Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 11 juillet 2013 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (139)

    Oldboy de Spike Lee, un remake «plus sombre» que l’original

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    L’annonce il y a quelques années d’un remake du film culte sud-coréen Old Boy (2003) de Park Chan-wook en a importuné plus d’un. «Pas encore Hollywood qui va ruiner une oeuvre originale!», s’insurgait-on plus ou moins en ces termes. Un argument plutôt insensé à mon avis. Tout d’abord, le film original ne va pas disparaître; les puristes autoproclamés n’auront qu’à ignorer la nouvelle version. En second lieu, un remake n’est pas un concept néfaste en soi, et ne nous indique strictement rien sur la qualité potentielle du film.

    En entrevue à Collider en décembre dernier, Josh Brolin, la star du Oldboy américain réalisé par Spike Lee, nous rappelle que chaque projet doit être considéré individuellement (et qu’il n’y a rien de plus rasant que les généralités) :

    Il y a toute cette idée, que je n’aime pas et que je n’apprécie pas, je ne veux même pas en parler, «Hollywood est ci. Hollywood fait ça. Hollywood édulcore.» Ça dépend vraiment qui sont les cinéastes, qui sont les acteurs, quel contrôle ils détiennent, ou même pas le contrôle, quelle influence ils ont sur le final cut.

    Avec Oldboy, regardez, c’est Spike Lee, c’est moi-même, il y a le directeur photo Sean Bobbitt [Hunger, Shame] qui est fucking incroyable, et moi parlant à Park Chan-wook et lui demandant «Ça t’ennuie si on fait ça?» et sa seule requête est de ne pas faire le même film. Structurellement, en tant qu’échafaudage, c’est le même film, mais ce que nous faisons est très différent. Le look est très différent.

    En 2008, il fut rapporté que Steven Spielberg réaliserait le remake avec comme vedette principale Will Smith. Les deux hommes se sont finalement désistés l’année d’après, en partie en raison de problèmes légaux concernant les droits d’adaptation du manga éponyme, mais aussi de la difficulté à traduire l’esprit sauvage et l’imagerie provocante de l’oeuvre originale pour un public plus large.

    Spike Lee a ensuite été approché, en juillet 2011. Mais la production a connu certains ennuis et délais, notamment liés au casting de l’antagoniste. Christian Bale, Colin Firth et Clive Owen ont tous été pressentis à diverses étapes de développement, avant que l’acteur sud-africain Sharlto Copley (District 9) n’embarque. Ont suivi Elizabeth Olsen (Martha Marcy May Marlene), Michael Imperioli de The Sopranos, les vétérans de The Wire James Ransone et Lance Reddick, ainsi que Samuel L. Jackson, qui retrouve Spike Lee plus de 20 ans après leur dernière collaboration, Jungle Fever.

    Oldboy est produit par Roy Lee, un Américain d’origine sud-coréenne spécialisé dans les remakes hollywoodiens de films asiatiques (The Ring, The Grudge, The Eye, The Departed). En entrevue à Collider en novembre dernier, il a comparé les deux versions, précisément la finale et la fameuse scène de la bataille dans le couloir :

    La fin est quelque chose dont les spectateurs vont être… les fans de l’original en particulier vont être très satisfaits. En fait, certains pourraient la considérer encore plus sombre. [...] Il y a en quelque sorte une différente interprétation de la scène du couloir, qui portera la signature emblématique de Spike, et qu’on veut montrer d’une manière qui n’a jamais été vue dans un film d’action auparavant.

    Le synopsis du nouveau Oldboy est plutôt similaire à celui de l’original, à la différence que le héros, dénommé Joe Doucett, est un directeur de pubs, tandis que Oh Dae-soo était un homme d’affaires. La durée de la séquestration a d’ailleurs été augmentée, passant de 15 à 20 ans. Sinon, il s’agit de la même histoire tordue: un homme est kidnappé, se fait enfermer dans une chambre d’hôtel pendant très longtemps, apprend que sa femme a été assassinée et qu’il est le principal suspect du meurtre. Une fois relâché, il entreprend de prendre sa revanche, mais doit se buter à un adversaire hautement sophistiqué et malicieux.

    Oldboy prendra l’affiche le 25 octobre. Si cela vous intéresse, un post de JoBlo a recueilli le témoignage d’une source «fiable» qui a assisté à une projection préliminaire du film; sa réaction est largement positive. En ce qui me concerne, j’admets être pas mal vendu d’avance à tout ce que Spike Lee nous pond et, si cette rare «entreprise commerciale» de sa part saura se mesurer à son dernier gros film de studio, Inside Man (2006), on a raison d’être très optimnistes.


    • On croise les doigts très fort pour que ce soit une réussite! Même si je ne suis pas aussi emballé que je pensais, j’ai bien hâte de le voir.

    • Rien à redire sur la B.A. C’est déjà mieux que 99% des B.A. hollywoodiennes. Car oui y a des généralités à faire, les B.A. hollywoodiennes sont presques toutes pareilles, et presques toutes insupportables.

      Quant à “ne pas refaire le même film”, la raison pour laquelle ils font un remake c’est sûrement parce qu’ils ont flashé sur la mise en scène de Wook. Même si l’histoire en tant que tel mérite le détour, Old boy, c’est pas Sin city. Le film est pas calqué sur le manga. Le chef d’orchestre, c’est Wook. Maintenant, je suis curieux de découvrir tous les choix alternatifs que Lee prendra. Le B.A. en donne déjà plusieurs. Comme le coup de marteau sur la tête, que la version de Wook avait volontairement coupé. Pour la finale du couloir, je suis curieux, mais pas tant que ca. Pour moi, tout l’intérêt du film ne repose pas sur le mot de la fin, sur le dernier goût qu’on a dans la bouche en se levant de nos sièges. J’espère qu’il aura plein de bonnes idées à lui. Je ne m’attends pas à mieux, mais je ne m’attends pas à ce qu’il rate son coup. Ca peut être intéressant!

    • J’ai confondu “scène du couloir” avec autre chose. Je croyais que ca faisait allusion à l’hypnose dans la finale où il fait une série de pas avant de s’écrouler.

      C’est drôle, j’oublie toujours que la scène de combat avec le travelling est la scène mythique dont tou le monde se rappelle dans Old Boy. Spike Lee aura l’intelligence d’éviter de refaire une autre scène plan séquence, et fera totalement autre chose, j’espère.

