2 points faibles (la scène de gravité dont boulga fait mention – çà doit être aussi causé par notre émotion face au sort qui attend George hihihi – et, désolé, la scène de la radio – comme si un radio amateur a plus de portée que les USA/Russie/autres nations de ce monde), cela reste un excellent film de science-fiction auquel on entre dedans en ayant la sensation d’être à la place du personnage principal (une spécialiste qui n’est pas une astronaute de carrière).

      Cela nous fait aussi réfléchir sur le fait que notre planète est unique et que nous sommes inadapté à vivre dans l’environnement qui l’entoure.

      Bref, s’il nous fait réfléchir et que chacun y trouve son compte, il a visé juste!

      Et continuer de nous nourrir avec votre blogue!

      @papazap : On peut apprécier un film ou non, mais d’être méprisant et écrire que c’est une merde et que c’est débile alors que des millions de gens l’ont aimé … me semble que je me poserais de sérieuses questions sur mes facultés de raisonnement.

    • J’ai pu voir le film avec mon épouse dimanche dernier en version Imax 3D à Ottawa et l’expérience sur ce type d’écran était à couper le souffle et même un peu inconfortable pour ma femme qui est parfois claustrophobe. Concernant la réalisation et le design sonore, l’effet global est stupéfiant car les différents sonores supportent et développent davantange certaines scènes. Je pense notamment à l’une des scènes finales lorsque le personnage de S. Bullock pose son pied sur la terre ferme. Je ne sais trop pourquoi mais l’aspect sonore couplé avec le gros plan sur son pied m’a tout de suite ramené aux images du premier pas de Armstrong su la Lune.

      J’ai aussi trouvé un peu spécial d’entendre à nouveau Ed Harris jouant la voix du contact radio provenant du centre de contrôle de Houston après avoir apprécié son même rôle pour Apollo 11 et je suppose que c’était voulu de la part de Cuaron.

      Par contre, je trouve que ce film manque quelques éléments de vraisemblance qui auraient pu en faire un très grand film. Je pense notamment aux cabotinages de Clooney qui ne faisaient pas très sérieux dans ce film dramatique. Je vais aussi passer outre les nombreux autres éléments de l’histoire du film qui m’apparaissaient simplistes (la NASA qui laisse les astronautes travailler dans l’espace sachant qu’un satellite vient de voler en éclats) car je trouve que c’est un excellent film mais toutefois pas un chef-d’oeuvre du genre Space Odyssey 2001.

    • Je reviens tout juste du visionnement de ce film sur IMAX 3D.

      WOW ! Quelle maîtrise du 3D ; c’est fascinant.

      Chez Guzzo-Terrebonne il n’y a évidemment pas le son ATMOS et c’est trop fort comme d’hab’. L’écran est un peu petit et la salle était vide, enfin presque (la SF ça n’intéresse plus personne). Et les sièges chez Guzzo, aussi inconfortables que des sièges de Pontiac Grand-AM (le dos complètement courbé vers l’arrière pendant 1h40 !) Mais quand même :

      WOW ! et RE-WOW ! :

      Entre autres : Cette larme, en apesanteur, qui quitte l’œil de Mme Bullock pour venir presque frôler l’objectif de la caméra… Obligatoirement qu’elle est de synthèse (la larme), mais bien malin celui qui pourrait le dire et de surcroît le voir !

      Ce film est fantastique. En plus de poser d’innombrables questions, à la fois philosophiques, humanitaires, technologiques et scientifiques, il pose la question technique suivante : “Bon sang comment ont-ils fait ce film ?”.

      Mais pour l’instant je laisse toutes ces questions de côté. Je suis encore sur le cul, sans voix.

      Oui il y a quelques incongruités. Celles que souligne “_Boulga”, plus le fait que les navettes ont prise leurs retraites bien avant la construction de la station chinoise, que les altitudes des objets ne correspondent pas à la réalité (les satellites permettant de déconner sur face de bouc notamment sont soit bien plus haut ou bien plus bas que les stations orbitales, et tous ces objets sont loin, très loin d’être à un jet de pierre les uns des autres…) Mais bon faisons comme dans le film : lâchons prise !

