Jozef Siroka

Jozef Siroka - Auteur
  • Le blogue de Jozef Siroka

    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 29 juillet 2013 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (103)

    Spike Lee fait appel à la «bonté de votre coeur»

    spike

    On l’a dit et répété et rabâché: quand un talent de la trempe de Spike Lee doit se mettre à genoux pour quémander leur monnaie aux studios pour ses projets personnels, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans une industrie du cinéma de plus en plus schizo. Las de cette triste situation, le réalisateur de chefs-d’œuvre comme Do the Right Thing et The 25th Hour a décidé d’outrepasser le mode de financement traditionnel pour son prochain «Joint». Jeudi dernier, il s’est inscrit au fameux site de crowdfunding Kickstarter et demande à ses fans de «contribuer à la cause».

    Dans une lettre adressée à ses «fidèles», dans laquelle il fait appel à la «bonté de votre coeur», Lee explique sa démarche, affirmant notamment :

    Avec le climat actuel qui règne dans le Studio System à Hollywood, ce n’est pas une vision encourageante pour les Cinéastes Indépendants. Je ne dénigre pas, j’indique simplement les faits. Les Super Héros, les BD, les Effets Spéciaiux 3D, Faire Sauter la Planète Neuf Fois et Voler dans les Airs tout en se Transformant, ce n’est pas mon Truc. Pour moi, ce n’est pas juste que ces films soient faits, mais il semble que ce sont les seuls films qui se font. Pour Les Studios, il semble que chaque Film doit être un Coup de Circuit à l’échelle Mondiale, une Enterprise de Tent Pole, capable de se dériver en Suite après Suite après Suite après Suite après Suite après Suite.

    J’ai une vision différente de ce que le Cinéma peut être, une vision différente de ce que certains Spectateurs desservis pourraient vouloir voir. C’est pourquoi je suis ici sur KICKSTARTER, pour lever les Fonds pour Le Nouveau Spike Lee Joint, pour financer ce BAD BOY. Rien n’est Gratuit dans la Vie et si vous voulez quelque chose vous devez payer. Si vous avez aimé un de mes Films dans le passé, c’est le prix qu’il en coûte pour en voir un autre (qui peut être inférieur au coût d’un Billet de Cinéma).

    La description du film est très sommaire : «Des humains qui sont accro au sang. Drôle, sexy et sanglant (et ce n’est pas Blacula).» Le seul collaborateur artistique qui a été dévoilé est le chanteur soul Raphael Saadiq. Spike Lee a un mois pour atteindre son objectif de campagne, qui se situe à 1,25 millions $. Il est bien parti avec $357,713 d’accumulés au moment que je tape cette ligne, et 22 jours devant lui.

    Comme d’habitude avec Kickstarter, divers prix seront remis aux donateurs dépendamment de l’importance de leur contribution. Par exemple, pour 25$ vous recevrez une affiche de Red Hook Summer autographiée par son auteur; pour 500$, c’est une paire de Nike, autographiée encore, ayant appartenue à Lee qui vous parviendra par la poste; et pour ceux qui déboursent 10 000$ ou plus : une sortie au restaurant avec Spike lui-même, qui vous invitera par la suite à prendre le siège habituellement réservé à sa femme pour assister à un match des Knicks de New York.

    Un des vainqueurs du grand prix est nul autre que le réalisateur récemment retraité Steven Soderbergh, qui explique son geste dans cette lettre. Extrait : «Certains cinéastes existent en dehors des paramètres traditionnels de la critique; leur point de vue et leur filmographie rendent les discussions à propos de leurs films individuels intéressantes, mais au bout du compte impertinentes parce que chaque projet est simplement un chapitre dans un très long livre qui doit (et sera) a reconnu et apprécié pour son ampleur, son ambition, et sa contribution à l’art du cinéma. Pour moi, Spike Lee est un de ces cinéastes.»

    Cette campagne de levée de fonds a toutefois fait de nombreux mécontents qui regrettent qu’un artiste établi et multimillionaire parasite et dénature un site essentiellement mis à la disposition de «gens ordinaires». Des critiques similaires ont été faites à l’endroit des Kickstarter de Paul Schrader, de David Fincher, de l’équipe de Veronica Mars et du très irritant Zach Braff. Ce dernier, qui a récolté plus de 3 millions $ pour son film Wish I Was Here, a d’ailleurs déclenché une véritable avalanche d’attaques virulentes sur le web à son endroit, et a même inspiré une chronique à saveur éthique publiée par le New York Times.

    Spike Lee, quant à lui, a tenté tant bien que mal de défendre ses intentions, en disant qu’il avait fait du Kickstarter avant même l’invention de Kickstarter, à l’époque de She’s Gotta Have It (1985), et que son projet donne de l’exposition au concept de financement collaboratif :

    Films essentiels

    Troquant son chapeau de réalisateur pour celui de professeur – il enseigne le cinéma à la New York University depuis 15 ans – Spike Lee a offert comme boni sur sa page de campagne sa «Liste des films et cinéastes essentiels». Force est d’admettre, une sélection pas mal élégante :

    spike-lee-essentials-list-skip-crop-1

    spike-lee-essentials-list-skip-crop

    ***

    À lire aussi :

    > Oldboy de Spike Lee, un remake «plus sombre» que l’original
    > 25th Hour : l’Histoire comme canevas poétique


    • Ouin! Le gars est déjà multimillionnaire. Pas trop porté sur le risque, non?

      Quand je pense à Xavier Dolan qui a mis tout le fric gagné comme enfant-acteur pour faire son premier film et à d’autres entrepreneurs qui ont hypothéqué leur maison, «loadé» leurs marges de crédit et sortis leurs REERs pour lancer leur entreprise, même si je suis d’accord avec son opinion sur le cinéma «show de boucane», j’ai comme un petit doute et une réticence. Suis-je normal docteur?

    • eh, mon point #8 qui se pointe à l’horizon. Ça sent déjà la bière, je veux une pinte d’IPA en draft.

      http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2013/07/19/a-propos-de-netflix/

      8. En parallèle, le marché de niche (lire: film d’auteur ou de spécialité) connaitra une embellie qui pourrait se concrétiser par un modèle de distribution stream sur abonnement (par un des gros joueurs mentionnés ci-haut ou une nouvelle cie montante) conjugué à quelque chose comme Kickstarter mais version pour réalisateur, où des projets de films indépendants sont soumis puis les membres (fan, cinéphiles..) votent et injectent des fonds pour produire les meilleurs choix. ”For us by us”, quoi. Ça pourrait même revirer en espèce d’hybride Netflix/Vimeo/Kickstarter/Facebook où une structure de réseau social pourrait servir de liant entre les artistes et les consommateurs et/ou artistes-artistes et consommateur-consommateur.

    • Le prix d’un billet est extrêmement dispendieux dès le départ et trouver une salle pour voir ses films spécialisé est complexe tel que l’ Excentris moi qui reste à Gatineau… Dites-moi, moi qui veux aussi réussir comme tout l’monde et améliorer mon sort fiancièrement avec mes propres passions, pourquoi j’engresserais de façon injuste envers ma personne un multimilionnaire en faisant une donation de 50$ par Paypal? J’aime bien le cinéma indépendant mais il y a des limites à la bêtise. J’ai assez a payer mes taxes qui augmentent avec un service qui diminue et je suis obligé de payer 70$ de mes poches pour me faire soigner dans les centres Apple Tree coté Ottawa. Le Québec ne rembourse que 40$.

      Son truc ne fonctionnera qu’une seule fois si jamais il y parviens pour cette fois. Qu’il aille se chercher du financement d’un autre façon sinon son film aura un gout amer dans ma bouche avec mon pop-corn sans beurre.

      Daniel

    • ”On l’a dit et répété et rabâché: quand un talent de la trempe de Spike Lee doit se mettre à genoux pour quémander leur monnaie aux studios pour ses projets personnels, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans une industrie du cinéma de plus en plus schizo.”

      Vous dites ça comme si c’était la faute d’un gros méchant loup… Mais lequel ?

    • Même si cette campagne porte fruit et qu`elle lui permet de réaliser son projet, tout sera a refaire au prochain film. Il demande donc à ceux qui déja payent la note en allant voir ses films d`assumer le financement de son projet en évitant de s`attaquer au problême. Le cout des projets ne cesse d`augmenter et en bout de ligne les studios-majors sont les seuls à en profiter sous tous les angles.

      Je trouve cette initiative fort malhabile en ce sens que Lee n`est certainement pas au même niveau de vie que monsieur tout le monde et qu`il veut comme tous les autres,piger dans la poche de ceux qui sont au bas de la pyramide.

    • Pendant que Spike Lee mendie, David Lynch continue son ”recyclage de carrière” avec des résultats, ma foi, étonnant d’efficacité!

      http://www.youtube.com/watch?v=VZl8-2WXc4g

      Y en a qui ne laissent rien entraver leur flux créatif.