    • Je ne me considère pas comme un puriste, mais je suis un peu allergique aux remakes, probablement par effet de surexposition…

      Un remake peu être un exercice intéressant et divertissant, mais je n’ai jamais regardé un remake meilleur que l’original.

      Admettons l’hypothèse que Spike Lee – que j’adore – ne le fait pas par opportunisme (lui qui n’a pas fait de grands films depuis un bout déjà), il demeure que c’est un peu facile de prendre un film culte asiatique et d’en faire un hit. C’est peut-être un beau défi pour un cinéaste de trouver une façon à lui d’interpréter un classique, mais ce n’est rien comparé à la tâche immense de créer une histoire aussi captivante à partir de rien et d’en faire un succès.

      Pour moi, le cinéma est autant un récit qu’une trame audio-visuelle, et je suis souvent un peu dépité quand j’apprends que le récit n’est pas neuf. On aura beau dire que c’est Spike Lee et qu’il va apporter sa touche, mais cette démarche me fait vraiment penser à celle d’un Scorsese un peu à bout de souffle qui est allé déterrer la dépouille encore chaude de Infernal Affairs et en a tiré un produit aseptisé et beaucoup moins intéressant que l’original.

      Quelques questions (de mauvaise foi) en terminant:

      1. Les asiatiques font-ils des remakes des grands films américains? Pas que je sache. Pourtant, le cinéma asiatique a été grandement influencé par Hollywood.

      2. Je me demande comment on réagirait devant le “remake” d’un livre en un autre livre presque identique, mais au style différent (outre la question du plagiat, bien sûr, qui n’est pas le point ici). Je vais peut-être me lancer dans la réécriture des Frères Karamazov. On sait jamais, ça pourrait pogner cette histoire là…

    • “…mais je n’ai jamais regardé un remake meilleur que l’original.”

      Vraiment? Vous n’avez jamais vu THE THING? THE FLY? THE MALTESE FALCON? Tous des remakes largement supérieurs aux originaux.

      On pourrait rajouter Ocean’s 11 et, au risque de se faire taper sur les doigts, les deux «True», Grit et Lies. -js

    • the thing 2011, c’est mauvais, bourré de stratégies visant à cibler une audience (female interest, vaisseau spatial, etc.)

      J’avoue humblement que je n’ai pas vu le Faucon maltais original.

      Quant à The Fly, je ne sais pas. Probablement que le film de des années 1980 est meilleur, je n’ai pas vu l’ancien non plus. Mais c’est un peu ça le problème. Quand je n’ai pas vu l’original, un remake me paraîtra toujours plus créatif et intelligent, d’un point de vue du récit.

      Mais vous avez un bon point Winslow. Il y a probablement des remakes “mieux faits” que les originaux. Mieux fait ne veut toutefois pas dire plus créatif. Rarement en fait.

      En fait, pour The Thing, winslow parle du remake de Carpenter du film de 1951. -js

    • Ouf Josef! Ocean 11 n’est même pas bon tout court et Soderbergh est un “surfer” qui est en état de remake permanent depuis des années. Mais là on est dans l’opinion: je ne peux pas sentir ce cinéaste!

    • En fait, The Thing 2011 est un prequel, ce qui est encore pire qu’un remake dans mon échelle de valeurs. Un pseudo-prequel en plus!

    • Oui. Carpenter > Nyby

    • Ah (soulagement) Un autre que je n’ai pas vu (dépit).

    • Qu’est-ce qui est plus créatif? Dans le cas de OLDBOY, adapter un film (remake) ou un manga?

      Pas vu le remake du THE THING de Carpenter.

    • Ça date un peu mais celui qui me vient spontanément en tête est sans conteste A Star Is Born. Le remake de 1954 de George Cukor est un véritable chef-d’œuvre, pas mal plus créatif et personnel que l’original de 1937 de William Wellman. Le remake de 1976 par le nobody Frank Pierson est quant à lui plutôt médiocre, ne servant pas mal qu’à mettre en valeur Barbra Streisand. D’ailleurs, il y a un autre remake sur les rails, qui devrait cette fois être réalisé par Clint Eastwood lui-même, avec Beyoncé dans le rôle d’Esther. Je ne sais pas trop par contre où ils en sont avec ce projet. En avez-vous une petite idée Jozef?

      Beyoncé s’est désistée, le projet est sur la glace, Clint s’est tourné vers un autre film musical, Jersey Boys. -js

    • @ winslow

      Voici comment je vois les choses:

      Prendre un récit d’un support x (manga, roman, etc.) et l’adapter sur un support y (cinéma) est déjà plus créatif que garder le même support.

      Mais mon gros problème est surtout que ce qui est plus créatif, c’est de partir de (presque) rien et de créer.

      Bien sûr, tout est référencé et influencé à un certain degré par ce qui a été fait, mais un remake, je vois presque ça comme une abdication créative, surtout dans le contexte où le premier film a déjà fait ses preuves.

    • histoire de raffiner la question: nommez un remake aussi bon que le premier, dont
      -le premier était déjà un bon film
      -l’écart dans le temps est court. On parle ici de 10 ans pour Old boy. On anticipe peu d’avantages des progrès technologiques que le second aurait sur le premier.

      En fait je partage bcp l’opinion de Kurtz. Indépendamment de combien on cherche à raffiner notre opinion pour éviter les généralités, on peut quand même tous admettre un fait évident: l’argument majeur qui donne le go au projet, c’est que l’original est un film étranger, et donc par définition inaccessible au public américain. Juste avec ce fait, Kurtz a déjà raison. Après ca on est déjà rendu à essayer de nuancer, parce que c’est tout ce qu’il nous reste, des nuances.

    • Je ne sais pas, si on se pose la question de l’adaptation de façon honête, j’ai l’impression que le remake comporte beaucoup plus de piège donc demande plus de créativité de la part et du scénariste et du réalisateur. Dans un monde idéal. Mais la réalité économique (et artistique) étant ce qu’elle est, ce n’est pas surprenant de voir le remake utilisé comme pablum prémâché.

      Sinon, c’est une question de sensibilité. Les histoires m’intéressent moins que leurs mise en forme.