      Il est au top 20 de tous les films que j’ai vu dans ma vie et au top 3 des meilleurs SF que j’ai vu (et je suis amateur fini du genre).

      Allez-y sans peur il vaut amplement les 3200 défuntes cennes noires qu’il vous coûtera accompagné de votre tendre et douce.

      Je suis en attente du DVD. Il y a un nombre incalculable de scènes sur les quelles je désire faire une pause ou un slow-mo.

      Quel film !

      Bon je vous lâche…

      Benoît.

    • @Jozef Siroka : Je n’ai pas vu Gravity. J’étais très intéressé après avoir lu une critique (je suis un fan de science-fiction), j’ai regardé la bande-annonce, et cette dernière m’a réellement déçu. Spectaculaire, mais trop irréaliste. Un peu comme tous les films où les voitures explosent pour un rien. J’ai regardé cette critique au cas où, et le commentaire de _boulga, ainsi que votre réponse, ont confirmé mon impression.

      Je vais essayer d’expliquer…

      Il y a trois choses qui m’ont immédiatement dérangé dans la très courte bande-annonce. La première est le JetPack de Clooney. Les astronautes n’ont plus de JetPack, mais ça c’est le genre d’erreur qui ne me dérange pas. Comme vous le dites, un film n’a pas à être parfaitement exact. Par contre, le problème est les déplacements que Clooney fait avec le JetPack. Là, c’est complètement ridicule. Il est humainement impossible d’exécuter ce genre de manoeuvres.

      La deuxième est le mouvement imprimé à la navette par le débris qui détruit le bout de son aile. Qu’il soit très improbable que des débris aussi gros croisent la trajectoire de la navette ne me dérange pas. Cela fait partie des invraisemblances que je peux accepter (oui, je connais l’origine de ces débris, cela ne change pas que c’est invraisemblable). Par contre, le mouvement imprimé est tout simplement irréaliste. La structure de l’aile n’est pas assez solide pour cela.

      La troisième est le changement de direction de Sandra Bullock quand elle se détache du bras. Là, encore, les lois élémentaires de la physique ne sont pas respectées. On dirait presque que c’est comme un pilote qui s’éjecte d’un avion qui part en vrille. Incidemment, dans la bande-annonce, on entend clairement l’explosion quand elle s’ejecte… heu… détache son harnais.

      C’est à ce moment dans la bande-annonce que moi j’ai complètement décroché. L’histoire est peut-être très bonne, l’image superbe, le son époustouflant, si le film me prend pour un imbécile, toute la magie est perdue.

      En passant, vous n’avez pas répondu à ma question. Que penseriez-vous d’un film qui, afin de donner un effet dramatique, essaierait de nous faire croire que le héros a traversé l’océan Atlantique à la nage pour rejoindre ses enfants?

      Comme le dit cinématographe, ça dépend du genre de film. Mais sincèrement, je ne vois vraiment pas le lien avec Gravity. Essayez-vous de faire une quelconque analogie? Ou est-ce une question qui vous obsède particulièrement depuis un certain temps? Et vous dites que le film «vous prend pour un imbécile». Ah bon? Un peu susceptible sur les bords?-js

    • Une oeuvre d’art n’est pas une description, l’art n’est pas un savoir, l’art n’est pas qu’une simple mimesis, etc., etc.

      Donc, “Que penseriez-vous d’un film qui, afin de donner un effet dramatique, essaierait de nous faire croire que le héros a traversé l’océan Atlantique à la nage pour rejoindre ses enfants?” Dans l’absolu, pourquoi pas? Tout dépend du contexte.

    • Parlant de Gravity, j’ai écouter hier Europa Report. QUEL BON FILM de science fiction. Réalisme incroyable, super bien fait, c’est avoir absolument pour les fans de sci-fi. Histoire tres vraisemblable..