    • D’emblée, j’ai de la difficulté avec le concept de faire payer les gens pour financer un film qui se voudrait justement autre chose qu’un banal divertissement hollywoodien.

      Le jugement que porte Lee sur l’industrie est très pertinent et c’est vrai que le refus du risque est en train de paralyser la créativité dans le cinéma de divertissement.

      Par contre, soutirer de l’argent aux cinéphiles avec comme argument principal que “rien n’est gratuit dans la vie” est un peu douteux comme procédé.

      Je vais recevoir un beau “poster” si je casque de l’argent??? Pourquoi Lee ne fonde pas une coop et ne répartit pas les profits sous forme de ristourne entre tous les “investisseurs”, en payant des salaires à ceux qui ont travaillé sur le film? Ou encore, chaque 20$ investi vaudra une entrée gratuite pour le film.

      Je trouve un peu arrogant de dire aux gens: “Vous voulez voir mes films, eh bien payez! Rien n’est gratuit vous savez”.

      Je comprends la frustration des cinéastes américains devant cette impasse hollywoodienne, mais disons que la position de Lee n’est pas celle d’un créateur. Cela ressemble plus à celle d’un amuseur public, surtout si on se fie à la description du projet. Des humains accro au sang. Vraiment?

    • À ce compte, pourquoi ne pas créer une entreprise, où chaque “donneur” deviendrait actionnaire? Comme ça se fait avec des équipes sportives (Packers, FC Barcelone).

    • C’est quoi la joke.
      On devient producteur, mais s’il y a des profits on ne profite pas?

      Aye, si je mets 50$ et que le film fait des profits, j’aimerais en profiter.

    • Apocalypto?!?

      Juste pour ça, je m’abstiens de le kickstarter.

      Peut-être que Mel détient une vidéo compromettante de Spike! ;) -js

    • @ cinématographe

      Oui moi aussi j’ai tiqué quand j’ai vu ça.

      Et pour d’autres réalisateurs, on dirait qu’il s’est fait un point d’honneur de ne pas mettre les chefs d’oeuvres trop convenus, parfois au détriment de toute logique. Ex: Spartacus et pas 2001 ou Barry Lyndon?

    • J’ai une bien meilleure solution et je suis très sérieux:

      l’argent que j’aurais donné a Spike Lee et trois de mes amis disons de façon hypothétique 300$, je l’utiliserais pour un budget d’un film de garage avec ses amis fait de façon tout à fait bénévole.

      Nous montons un un plan bien monté pour le projet, un scénario, ma caméra HD etc… et je présente le produit finale sur une drap dehors durant l’été et j’invite tout les voisins. On aura jamais eu autant de plaisir! Si la réponse du public est bonne nous présentons notre projet de film d’une durée de 15 à 20 minutes a un concours local, provincial, pan-canadien et même internationale!

      Vous me voyez venir? CA c’est de la création! Et qui sais notre talent sera reconnu l’instant d’un moment.

      Daniel Olivier

      Je ne comprends pas ce commentaire. Si vous voulez faire un film de garage que personne ne va voir sauf votre entourage, ce n’est pas le Kickstarter de Spike Lee qui va vous en empêcher… -js

    • @ kurtz

      Peut-être simplement parce qu’il a aimé Spartacus mais pas Barry Lyndon et 2001? On ne peut pas lui reprocher de ne pas recommander des films qu’il n’aime pas; l’appréciation de l’art est purement subjective après tout.

      Et c’est quoi exactement le problème avec Apocalypto?

    • Il a oublié Old Boy de Chan-Wook Park dans sa liste :)

    • On sait bien que les riches n’ont pas le droit de créer, c’est l’apanage des pauvres. Il faut être malheureux, désespéré et torturé pour créer; or, on sait bien que les riches sont heureux, puisque l’argent apporte le bonheur (il le faut bien, sinon pourquoi serait-on envieux?), alors l’art des riches est nécessairement insignifiant (case in point: Sofia Coppola, fille de papa et par conséquent riche cinéaste du vide). Spike est multimillionnaire, son projet est donc insignifiant, ce que nous pouvons déduire avant même de le voir, selon les arguments qui précèdent. Par contre, s’il dépensait son propre argent pour financer son film, il deviendrait pauvre, alors son oeuvre gagnerait en puissance expressive. Donc, il ne faut pas financer Spike Lee, et espérer qu’il se ruine, pour qu’il nous ponde un grand film.

      CQFD

    • @js 20h56

      Faudrait que cette vidéo soit compromettante en chien pour que Mel soit en mesure de faire chanter qui que ce soit, avec l’image publique qu’on lui connaît!

    • @cinematographe
      29 juillet 2013
      22h28

      Haha, j’aime :-)

    • D’un autre côté, ces “intrus” finissent au bout d’un moment par devenir les seuls points d’intérêt de ces listes. Et au moins 5-6 titres que je ne connaissais même pas. Toujours curieux.

    • Tiens, j’vais ajouter The train sur ma todo list.

      Il faut souligner l’honnêteté de cette liste. J’avoue que je m’attendais tellement à y voir les réalisateurs noirs surreprésentés. Avec Lee, on s’attend toujours à ce que ce soit politique.

    • @ Jozef Siroka

      Désolé si mon commentaire a pu vous sembler impertinent. Il m’apparaît un peu indécent encore de donner de l’argent a un gars aussi bon soit-il, sachant les prix d’un billet au cinéma et que si j’aime vraiment le film je risque d’acheter le DVD (encore une autre dépense). Alors plutôt que de vivre sur l’attente que Spike Lee sorte un film dont j’aurais financer (légèrement j’avoue), qui pourrais de me décevoir, je préfère utiliser cet argent pour réaliser et créer un rêve pour moi même sachant que l’industrie est rendu tellement gourmande et gigantesque qu’il m’apparaît presque impossible de percer même si j’ai du talent, comme au temps des années 60, 70 ou 80 ou les gens partait de rien. Alors en créant un film de garage (bien monté quand même avec des amis) c’est ma façon de me rebellé contre des gens qui me demande encore de l’argent parce qu’ils n’ont pas assez de financement sachant qu’il est multimillionnaire et que peut-être, je dis bien peut-être je peux en faire un aussi bon que lui même s’il n’est pas vue par tout le gratin d’Hollywood. Et qui sais après le deuxième ou troisième long métrage je pourrais peut-être m’essayer dans la cours des un peu plus grands et tenter ma chance.

      C’est le même principe de l’entrepreneur qui est fatiguer d’acheter un produit cher quand il peut le fabriquer et le vendre lui même. Le problème c’est que les compagnie sont rendu des multinationale et il est difficile de partir quelque chose sans y perdre la raison.

      C’est ça qui me choque le plus.

      Daniel Olivier

      «Comme au temps des années 60, 70 ou 80 ou les gens partait de rien.» En fait, il est bien plus facile aujourd’hui de faire un film à partir de rien que par la passé, grâce aux nouvelles technologies à portée de tous. Je pense vite comme ça à Jonathan Caouette ou à Shane Carruth, qui ont réussi à percer dans le milieu et qui ont séduit la critique mainstream grâce à des films «no budget» complètement auto-financés. Le problème avec cette démocratisation massive c’est que, pour paraphraser l’épilogue de To Die For, si tout le monde fait des films, il n’y aura plus personne pour les regarder… -js

    • ”Avec Lee, on s’attend toujours à ce que ce soit politique.”

      C’est la lecture que j’en fait de la présence d’Apocalypto.

    • @ johnnythewolf

      On pourrait argumenter des heures sur n’importe quelle liste de films. Toutefois, si on parle d’une liste de films “essentiels”, cela suppose pour moi des films qui sont des archétypes, des références à connaître et à émuler, par opposition à une liste qui serait un “best of” et qui aurait plus à voir avec la subjectivité et l’affectif, même si la subjectivité fait partie de toutes les listes, évidemment.

      En ce sens, si je faisais une liste des essentiels, probablement que je considérerais 2001 ou Lyndon comme étant beaucoup plus essentiels, pas parce qu’ils sont “meilleurs”, mais par leur importance dans le cinéma et la culture cinématographique.

      Par opposition, je trouve que les Fellini que Lee a choisis sont vraiment les 3 essentiels de ce cinéaste.

      Aussi, j’ai mieux aimé Raising Arizona que Fargo, mais j’aurais quand même mis Fargo à sa place sur une liste des “essentiels”.

      À noter: Ironiquement, Old Boy ne figure pas sur la liste des essentiels de Spike Lee!

    • @ jon

      tout à fait. Je mettrais d’ailleurs Spartacus dans la même catégorie de films dont la thématique a pris plus d’importance que la qualité cinématographique pour Spike Lee.

    • Dans le genre, Apocalypto est pas pire pentoute…

    • Top 5 des années 2000 selon sa liste.