    • En fait, le problème à mon sens n’est pas tant de savoir si le remake est meilleur que l’original mais plutôt de savoir s’il dit la même chose ou non, s’il s’intègre dans l’œuvre de l’auteur ou non, etc. Si le film de Spike Lee ne fait que répéter exactement la même chose que l’original de Chan-wook, sans créer aucune variation, il n’y aurait rien là de bien intéressant en effet. Or, s’il réinterprète les thèmes, crée ses propres variations, les intègre à son propre cheminement moral, esthétique, philosophique, etc., alors on pourra certainement parler d’une réussite. Comme le mentionne Jozef, il ne faut pas prendre un remake comme une tentative d’annihiler l’œuvre d’origine, de se substituer à elle, mais plutôt d’en interpréter ses thèmes, les penser autrement, à travers un autre regard, une autre vision du monde.

      Et, Jozef, merci pour l’info. C’est dommage quand même, j’aurais bien aimé voir ce qu’aurait donné cette variation eastwoodienne.

    • En fait, qu’on parte d’un manga ou d’un autre film, je vois pas vraiment de différence: ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. Old Boy a 1000 inventions sur le manga, qui lui-même est un bon manga, mais ils sont très différents. Battle Royale, c’est déjà autre chose. Je suis pas fan ni du film ni du manga, mais le manga est clairement plus curieux. Le film est sans intérêt. Sin City, c’est calqué sur la B.D., mais c’est ironiquement pour ca que c’est excellent.

      Mais si on parle strictement de processus créatif, de s’approprier une oeuvre, de transposer la littérature au cinéma sans que le film souffre de l’éternel complexe d’infériorité, Old Boy est une référence. L’auteur, c’est Wook.

    • Y a autre chose, c’est que les remakes et les suites à gogo, ça fait partie de la culture du cinéma de genre. Aussi sérieux soit-il, OLDBOY fait partie de cette culture, me semble.

    • Le succès d’Oldboy, c’est dû uniquement au talent et au style de Chan-Wook Park. Rien à voir le fait qu’il soit une adaptation d’un Manga. Le film n’est pas un accident de parcours. Le cinéaste a a déja montré son savoir faire dans son chef d’oeuvre précédent: Sympathie For Mr. Vegeance. D’autres bon films ont suivi, soit Joint Security Area, Tree Extreme, Laday Vengeance.

      La bar est placé trop haut pour Spike Lee. Ce sera peut être un film pas pire, mais sans le charme du cinéma coréen dans le remake, ce serait Oldboy sans âme.

    • “Plus sombre”? On dirait l’affiche d’une comédie anglaise!
      Spike Lee a fait quelque chose de bien depuis Bamboozled? Je n’ai rien vu depuis.

    • S’il fallait considérer toutes les Annonciations jamais peintes comme des remakes on n’aurait pas fini. J’ai vu Twixt hier, et c’est le meilleur remake que j’ai pu apprécier depuis longtemps. De quel film, je le sais pas. Le remake est effectivement inhérent aux genres. The man who knew to much.

    • À la limite, j’aurais préféré que Spike Lee nous annonce qu’il va faire un pastiche de Old Boy qui se passe dans le sud ségrégationniste des années 1950. Je me serais dit: ok, Spike Lee va nous parler de quelque chose.

      Là on dirait que je vois juste Spike Lee qui saute avec un petit drapeau coréen dans dans la main gauche et un petit drapeau étasunien dans la droite en criant: “Hé ho, je suis là! Regardez moi!

      Où est le gars the 25th Hour ou de Summer of Sam?

    • Remake des Poe par Corman? Remake autobiographique?

    • @ winslow

      Au sujet de ce projet, Corman a déclaré:

      “Now being able to do them in 3D and with a lot of computer graphics, we can do things we never dreamed of doing before.”

    • Quand il va sortir, j’irai le voir avec plaisir.

      Vous savez pourquoi ? Parceque Paranormal Activity 5 sort le même mois.

      Juste pour cette raison, j’encouragerai Hollywood à financer des re-visites de scénarios brillants plutôt que le branding en série de navets nuls à chier.

      Je ne sais pas par contre si j’ai envie de me faire raconter cette histoire par quelqu’un d’autre. Faut vraiment avoir confiance en soi ou se sentir investit d’une mission de reprendre ce film pour faire ça. Vous trouvez pas ?

      C’est comme si, lors d’un party avec pleins de gens, y’aurait le gars super drôle et brillant qui fait rire tout le monde en racontant une histoire semi-vécue hallucinante, que les gens sont soufflés d’émotions et que vous coupiez court à sont histoire aussitôt terminée et que vous clamiez : “Ben moi, il m’est arrivé presque la même chose mais encore plus cool ….”

      Vous avez intérêt à avoir du talent et une sapré bonne histoire dans le tiroir.

      Parceque sinon ça se peut que vous finissiez le party assis tout seul au bord de la piscine.

    • @kurtz: Il me semble que Unforgiven allait être refait par des aisatiques. Mais ça demeure un phénomène plutôt rare.

      http://screenrant.com/unforgiven-remake-samurai-ken-watanabe/

    • @kurtz
      Je viens de finir la lecture de Cent ans de solitude de Garcia Marquez. C’est étonnant (ou pas tellement, au fond) le nombre d’éléments tirés de la Bible… C’est pas de l’ordre du remake intégral; vous auriez plus de chance de voir un parallèle clair dans la traduction qui peut se comprendre comme une adaptation contextuelle d’un texte source. Autre art, autre manière de procéder : le théâtre est l’art par excellence du remake et pourtant, ce qui se transmet par la mise en scène, la scéno, les ajouts et les coupures dans le texte peuvent donner un navet comme un chef-d’œuvre avec un même matériau de départ. Est-ce si éloigné du cinéma?

      HS @pezzz, où que vous soyez,
      merci pour vos explications d’il y a deux entrées.

    • Old boy est un de mes meilleurs films a vie… la trame sonore etait parfaite du debut a la fin, et old boy faisit partie de la trilogy de la vengence,

      j’espere que spike lee ( que je deteste depuis toujours…) va laisser les 2 autres films tranquille.

      j’ai jamais entendu qu’on faisait un remake d’une toile de caravagio ou de Monet… je deteste les remakes.

    • et Ps:

      adapter un manga au grand ecran c’est comme l’ adaptation d’un livreau cinema.

      c’est necessaire… j’attend toujours qu’on adapte Ninja scroll au grand ecran ainsi que princess mononoke , entre autre. (soupir)

    • je viens de decouvrir ce blog, et je l’aime bien. plutot rare de voir des connaisseurs de cinema international. content de m’avoir retrouver ici parmi vous.

