Jozef Siroka

Jozef Siroka - Auteur
  • Le blogue de Jozef Siroka

    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 12 août 2013 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (39)

    Jerry Lewis, l’infâme clown des camps de la mort

    the-day-the-clown-cried-1

    Réalisé en 1972 par Jerry Lewis, mais jamais distribué, The Day The Clown Cried est l’un des fantômes les plus notoires de l’histoire du cinéma, au même titre que les director’s cut disparus de Greed (1924) d’Erich von Stroheim et de The Magnificent Ambersons (1942) d’Orson Welles. Ou, jusqu’à récemment, que le premier long métrage de Stanley Kubrick, Fear and Desire (1953), qui avait été retiré de la circulation durant un demi-siècle.

    Le concept de ce film maudit était pour le moins audacieux : au début de la Seconde Guerre mondiale, un clown allemand en déclin baptisé Helmut Doork (Lewis) est arrêté par la Gestapo après s’être moqué d’Adolf Hitler lors d’une beuverie. Interné dans un camp pour prisonniers politiques, il finit par y revivre sa gloire d’antan en faisant des numéros pour un public d’enfants très réceptif – des performances commandées et supervisées par le directeur de la prison, qui y voit un moyen de faciliter le «chargement» des jeunes dans les trains de la mort.

    Un projet aussi délicat, produit 30 ans à peine après les horreurs nazies, était mûr pour la controverse. Le moindre faux pas dans l’exécution artistique aurait servi à engendrer une kyrielle de reproches d’ordre éthique. Si l’on se fie à Jerry Lewis, The Day The Clown Cried n’était même pas proche d’atteindre son objectif extrêmement ambitieux, à savoir conjuguer intelligemment slapstick et tragédie historique. «C’était du mauvais travail. Vous ni personne ne le verrez jamais», a dit le mythique comédien de 87 ans en conférence de presse au Festival de Cannes en mai dernier.

    Lewis a parlé un peu trop vite puisque des images du tournage de son film désavoué ont récemment apparu sur le web. Il s’agit d’un extrait de sept minutes d’un reportage pour la télévision danoise qui perce enfin le mystère de la production maudite. On y voit Lewis à l’oeuvre devant et derrière la caméra, l’air assez préoccupé. Y font également de brèves apparitions Pierre Étaix, clown et cinéaste français surtout connu pour avoir collaboré avec Jacques Tati sur Mon Oncle (1958), et Serge Gainsbourg, accompagné sur le plateau de sa muse Jane Birkin. Selon la fiche IMDb du film, Gainsbarre faisait partie de la distribution, tout comme Harriet Andersson, fameuse figure issue de la troupe d’Ingmar Bergman.

    the-day-the-clown-cried

    Harry Shearer, une des principales voix des Simpsons (Mr. Burns, Seymour Skinner, Ned Flanders), qu’on a également vu dans la peau du bassiste moustachu de Spinal Tap, a vu une version brute de The Day The Clown Cried en 1979, expérience qu’il relate dans cet article de Spy Magazine publié en 1992. Extrait :

    Avec la plupart de ce genre de trucs, l’on constate que l’anticipation, ou le concept, sont meilleurs que l’oeuvre elle-même. Mais voir ce film était vraiment impressionnant, dans la mesure que l’on est rarement en présence d’un objet parfait. Et il s’agissait d’un objet parfait. Ce film est si radicalement mauvais, son pathos et son humour sont si follement mal placés, que vous ne pourriez jamais, dans votre fantaisie, parfaire ce qu’il est vraiment. «Oh mon Dieu!» – C’est tout ce qu’on peut dire.

    (Pour en savoir plus sur les impressions de Shearer à ce sujet, vous pouvez écouter cet entretien qu’il a accordé à Howard Stern en 2011).

    Malgré l’échec retentissant du projet, des producteurs ont tout de même voulu le remettre sur les rails. Au cours des années, des acteurs de renom comme Richard Burton, Robin Williams ou William Hurt ont été approchés pour reprendre le flambeau du clown des camps de la mort, mais en vain. La sortie rapprochée de deux long métrages à la thématique similaire, La vie est belle (1997) et Jakob the Liar (1999) – avec Williams assurant incidemment le rôle-titre – , ont par la suite ranimé l’intérêt pour The Day The Clown Cried. Mais Jerry Lewis est toujours resté campé sur sa position : on peut volontiers rire avec lui, mais il ne permettra jamais qu’on rie de lui.