    • N’en déplaise à tous les puristes qui ne se sont attardés qu’aux déplacements parfois ”farfelus” des protagonistes, ratant au passage toute la dimension poétique et philosophique subtilement imprimée par Cuaron, séquence après séquence, Gravity est une oeuvre fascinante, qui ramène le spectateur à ses propres valeurs, croyances et motivations. Personnellement, je préfère de loin un film qui prend certaines libertés avec les lois de la physique, mais offre des pistes de réflexion pertinentes par rapport à notre propre humanité, plutôt que la mièvrerie dégoulinante de bons sentiments d’un Apollo 13, sans doute plus proche de la réalité pour les scènes ‘’spatiales”, mais fort limitée sur le plan psychologique. Le film de Howard n’en demeure pas moins bien fait et un solide divertissement que j’ai apprécié à sa juste valeur, alors que la puissance évocatrice des images de Cuaron me resteront longtemps en tête.

    • La question relève précisément de la vraisemblance.

      Je ne fais pas partie de ‘nos amis les vraisemblants’ d’Alfred Hitchcock. Aucun film, aucun livre ‘ne se peut’, la cause est entendue. Ils fourmillent tous de raccourcis. Dans Star Wars et Stark Trek les protagonistes ont les deux pieds sur le plancher dans des vaisseaux spatiaux fixes. Comment? On s’en fout. Dans Elysium, on met en scène un base qui tourne (donc qui a de la gravité), mais on s’y rend comme dans un moulin. Fantasy.

      Or, Cuaron s’est carrément cassé la bécyk pour créer une vraisemblance de zéro-G, a tourné dans un vrai Soyouz, etc. Tout le film porte là-dessus, jusqu’au titre ! Et là, paf, à cause d’un manque de culture scientifique et de mauvais conseils, il créé une scène qui tient, pour quiconque en a un peu, de la farce. Il n’y a rien de ‘grille scientifique très rigoureuse’ là-dedans. C’est assez crasse. Et c’est dommage, sans plus, car c’était si facilement évitable.

      Dans le contexte de Gravity, il ne pouvait pas se permettre cela sans rater son effet artistique qui était, me semble-t-il, le pari de l’ultraréalisme, 3D, son 3D, IMAX et tout le bazar quasi documentaire.

    • @genesis

      Qu’est-ce qui laisse croire que l’on peut passer à côté de la dimension poétique d’une oeuvre, même si un participe passé est mal accordé ? L’un empêche pas l’autre, voyons. Gravity est très réussi dans ce sens-là, il évoque même Y Tu Mama Tambien (le rapport d’une femme à la mort, les silences en ‘off’, etc.).

    • À quel point est-ce que le pari du film se réduit à l’ultraréalisme? Le film s’accroche quand même au point de vue de Sandra Bullock, tout passe par sa perspective, jusqu’à une séquence de rêve. Le film essaie bien de faire “comme-si-vous-y-étiez”, mais surtout, il me semble, “comme-si-vous-étiez-elle”, ce qui déjà permet quelques entorses aux lois de la physique.

    • @ cinématographe 9 octobre 2013 12h17,

      Très juste.

      En fait “pas comme si nous étions elle”, mais comme si nous étions une caméra qui documente silencieusement et de très près toute son aventure du début à la fin. Elle (Mme Bullock) nous éclabousse même la lentille, d’un mouvement du pied, avec du sable mouillé sur la plage à la toute fin.

    • Concernant le ‘réalisme’

      Mois aussi j’en arrache un peu.

      Si Dirty Harry se mettait à courir dans le vide lors d’une scène de poursuite, ce serait dur à avaler. C’est la même chose avec les déplacement erratiques de nos astronautes en apesenteur.

      Tous le monde comprend assez la gravité pour être incapable d’accepter que Dirty Harry puisse courir sur l’air mais c’est pas tous le monde qui comprend assez l’inertie pour se rendre compte de l’absurdité de voir Sandra Bullock et Geroge Clooney être déplacé sans qu’aucune force ne motive le déplacement tel que je le vois dans le trailer, ce qui explique les divergences d’opinions. Mais pour ceux qui n’ont pas oublié leur cour de physique du secondaire, c’est franchement dur à avaler.