    • @ la_roy

      J’en ai parlé plus haut: c’est vraiment autre chose je trouve. Pasticher, s’inspirer, faire un hommage, référencer, transposer dans un autre univers une histoire, c’est loin du remake et c’est ce qui fait de l’art une des clés pour comprendre l’humanité.

      Pasticher, c’est peindre la vierge avec les traits de la Joconde. Un remake, c’est peindre la joconde avec un fond et des vêtements de couleur différentes.

      Des exemples d’inspirations qui évitent le piège du remake de façon brillante:

      James Joyce qui écrit Ulysse en s’inspirant de l’Odyssée, mais transposée dans l’Irlande contemporaine.

      Coppola qui transforme Hearts of Darkness en Apocalypse Now.

      De Palma qui reprend la scène de l’escalier de Einsenstein (même s’il en fait souvent un peu trop)

      Serge Denoncourt qui refait Andromaque avec dans une mise en scène complètement symbolique (il y avait juste deux grosse tables et des chaises comme décor).

      Le remake de Old Boy (voir eturgeon plus haut) m’a tout l’air d’un projet qu’on fait pour vendre le film aux États-Unis en lui donnant une couleur locale et pour que Spike Lee remonte la pente. On est loin en cr… de Marquez qui raconte Macondo en s’inspirant de la Bible.

      En plus, c’est toujours un peu insultant qu’on reprenne de bout en bout une oeuvre importante pour en faire un divertissement plus commercial. C’est cheap.

    • bienvenue the_rich_flemish!

    • “En plus, c’est toujours un peu insultant qu’on reprenne de bout en bout une oeuvre importante pour en faire un divertissement plus commercial.”

      On pourrait pas mal contester cette phrase: il y a rarement des remake d’oeuvre vraiment importante, et les films originaux sont souvent déjà commerciaux puisqu’on parle de films de genre.

      Kurtz, en avez-vous aussi contre les cover, en musique? La réappropriation est l’un des plus beaux gestes artistiques, il me semble (on s’entend qu’il y a rarement des intentions artistiques derrière le remake hollywoodien, mais il y en a rarement dans la majorité des blockbusters anyway, alors quelle est la différence, sinon que le remake est plus honnête?)

      Toute cette discussion n’est qu’un procès d’intentions.

    • Ensuite, c’est sûr que si vous accordez autant d’importance au récit, le remake fidèle n’a pas grand chose à offrir de plus que l’original. Mais comme winslow, le récit m’importe moins que sa mise en forme, alors au contraire j’aime bien le remake justement parce qu’il me permet de me concentrer sur la mise en scène. C’est très révélateur un remake, d’un auteur, d’une époque, d’un pays.

    • @cinématogaphe

      Écoutez, je ne dis pas pas tous que tous les remakes sont du commercial et j’ai déjà très clairement fait la nuance entre référence, réappropriation, remake, et plagiat, qui sont des choses complètement différentes.

      Mais vous conviendrez (cover de musique inclus) que c’est moins créatif de refaire quelque chose que de partir de rien. C’est ça le “bottom line”.

      Ce n’est pas un simple procès d’intention. Il y a une une réflexion que Spike Lee a dû (aurait dû?) faire avant de prendre la décision de refaire Old Boy. Nous faisons cette réflexion ici aussi, c’est tout. Est-ce que j’aurais refait Old Boy? NON. Est-ce que j’aurais repris un Manga pour en faire un film? Peut-être, mais j’aurais essayé de m’inspirer et non de transposer bout à bout. Est-ce que j’aurais mis un hommage à Tarkovsky dans une scène importante? Probablement. On jase là.

      Et Spike Lee a éludé la question sur sa vision de cette reprise: “it’s not a remake, it’s a reinterpretation”…

      http://www.cbc.ca/strombo/mobile-video/show-segment/spike-lee-on-remaking-korean-cult-hit-oldboy.html

      Mais déjà, ça s’appelle Old Boy.Ça regarde mal.

    • Le Millenium de Fincher était beaucoup mieux réalisé que l’orginal et on parle d’environ 3 ans d’intervalle entre les 2.

      Le remake américain de Funny Games (bon, on parle du même réalisateur…) était très bien réussi, quoi que un peu inutile…

      Insomnia de Nolan était mieux réussi que l’original.

      J’ai aussi préféré le Vanilla Sky de Crowe à son original espagnol.

      Donc, les remakes ne sont pas nécessairement négatifs et ils peuvent même être positifs. Évidement, les remakes que j’ai nommé ont été réalisés par Fincher, Haneke, Nolan et Crowe. Voilà la clef de la réussite d’un remake. Un excellent réalisateur et voilà pourquoi le remake de Oldboy devrait être une réussite. Avec Spike Lee aux commandes, je ne suis pas inquiet.

      @rafc
      Quelque chose de bon depuis Bamboozled? Mets-en! 25th hour et Inside man.

    • Merci Kurtz.

      et en pasant pas besoin de vous dire que je suis tellement d’accord avec vos propos sur Spike “the hack” lee..

      il peut bien cracher sur tarantino…lui au moins s’inspire des autres realisateur/createurs, il ne fait pas de remake. d’ailleur j’avais adorer son clin d’oeil au film En Grym (they call her one eye ) dans kill bill.

      decidemment je vais me plaire ici. lol

    • Avec Spike Lee et Josh Brolin, ce projet semble beaucoup plus intéressant. Imaginez si c’était Spielberg et Smith!

    • teamstef : En effet, Millenium est un bel exemple d’un remake réussi.

    • @kurtz
      En fait, non, vous n’avez pas « déjà très clairement fait la nuance entre référence, réappropriation, remake, et plagiat, qui sont des choses complètement différentes ». Du moins, à moins que j’ai les yeux dans trois mètres de graisse de bine, pas sous ce post. Le mot même « remake » a une valeur négative et ne fait visiblement référence pour vous qu’à une mauvaise reprise d’une histoire parée de changements cosmétiques (« la Joconde avec un fond et des vêtements de couleur différentes »). Cependant, pour moi, le remake est un procédé, il n’a pas de valeur en soi : la valeur est dans l’application du procédé. Nous pourrions nous entendre là-dessus : pour, semble-t-il, une grande proportion de remakes, la facilité, l’édulcoration et le manque de créativité prennent vite le dessus. Par contre, je crois qu’il y a des exemples de remakes créatifs, intéressants et bons ― quelques-uns ont déjà été nommés.