    • Je n’ai jamais trouve Lewis drôle et cet extrait , bien que court, ne me le fait pas aimer davantage. Est-moi ou Jane Birkin a embelli en vieillissant, qu’elle est plus belle dix ans plus tard?

    • Le sujet était bon. Dommage qu’il n’ait pas été repris, avec plus de qualité.

    • My God. Comment trouver un sujet plus triste et dramatique que celui-là? Je serais incapable de regarder un tel film, mais traité avec intelligence je concède qu’un tel film pourrait être un bel hommage aux enfants assasinés durant l’holocoste. Respectons toutefois le voeu de Jerry Lewis de ne jamais voir son film naitre puisqu’il considère le contenu mal rendu, et reconnaissons lui le mérite de pouvoir s’auto-critiquer au point d’accepter de détruire des centaines d’heures de travail, surement par respect envers les personnes encore éprouvées. Rien de moins qu’un chef d’oeuvre doit servir a un tel hommage à la douleur et a la sombritude.

    • Le film devrait sortir mais avec Alan Smithee au générique. J’aime bien The nutty professor de Lewis, surement son meilleur film.

    • J’ai toujours trouvé que Jerry Lewis était très mal jugé..

      En tout cas, moi je peux vous dire qu’il m’a fait rire encore et encore quand j’étais tout jeune.

      Ajoutons son téléthon et on aurait rien à ajouter sur l’homme.

      Comme écrit par mmiicchheell plus haut, ça prend beaucoup de mérite et d’humilité pour avoir mis ce projet au rancart.

      Et, j’ajouterais, belle surprise aujourd’hui, je le pensais mort :o)

    • Ce que je retiens de lui, c’est que son nom est identique à celui du chanteur Jerry L. Lewis

    • “Ce que je retiens de lui, c’est que son nom est identique à celui du chanteur Jerry L. Lewis”

      Oui mais lui est tomber dans l’oubli assez vite quand Elvis est apparu dans le décor, alors que l’autre est encore dans l’actualité, la preuve ce blogue en ce 12 aout 2013. Jerry Lewis, par snobisme, a toujours été regarder de haut, mais aller revoir sa filmographie, même Scorsese a eu recours a son talent dans The king of comedy. Il a fait un choix, comme Belmondo, par exemple, il a choisit de faire du cash au lieu de gagner des statuettes et faire plaisir aux critiques, je respecte ça.

    • ”Il a fait un choix, comme Belmondo, par exemple, il a choisit de faire du cash au lieu de gagner des statuettes et faire plaisir aux critiques, je respecte ça.”

      vraiment? moi, je perd tout respect quand un ‘artiste’ fait ce choix… et puis je remarque que, finalement, le ‘cash’ étant la principale raison de faire du cinéma aux états-unis, ceux-ci produisent des films de plus en plus vulgaires et dégoûtants.

      ‘la nécessité de manger n’excuse pas la prostitution de l’art.’ luis bunuel

    • @Bloody_Sam
      Je suis Totalement d’accord avec votre opinion.
      Merci de mettre quelques pendules à l’heure.

    • Pour un acteur connu, il est possible de faire du commercial sans faire un Nicolas Cage de lui-même.

    • On apprend des choses passionnantes sur ce blogue.
      bravo.

    • Les comédiens de slapstick, un genre méprisé, sont reconnus très vieux ou après leur mort. Les films sont rarement de qualité mais les comédiens réussissent à nous faire rire, ce qui est le but premier de leur performance.

    • “Belmondo il a choisi de faire du cash”

      Un Belmondo, je l’embaucherais n’importe quand; la seule chose c’est que je ne sais pas si lui il voudrait; il a un certain âge, aussi.

    • Je n’ai vu que La vie est belle.
      Le prochain film sur le même sujet a besoin d’être bon.

    • Ça me fait penser à «Effroyables jardins» de Jean Becker où un clown recruté comme soldat par l’armée d’Hitler donne un spectacle à des prisonniers de guerre pris dans un trou.

