Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 31 juillet 2013 | Mise en ligne à 1h15 | Commenter Commentaires (39)

    Dix ans de cinémanie chez les Simpsons

    simps

    Un des nombreux plaisirs en regardant The Simpsons, surtout pour les plus cinéphiles parmi nous, est de relever les multiples références cinématographiques disséminées de manière plus ou moins subtile à travers les épisodes.

    Et ce qu’il y a de génial avec ce procédé est que, dans la plupart des cas, les téléspectateurs n’ont même pas besoin de réaliser qu’il y a un extrait de film parodié pour apprécier ces merveilleux gags postmodernes.

    On s’entend cependant que c’est quand même plus plaisant de connaître le contexte (à moins que ce ne soit l’intertexte)…

    C’est là qu’entre en scène l’équipe de NextMovie, avec deux supermontages de 20 minutes chacun de toutes les références ciné contenues dans les 10 premières saisons des Simpsons :

    ***

    ***

    Mes préférées : Homer qui se transforme en T-1000 (Terminator 2), Hans Moleman piégé dans une cabine téléphonique assiégée par des rapaces (The Birds), Lisa qui trouve un poney dans son lit (The Godfather), Barney qui défonce une fenêtre d’hôpital avec une fontaine à eau publique (One Flew Over the Cuckoo’s Nest) et pas mal tous les liens entre M. Burns et Citizen Kane.

    D’autres compilations du genre devraient être mises en ligne sur NextMovie dans les prochains jours et semaines (il reste 14 saisons à décortiquer), mais en attendant vous pouvez vous rafraîchir la mémoire grâce à ce Top 100 publié l’année passée sur Total Film. Il y a aussi ce Tumblr, pour les fans de gifs animés.

    Par ailleurs, pour tous les gamers dans la place, un beau petit cadeau de College Humor :


    • Foutue belle job de compilation et de montage. Quant à moi, mes préférées sont : Maggie et Homer qui refont la scène de la douche de Psycho, le chien qui subit le traitement Ludovico de Clockwork Orange et où on lui montre un chat jouer avec une balle de laine, la fameuse ouverture d’Indiana Jones avec Homer qui déboule les escaliers, la finale du Graduate avec Abraham et la mère de Marge dans l’autobus, Burns qui pose devant Smitters comme la Rose de Titanic, Charles Bronson dans Death Wish IX… J’adore aussi quand ce sont des épisodes entiers qui s’inspirent des films, comme par exemple le Cape Fear avec Sideshow Bob ou le spécial Halloween de Shining. Comme vous, je trouve toutes les références à Citizen Kane avec Mr. Burns absolument parfaites, de même que celles où il est assimilé à Darth Vader. Et, belle finale de la première partie : « Forget it, Marge, it’s Chinatown! »

    • Et le meilleur jeu vidéo: Martin qui joue à “My Dinner With Andre”. Tell me more…

    • 1.excellent article comme tjrs monsieur Siroka !
      2. Très déçue que Franco à pas réussit à avoir son 250 000 pour sa trilogie adapter de ses courtes nouvelles …….. J’espère que Spike Lee va réussir lui ! peace

    • Celui que je préfère est dans l’épisode “22 short films about Springfield”, saison 7 dans lequel ont peut voir plusieurs séquences de Pulp Fiction. Vraiment très drôle. Surtout le passage du “Royal with cheese”

    • Un site qui existe depuis longtemps et qui répertorie tout les épisodes des Simpsons (scénarios COMPLETS): http://snpp.com/

    • Mo ce qui m’impressionne ce sont les gens qui travaille la dessus et mette des heures et des heures très souvent de façon bénévole. De vrais passionnés et chapeau !

    • J’espérais voir de quel film venait la scène où Flanders tire la tour de l’école dans son rêve…

    • ‘Cereal Killer’ Est bonne.

      Les Simpson est probablement l’œuvre qui définira la culture Américaine dans le futur. Ils sont au États-Unis ce que Molière est à la France ou Shakespeare à l’Angleterre.

    • La meilleure époque des Simpsons: du bonbon.

      http://www.zepirates.com/?pid=2796988

    • J’aime bien quand Bart échappe à Homer, Indiana Jones style, et les parodies de Clockwork Orange, surtout celle ou on voit les deux sundaes avec Bart qui tend les mains puis se tord en convulsions!