      Je vous laisse sur ce cover, en espérant que vous y voyiez au moins un peu de son aspect (re-)créatif : http://www.youtube.com/watch?v=M_ciiCyxOJA

    • “Mais vous conviendrez (cover de musique inclus) que c’est moins créatif de refaire quelque chose que de partir de rien.”

      En fait, non, je n’en suis pas si sûr. La créativité ne se mesure pas, je pense, à la quantité de “nouveautés” apportées au monde. Comme vous le disiez plus haut, on ne part jamais vraiment de rien, et je rajouterais: surtout au cinéma, cet art du réel, qui part du monde plutôt que du néant de la page blanche. En ce sens, fait vécu ou “film vécu” (l’original du remake), je ne vois pas de différence, ce sont des matériaux tout à fait valables.

      L’important, c’est le regard, la vision, peu importe le matériel de base. La créativité, c’est d’ordonner ce matériel de manière nouvelle, qui tend à nous faire voir le monde autrement, pas de le créer ex nihilo.

    • Millenium, bel exemple, mais c’est une adaptation plus qu’un remake. Insomnia, par contre, l’original est infiniment supérieur à la bouillie sans intérêt de Nolan, un de ses pires films (je ne l’aime pas beaucoup en partant, alors…)

      “it’s not a remake, it’s a reinterpretation”…

      Une tautologie, cher Spike…

    • @ la roy

      Très bon cover (merci pour le lien!), mais c’est moins génial que Cobain, bien sûr!
      Le Hurt de Johnny Cash est aussi très bon.

      http://www.youtube.com/watch?v=o22eIJDtKho

      “Le remake américain de Funny Games (…) était très bien réussi, quoi que un peu inutile…”

      Cette phrase résume un peu beaucoup mon opinion sur les remakes de films comme Oldboy ou Infernal Affairs. À quand le remake de In the Mood for Love avec George Clooney et Nicole Kidman?

    • @ rich-flemish

      On pourrait dire que Tarantino fait des remakes de ses scènes et moments favoris de l’histoire du cinéma.

      http://vimeo.com/19469447

      Et PRINCESS MONONOKE, ça existe déjà en film non? Le refaire, ça serait un remake (oh le vilain mot). À moins, qu’un animé ne soit pas vraiment un film?

    • cinematographe

      “La créativité ne se mesure pas, je pense, à la quantité de “nouveautés” apportées au monde. Comme vous le disiez plus haut, on ne part jamais vraiment de rien, ”

      bon point, old boy est lui meme inspiré du Comte de monté christo.(comme bon nombre de film d’ailleur…

      mais ce que je digere mal, c’est que Old boy de Spike Lee va peut être gagner des prix prestigieux (oscar, canne etc…) . ca ne devrait pas etre permis. m’enfin , c’est juste mon opinion.

    • Les architectes, les peintres, les sculpteurs, les metteurs en scène, les dramaturges… ont de tout temps pratiqué le remake. L’histoire et moi abondons dans le même sens que winslow et cinématographe. La forme. C’est la leçon de Rohmer et ses contes moraux.

      @ winslow

      (Possible SPOILER) Oui, un remake de Corman par les atmosphères gothiques mâchées, les couleurs indécises, la fusions d’une série d’histoire, dont une autobiographique de surcroit (ce n’est pas peu que de remettre en scène sa propre vie par désir cathartique). J’ai beaucoup pensé à une sorte de Rumble fish vieillissant où la galerie de personnages serait reconfigurée pour aborder le Temps d’une façon différente, tenter de faire de son ennemi de jeunesse un allié rédempteur. Flamenco kid et le narrateur (Waits) sont les rebus atemporels d’un monde révolu si on veut, les deux disparaissent avant la conclusion. Ce n’est plus l’océan et ses libertés illusoires et effrayantes qui ferme la route mais un retour à un imaginaire assaini et libéré qui clôt Twixt. Un retour à l’ordre des choses, personnel ou politique comme dans l’histoire du Diable dans le beffroi de Poe.

      @ teamstef

      Merci. C’est un cinéaste que j’ai totalement négligé depuis mon adolescence. La première chose qui me vient à l’esprit quand je pense à Lee, c’est son court dans Lumière et compagnie. Très touchant et drôle à la fois, ce qui me parait être sa force, du moins dans la première moitié de son œuvre.

    • @the-rich-flemish

      Mais si le film de Lee était meilleur? C’est possible, non?

    • @ cinématographe

      Vous avez raison sur plusieurs points. Ce que j’aime avec vous ciné, c’est qu’on finit toujours par s’entendre “un peu”! Au fond, je pense que comme vous l’avez noté plus haut, c’est surtout une affaire de forme vs récit.

      Pour mon interprétation de la valeur d’une oeuvre de cinéma, le récit prend plus de place que pour beaucoup d’autres et le remake formel (pastiche) a plus de valeur à mes yeux que le remake narratif, que je vois comme une petite lâcheté créative, surtout que les scénarios originaux se font de plus en plus rares.

      Je ne pense pas que le remake de Lee va être mauvais, loin de là. Utile? Pas sûr. Génial, certainement pas.

    • Et pour rester dans le cinéma coréen, voir Hong Sang-soo dont la filmographie complète est composé de variations sur les mêmes scènes, souvent dans le même film. Le Rohmer coréen, qu’ils disent, assurément un des cinéaste les plus importants de la Corée.

    • @ rafc

      Inside Man est bien ficelé, mais c’est très convenu comme film (l’ouverture est géniale par contre). 25th Hour est meilleur. Mais si vous voulez un bon exemple d’un Spike Lee assez récent de qualité, Summer of Sam est vraiment le plus intéressant à mes yeux.

    • L’histoire du jazz est aussi parsemée de remakes sous formes de réinterprétations des standards. Il existe des centaines de versions du Body And Soul de Coleman Hawkins ou du Round Midnight de Thelonious Monk sans que ça pose le moindre problème éthique. Au contraire, ça permet aux musiciens d’établir leurs couleurs, de mettre en avant leur identité et, de plus, ça crée du même coup un dialogue tant avec le compositeur qu’avec les autres musiciens. C’est très beau me semble. Franchement, à l’instar de rafc, cinematographe et winslow, je ne vois pas quel problème il peut bien y avoir avec le remake. L’important c’est le regard, pas le sujet.