      City of God
      Apocalypto
      District 9
      Kung Fu Hustle
      Dirty Pretty Things

      Ayoye. J’aimerais lire son argumentaire par contre…

    • “C’est la lecture que j’en fait de la présence d’Apocalypto.”

      Ouep, c’est vrai. Comme Kurtz le souligne aussi, on peut deviner que Spartacus a probablement gagné sa place pour cette raison aussi. Bon on spécule.

    • Spike Lee ne m’impressionnait déjà pas outre mesure au départ, depuis qu’il a eu des mots avec Tarantino, il est tombé bas dans mon estime. Anyway, n’importe quel artiste appuyant trop fort sur le piton idéologique fini par me taper royalement sur le p’tit nerf.
      Par contre, je ne vois pas d’un mauvais oeil son initiative de Kickstarter. Question à tous: si vous auriez un 100 piasses à investir dans un film indépendant (sans entrave marketing/producer), sur qui ”miseriez” vous ?

    • ”Le problème avec cette démocratisation massive c’est que, pour paraphraser l’épilogue de To Die For, si tout le monde fait des films, il n’y aura plus personne pour les regarder… -js”

      Exact. Et dit plus cruellement: si tout le monde fait des films, le nombre absolu de mauvais film va augmenter. Tout n’est que comparaison après tout, le meilleur existe parce que comparable avec l’ordinaire et le médiocre.

      C’est peut-être plus facile de produire un film de nos jours, mais se démarquer et attirer l’attention est sûrement aussi difficile voire plus. Or, qui veut faire un film que sera vu que par les amis et la famille ?

    • D’accord avec vous jon8, mais ironiquement, Tarantino rebondit lui-même contre certains réalisateurs (dont John Ford) pour des raisons idéologiques.

    • @ jon 8

      Benh Zeitlin

    • ..@DanielOlivier435: «Et qui sais notre talent sera reconnu l’instant d’un moment.»

      Juste «l’instant d’un moment«? Ne soyez pas modeste. Faites comme fit la maman de Justin Bieber. Mettez ça sur YouTube et peut-être serez-vous le Justin Bieber du cinéma d’auteur! :-)

    • @eturgeon
      Don’t get me wrong: je ne défend pas Tarantino en général mais bien sur les arguments avec SL.

    • got it

    • S’il n’a pas mis Old Boy dans sa liste, c’est peut-être parce qu’il considère que se film devait être refait !

      Un chef d’oeuvre, tu n’y touches pas.
      Si lui a voulu le refaire, possible que pour lui, ce n’était pas un film intouchable.

      Je spécifie pour lui.
      N’allez pas dire que je ne considère pas ce film comme un chef d’oeuvre.
      Et n’allez pas dire que je considère ce film comme un chef d’oeuvre.
      ;-)

      On parle de Lee.
      Pas de moi.

      M.

    • Vous avez en grande partie raison mais je crois Jozef que c’est le prix à payer de la liberté et de la démocratie si tout l’monde peu faire des films. Mais au fond ce n’est pas vraiment la réalité. C’est une infime partie de la population qui se donne la peine d’allez jusqu’au bout de leur rêve (ou de leur folie). Voilà pourquoi les gens regarderont toujours des films par pur plaisir fait par des gens qui “osent” parce qu’eux n’osent pas dans leur salon.

      Je me souviens qu’à 15 ans ma mère avait emprunté tout un atiraille de plusieurs milliers de dollars de l’université de Montréal de caméras, d’écrans couleur etc… pour son propre projet. C’était rare pour l’époque.

      J’ai passé un été au complet à faire de petits films avec ma sœur de 6 ans, mon meilleur ami et mes 3 autres sœurs qui furent tous mes comédiens. J’étais réalisateur, acteur, producteur, scénariste et monteur tout comme Jonathan Caouette. C’était en 1984… Puis à 17 ans je rentrais au Cégep en cinéma. Puis ce fut l’armée pour 3 ans, puis je suis retourné au Cégep… encore en cinéma…

      A chaque fois que je vous lis vous me faite réfléchir… Et ça m’agace. Parce que dans mon cas il est hors de question de donner de l’argent autre que mon billet à un gars tel que Spike Lee surtout s’il est bon.

      Daniel Olivier

    • Le sous sol au complet de la maison était rendu pendant 3 mois un plateau de tournage.

      J’avais même fait explosé un avion dans un lavabo avec un fil pour le faire voler. J’ai failli mettre le feu à la maison. J’avais mélanger de l’essence avec du chlore. Un effet magnifique plein de couleur à la caméra! Hahaha

      Mouais…

    • Oui Oui, Spike Lee l’anti-confirmiste, va sauver Hollywood de sa torpitude avec… un film de vampire? On n’a plus les anti-conformiste qu’on avait…

      1,25 million pour un film alors qu’il doit en valoir plusieurs lui-meme. C’est comme Richard Garriot qui quete 1 million sur kickstarter alors qu’il a dépenser 3 millions pour aller dans l’espace il y a quelques années.

      Aussi: District 9? C’mon…

    • Apocalypto, c’est l’apologie du Blanc chrétien venu sauver un peuple indigène, trop imbécile et sauvage pour se sauver lui-même. Je ne peux pas concevoir de film plus opposé, idéologiquement, au cinéma de Spike Lee, alors s’il l’a choisi pour des raisons politiques, je suis un peu confus.

      Et considérant que Mel Gibson n’a jamais été capable d’aligner deux plans de façon moindrement intéressante, si Lee aime ce film pour des raisons esthétiques, je suis tout aussi confus.

    • Apocalypto n’est qu’un simple “chase movie” tout comme Running Man l’était, mais avec l’excès de violence à la Mel Gibson. Mais un gros thumbs up à l’inclusion de Where’s Waldo? (Où est Charlie
      ?) un peu partout dans le film. Peu surpris de l’inclusion de District 9 dans cette liste, mais wow à Kung Fu Hustle. J’adore le slapstick de Stephen Chow, et Hustle est un super film du genre, mais de là à le qualifier pour top des années 2000…

      Quand à notre chum Spike, autant j’adore certain de ses film (25th Hour, Do the Right Thing), autant des fois, un peu de retenu lui ferrait du bien. Tsé, c’est beau vouloir inclure ses commentaires raciaux et politiques, mais au détriment de la qualité? Je ne lui ai pas encore pardonné l’abominable Miracle At St-Anna. Si seulement Spielberg avait fait la même chose avec la Shoah, ca aurait peut être donné un meilleur Indiana Jones and the Crystal Skull?

      Je suis curieux de son Old Boy, mais les probabilités qu’il fasse meiux sont mince….

    • Je ne vois aucun problème, ça se fait dans la musique depuis longtemps. Le fait qu’il soit millionnaire ne change rien. Nous sommes pas obligé de lui faire un don.

    • Pis j’ai fait trois films comme figurant à Montréal dans la trentaine. The Greateast game ever Played de Bill Paxton avec Shia Leboeuf, Alis Robi : Ma Vie en Cinémascope et une autre pour une scène de boxe avec Dino Clavey à Verdun. J’ai payé mon mariage au complet avec un voyage en Afrique seulement avec le premier film ! J’ai chanté dans les marchés au Puces à Laval, j’ai fait un long-jeu que j’ai envoyé à un producteur de Toronto par l’intermédiaire d’un ami… Ca commence à faire beaucoup!

      Crois moi, je ne veux pas faire l’étalage de ce que j’ai fais Jozef mais juste de te l’écrire sur ton blog me fait du bien parce que ça me manque tous ses trucs. Et j’espère que ça va me donner un bon coup de pied au cul.

      Daniel

    • il cependant beaucoup plus de navets que de bon films.

      vous avez le chef d’oeuvre facile… 25th hour etait bon…mais quand meme.

    • @Cinematographe

      Il n’y a aucun Blanc dans Apocalypto! Pour l’apologie, on repassera… Mais il est vrai que les Espagnols ont trouvé barbare le rituel aztèque du sacrifice humain en groupe, on peut comprendre pourquoi. Et c’est d’ailleurs pourquoi j’ai aimé Apocalypto, un chasemovie (merci Dusk) qui nous plonge dans l’univers pré-colombien de cette façon, c’est pas banal je trouve.

      Par contre Dusk, je ne vois en quoi ce film est + violent pcq c’est Mel Gibson qui l’a réalisé.
      Je me rappelle qu’on avait trouvé violent son Passion of Christ (que j’avais décidé de louer après avoir vu Apocalypto). Ce n’est pas tant ces films qui sont violents que l’époque qui l’était. Une crucifixion et des sacrifices humains, c’est pas jojo. Mais il était parfaitement légitime de les montrer tel quel, avec le contexte historique et tout…

      Ces 2 films auraient été filmé en catimini avec un pseudonyme qu’ils auraient été beaucoup mieux reçus…

    • DanielOlivier est clairement le gars qui crée un malaise en se levant dans les festivals pour parler de sa vie au lieu de poser une question lors d’une conversation avec le réalisateur.