      Sinon, trois films qui rallient humour, spectacle et holocauste et qui ne manquent par leur coup: La vie est belle de Benigni et les deux versions de To Be or not to Be, celle de Hans Lubitsch (que je n’ai jamais vu, mais que j’attends en Criterion avec impatience) et celle avec Mel Brooks qui est très intéressante, en particulier la scène où des hauts gradés et de soldats nazis assistent à un spectacle donné par des juifs maquillés en clowns. C’est également le premier et toujours l’un des rares films sur le sujet à aborder le traitement par les fascistes des homosexuels et l’imposition du port du triangle rose…

      Dans une catégorie à-part sur les rapports entre le spectacle et la Deuxième Guerre mondiale, il y aura toujours Inglorious Basterds!

    • Les Américains n’ont jamais compris que les Français trouvaient drôle Gerry Lewis.

    • Étrange projet tout-de-même, dans lequel il ne peut qu’être facile de s’emmêler les pinceaux. Aborder une abomination telle que la Shoah par le biais de l’humour ne peut se faire qu’en tremblant.

      Ceci dit, pour ma part, j’ai infiniment plus envie de voir le director’s cut de Magnificent Ambersons (si j’avais à choisir mon film fantôme…) que ce film de Lewis, dont je n’ai jamais été, il faut dire, le plus grand fan. Mis à part ses rôles chez Scorsese et Kusturica, les pitreries et simagrées de Lewis m’ont toujours passablement rebutées. À vrai dire, je suis à peine capable de tolérer son Nutty Professor, souvent cité comme étant son meilleur film. Comme pour De Funès, je ne ris la plupart du temps ni avec lui, ni de lui, ne riant tout simplement pas. Dans cette période, ma prédilection va plutôt à Peter Sellers. Mais, outre ce goût personnel, je ne peux en définitive que reconnaître l’ambition et le courage (il se mettait vraiment en danger avec ce projet) ainsi que l’humilité (il en faut pour reconnaître ses faux pas) d’un véritable auteur comique, phénomène plutôt rare de nos jours, ce qui n’est pas rien.

    • Je viens de me relire et je tiens à me corriger : Aborder une abomination telle que le Shoah ne peut se faire qu’en tremblant. Vouloir le faire par le biais de l’humour ne peut qu’être insoutenable. Ce n’est certes pas impossible, mais il n’y a probablement rien de plus difficile à faire au cinéma, considérant le rapport très étroit que cet art entretient avec le réel. Donc, aucun étonnement en ce qui me concerne devant le fait que Lewis ait abdiqué.

    • “Les Américains n’ont jamais compris que les Français trouvaient drôle Gerry Lewis.”

      Avec la carrière qu’il a connut, si les Américains l’aimaient pas, ils doivent être masochistes.

    • à guy-antoine,

      il s’agit bien de Ernst et non pas Hans Lubitsch. et To Be or Not to Be est un très grand film avec des comédiens de talent. le scénario est impeccable, serré, brillant. carole lombard y est magnifique aussi; toute pleine d’esprit, de vivacité, et d’un aplomb… vraiment un film à voir et à revoir.

    • En plus Lewis est juif, ça se peut qu’il ait penser ne pas être a la hauteur d’un tel projet, compte tenu du sujet.

    • @Bloody_Sam

      Merci pour la correction! Et vous me donnez encore plus envie de le voir!

    • @teddybear

      Le texte suivant explique mieux la différence de perception…

      http://www.cineclubdecaen.com/realisat/lewis/lewis.htm

      Lewis a été très populaire aux États-Unis mais à la fin des années ‘60 cela a décliné. Alors qu’en France il a eu le soutien de critiques et a conservé sa renommée et on accorde une importance à ses films.

      C’est plus qu’il soit considéré comme un grand du cinéma du moins par certains qui est incompris plutôt que seulement un entertainer disons et une vedette populaire qui en vieillissant ne pouvait plus faire les mêmes trucs physiques.

      http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=9588

      ”Sa renommée est internationale, la critique française l’apprécie particulièrement et contribue à faire connaître une oeuvre bien plus réfléchie et profonde qu’elle n’y paraît.”