    • @ rafc

      Très beau. De plus, le remake cormanien se dédouble en autobiographie, Coppola ayant fait ses dents chez Corman.

    • je trouve que c’est un peu plus facile pour lee, vu que c’est un remake. on ajuste certaines scenes, on coupe… mais la scene de la pieuvre, celle du couloir,l’arrachage de dents , celle de la langue coupée… et celle ou la fameuse phrase ” lets see if 15 years of shadow boxing can be put to use.” qui seront sans doute dans le film de Lee sont des scenes formidable. et j’adore josh brolin, mais il n’est pas du calibre de Choi-minh-sik. (ses expression faciale devant le tableau..)

      mais Olsen devrait s’en tirer mieux que Kang hye jung.

      mais oui, c’est possible . ( mais comme je l’ai mentionner, Spike lee n’est vraiment pas mon preferer) je vais le visionner none the less…

    • “Ce que j’aime avec vous ciné, c’est qu’on finit toujours par s’entendre “un peu”!”

      À vrai dire, c’est la première fois, je pense, que j’ai envie de vous contredire; d’habitude j’endosse tout ce que vous dites!

      Une dernière remarque: je comprends ce que vous voulez dire par “utile”, mais je n’aime pas trop penser à l’art en terme d’utilité. Le film de Lee sera peut-être redondant, mais celui de Park n’est pas plus utile.

    • D’ailleurs, toute cette conversation sur le blog de Jozef est un remake (bi)annuel.

    • @ cinématographe

      Je pensais surtout à nos quelques débats sur la forme vs le récit.

      “utile” dans le sens que l’oeuvre apporte quelque chose de pertinent, de valable d’un point de vue artistique, par opposition à utilitaire au sens pécunier et divertissant du terme.

      @ winslow

      tout à fait!

    • cinematographe

      “Le film de Lee sera peut-être redondant, mais celui de Park n’est pas plus utile.”

      il a été et sera tres “utile” a la carriere de Spike lee. (lol…un fond de vérité dans un petit brin d’humour.)

      Pouvez vous préciser votre mépris pour Lee («hack»). Il a quand même réalisé, avec 25th Hour, l’un des meilleurs films de la décennie 2000, et assurément le meilleur film sur le 11 septembre. Et il a au moins un chef d’oeuvre incontesté, Do the Right Thing, sous la ceinture. -js

    • le fait d’avoir fait 25th hour ne fait pas de lui un etre superieur , j;ai aimer le film, mais de dire que c’est un des meilleur film de la derniere decennie…alors la, je suis en desacord total.

      le cinema comme bien d’autre chose, nous touche ou nous laisse indifferent. Spike lee ne me fait pas tripper.

      he got game? clokers? tales from the hood? jungle fever (overrated) mo better blues, crooklyn? tous terrible. ok il n’est pas Tommy Wiseau, mais le cinema de Lee ne me fais pas vibrer.

      desoler si j’ai offencé qui que soit. ce sont les opinion d’un cinephile de 34 ans rien de plus.

      et je ne suis pas un mouton, si 1000 00000 personne ont aimer ce film, j’ai droit de ne pas l’aimer.

    • “e trouve que c’est un peu plus facile pour lee, vu que c’est un remake. on ajuste certaines scenes, on coupe… mais la scene de la pieuvre, celle du couloir,l’arrachage de dents , celle de la langue coupée… et celle ou la fameuse phrase ” lets see if 15 years of shadow boxing can be put to use.” qui seront sans doute dans le film de Lee sont des scenes formidable. )”

      c’est ca le problème. Il faut que Lee évite justement de refaire tout ca. Il doit réinventer le film, mais le problème c’est qu’on aime l’original à cause de tous ces éléments très stylisés. Le défi n’est que plus grand encore donc.

    • oui Princess Mononoke (1997) est déjà un film, c’est juste un des plus géniaux films d’animations de tous les temps. Biffez “d’animations”. En fait le manga semble de la novélisation (mangalisation). Pas mal sûr.

    • Je suis d’accord avec Jozef à propos des remakes, c’est quelque chose qu’on peut facilement éviter.

      Pour le reste et bien chaque remake est différent. Prenons Millenium, à la base c’est un livre qui été écrit pour être adapté au cinéma. C’est un peu comme Da Vinci Code, ils ont beau faire autant de version qu’ils veulent, ça ne dérange pas. C’est des gros trucs commerciaux pour faire du fric.

      Et si des créateurs de talent comme Fincher décident d’adapter ces œuvres et bien on ne peut que s’en réjouir. C’est comme si Normand Laprise décidait de cuisiner un Kraft Diner en ajoutant sa touche, c’est certains que ça va être meilleur que l’original.

      Pour les films cultes et bien c’est différent. C’est important d’attaquer à l’œuvre avec beaucoup de respect et je suis convaincu que Spike Lee aura cette sensibilité.

    • esturgeon

      as tu vu spirited away?

      et pour old boy, de ce que j’ai vu, les scenes cultes semble se retrouver dans son film… dans la scene de l’ascenseur il semble avoir troquer le marteau pour un katana lol

      tant mieux si le film est bon, mais ca fera surement grimacer quand meme lol

      PS;

      quel est votre film culte/preferer? pouvez vous le nommer sans vouloir le changer dans 3 jours? moi pas… mais Kundun serait dans mon top 5… du scorcese a son meilleur.

    • et désolé Jozef,

      je ne voulais pas offencé le maitre du blogue. je retire le mot Hack, et je le remplace par “je ne suis pas fan de spike lee.”

      merci.

      Non, aucunement offensé, simplement curieux de votre position. Tout le monde a le droit de ne pas aimer tel ou tel artiste, le défi, surtout lorsqu’il s’agit d’un artiste «reconnu» (pour les bonnes ou les mauvaises raisons), est de justifier sa position, préférablement avec des arguments d’ordre analytique. -js

    • Je ne comprends pas pourquoi on continue à parler de ce film comme étant un remake. Ce n’en n’est pas vraiment un dans le vrai sens du terme, pas plus que le Much Ado About Nothing de Joss Whedon était un remake du film de Kenneth Branagh. Il s’agit d’une nouvelle adaptation du manga, comme plusieurs livres ou pièces de théâtre ont eu plusieurs adaptations. Un vrai remake utilise le même médium que l’original et est généralement puisqu’il n’y a rarement quelque chose de plus à ajouter, sauf si l’avancement de la technologie est bénifique au film. Une nouvelle adaptation par contre peut offrir un nouveau point de vue sur la source originale.