      Ceci dit, c’est pas la fin du monde, je vais peut-être quand même voir le film. Mais il me semble qu’avec tous les efforts qu’ils ont mis dans le film, ce n’aurait pas été la fin du monde de s’assurer que les mouvements respectent les notions de physiques les plus élémentaires. M’enfin.

    • @ cinematographe

      Merci, très intéressant. Clooney et Cary Grant, je ne l’avais pas vu, mais il faudrait que je fasse ma culture Grant. Des suggestions ?

      On ne peut pas dire ça d’un peu tous les films à stars, même ceux à contre-emploi, qui est référentiel par la négative ? Tom Hanks nous fait le même numéro ad nauseam. Tom Cruise revient constamment à lui-même (franchement mieux, à mon avis, mais je ne m’y connais pas tant que ça). Eastwood qui se met en scène.

      Je comprends par contre qu’il s’agit d’un approfondissement et d’une complexification du personnage, voire de révéler les contradictions que portent en silence les personnages précédents. M’est avis qu’on pourrait faire des études passionnantes sous cet angle.

    • Ce débat autour de la vraisemblance scientifique laisse de côté la vraie faiblesse du film, à mon sens : son scénario, ses dialogues. Le film aurait été sensiblement plus fort si Cuaron avait été audacieux et nous avait, par exemple, épargné le « back story » de son héroïne, sa Grande Douleur, qui donnera un sens bien préfabriqué à ses réactions. Plus fort aussi avec une autre actrice, dont le visage serait encore capable de moduler une émotion. Cela dit, film spectaculaire, saisissant.

    • @freiberg

      De nos jours, les stars qui travaillent ainsi leur image sont plutôt rares. On privilégie plus l’acteur-caméléon, qui se fond dans un rôle, jusqu’à oublier qui il est (les biopics en sont le meilleur exemple). Perso, je trouve ça terriblement impersonnel, sans intérêt: un artiste ne doit pas s’effacer, au contraire, c’est sa vision qui importe, son individualité. Je ne vois pas en quoi c’est différent pour un acteur.

      Eastwood, Cruise, oui, travaillent consciemment leur image de film en film, sinon il y a Clooney, di Caprio et Matt Damon, pour les plus évidents, ceux semblent vraiment penser leur carrière dans une trajectoire cohérente. Sinon, il y en a plein qui font cela dans une moindre mesure (Hanks, Pitt, Whalberg, Kidman, Winslet, Phoenix, …)

      Pour Grant, c’est pas compliqué, tout est à voir! Mais sinon, j’ai un faible pour the Awful Truth, Philadelphia Story, Only angels have wings, His Girl Friday, Suspicion pour son côté plus sombre, An affair to remember…

    • An Affair To Remember, quel film fantastique! Sinon, j’ajouterais à votre fort pertinente liste ciné: Bringing Up Baby, My Favorite Wife (”suite” de Awful Truth, avec le même tandem), les hitchcockiens Notorious, To Catch A Thief et North By Northwest, ainsi que Charade, pour du Hitchcock sans Hitchcock. Mais bon, vous l’avez dit, tout est à voir.

      Encore une fois ciné, très intéressante votre réflexion sur la star.

    • Allez voir EUROPA REPORT, laissez faire gravity

    • Vu MONKEY BUSINESS de Hawks avant hier. Avec le Grant slapstick dans la lignée de BRINGING UP BABY. Sympathique.

      @ freiberg

      Pour approfondire les liens entre Grant et Cinématographe, je me permet de vous recommander ses Investigations cinématographiques (en dix parties!).

      http://www.revuesequences.org/2011/08/une-investigation-cinematographique-1/

    • 7.5/10 Créatif, original, étourdissant et éblouissant. Trois heures après le film, j’avais encore le tournis. Un grand film sur le plan technique avec des images à couper le souffle. Pour les dialogues et la vraisemblance on repassera. La scène avec l’extincteur de fumée est particulièrement loufoque.