      Ce qui me tanne avec le kickstarting c’est la quantité de récompenses pour fanboy finis. En finançant son nouveau film, je reçois l’équivalent d’une figurine. Tant qu’à ça, pourquoi il se part pas une boutique en ligne avec ses posters dédicacés pour ramasser son argent?

      Ceci dit, je suis toujours content de voir un nouveau Spike Lee, mais ce sera sans mon argent (sauf celle que je débourserai au cinéma).

      De tout ce que j’ai vu, il y a pas mal juste Miracle at St-Anna qui m’a déçu (pas nécessairement dégoutté). Mais j’ai bien – et dans certain cas beaucoup – aimé :

      - Do the right thing
      - He got game
      - 25th hour
      - Inside man
      - Malcom X

    • C’est une blague?!??!?!
      Faire un film est un privilège et Lee semble l’avoir oublié. D’ailleurs, ça fait un méééchant bout qu’il n’est plus pertinent, lui. Ça aussi, il semble l’avoir oublié. Si il veut tant que ça faire “son petit film indépendant”, qu’il pige dans son compte de banque ou qu’il aille frapper à la porte de ses célèbres et riches copains de NY. Il est pas inconnu, que je sache!!

      Même chose pour Sodenbergh!!!! Quelle blague!!! le gars est millionnaire et demande de l’aide. Hello?!?

      Pensez-vous que ces cinéastes ont seulement 15000$ dans leur compte de banque?
      Ça doit se maintenir, leurs niveau de vie! Tu veux faire ton film? Vends une de tes maisons!

      Je suis un très grand fan de cinéma, mais là, désolé, Ils nous prennent vraiment pour des cons. Sincèrement : Allez vous faire foutre!

      @ Jon8 à propos de David Lynch : tu as tellement raison!!!

    • @olila

      Désolé si je vous ai mis mal à l’aise mais mes intentions sont bonnes dans la mesure ou je répond de façon directe ou indirecte à la question posé par Jozef Siroka sur ce billet et qui viens me chercher personnellement. Devrais-je financer Spike Lee même pour 50 dollars avec ce que voudrais faire? Vous vous éparpillé autant que moi en focusant sur les questions que vous lui poserez (si jamais vous gagnez (sic))plutot que de répondre à la vrai question.

      Je n’écrit pas a Jozef pour me faire aimer. Mais bien pour donner mon opinion au risque de mettre mal à l’aise.

      A bonne entendeur.

      Daniel

    • @be-bop-a-lula

      Le dernier plan du film, ce n’est pas les bateaux des hommes Blancs, croix chrétienne fièrement brandie, qui abordent les côtes? Ça fait longtemps, mais il me semble que le film présente assez clairement la société aztèque comme en déclin (c’est le titre, quand même), vouée à sa perte, avec ce dernier plan apportant l’espoir du salut. Il me semble qu’il y a d’autres éléments dans le film permettant cette lecture, mais ça fait trop longtemps. Apologie, c’est peut-être un peu fort, mais représenter une société pour la vilipender, et lui proposer le salut par sa propre race et religion, c’est pas mal dégueulasse, peu importe comment se nomme le réalisateur.

    • @olila

      Voici LA solution préconisé par James Cameroun lui-même au financement des films indépendant tel que ceux de Spike Lee.

      Source Wikipedia (Bio de James Cameroun)

      “Il a déclaré qu’il serait judicieux que le prix des tickets de cinéma soit proportionnel au budget du film projeté (autrement dit une place pour voir un petit film indépendant filmé en DV serait vendue moins cher que pour un blockbuster tel qu’il les réalise). ”

      Voilà et je n’ai pas étalé ma vie sur le blog cette foic-ci haha

    • @be-bop-a-lula Merci d’avoir rectifié les faits pour Apocalypto

    • @cinematographe Si vous regardez les livres d’histoires, les hommes blancs ont effectivement “débarqué” alors c’est quoi le probleme avec cette séquence du film?? C,est l’histoire.

    • @ Josef Siroka

      « [...] si tout le monde fait des films, il n’y aura plus personne pour les regarder… » = excellente paraphrase, tellement à propos, priceless… alors je rajouterais :
      Moins de films produits certes, mais svp de meilleure qualité! « Utopiquerais »-je?! ;)
      Mais la qualité cinématographique d’un film se révèle tant subjective que « meilleure qualité » pour un peut s’avérer de « piètre qualité » pour un autre.
      À quand des standards communs pour y juger un film? :)

    • @fortress

      Il suffit de googler Apocalypto et criticism pour trouver réponse à votre question. Un exemple: http://www.commondreams.org/views06/1217-24.htm

      Faut faire la différence entre “c’est l’histoire” et comment l’histoire est filmée.

    • @ fortress (et sur Apocalypto)

      L’histoire, c’est beaucoup de choses. Quand on choisit les faits qu’on représente, on choisit aussi la perception de l’histoire que l’on construit.

      Apocalypto laisse l’impression que les Mayas (et non les Aztèques, il me semble) formaient une civilisation brutale, esclavagiste et cruelle, et que ce sont ces caractéristiques qui ont précipité sa chute. La majorité des spécialistes ne valident pas cette interprétation, même s’il est vrai que les Mayas pratiquaient la capture de prisonniers en vue de les sacrifier.

      Personnellement, je n’ai même pas pu finir le film, tellement c’était mauvais et tordu comme représentation des peuples précolombiens.

      Est-ce que Gibson a voulu présenter les Européens comme les sauveurs de cette société supposément décadente? Je ne sais pas, mais je pense qu’on peut dire qu’il postule que les Mayas étaient déjà en autodestruction avant l’arrivée des Européens (sous-entendu que bateaux espagnols ou pas, les Mayas étaient finis de toute façon).

      En même temps, on peut comprendre pourquoi Spike Lee a aimé, si on se base sur ses positions passées. En effet, Apocalypto représente un peuple opprimé par un empire, réduit à l’esclavage et torturé.

      Lee semble apprécier ces thèmes, surtout pour sa liste post-2000:

      District 9 (ségrégation)
      Apocalypto (esclavage)
      Dirty Pretty Things (immigrants chez les blancs)
      City of Gods (inégalités socio-ethniques au Brésil)

    • “James Cameroun”

      Un cinéaste favori de Spike Lee?

    • @be-bop-a-lula

      L’effet Gibson, c’est pas de montrer le sacrifice humain, du coeur arraché, brulé, et la tête coupée, qui tombe en bas de la pyramide, rebondissant marche, après marche, après marche… puis une 2ème, et une troisème fois. Un fois: choquant, mais c’est ca le deal avec les sacrifices du temps. La 2ème fois: ok, discutable, mais en quoi remontrer la séquence encore et encore appote au fuilm. We get it!!!! On retombe dans le “torture porn” de Passion of The Christ (quel film de “torture porn” médiocre d’ailleurs).

      Cinematographe amène le dernier point du film, soit la fin du “barbarisme” par les Espagnols.

    • @ fortress

      À ce compte, n’importe quel film “historique” serait automatiquement un bon film parce qu’il représente des faits historiques?

      Le cinéma est une question de perspective. Deux réalisateurs peuvent filmer exactement le même événement, mais le mettre en scène de façon tellement différente que la perception dudit événement en sera radicalement changée.

      C’est le cas d’Apocalypto. Par rapport à disons…The New World de Malick, peut-être? Qui parle du même événement (en gros), mais use du point de vue opposé.

      L’histoire n’est pas tout dans le cinéma. Sinon on ferait…de l’histoire, pas des films.

    • @DanOlivier435

      La solution de Cameron ne serait pas nécessairement une bonne chose pour les films indépendants.

      Il y a plusieurs films indépendants (ou disons a petits budgets) qui profitent de ça. C’est même une tendance présentement, des trucs comme The Purge qui ont coutés 3M et sont rendus a 65 M de box office.

      The Call, 13 M pour 51 M de box office. Les Paranormal Activity.

      Autre chose qui risque de continuer également c’est les têtes d’affiches qui vont demander moins cher et prendre une partie des profits du film. Il n’y a plus beaucoup de productions qui peuvent se permettent de flamber 40 M pour deux vedettes.

    • @_renaud

      Si son idée est bien encadré je ne vois pas le problème. Le film à couté moins cher donc je paye moins cher le billet donc ils feront moins d’argent de façon proportionnel. Et s’ils engrangent de gros bénéfice? Fudge, tant mieux!

      Daniel

    • Il y a une question qui me chicote avec le projet de Lee: quelle somme d’argent a-t-il investie dans son propre projet de film? Avant de demander de l’argent aux autres,ce serait bien qu’il donne lui-même l’exemple.Ni dans sa lettre,ni dans les vidéos de ce blogue n’en est-il fait mention de façon claire et nette.

