Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 14 août 2013 | Mise en ligne à 17h15 | Commenter Commentaires (9)

    Guillermo Del Toro, le géant au coeur d’enfant

    Difficile de ne pas s’attendrir en voyant Guillermo Del Toro, cinéaste prisé de renom et, surtout, adulte corpulent de 48 ans, fondre comme un enfant à la vue d’un robot géant.

    La vidéo est tirée d’un reportage pour la télévision japonaise réalisé dans le cadre de la sortie de Pacific Rim au pays du soleil levant. Del Toro, accompagné des actrices de son film Rinko Kikuchi et Mana Ashida, se promène sur l’île artificielle d’Odaiba, située dans la baie de Tokyo. Après quelques haltes dans des commerces, le groupe se rend au pied d’une imposante statue Gundam, icône de l’animation japonaise.

    La réaction de Del Toro (à 3:10) suffit à elle seule de prouver la sincérité de son projet, que certains dénigraient comme étant un film impersonnel en guise de guichet automatique pour son auteur. Rien ne saurait être plus loin de la vérité: cet homme aime profondément les gros robots!

    Que l’on ait apprécié le résultat final ou pas, force est de constater que Pacific Rim, tout blockbuster truffé d’effets spéciaux qu’il est, constitue une oeuvre personnelle qui vient du coeur – d’un coeur d’enfant. L’émerveillement pur, innocent, face à l’immensité du monde (imaginaire) est le moteur et le propos principal du film.

    De bon augure pour une suite

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    Hommage aux films de monstres japonais, appelés Kaijū (dont Godzilla est le plus fameux spécimen), Pacific Rim n’a pas fait sauter la banque au box-office lors de son premier week-end d’exploitation au Japon. Il s’est classé en seconde position derrière les zombies de Brad Pitt, World War Z.

    Les chiffres sont cependant beaucoup plus encourageants en Chine, où Pacific Rim a fracassé un record pour une production de Warner Bros., avec 45 millions $ en cinq jours, c’est-à-dire «près de la moitié des recettes amassées aux États-Unis en trois semaines», comme le rapportait Première la semaine dernière. La publication française poursuit :

    Del Toro va-t-il du coup pouvoir réaliser son rêve et offrir une suite à Pacific Rim? Il en parle depuis déjà plusieurs mois, mais à Hollywood, les recettes américaines comptent énormément. Ceci dit, cette règle est lentement en train de changer. Le marché asiatique (surtout chinois) pèse de plus en plus pour les gros studios. Le blockbuster de Guillermo pourrait-il faire exception et se voir offrir une séquelle sans avoir cartonné aux USA? Les médias passionnés par le box-office s’interrogent.

    Et Entertainment Weekly de renchérir :

    De plus en plus, le public américain n’a pas le dernier mot quant à savoir si des personnages vivront pour combattre un autre jour. Le marché international représente désormais près de 70% du box-office mondial. Donc si la Chine, la Russie et le Brésil s’associent pour décider que Pacific Rim – qui aurait coûté environ 190 millions $, mais a seulement rapporté 87 millions $ domestiquement – obtient un second round, ce sera chose faite.

    Une suite pour un film basé d’après une idée originale et sans vedettes comme têtes d’affiche? Ce serait une belle victoire pour Del Toro qui, après les débâcles successifs de At the Mountains of Madness et The Hobbit, verrait enfin la machine hollywoodienne lui sourire.

    À lire aussi :

    > Guillermo Del Toro, «plus Bosch que Hitchcock»


    • Un beau plaisir coupable, ce Pacific Rim. La gnération Goldorak a sûrement majoritairement apprécié!

    • ”Ceci dit, cette règle est lentement en train de changer. Le marché asiatique (surtout chinois) pèse de plus en plus pour les gros studios. Le blockbuster de Guillermo pourrait-il faire exception et se voir offrir une séquelle sans avoir cartonné aux USA?”

      Aucun doute que ça va changer. Ça change déjà, non ?

      Un des plus gros atouts de la machine Hollywoodienne c’est justement d’être une machine, therefore il serait absurde qu’elle se prive du marché mondial (exportation) et même qu’elle ajuste l’offre (au niveau marketing ET artistique) en fonction de ce que demande le client.

      Faque si l’Inde se met à tripper Aquaman, on va manger du Aquaman pour longtemps! haha
      C’est peut-être comme ça que le cinéma d’auteur va ”gagner” ? Who knows..

    • World War Z est le plus grand succès de Brad Pitt au box office y paraît. Eh ben tous les espoirs sont permis pour Del Toro qui m’apparaît très sympathique.

    • Il est vrai que l’homme paraît plutôt sympathique, mais n’oublions pas qu’il est en tournée de promotion tout de même.

    • On dirait que Legendary Pictures tente de poser les bases pour une suite. Ils viennent de changer de partenaire/distributeur, de WB à Universal, et WB garde les droits pour tous les superhéros DC (Superman, Batman, etc…). Ils vont avoir besoin d’une nouvelle franchise. On a vu cet été que c’est très difficile de monter une franchise de blockbuster à partir de rien, surtout avec toutes les suites et les propriétés déjà connues qui innondent les écrans l’été. Ils vont vouloir profiter du buzz international et donner une seconde chance au coureur.

    • Je suis content de voir Del Toro changer la donne globalment dans l’industrie. Je n’ai pas vue Pacific Rim mais il y a toujours beaucoup plus de ce qui peut frapper l’oeil dans les film de Del Toro; si le succès suit il pourras peut-être nous offrir un autre bijoux comme “El labeirnto del fauno”… film que je ne peux pas d’écrire comment il m’a transformé.

      TAM

    • Je n’ai jamais été un fan des Godzilla, Goldorak et autres bébittes et robots de l’univers des animations japonaises, mais Del Toro semble effectivement un très grand fan. La passion mérite le respect.

    • ”Les chiffres sont cependant beaucoup plus encourageants en Chine, où Pacific Rim a fracassé un record pour une production de Warner Bros., avec 45 millions $ en cinq jours, c’est-à-dire «près de la moitié des recettes amassées aux États-Unis en trois semaines”

      Après le cinéma coréens, c’est aujourd’hui au tour de la Chine continental (excluant Hong-Kong) de connaitre un boom cinématographique.

      Les cinémas continuent de pousser comme des champignons. Malgré que le pays ne soit que semi-développé, dont les 2/3 n’ont pas encore atteint au moins le statut de classe moyenne. Quelques films commencent à atteindre la marque du 200 milllions de dollar au box-office, dont ”Lost In Thailand” (2012) et Journey to the West de Stephen Chow (2013). Ceux d’Hollywood font aussi bien. Surement dans 10 ans, quand la Chine va devenir le plus gros marché, on va voir plusieurs films fracasser le cap du 500 millions uniquement sur son sol.

      C’est trop d’argent pour que Hollywood n’investissent pas. Plusieurs grands studios ont des projects ou des co-entreprises en Chine. James Cameron a son joint-venture. Spielberg y est intéressé dû a une riche histoire et culture de la Chine. Ce qu’il ne dit pas, c’est peut être les $$$$ qui lui font tourner la tête vers l’orient ;) après tout, la Chine a toujours existé.

      J’ai vu récemment un film chinois ”The Message”. Le films m’a agréablement surpris. Il est complètement différent de ce j’ai vu de films chinois. Sa production commence à rivaliser avec ceux des américains.

    • J’imagine que c’est la suite normale des choses. Le dernier siècle a été celui des américains, avant c’était les britanniques. Le prochain sera celui de la Chine. Habituellement quand un pays devient une puissance économique il devient également une puissance culturelle.

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