    • @renaud
      C’est malheureusement vrai … l’œuvre qui définit la culture américaine.

      Voici le modèle des américains : les Simpsons (hé misère)

    • @ renaud et un-fou-est-il fou

      Il ne faudrait pas confondre culture et culture populaire. Les Simpsons sont un peu comme la Petite vie de Claude Meunier. Rien à voir avec Shakespeare (qui ne définit en rien la culture britannique de toute façon)

      Tous les grands films référencés dans ce montage sont justement un témoignage de la richesse culturelle de ce grand peuple.

      Et quant à Molière ou Shakespeare, que dire de Tennessee Williams, William Faulkner, Robert Browning, T.S. Eliot, Edgar Poe. Il faudrait comparer des pommes avec des pommes.

      C’est vraiment facile de planter les États-Unis sur les Simpsons. L’ironie, c’est qu’ils portent ce regard critique sur eux-mêmes justement.

    • désolé : Browning est Anglais…

    • “C’est malheureusement vrai … l’œuvre qui définit la culture américaine”

      - c’est vrai? selon quelle source? pourquoi pas le jazz? le blues? pollock? david choe?
      hemingway?
      hunter S thompson?

      vraiment n’importe quoi…

      @renaud sam groening est le createur des simpson, donc tu devrais comparer Moliere ou shakespeare avec l’auteur et non l’oeuvre.

    • @ mendell
      Je crois qu’on fait ici référence à Charles Whitman qui a été le premier ( je crois ) à commettre un meurtre de masse dans une ecole , à partir de la tour de l’université du Texas , en 1966

      https://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Whitman

      D Ducharme

    • La plus drôle: le traitement du chien tel que relevée par pilac9…

    • @kurtz

      Je ne disais pas ça de manière péjorative.

      Et vous me citez des écrivains en disant qu’on doit comparer des pommes avec des pommes sauf que la comparaison ne situe pas à ce niveau-là. Les Simpsons viennent de la télé sauf que justement, s’il y a un média pour définir la culture américaine c’est la télévision. Ce n’est pas le théâtre ou la littérature qui eux étaient représentatifs de la France et de l’Angleterre à l’époque.

      La comparaison avec Molière et Shakespeare se situe plutôt au niveau de l’influence de ces œuvres et de la manière avec lesquelles elles ont réussi à saisir l’esprit du temps. Un exemple simple, les personnages. On connait tous les personnages de Molière et Shakespeare. Ils évoquent beaucoup de choses.

      Les Simpsons c’est la même chose, Homer est aussi connu que Tartuffe ou Romeo.

      Il y a le côté de saisir l’esprit du temps également. Homer c’est l’américain moyen lâche et stupide. Lisa c’est la gauche libérale et écolo. Flanders c’est la droite religieuse. Toutes les idées dominantes de notre époque sont dans les Simpsons. Évidemment c’est fait avec beaucoup d’humour et de dérision. Là-dessus on est proche de Molière. Il utilisait beaucoup la dérision.

    • ‘Rien à voir avec Shakespeare (qui ne définit en rien la culture britannique de toute façon)’

      L’influence de Shakespeare sur la culture britannique est immense. S’il y a une personne qui a défini cette culture c’est lui. Seulement au niveau du langage il a fait plus que n’importe qui.

    • ‘Les Simpsons sont un peu comme la Petite vie de Claude Meunier’

      Pas totalement faux sauf qu’on est quand même plus près de Michel Tremblay. Notre Molière.

      L’affaire avec la Petite vie c’est qu’on est seulement dans l’absurde. Oui on sort quelques travers des Québécois sauf qu’il n’y a pas de vraie réflexion sur notre société.

    • @ Renaud

      Votre comparaison est un peu biaisée car elle part de l’idée préconçue que les Simpsons sont l’équivalent actuel de ce que Molière était à son époque, ce qui n’a pas vraiment de fondement.

      Vous comparez Tartuffe à Homer, mais à l’époque de Molière, personne d’autre que la noblesse et la haute bourgeoisie ne savait qui était Tartuffe. La culture de l’élite de l’Europe du 17e ne disait rien sur l’esprit de l’époque au sens populaire du terme.