      C’est cela qui n’est pas compris une oeuvre réfléchie et profonde alors que pour beaucoup ce n’étaientt que des films légers de pur divertissement.

      Nous au Québec ? On est un peu entre les deux.

    • Donc, en fait c,est presqu’un peu le contre de ce que que vous avez écrit Teddy bear, le public américain a lâché Jerry Lewis alors que la critique française elle a continué à le soutenir et à voir son travail comme plus significatif que ce qu’il paraît aux premiers abords.

      Admirateur de Chaplin, pour le projet ambitieux plus haut seul Chaplin ou un autre génie supérieur auraient pu le faire.

    • J’aurais dû trouver tous mes liens avant de commencer mais bon…

      Critique américaine versus critique française cela est plus précis. Mais la popularité qui a déclinée aussi.

      http://www.dvdclassik.com/article/portrait-jerry-lewis

    • Rarement, les comédies gagnent des prix… cependant, je crois sincèrement que c’est le style le plus difficile à bien faire… et aussi ça prend par conséquent de très grandes doses d’humilité et de talent.

      Merci à m. Lewis (et à tous les autres comédiens) d’avoir fait rire autant de personnes !

    • Les « Comiques » sont souvent regardé de haut.

      Jalousie ? Incompréhension ? Manque d’humour totale ( Ça se peut ! )

      Il y a des styles que l’on aime, d’autres moins. J’aimais beaucoup Peter Sellers… jusqu’à temps que je vois sa bio… Ouch ! Disons que c’était pas trop jojo

    • Le rire bouffon et les pitreries sont encore à bien des égards du burlesque et donc de seconde zone, ce qui explique le mépris entourant ces spectacles. C’était la mode dans les année 1900 et comme rien n’est statique ce genre d’humour a sombré pour devenir out dans le jargon populaire. Bourvil, Laurel et Hardy, Jerry Lewis, De Funès, Olivier Guimond flirtaient parfois l’inélégance laquelle s’approchait du vulgaire. Je ne renie pas le talent de ces génies, mais je reste indifférent devant les grimaces de Charlie Chaplain. Paradoxalement, seul Fernandel me fait rire aux larmes aujourd’hui encore.

    • “Pierre Étaix, clown et cinéaste français surtout connu pour avoir collaboré avec Jacques Tati sur Mon Oncle (1958)”

      Je crois que cette description d’Étaix est un peu expéditive M. Siroka. En plus de sa collaboration avec Tati, il a réalisé quelques longs métrages très appréciés comme “Yoyo”, “Premier Amour” et “Le Soupirant”, et a même remporté un Oscar pour un court métrage co-scénarisé et co-réalisé avec son collaborateur fréquent Jean-Claude Carrière. Il est vrai que ses films ont été indisponibles pendant longtemps pour des raisons contractuelles, mais ils ont récemment été publiés en DVD en France et en Amérique du Nord.

      Quant au film de Lewis, tout indique qu’il s’agit effectivement d’un ratage complet; si même Lewis, qui n’a pourtant pas hésité à distribuer certaines oeuvres de qualité plus que douteuse, a reconnu ses défauts, il fallait que ce soit vraiment épouvantable. Il serait toutefois intéressant de pouvoir le comparer au film de Benigni, véritable sommet dans la mièvrerie sentimentaliste simpliste, pour voir lequel des deux réalisateurs s’est le plus fait piéger par son sujet.

    • @nousnoune, @teddybear,

      Le fait que les Français puissent avoir ri en visionnant l’oeuvre de Louis de Funès m’échappe…

    • @watt68

      “Le fait que les Français puissent avoir ri en visionnant l’oeuvre de Louis de Funès m’échappe…”

      Il y a beaucoup de trucs américains que les Français apprécient mieux que les Américains eux-mêmes, en particulier dans le cinéma, la littérature et le jazz. Si ce n’était de le France (et de l’Europe en général), beaucoup de grands créateurs américains auraient eu des problèmes pour survivre.
      De ramener cela uniquement à “les Français aiment Jerry Lewis, quels weirdos” comme le fait “nousnoune” (rarement vu un pseudo si approprié…) est non seulement réducteur mais complètement à côté de la plaque.