    • @the-rich-flemi

      Celui-là c’est juste LE meilleur film d’animation tout simplement. :)
      En fait je suis branlant à chaque fois que je revisite mes 3-4 préférés de Miyazaki. Mais sérieusement Spirited Away est mon #1.

      Mon film culte préféré c’est facile, et j’essayerai pas de sortir des sentiers battus juste pour éviter les résultats habituels: le Godfather. Même si mes découvertes moins connues du grands publics me permettrait de nommer 500 titres curieux, la réponse est simple. Ce film a juste tout.

    • @arrow

      mais ca, c’est en regardant objectivement. Si on voulait faire un procès d’intentions, on dirait que le manga old boy serait resté une bizarrerie asiatique, si ce n’avait été du film. Après tout les asiatiques en pondent à l’infini des mangas curieux. Combien finissent à Hollywood? Un des plus influents a certainement été Ghost in the shell. D’ailleurs, l’adaptation devait se faire?

    • Kundun est le seul film de Scorsese que je n’ai pas vu, et que je suis curieux de voir…

    • esturgeon

      si jamais tu veux nommer des titres hors des sentiers battus, vas y fort.

      depuis que je surf sur les torrents je peux enfin dowloader les films plus obscure/ moins connu du grand publique. ou retrouver certain films que j’ai vu 20 ans passer et qui sont introuvable… du genre intacto, a serbian film (a eviter pour les coeurs sensible …vraiment)sans parler des films francais qui ne sorte jamais au quebec. vive l’internet.

    • J’aurais pu donner The Conversation, tant qu’à choisir un Coppola, j’aurais perdu du monde, mais ca reste très connu, juste moins unanimement connu que le Parrain. Ou j’aurais pu donner The night of the Hunter, mais encore ca reste un classique qui se retrouve dans toutes les listes. The sweet hereafter, Ran, Mulholland drive, Magnolia, M, Kane, mais ce qui a c’est que ce sont encore tous des titres très connus et très aimés. Donc pour surprendre j’aurais du tricher en fait. Et choisir quelque chose comme Conte d’automne, mais c’aurait été malhonnête. À moins que la question était “nommez le meilleur film que les gens normalement ne nomment pas”. Non, ce qui a c’est que je suis très prévisibles, mes meilleurs films sont tous très aimés.

    • unholy_ghost a probablement vu 5x plus de films que moi, ca serait déjà moins prévisible avec lui.

    • esturgeon

      effet visuel et trame sonore parfaite. il faut cependant etre dans le “mood” a ecouter vers 10:00pm la tete reposé, pas a 3pm un samedi d’une belle journée d’ete.

      j’ai souvent vu des films que je n’ai pas appréciés au premier visionnement, mais qui mon fait tripper au second.

      there’s a time and place for every movie. you must be in a certain mood for every kind of movie. (desolé pour l’anglais)

    • esturgeon

      je met conte d’automne sur ma liste. je devrais l’avoir vu d’ici mardi.
      merci.

      je regarde en moyenne 10-15 films par semaine depuis environ 20 ans ( . je suis insomniac, ca aide. pas besoin de te dire que j;’ai adorer fight club lol

      hier j’ai ecouter 3 films, dont Spring breakers. geniale. du korine tout craché. c’est genre un music video de 90 minutes, avec des neons pendant tout le film.

    • J’ai choisi conte d’automne parce que c’est un de mes Rohmer préférés. Rohmer est probablement le réalisateur français dont la filmographie est la plus ennuyante et sans intérêt, pour la majorité des gens. J’ai déjà entendu la comparaison avec du dry painting. Sois averti, j’ai pas nommé ce titre pour rien ;)

    • Watching paint dry, c’est Gene Hackman (pas lui, son personnage) dans un film d’Arthur Penn (Night Moves).

    • Et Jim Emerson qui éclaircit le contexte de la citation, qu’il ne faut pas prendre au premier degré : http://www.rogerebert.com/scanners/i-saw-a-rohmer-film-once-the-truth-behind-the-night-moves-meme

    • Merci, j’me souvenais que Hackman était lié.

    • mon souvenir avait d’ailleurs déformé l’insulte: “Watch paint dry”, ouch!

    • the rich flemish

      vous avez vu serbian film et intacto vingt ans passés?!?

    • cinematographe

      oui 10 ans avant avoir ete fait. lol j’ai enlever par erreur une partie de ma phrase.

      en grym, viva la vie, tout les lelouch dans le fond et j’en passe…

      avez vous vu serbian film?

    • Non, pas vu. J’ai consommé ma part de gore et de cinéma extrême (d’ailleurs, conseil Fantasia cette année? j’ai pas regardé la programmation encore), mais lui je me contente de savoir qu’il existe.

    • Oui, des conseils sur Fantasia seraient appréciés, vu que c’est un peu terra incognita pour moi.

    • Oh je viens de voir Johnnie To! On a un gagnant!

    • je vais aller faire mon tour a fantasia , j’ai meme vu qu’il presentait “they call me trinity and they still call me trinity” que j’ai toujours aimer.

      sinon: magic magic, bounty killer, the garden of words (anime) , raze, bounty killers…

    • Je viens de faire un tour et je connais pas grand chose de récent. Il y a toutefois Szamanka (1996) et L’Amour braque (1985) de Zulawski. Et Le temps d’un massacre (1966) de Lucio Fulci. Mais je serais ravi de bien torcher Bad Milo (2012).

    • À part Princesse Mononoke et Spirited Away, quels seraient les 2-3 autres meilleurs de Miyazaki?

    • @ la_roy

      Tout le plaisir est pour moi.

    • @ pezzz

      NAUSICAÄ, TOTORO sont deux autres ultra classiques. Et hum, j’aime beaucoup KIKI. Et PORCO ROSSO, qui est assez différent du reste de son corpus. Et CASTLE IN THE SKY…

    • @ winslow

      Par chance que j’en avais pas demandé 6 ou 7 :P

      Merci!

    • Ben, y en a juste trois autres…

      Sinon, de NAUSICAÄ à SPIRITED AWAY, c’est magnifique et sans réserves.

    • Je vous taquine ;)

      Merci pour toutes ces suggestions, c’est très apprécié!

    • @ teamstef

      Le “remake” de Funny games est particulier puisque réalisé par la même personne dans un intervalle très rapproché.