      Si ce que vous voulez dire, c’est que les Simpsons sont un portrait caricatural de la société étasunienne, ok. Toutefois, il est impossible de comparer cela à des grands auteurs qui ne représentaient justement pas du tout le Français moyen ou l’Anglais moyen.

      À la limite, on pourrait dire que Balzac ou Zola, ou même Céline ont ont fait le portrait des Français et que les Simpsons sont un pendant télévisuel du même témoignage.

      Et qu’est-ce qui représente la France et l’Angleterre aujourd’hui? (La réponse pourrait bien être la télé et les Simpsons!)

    • Les Simpson sont plus un genre d’archétype de la société actuelle américaine et une critique aussi.

      ”Papa a raison” et autres séries définissaient la société de l’époque.

    • voici une citation de Rédigé par Arielle Ntsondé, tiré d’un site internet étudiant :

      “Homer Simpson est le chef de famille. Il travaille à la sécurité de la centrale nucléaire de la ville, un poste complètement en contradiction avec sa maladresse. Homer est la caricature même de l’américain. Il est gros, très gros, il mange tout et n’importe quoi et boit tout le temps de la bière, sa marque préférée étant la Duff, en vente sur Internet. Homer Simpson est idiot, il ne comprend rien de lui-même. C’est un énorme paresseux, très égoïste qui fait souvent passer ses propres intérêts avant ceux de sa famille.

      Bart Simpson, le fils ainé d’Homer est l’autre élément perturbateur de la série. Il n’est pas foncièrement mauvais mais victime d’une éducation trop débonnaire qui l’éloigne du droit chemin. Toujours partant pour les mauvaises blagues et défis absurdes, il n’a que des mauvaises notes en classe et ne cesse de se confronter à Homer qu’il appelle par son prénom et jamais « Papa ».

      Marge Simpson est la plus sensée. Elle est la représentation même de la mère au foyer parfaite qui consacre tout son temps à ses enfants, elle aime son mari comme au premier jour et ne l’échangerait pour rien au monde. Marge Simpson a une voix grave et rauque, proche de celle d’un homme, probablement parce que finalement c’est elle le vrai homme de la maison.

      Lisa Simpson est l’enfant précoce. Elle n’a que huit ans depuis 1989 mais elle est extrêmement éveillée. Contrairement à son frère Bart, elle rafle toutes les récompenses et les bonnes notes. Elle est un peu l’élément intrus de la famille car avec sa personnalité bien trempée, elle refuse d’entrer dans le mode de consommation américain et milite pour ses convictions. Lisa est végétarienne et lutte en faveur de la protection pour l’environnement. Mais derrière cette petite fille parfaite, virtuose du saxophone, se cache une enfant souvent incomprise par sa famille sur ces prises de position et qui aimerait avoir plus d’amis.”

      Les Simpson ne sont pas du tout comme la Petite Vie. Un enfant de 8 ans qui écoute la Petite Vie comprend que c’est de l’humour alors que ce même enfant, devant les Simpson, voudra imiter un ou des personnages des Simpson car il se reconnait dedans (et c’est n dessin animé).

      C’est vrai toutefois que c’est n’importe quoi : ce n’est pas l’œuvre qui définit le peuple … c’est plutôt le peuple qui y est définit dans cette œuvre (je généralise).

    • Les Bougon sont plus dans la même veine que plusieurs dessins animés américains incluant les Simpson et American Dad… Une satire sociale…

      Dans La Petite Vie ? Il y a un peu de cela aussi mais c’est tellement décalé et absurde… Et les archétypes dans cette série rappellaient d’autres familles célèbres de la fiction comme Les Plouffe, par exemple.

    • Le contraire de ”Papa a raison”… et la série animée qui a pris la place des Pierrafeu à la télévision.

      Pas vraiment de satire dans les Pierrafeu juste de la comédie.

    • C’est vrai que les Bougons semblent un peu plus directement liés à une critique sociale. Je n’ai toutefois pas regardé cette émission.

      Le génie des Simpsons, c’est l’empilement des degrés de critique et de (d’auto) dérision qui ne se nuisent pas les uns aux autres en diluant le propos. Tout est là en 22 minutes.

    • Merci M. Ducharme pour la réponse!