    • @ krikrok
      Je suis tout à fait d’accord avec vous.

    • « Cinematographe amène le dernier point du film, soit la fin du “barbarisme” par les Espagnols. »

      Lorsque j’ai vu le dernier plan du film, Mel Gibson ou pas comme réalisateur, je me suis plutôt dit que l’arrivée des conquistadors signalait le début de la barbarie.

    • @DanielOlivier

      En fait ça prendrait une étude de marketing pour savoir si c’est vraiment le prix des billets qui fait que les gens vont moins au cinéma et si le fait de baisse le prix de certains films attirerait plus de monde.

      Personnellement je pense que non. Je pense qu’au contraire, une telle mesure ferait que les films à petits budgets seraient moins rentables.

    • “quelle somme d’argent a-t-il investie dans son propre projet de film?”

      La première règle d’un prodcuteur est de ne pas investir son propre argent dans un film. Il faut investir l’argent des autres.

      Juste à regarder l’excellente série Action.

    • @hardy_canyon

      Ca peut facilement être vu comme ca, d’où les guillemets. Mais dans le contexte du film, y’a plus de chance que le premier point prime.

    • D’où vous tenez que Spike Lee est multimilionnaire? Vous croyez qu’il l’est ou il l’est vraiment?

      Pour ce qui est de faire son projet en coop, je suis d’accord. Ça aurait été une meilleure idée. Qui aurait attiré probablement plus de monde. Au pire vous perdez votre investissement, au mieux il fructifie.

      Quant à sa liste, je vous trouve sévères. Ok elle est perfectible mais ça reste une bonne (voir très bonne) liste.

    • J’aime bien le principe de kickstarter. Je me sens vraiment en 2013 lorsque je suis sur ce site.

      J’espère seulement que Kickstarter ne deviendra pas plus une plateforme promotionnelle que de financement pour n’importe qu’elle vedettes voulant lancer une ligne de vêtements. Le film d’un demi-million de dollars de Spike Lee détonne présentement sur le site, entourés de réels projets novateurs à 10 000$ de jeunes entrepreneurs.

      Pour combien de temps ?

      Je ne suis pas sûr de sa démarche. Ca risque de détourner Kickstarter.

    • Je pense qu’un soirée au cinéma est encore ce qui a de plus “cheap”. Pensez-y un peu, $40-$50 pour 2 adultes pour 2 heures en moyenne. On est loin des Stones et de Céline à Vegas. Pour ce qui est de Lee et de certains autres artistes qui ont bien réussi, ils pourraient piger dans leur poche de temps en temps. Comme les disent si bien les américains; “put your money where your mouth is”.

    • Josh Whedon a inscrit Avengers 2 sur Kickstarter.

      Pour 50$, vous recevrez une une lettre de remerciement à collectionner, une affiche, et des coupons-rabais de McDonalds.

      Pour 100$, un t-shirt Avengers officiel.

      Et pour 200$, un billet pour voir le film en projection limitée, avant sa sortie en salle. Voyez les détails pour votre ville sur notre site.

      Lorsqu’on en sera rendu là, Spike Lee sera rendu à la page 432 de Kickstarter. Et Kickstarter aura été acheté par Time-Warner.

    • @snooze

      Je pense que c’est ce qui est train d’arriver, les grosses vedettes utilisent kickstarter comme un outil de financement mais également comme outil de promotion.

      Ça permet aux vedettes d’avoir beaucoup d’attention, tu fais le tour du web et non seulement ça ne te coute rien en publicité mais en plus tu récoltes de l’argent. Pas de coup de fil à passer ou de mains à serrer. Seulement quelques trucs à signer et quelques sorties avec ceux qui ont donnés beaucoup.

    • @ baghdadbob Trop facile comme argument.Il y a beaucoup de flou dans le projet de Lee.S’est-il,oui ou non,impliqué dans son propre projet?C’est la moindre des choses à savoir,non? Quant à son scénario,on peut pas dire qu’il nous inonde d’informations.Lee demande de l’aide,je n’ai rien contre,mais en contrepartie,donne bien peu d’explications.

    • Grosse vedette, faut pas exaggérer. Spike Lee n’est pas Spielberg. Pour l’instant, Kickstarter marche très bien pour des gros noms de l’indépendant, qui sont connus surtout des cinéphiles ou des ludophiles (j’ai surtout suivi (et contribué) à des campagnes pour des jeux vidéo). C’est juste logique: j’aime mieux donner mon argent à quelqu’un que je connais et dont j’apprécie l’oeuvre qu’à un inconnu, aussi prometteur soit-il.

      Ce n’est pas pour cela que Kickstarter a été pensé (le nom déjà est clair; Lee n’a pas besoin de coup de pied pour partir sa carrière), et je suis moi aussi déçu que de plus petits projets passent inaperçus (pour les jeux, FTL est le meilleur exemple d’un Kickstarter miraculeux pour de jeunes créateurs). En même temps, si un artiste de la trempe de Spike Lee peut se permettre de faire ainsi un film les mains libres, je ne vois pas où est le problème. Les contributions à Kickstarer sont volontaires après tout.

      De plus, j’ai l’impression que les gros projets comme ceux de Lee attirent l’attention sur le phénomène Kickstarter, et par conséquent sur de plus petits projets qui seraient autrement passé inaperçus. Je n’en sais rien, mais je ne pense pas qu’une telle initiative soit malhonnête, ou peu éthique.

    • @_renaud

      Je respecte votre opinion mais vous n’arrivez pas à me convaincre. Dans l’état actuel des choses je crois que l’idée de Cameroun est la seule solution pour le moment pour faire revenir les gens dans les salles de cinéma et faire une sortie agréable plutot que d’être devant sont écran géant. Le prix pour les billets et les prix majoré pour les DVD/Blue Ray ou les downloads seraient en fonction du budget alloué d’un film spécialement pour aider les films indépendant (pour Josef…) au risque d’avoir trop de films sur les tablettes.

      Le nombre de films est proportionnel à l’augmentation de la population mondiale. Regardez Bolywood par exemple. Les gens sont pauvres alors ils vont au cinéma pour oublier leur misère et ils ne cessent de sortir des navets parmi tout ses films pour que certain chef d’œuvre émerge du lot. Malgré la masse de films faits en Inde les gens ne sont pas dupes. Quand ils aiment, le bouche à oreilles se fait très rapidement pour le bonheur des cinéphiles.

      Daniel

    • En passant il y a un brin de sarcasme dans votre titre. Je voulais en faire mention puisque personne ne l’a fait jusqu’a présent même si le reste de l’article tand a confondre le lecteur. Cela me dit votre opinion sur le sujet ;)

    • Spike Lee est une immense vedette sur Kickstarter.

    • Je suis d’accord avec hardy_canyon : pour moi, le débarquement des Conquistadors est plus ironique qu’autre chose, car il laisse entendre que les conquérants indigènes vont bientôt goûter à leur propre médecine. D’ailleurs, si je ne m’abuse, le héros du film fait preuve de clairvoyance en refusant d’aller à la rencontre des Conquistadors.

    • Concernant l’initiative Kickstarter de Spike Lee, je suis en accord avec le commentaire de kurtz. Le crowd funding doit impliquer 2 éléments :

      1) Une idée géniale (niche dans la majorité des cas) à développer
      2) Une absence de moyens pour la développer

      Développer un projet de 1,25 millions USD pour un multi-millionnaire n’est pas plus difficile que de développer un projet de 50 000$ pour monsieur/madame tout le monde. Éthiquement, l’avenue empruntée par Spike Lee soulève effectivement des questions…

      Concernant sa liste, plusieurs surprises audacieuses en effet :

      1) Pour avoir revu Serpico en fin de semaine, je le place devant A Dog Day Afternoon (Sidney Lumet)

      2) Apocalypto : très heureux qu’il ait eu le « guts » de placer ce film dans sa liste; je n’ai jamais compris la haine des cinéphile à l’endroit de Gibson en général et de Apocalypto en particulier

      Apocalypto, c’est plus qu’un Chase movie; c’est carrément un Predator pré-colombien à la sauce War of the Worlds.

      Cinematographe mentionne : « Le dernier plan du film, ce n’est pas les bateaux des hommes Blancs, croix chrétienne fièrement brandie, qui abordent les côtes? Ça fait longtemps, mais il me semble que le film présente assez clairement la société maya comme en déclin (c’est le titre, quand même), vouée à sa perte, avec ce dernier plan apportant l’espoir du salut. »

      J’ai revu Apocalypto pour la 3e ou 4e fois dernièrement et pour moi, comme l’a mentionné hardy_canyon, l’interprétation que j’en fais est exactement à l’opposé et beaucoup plus près du propos de Even the Rain (Icíar Bollaín – 2010) : après avoir échappé à la société aztèque qui s’adonne à la décapitation au non de ses Dieux, voici l’arrivée d’un tout nouvel envahisseur – plus dangereux et barbare encore – qui bientôt s’adonnera au pillage et à la mutilation publique au nom de son Dieu!