      Malgré tout, ce film mérite le déplacement et mérite d’être vu sur grand écran.

    • L’une de mes plus belle soirée au cinéma depuis longtemps, le genre d’expérience que seul le cinéma peu nous faire vivre. Réalisé avec brio et une maîtrise de la technique au service du film.

      Pour ceux en quête de réalisme qui accroche aux détails, car oui ce sont des détails (même Buzz Aldrin a retrouvé des sensations qu’il a lui même vécu dans l’espace) svp faites vous plaisir et faites nous plaisir arrêtez d’aller au cinéma et regardez le télé journal.

    • J’ai vu Gravity hier soir (1er décembre) sur IMAX 3D du Forum : WOW!!!

      En plus, nous n’étions que 6 dans la salle à 22:15; assis en plein milieu de la salle, savourant les moments intenses par le biais de la sono impeccable autant que les nombreux moments de silence et de désespoir qui n’étaient pas gâchés par les toussotements, gloussotements et mâchouillements des 300 autres spectateurs : WOW ET REWOW!!!

      Un 19$/billet bien investi!

      (SPOILERS) Bref, un de mes films favoris à vie pour 2 raisons : technique impeccable et poésie visuelle aussi puissante (et plus touchante à mon humble avis) que celle de Malick. Tout comme Jozef et plusieurs l’ont spécifié, la scène de la position fœtale, des aboiements, du « lâcher-prise » et du redressement final sur la plage m’ont à la fois glacé le sang et réchauffé l’âme.

      Alors que Tarantino est le maître du crescendo par le dialogue, Cuaron est dans mon esprit le maître de l’intimisme et de la poésie visuelle. Malick avec de la passion quoi (histoire de narguer les amoureux de Malick!).

      … et note non-négligeable : seul film que j’ai vu en 3D de ma vie qui valait réellement le surplus chargé à l’entrée. Je ne suis pas un expert de la technologie IMAX (j’ai vus 5 films IMAX tout au plus!), mais Gravity en IMAX 3D était une expérience sensorielle et introspective extraordinaire. Gracieux, déstabilisant, intime et poétique!

      Ajouts :

      1- Children of Men demeure mon préféré de Cuaron car j’ai adoré l’intrigue uchronique au service de la critique sociale (et les acteurs étaient aussi sublimes!). Mais Gravity le surpasse pour sa grâce, son intimité et sa pulsion/instinct de vie!

      2- Bien content pour Bullock que j’ai toujours aimée; elle est une excellente actrice qui n’a pas toujours joué dans d’excellents films et qui, pour quelques navets, a été traînée dans la boue par les médias et paparazzis. Belle vengeance que ce chef-d’œuvre intimiste!

      Et pour les bitcheux qui font référence à la plasticité de son visage, peut-être était-ce au contraire un des facteurs pour lesquels elle a été choisie : une mère endeuillée qui ne fait que naviguer à travers sa vie, devenue insensible, workaholic, déshumanisée, bref une âme anéantie dans un exosquelette de chair et de plastique…

      3- Je ne comprends pas la fixation qu’ont certains par rapport au réalisme et à la physique d’un film. Cuaron a repoussé les limites de l’authenticité plus loin que 95% des autres films (Oblivion, Total Recall); pourquoi s’acharner à démolir le film et le réalisateur pour les quelques éléments qu’il a décidé – consciemment ou inconsciemment – de « négliger » pour se concentrer sur la poésie portée à l’écran, les plans séquence, l’immense sentiment de détresse et l’identification extrême à la protagoniste?

      Si tous vos divertissements passent nécessairement par le respect à la lettre des lois de la physique, vous devez être bien déçus de tous les livres, jeux vidéo, jeux de plateau et films parus au cours des dernières décennies. Mais que faites-vous au juste pour vous divertir à part feuilleter les pages d’un dictionnaire technique?!?

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