    • @kurtz

      Ce n’est pas nécessairement une question de représenter le citoyen moyen, plutôt de saisir l’esprit de l’époque.

      Vrai qu’un Molière n’écrivait pas vraiment à propos de l’homme moyen sauf qu’à l’époque les hiérarchies sociales étaient importantes. Tu avais les aristocrates, les bourgeois, les prolétaires. Les gens se donnaient des titres de noblesses. D’ailleurs en France il y a encore ce vieux fond d’hiérarchie sociale.

      Aujourd’hui on est à une époque où l’homme moyen est roi.

      Et c’est vrai que les Simpsons représente également la France et l’Angleterre aujourd’hui. Disons que le succès mondial des Simpsons est un bon exemple pour démontrer la domination de la culture américaine.

      D’ailleurs on pourrait même faire un parallèle entre le déclin des Simpsons et celui de la culture américaine. Ils ont atteint leurs somments dans les années 90 et ils sont sur le déclin depuis 10 ans.

    • Les Simpsons, c’est tout simplement une oeuvre magistrale. La qualité et le rythme de chaque épisode est calibré et constant comme une horloge suisse… et même après autant d’années, les Simpsons demeurent LA référence.

      J’ai commencé il y a quelques mois à regarder tous les épisodes du 1er au dernier; la qualité (et les degrés) des gags sont tout simplement incomparables avec les autres produits/oeuvres grand public.

      Chapeau à Groening et son équipe!

    • Très intéressant.

      Je ne vois pas pourquoi ils décortiqueraient les années 11 et plus parce que ce n’est justement plus une critique sociale mais seulement: Les Simpsons vont à quelque part ou Les Simpsons ont un invité spécial. Avec quelques jokes.

    • J’ai pris un break des Simpsons depuis… 12 ans au moins? À partir de la saison 11 (ou 10 ou 12), j’ai aussi senti un relâchement dans le génie créatif. Le symptôme de l’invité justement. Ou alors on tue un personnage pour gifler le spectateur létargique. Je planifie depuis des années de rattraper le temps perdu, en me disant que j’étais sûrement juste blasé à force d’en regarder. Mais quelque chose me dit que je vais être déçu. Que je vais vite abandonner.

      Les Simpsons demeurent LA série.

    • LA référence par excellence au cinéma: Citizen Burns. Pas d’extrait en particulier. Juste tout le personnage, et les multiples références à Kane.

    • Les références culturelles dans les Simpson notées sur Wikipedia et on peut y aller épisode par épisode :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9f%C3%A9rences_culturelles_dans_les_%C3%A9pisodes_des_Simpson

      Pour ce qui est de l’engouement, on peut être plus passé à American Dad sur Teletoon dans un premier temps et ensuite à South Park pour que cela morde plus.

    • Et des liens mènent au site suivant dont voici une page :

      http://www.simpsonspark.com/references/refs_film_citizenkane.php

    • Les passes avec le concierge Willy sont excellentes aussi.

    • 2 scènes que j’adore:

      1-La scène où Homer achète la (le) trampoline et tout les enfants du quartier se blessent fait référence a Gone with the wind.

      2-La séquence de Catch me if you can.

    • pour revenir au cinema,

      j’ai vraiment hate de visionner Blood ties de guillaume Canet, Guillaume a eu plusieurs probleme a NY, avec les acteurs (wahlberg out) les syndicats, les figurants…tres different de faire un film en france.

      le casting est vraiment incroyable, Zaldana, cottillard, Kunis, Owen, crudup et schoenaerts et meme Caan,.

      j’ai pu trouver une version sur le web mais elle etais vraiment terrible, loins d’etre de la qualite d’un screener mettons.

      quelqu’un l’a vu?

    • @jozef Quel film est parodie dans l’extrait postmodern?

    • Est-ce ce seulement parce que je ne les ai pas vu dans le montage ou si les références au film Thelma Et Louise ont été oubliés ? On peut en voir une petite référence dans la saison 3, épisode 8F14 tandis que l’épisode 1F03 de la saison 5 en est en grande partie inspiré.

    • J’aime bien l’extrait de Trainspotting lorsque Bart et Lisa se gaffe de sucre anglais jusqu’à ce que Maggie marche au plafond.

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