      Je suis beaucoup plus surpris par la présence de District 9 dans sa liste qui, contrairement à Apocalypto, s’essouffle grandement dès le 2e tiers…

    • Concernant l’initiative Kickstarter de Spike Lee, je suis en accord avec le commentaire de kurtz. Le crowd funding doit impliquer 2 éléments :

      1) Une idée géniale (niche dans la majorité des cas) à développer
      2) Une absence de moyens pour la développer

      Développer un projet de 1,25 millions USD pour un multi-millionnaire n’est pas plus difficile que de développer un projet de 50 000$ pour monsieur/madame tout le monde. Éthiquement, l’avenue empruntée par Spike Lee soulève effectivement des questions…

      Concernant sa liste, plusieurs surprises audacieuses en effet :

      1) Pour avoir revu Serpico en fin de semaine, je le place devant A Dog Day Afternoon (Sidney Lumet)

      2) Apocalypto : très heureux qu’il ait eu le « guts » de placer ce film dans sa liste; je n’ai jamais compris la haine des cinéphile à l’endroit de Gibson en général et de Apocalypto en particulier

      Apocalypto, c’est plus qu’un Chase movie; c’est carrément un Predator pré-colombien à la sauce War of the Worlds.

      Cinematographe mentionne : « Le dernier plan du film, ce n’est pas les bateaux des hommes Blancs, croix chrétienne fièrement brandie, qui abordent les côtes? Ça fait longtemps, mais il me semble que le film présente assez clairement la société aztèque comme en déclin (c’est le titre, quand même), vouée à sa perte, avec ce dernier plan apportant l’espoir du salut. »

      J’ai revu Apocalypto pour la 3e ou 4e fois dernièrement et pour moi, comme l’a mentionné hardy_canyon, l’interprétation que j’en fais est exactement à l’opposé et beaucoup plus près du propos de Even the Rain (Icíar Bollaín – 2010) : après avoir échappé à la société maya qui s’adonne à la décapitation au non de ses Dieux, voici l’arrivée d’un tout nouvel envahisseur – plus dangereux et barbare encore – qui bientôt s’adonnera au pillage et à la mutilation publique au nom de son Dieu!

      Je suis beaucoup plus surpris par la présence de District 9 dans sa liste qui, contrairement à Apocalypto, s’essouffle grandement dès le 2e tiers…

    • my god procosom, vous me donnez envie de voir Apocalypto

    • Apocalypto n’est pas un mauvais film. Ca vaut la peine d’être vu, et d’y trouver Charlie!

      (C’est pas une joke. Googlez “Apocalypto” et “Waldo”)

      Et Procosom: Braveheart n’est pas un grand film (et historiquement completement faux, mais ca ne change rien à la qualité), même si les scène de combat sont visérales et bien exécutées. Mais le film rest bien correct. Oscar-worthy? Non. Apocalypto reste sans doute son meilleur film. Peu de profondeur, mais bonne execution. Le gars trippe encore sur la violence, mais on est loin de l’absurdité de Passion of the Christ. Ce film là est non seulement aussi pénible à subir comme spectateur que semble être la session de torture de Super Jesus, mais il est vide.

      C’est l’ultime trip de Born Again Christian que Gibson est. Et j’ai rien contre un film du genre: J’ai bien aimé Martyrs et les premiers Eli Roth. Et The Last Temptation of Christ de Martin Scorsese est un petit chef d’oeuvre.

    • @dusk

      J’ai bien aimé Braveheart.

      Très romancé évidemment et historiquement imparfait, mais solide à tous les points de vue incluant scènes de combat, casting/acting et trame sonore.

      Ceci dit, j’avoue que Braveheart m’a marqué à une période de ma vie bien précise, mais qu’avec le recul, Apocalypto lui est probablement supérieur.

      Quant à la violence, c’est de la violence authentique dans chacun de ses films à des époques hyper-violente; il ne tente pas de la rendre cool comme Tarantino (que j’adore!), ni de la rendre visuellement belle et stupéfiante comme Refn. Il la dépeint comme elle était réellement : commune, dégoutante et acceptée. En fait, faire un film sur ces époques sans violence relèverait au contraire d’une austérité déplacée.

      En quoi est-ce que Apocaplypto ou Braveheart sont plus (trop) violents que Valhalla Rising, Drive, Pulp Fiction, Reservoir Dogs ou même Centurion, Fight Club, Goodfellas ou encore Eastern Promises?

      Est-ce que son Christian trip l’influence dans ses choix? Peut-être (sûrement!), mais cela n’enlève rien au fait que ses films, sans être des oeuvres magistrales, sont clairement au-dessus de la moyenne et, selon moi, de très bons films. Pas parfaits techniquement parlant et sûrement pas assez bons pour servir de matériel d’enseignement, mais clairement dans les 5% meilleurs films qui sont produits chaque année!

    • @eturgeon

      Regardez Predator et War of the Worlds, et ensuite regardez Apocalypto, vous verrez ce que je veux dire : le dernier 30 minutes me fait réellement penser à Predator (qui est possiblement le meilleur film de Schwarzy soit-dit en passant avec Conan, Total Recall et True Lies… pour des raisons différentes évidemment!).

      Honnêtement, comment peut-on dénigrer autant Apocalypto et, du même coup, encenser Robocop et Starship Troopers?!? Sûrement pas pour l’aspect violence en tous cas…

      N.B. Parlant de Schwarzenneger, The Legend of Conan semble être annoncé pour 2014…

    • @ procosom.com

      Tu oublies terminator 1 et 2.

      J’ai beaucoup aimé Robocop et Starship Troopers. Robocop autres que 1 je ne me souviens plus si je les ai tous vu et s’ils sont bons. Starship trooper il n’y a que le 1 qui est bon. Mais il faut aimer le style un peu série B. Moi j’aime moyen les séries B mais j’aime les films de science-fiction. C’est probablement pour ça que j’ai aimé quand même.

    • Bon, j’ai youtubé la fin d’Apocalypto et, en effet, c’est beaucoup plus ambigu que dans ma mémoire. J’opte quand même pour l’alternative “christianisme rédempteur” puisque Mel insiste sur la croix, les armes restant en arrière-plan. Rien, dans le film lui-même, nous laisse croire qu’il y aura génocide; il n’y a que notre connaissance historique qui nous permet de penser que les Espagnols apportent plus de barbarie. J’aime mieux penser le film par ses propres images, non par recours à une référence externe. Mais l’interprétation tient, faudrait revoir le film pour trancher (je ne suis pas prêt de faire ça).

      De toute façon, admettons que la fin soit ironique, ne présente que le retour de la violence; le film demeure exécrable, pour d’autres raisons. Apocalypto ne serait que l’illustration du déclin inévitable de la société des hommes, des bêtes sauvages incapables de s’élever au-delà de leur violence innée. La fin montre donc le cycle implacable de cette violence. En partant, je ne peux souscrire à un tel nihilisme, qui ne laisse aucune place à l’homme en le réduisant à une bête qui ne peut s’élever au-dessus de sa condition innée, qui ne peut échapper à un fatalisme qui n’appartient en fait qu’à un scénario mécanique. Dans une telle optique, la complaisance dans la violence devient encore plus méprisable puisqu’elle renfonce le clou en insistant sur cette violence à laquelle on ne pourrait pas échapper, même pas par l’art, qui est réduit à imiter la violence des hommes, parce que c’est comme ça et c’est tout (c’est bien ce que nous disent fortress et be-bop-a-lula: puisque c’était comme ça, il faut le montrer comme ça). Bref, ça demeure un film dégeulasse.

      Si, finalement, la fin nous montre une voie hors de la violence par le christianisme, ça demeure problématique, pour les raisons déjà mentionnées. On n’en sort pas: c’est un film pourri, comme l’étaient les films précédents de l’ami Mel.

      Et, procosom, Predator ressemble bien à Apocalypto. Il y a un type qui court dans la jungle dans les deux films, mais la ressemblance entre les deux anecdotes nous permet justement de bien ressentir à quel point McTiernan est le grand cinéaste que Gibson n’a jamais été (d’ailleurs, Josef, à quand le post sur le vulgar auteurism?) Pour War of the Worlds, la discussion est tellement récurrente ici qu’il vaut mieux ne même pas noter cette hérésie…

    • D’ailleurs il y a un superbe article/portrait/topo sur McTiernan dans les Cahiers de juin. Ils lui ont rendu visite sur ses terres avant son départ pour la prison. À voir ce qui tient de cinéma d’action/blockbuster aujourd’hui, on ne peut que se désoler de la perte d’un talent comme celui de McTiernan.

    • Dusk: “On retombe dans le “torture porn” de Passion of The Christ (quel film de “torture porn” médiocre d’ailleurs).”