    • Merci à lecteur_curieux pour ce lien !

      http://www.dvdclassik.com/article/portrait-jerry-lewis

      Quiconque doute du génie comique de Lewis, devrait lire ce passionnant texte !

    • « Quiconque doute du génie comique de Lewis, devrait lire ce passionnant texte !
      »

      De toute façon et ça été répété maintes et maintes fois par des acteurs de renoms..

      Il est beaucoup plus difficile de faire rire au cinéma que de jouer la tragédie !

    • Excellent sujet; fort délicat, mais qui eut été très prometteur. Bien que je n’ai jamais compris la fascination à l’endroit de Lewis, je dois admettre que sa décision de reléguer aux oubliettes autant de travail est courageuse.

    • Jerry Lewis racontait autre chose encore en 2004 sur ce film qu’il disait non terminé et qu’il aimerait le faire un jour. Le producteur s,était enfuit avec la caisse.

      Vidéo suivante à partir de 4:22 :

      https://www.youtube.com/watch?v=si42mX6VkfY

      http://en.wikipedia.org/wiki/The_Day_the_Clown_Cried

      http://www.vitaminedz.com/le-jour-ou-le-clown-pleura-jerry-lewis-1972/Articles_18300_519394_0_1.html

      En tous les cas, toute une histoire et avec plusieurs versions ou rebondissements.

    • Oui Jerry Lewis disait dans un livre de 1982 :

      «Je ne possède que les trois dernières scènes du film, explique Jerry Lewis dans son livre. J’espère qu’un jour le public le verra. Chaque enfant dans le monde doit savoir que quelque chose comme l’Holocauste a existé.»

      http://www.liberation.fr/culture/0101255107-on-n-a-jamais-vu-le-clown-de-jerry-lewis-pleurer-son-film-sur-la-shoah-n-a-jamais-ete-distribue

      Toute cette histoire de droits puis on imagine aussi sa santé et son âge, cela doit faire en sorte qu’il a renoncé…

      Cela ne veut pas dire qu’il ment pour autant juste qu’il ne raconte pas tout.

    • @jaypee2,

      Vous avez raison et Woody Allen est un exemple patent. Comme quoi l’humour est tout un art et que son universalisation n’est pas si évident.

      C’est pourquoi je lève mon chapeau aux humoristes québécois qui cartonnent dans l’Hexagone.

    • On peut ne pas aimer le slapstick, il est clair que Lewis ne fait pas l’unanimité ! Moi je l’aime et je l’ai toujours aimé, c’est comme tourné le dos à d’autres grands du même type, comme, Groucho, Chico, Harpo, Zeppo, WC Fields, J.Carson (CARNAC), John Belushi, Rodney Daingerfield, Andy Kaufman, Mike Myers, Borat.
      Même Mitt Romney a tenté de faire un peu de Shtick lorsqu’il riait maladroitement de son mormonisme et disait : ‘’Please, Please, take my wives !’’ Tres vieille joke de shtick yiddish ‘’Take my wife ..Please’’.

      J’ignorais l’existence de ce film. Merci !
      NM

    • “C’était la mode dans les année 1900 et comme rien n’est statique ce genre d’humour a sombré pour devenir out dans le jargon populaire. Bourvil, Laurel et Hardy, Jerry Lewis, De Funès, Olivier Guimond flirtaient parfois l’inélégance laquelle s’approchait du vulgaire. Je ne renie pas le talent de ces génies, mais je reste indifférent devant les grimaces de Charlie Chaplain”

      Et pourtant en 2013, Dominic et Martin au Québec continue de tenir le flambeau bien haut.Olivier Guimond vulgaire ? Comme le gros cave ? Comme Mike Ward ? Olivier Guimond vulgaire franchement. C’est pas parce qu’il a fait la tournée des bars qu’il était vulgaire; nos “grands humoristes ” du Québec en 2013, sont tous passer par l’École nationale de l’humour , et pour ce qui est de la vulgarité, ils donnent pas leur place Peter Mac Cloud pour un.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    décembre 2012
    L Ma Me J V S D
    « nov   jan »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives

  • publicité