      Ben oui mais ça s’appelle The Passion of Christ..! Encore là, Mel Gibson m’avait vraiment surpris avec les dialogues en araméen et sous-titre en anglais, la photo en noir et blanc, la relation entre Marie et Jésus.

      Mais honnêtement, je ne me rappelle plus trop du film si ce n’est que j’avais trouvé qu’on avait beurré épais sur la supposée violence gratuite de ce film dans la mesure où le sujet est justement la crucifixion, sujet parfaitement légitime dans la mesure où on parle ici d’un épisode (réel ou non) qui a façonné la pensée occidentale, rien de moins.

      Encore ici, je crois que le film aurait été reçu différemment si ce n’avait pas été de la réputation de son réalisateur.

    • Dans la mesure, dans la mesure…

    • Ben non cinematographe, puisque le héros échappe justement à la violence… on ne sait trop pour combien de temps…

      Mais bon, c’est quand qu’un film devient de l’art? Et quand cela arrive, est-ce que ça peut rester quand même rester une bonne histoire qui divertit?

      J’avoue qu’au cinéma, je suis plutôt bon enfant. Si le scénario se tient, ben j’embarque facilement et je suis pas trop 2e ni 3e degré. C’est comme ça, je ne vois pas les ficelles (contrairement à la musique…) mais ce blog commence à ouvrir mes lornières…

      Je suis pas trop film d’action non plus et la violence ne m’attire pas particulièrement mais comme procosom, Apocalypto est un des rares films que j’ai visionné plus d’une fois. Et croyez-moi, ça ne m’arrivera pas avec War of the Worlds…

      Je le répète pour ceux qui l’auraient pas vu, j’avais embarqué à fond dans Apocalypto pcq j’avais jamais vu un chase movie du genre, campé dans l’Amérique pré-colombienne, avec les dialectes autochtones (ça fait son effet), l’exubérante cité pré-colombienne, les coutumes et rivalités qu’on y retrouvaient.

      Et parce qu’on peut d’ailleurs penser que les “méchants” sont un croisement entre les Aztèques et les Incas pour des raisons que j’expliquerai pas ici, je ne formaliserai pas des supposées “erreurs historiques” de Mel.

      Maintenant, si Cortès a pu conquérir le Mexique, c’est bien parce que les Aztèques n’étaient pas aimé de ses voisins et on peut penser que la manie qu’ils avaient de sacrifier les prisonniers ennemis n’a pas joué en leur faveur.

      Désolé d’en parler autant, c’est que ça me replonge dans le même débat que j’avais eu à l’époque où j’avais le sentiment que le film avait été jugé avant même qu’il ne soit vu, que la réputation de son réalisateur en avait empêché plusieurs de voir le film pour ce qu’il était: un sacré bon chase movie…

    • @be-bop-a-lula

      Passion of the Christ en noir et blanc? Vous oubliez les couleurs. Surtout le rouge. Beaucoup de rouge…

      Et pour la relation Marie-Jesus, on repassera après celle de Marie-Madeleine et du Christ dans Last Temptation, nettement plus interessante… Batard, Passion of the Christ n’a qu’un seul thème abordé de manière très subtile: Jésus en a mangé une estie de calisse, pis c’est hot.

      @procosom

      Le niveau de violence n’est pas si tant plus élevé que les films mentionnés, mais tout est dans la présentation. Robocop par exemple, utilise l’ultraviolence en combinaison avec l’approche de Verhoeven pour les média télé (tout comme Starship Trooper). D’ailleur, Robocop est une figure christique pas mal plus intéressante que le Jesus de Gibson….

      Braveheart est de loin le moins pire, mais même Apocalypto, avec la scène du sacrifice, montre le petit trip de Gibson. Passion of the Christ est de loin le pire. J’avais vraiment adoré Braveheart à 14 ans. Mais pour l’avoir revu recemment, disont que le facteur nostalgie était fort. Pas un mauvais film, mais pas un Oscar Winner, loin de là. Reste un film important pour son époque.

      Si ce n’est que à part le setting unique de Apocalypto en montrant un peuple sur le déclin, tourné dans leur langue, c’est un film est pas mal vide. Apocalypto est un bon chase movie, mais je pourrais dire la même chose de Minority Report, sauf que ce dernier a quelque chose d’intéressant à dire…

    • @kurtz …. Le problème c’est que vous “suranalyser” le film que vous avez vue. Je n’ai jamais pensé une seconde que Gibson essayait de nous dépeindre les Aztèque comme des violent et que c’étais supposer être la vérité. J’ai pris le film pour ce qu’il est avec un contexte historique.. Arretez un peu de toujours essayer de chercher des poux…. Croyez vous que civilisation ET que nous observais trouverais que nous sommes plus civilisé aujourd’hui en 2013 que les Azteque Maya que Gibson nous dépeint?? A voir tout ce qui se passe dans le monde, pas sure.

    • “quand qu’un film devient de l’art?”

      Je dirais, quand on décide de le regarder comme tel.

      (mais Syd Field peut avoir une autre définition, je pense que ça se passe à 14:30, juste avant le premier pivot…)

    • Je ne veux pas me mêler d’une discussion qui ne me regarde en rien (d’autant que je n’ai pas vu Apocalypto) mais votre argumentaire m’apparaît assez pauvre fortress, pour ne pas dire un peu brouillon.

      “Le problème c’est que vous “suranalyser” le film que vous avez vue.”

      Kurtz ne suranalyse pas comme vous dites. Il interprète simplement le film en utilisant son cerveau. C’est une activité assez banale (et fort plaisante) pour quiconque fréquente un tant soit peu le cinéma en particulier et les arts en général. L’essayer c’est l’adopter.

      “J’ai pris le film pour ce qu’il est avec un contexte historique.”

      Donc, kurtz suranalyse mais pas vous, qui voyez le film tel qu’il est, avec le contexte historique (que vous connaissez mais qui n’est pas dans le film?). Or, désolé de péter votre balloune mais vous ne faites, vous aussi, qu’interpréter le film, avec votre vision du monde, comme vous le démontrez un peu plus loin en affirmant que Gibson ne peut pas avoir voulu montrer que les Aztèques étaient violents et barbares et que les bons catholiques espagnols étaient venus leur apporter la paix puisque à « voir tout ce qui se passe dans le monde, pas sure. » Ici, je dirais que l’avantage va à kurtz (et à cinematographe) car il interprète le film d’après ce que celui-ci lui montre et non d’après ce qu’il pense lui-même de la violence dans le monde ou de ce qu’il connaît du contexte. Je dirais même que c’est vous qui “suranalysez” puisque vous y ajoutez un peu beaucoup de vous-même (de vos idées et de vos connaissances) dans votre interprétation.

      “Croyez vous que civilisation ET que nous observais trouverais que”…

      Ça, c’est vraiment incompréhensible, désolé.

      Bon, je vous laisse poursuivre. C’est très intéressant, en passant.

    • Je viens de réaliser que c’est dusk et non kurtz. Je me suis fait avoir par l’erreur de fortress. Désolé dusk (et kurtz).

    • @dusk

      “Apocalypto est un bon chase movie, mais je pourrais dire la même chose de Minority Report, sauf que ce dernier a quelque chose d’intéressant à dire…”

      Pas certain que Minority Report est beaucoup mieux côté intrigue et propos que Apocalypto, Terminator 1 ou Existenz. Ré-interpréter l’Histoire et la dispartinio de civilizations de manière ironique, mais relativement cohérentes n’est pas pire ou moins artistique selon moi que d’interpréter comment la science évoluera et impactera nos sociétés dans un proche futur.

      @ cinematographe

      “Apocalypto ne serait que l’illustration du déclin inévitable de la société des hommes, des bêtes sauvages incapables de s’élever au-delà de leur violence innée. La fin montre donc le cycle implacable de cette violence. En partant, je ne peux souscrire à un tel nihilisme, qui ne laisse aucune place à l’homme en le réduisant à une bête qui ne peut s’élever au-dessus de sa condition innée, qui ne peut échapper à un fatalisme qui n’appartient en fait qu’à un scénario mécanique.”

      Peut-être est-ce une des raisons de nos appréciations divergentes d’Apocalypto car contrairement à vous, je souscris à ce nihilisme. Je ne crois pas que tous les hommes sont des bêtes qui ne peuvent s’élever au-dessus de leur condition innée; je crois toutefois qu’il suffit que

      1) Une frange d’une société donnée agisse en bêtes ou;
      2) Quelques élites d’une société donnée agissent en bêtes ou;
      3) Une société voisine [d’une société donnée] agisse en bâte

      Pour que cette société soit appelée à sombrer à plus ou moins brève échéance. Ne nous leurrons pas : pendant des milliers d’années, la majorité silencieuse n’a eu que très peu d’impact (voire aucun!) au sein des différentes sociétés!

      Enfin, en ce qui concerne le Passion of Christ, bien que très moyen, il a été tellement détruit par les critiques que je m’attendais à un navet inqualifiable. Je ne l’ai vu qu’une seule fois, mais j’admets avoir été agréablement surpris par sensiblement les mêmes éléments que ceux mentionnés par be-bop-a-lula. L’interpértation de l’Histoire et la profondeur du « personnage » sont probablement les points faibles, mais cela ne rend pas nécessairement tout le film mauvais. Je l’ai classé intrigue/propos/personnages quelconques, niveau de violence élevé, mais recherche et photographie supérieure. Bref, un film médiocre ni plus ni moins (disons 4,5/10) comparativement à Braveheart et Apocalypto que je considère de très bons films (respectivement 8,5/10 et 7,5/10; Braveheart bénéficiant d’un bonus de 10% pour son le critère nostalgie!).

    • @winslow

      Oui, mais disons que certains films se laissent mieux regarder comme tel que d’autres. Je dirais plutôt que je regarde tous les films comme étant potentiellement de l’art, puis je décide s’ils remplissent ou non ce potentiel.

      @be-bop-a-lula

      Haha, ça me replonge aussi dans le débat de l’époque. Je suis curieux à propos de ce que vous ne voulez pas expliquer ici. Je suis aussi un très bon spectateur, qui embarque facilement dans un récit, mais dans mon souvenir Apocalypto ne fonctionne même pas bien comme “chase movie”.

    • Même si je l’ai vu + d’une fois, ça fait quand même un bout. J’étais resté sur l’impression que le film se passait dans un Teotihuacan inca (et non pas pré-aztèque), une espèce de cité pré-colombienne imaginaire regroupant des éléments du Mexique et du Pérou. Mais bon, c’est flou…

      Sinon, j’en garde le souvenir d’un bon Jason Bourne, avec des poursuites, des échappées, des rebondissements pis toute qui m’avait vraiment captivé.

      D’ailleurs, c’est clair que je le reloue la prochaine fois que je vais au club vidéo. Je fréquente encore ce genre d’endroit…

      @procosom: “en ce qui concerne le Passion of Christ, bien que très moyen, il a été tellement détruit par les critiques que je m’attendais à un navet inqualifiable.”

      Exactement!

    • Ouais, disponibilité puis jugement.

      Ce qui est intéressant, c’est le moment où cela se passe lors d’un visionnement. Suffit parfois d’un raccord, un plan qui s’étire un peu plus longuement pour devenir ainsi plus réceptif à la possibilité d’une lecture autre. C’est comme si j’attend le OK du film, qu’il me fasse part de son intelligence, qu’il sorte un peu du programme qu’il construit pour pouvoir à mon tour y aller d’une lecture disons plus… substantielle.

    • @procosom

      Ce n’est pas vraiment le nihilisme qui me dérange, plutôt la mécanique d’un scénario qui ne laisse pas le choix aux personnages d’être autre chose que des bêtes. Dans la majorité des films violents que vous citez plus haut, la violence est toujours le résultat d’un choix du personnage, ils sont même souvent capable de rationaliser leurs actes de façon convaincante (chez Fincher en particulier). Ce n’est pas le scénario qui dicte aux personnages comment ils doivent agir pour les faire entrer artificiellement dans la vision du cinéaste, pour servir un propos simple et sans aspérité. Le propos devrait émerger de l’action des personnages et non l’inverse (je parle bien sûr de cinéma narratif classique). Les Coen sont proches du nihilisme, mais ça ne les empêche pas de pouvoir écrire des personnages qui pensent (bon, parfois oui).

      En fait, je ne me rappelle pas assez d’Apocalypto pour affirmer que c’est bien la vision de Mel, je réagissais surtout aux commentaires précédents qui décrivaient la fin comme ironique, une boucle. Même, les trois dernières minutes que j’ai réécoutées montrait le héros retourner à la jungle pour échapper à la violence, alors j’imagine que le film veut présenter plutôt la violence de la société, à laquelle l’individu peut échapper s’il reste seul avec lui-même. Pas vraiment plus beau.

    • @winslow

      Exact, souvent il suffit de presque rien pour sentir un film s’élever. Et parfois, l’art ne va pas plus loin qu’un plan isolé, prometteur d’un espoir qui s’évanouit aussitôt.

    • @cinematographe
      Je vous recommande le film japonais Ran (il est souvent sur des listes des meilleurs films de tout les temps).
      Votre vision de la violence changera juste un tout petit peu si vous ne l’avez encore vu. Et c’est loin du nihilisme. Le scénario laisse le choix aux personnages mais vous verrez que la violence n’est pas toujours un choix.

    • @ cinema

      … ou le retour à la jungle comme moyen de se protéger des agression d’autrui (les “bêtes” extérieures), de demeurer en sécurité et assurer la survie de son clan, et la décision consciente du principal protagoniste de ne pas entrer en contact avec les blancs dans les dernières secondes du film comme un moyen de préserver cette pureté… comme un 6e sens qui vous dicte la voie à suivre.

      Peu importe l’interprétation qu’on en fait, je crois sincèrement que la finale est très ouverte.

      Et pour boucler la boucle sur Apocalypto, si on compare les films ayant utilisé la même mécanique (c.-à-d. un chasing/survival movie comme Predator, sans emphase sur l’élément vengence comme, disons, dans Death Proof), on ne peut pas vraiment dire qu’Apocalypto leur est significativement inférieur.

      Et si je compare la thématique de l’envahisseur étranger à une époque lointaine (pré-colombienne ou pas) avec les autres films du genre (Conan the Barbarian, Lords of the Ring, Braveheart, Dances with Wolves, The New World, The Last of the Mohicans, etc.), à nouveau, on peut préférer un thème plutôt qu’un autre, une époque particulière ou le développement des personnages d’un réal ou un autre (The New World), mais dans l’ensemble, Apocalypto n’est pas significativement inférieur à un Last of the Mohicans ou même à un Dances with Wolves bien que l’aspect épique soit en grande partie absent.

      Conclusion : je crois que la haine [des critiques et cinéphiles] envers Braveheart, mais surtout envers Apocalypto et Passion of the Christ est due à un transfert de la haine [des critiques et cinéphiles] envers Mel Gibson.

      … maintenant que vous emmenez Fincher dans la discussion (un des mes 10 réalisateurs préférés), évidemment que la donne change :)

    • @procosom

      Minority Report avait, malgré ses faiblesses, une approche intéressante sur l’approche de la prévention des crimes et le libre-choix. Un Spielberg sous-estimé. Apocalypto? Pas grand chose, et bie nque je voit l’intention de la repprocher thématiquement de Last of the Mohicans, la réalisation impécabble de Michael Mann et la force des acteurs font que vous comparez 2 films qui ne sont pas du mêm calibre par la force des choses.

      J’ai honnetement rien à chier que Gibson soit anti-sémite, un fou et un Born Again Christian. Et je répete, Apocalypto est un film bien correct, mais sans aucune profondeur. On parle pas de la trilogie Média de Voehoven!!

    • @un-fou-est-il-fou

      La violence est toujours un choix. Surtout chez Kurosawa. (Ceci dit, ça fait longtemps que j’ai vu Ran, je ne me rappelle que des couleurs).

      @procosom

      J’argumente à travers mon chapeau: je ne me souviens pas du tout des images du film, seulement de ce que j’en avais pensé. Je connais mieux Braveheart, qui est probablement le film que j’ai le plus vu dans ma vie; j’étais fan absolu, à une époque où je n’avais probablement pas encore l’âge de l’écouter. J’ai décroché en découvrant qu’il y avait autre chose, je l’ai revu quelques années plus tard, avec une conscience cinéphile plus aigue, et je n’ai pas réussi à me rendre à la moitié. La réalisation est broche-à-foins en estie! C’est vraiment sans intérêt. C’est ce que je me rappelle aussi d’Apocalypto.

      Nous sommes très loin de l’efficacité redoutable de McTiernan, dont les meilleurs films sont irréprochables, dans la succession plan-par-plan (Die Hard est un chef d’oeuvre, je le mettrais dans mes 50 films essentiels). Et il tient aussi un discours pas mal plus intéressant, entre autres parce qu’il est l’un des rares cinéastes d’action américain qui a su faire quelque chose du corps de ses acteurs, à aller plus loin qu’une admiration béate devant un corps aussi artificiel qu’inerte (Commando est un bon exemple à mettre en parallèle avec Predator). Le corps, il me semble, devrait être au coeur de tout cinéma d’action digne de ce nom, ce que les asiatiques ont bien compris (parenthèse: le dernier To, présenté à Fantasia, était d’ailleurs exquis!)

    • Au moins on s’entend pour dire que Braveheart, c’est plate. Jamais compris le buzz autour de ce film. Mais on est à des lieux d’Apocalypto en ce qui me concerne….

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • publicité

  • Calendrier

    juin 2014
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives

  • publicité