      D’accord avec vous toutefois au sujet de Vanilla Sky

      Quant à Insomnia, faudrait que je le revoie, mais il ne m’avait pas impressionné.

      Millenium est un win-win : la version de Fincher n’est pas nécessairement meilleure, mais elle est au moins d’aussi bonne qualité tout en permettant une meilleure diffusion de l’intrigue/histoire chez nos voisins ethnocentriques du sud!

      H.S. Vrai que Blood Simple (la version Blu-Ray re-m.) est solide!

    • FUNNY GAMES et STARBUCK, même combat!

      :-)

    • dans l’ordre

      Spirited away
      Mononoke
      Nausicaa
      Howl’s Moving Castle
      Porco Rosso
      Totoro

      et puis Ponio c’est très bien, ca cible juste les très petits.

    • les 4 premiers en fait, je les ai vu au moins 4, sinon 5 fois chaque. Et pas quand j’avais 10 ans. A l’âge adulte. Aucun autre réalisateur de films d’animation ne conserve autant d’intérêt après plusieurs visionnements. Moving Castle a connu moins de succès, alors qu’en fait chaque minute de ce film est un délice.

    • Funny games: l’ultime remake inutile? :)

      Je dis ca sans l’avoir vu.

    • C’est vrai que Millenium de Fincher est un bon remake. Même la nouvelle héroine se défend quand même.

    • @eturgeon

      Miyazaki est effectivement un grand cinéaste et je suis d’accord avec vous pour Spirited Away et Mononoke. Totoro aussi est très beau. Jamais vu Nausicaa, vous me donnez le goût. Mais, pour ma part, le film d’animation que j’ai le plus vu dans ma vie, c’est La Planète sauvage de René Laloux, un grand chef-d’œuvre et pas seulement du cinéma d’animation.

    • Le film de Fincher est vraiment supérieur à l’original, qui était franchement sans intérêt. C’est toute la différence entre un auteur qui réinvente le matériel pour l’agencer à sa vision et un tâcheron sans personnalité, qui se contente de filmer un livre.

    • @pilac9

      La Planète sauvage est sur ma todo list depuis un moment!

    • @eturgeon

      N’hésitez pas une seconde. Le film dégage une incroyable poésie et est d’un charme que je trouve littéralement hypnotisant. C’est aussi un grand film de SF qui pose des questions fascinantes sur l’intelligence, le pouvoir et la communauté. Et on peut le revoir encore et encore…

    • Sans parler de la superbe musique d’Alain Goraguer, arrangeur de Gainsbourg et Ferrat, entre autre.

    • En effet. La musique psychédélique de Goraguer (aussi grand collaborateur de Vian à la fin des années 50) ajoute à son caractère hypnotisant.

    • Du même Laloux, j’aime beaucoup aussi Les Maitres du Temps, avec Moebius.

      Mais je crois que je préfère Spirited Away (tout Miyazaki est magnifique, Spirited Away, Mononoke et Totoro en tête), et, choix classique, Bambi, un film quand même très surprenant.

    • Bambi est très bien. Pour moi, dans le classique, j’y vais pour Pinocchio. En fait, les trois premiers Disney sont excellents et ne manquent pas d’ambitions: Blanche-Neige, Pinocchio et Fantasia. Trois grands films, à mon avis.

    • Petite remarque: nous sommes en train de parler de Bambi sur un post traitant d’Oldboy. Pouvons-nous nous éloigner un peu plus du sujet de départ?

    • Fait un remake Oldboy, ce n’est pas comme faire un remake d’un autre film. Le chef d’oeuvre de Chan-Wook Park est très stylisé et unique. Il porte la signature de son cinéaste, ainsi que le meilleur du cinéma coréen. Il n’a aucun pays qui fait des films comme eux. On a adoré et capoter sur Oldboy principalement pour son style et découvert un autre type de cinéma.

      Spike Lee, dont le nom me laisse indifférent, n’a pas les raisons principals pourquoi on a aimé l’original Oldboy. Le remake, enlevé de son style et l’effet de découvrir le cinéma sous un autre angle, perdra le charme de l’original. Il sera au mieux un film décent.

      Faire un remake d’un chef d’oeuvre de Chan-Wook Park, c’est comme faire essayer de faire remake d’un film de David Lynch. Tu risque de te casser la gueule, parce les deux cinéaste ont un style unique et trop différent de la norme.

    • Très intéressante conversation.

    • ” J’ai vu Twixt hier, et c’est le meilleur remake que j’ai pu apprécier depuis longtemps. De quel film, je le sais pas. Le remake est effectivement inhérent aux genres. The man who knew to much.”

      Rafc, je sais c’est un remake de quoi, je t’en parlerai un de ces 4 (pas jeudis). Le Hitchcock est un autoremake, probablement la catégorie la plus intéressante à analyser.

    • “Faire un remake d’un chef d’oeuvre de Chan-Wook Park, c’est comme faire essayer de faire remake d’un film de David Lynch.”

      Ce serait génial. Blue Velvet par Cronenberg. Une histoire vraie par Gus Van Sandt. Elephant Man par Truffaut (on rêve, là). Eraserhead par Guy Maddin. Mulholland Drive en télésérie par Matthew Wiener dirigée par De Palma. Sailor and Lula par Tarantino. Lost Highway par Joe Weerasethakul. Et bien sûr Dune par… Jodorowsky.

    • C’est Todd Haynes qui devrait faire Elephant Man. Pour le reste, très bonne sélection ghost, surtout Weerasethakul, ce serait hallucinant!

    • J’ai toujours trouvé que Elephant Man était proche de L’enfant sauvage, mais si on doit absolument choisir un réalisateur contemporain, pourquoi pas Coppola.

    • Pas vu Twixt encore, mais un truc m’intrigue: que reste-t-il, dans le film fini, du projet initial de montage en direct? Est-ce que le film donne l’impression de pouvoir être monté autrement ou Coppola lui a-t-il donné une forme fixe?

    • Non, pas de montage et musique en direct, même s’il a dû garder des idées. Mais quand c’est fixé c’est fixé, malheureusement.

    • Mulholland Drive, la série, pourrait être réalisé par De Palma, Carax (les scènes en limo), Côté (le monstre derrière le resto), Kechiche (pour la scène de lit…), Friedkin (les white-trash), Eastwood (à Hollywood), Egoyan (la petite Canadienne qui débarque à l’aéroport), Ossang pour les scènes de rêve.

    • Pour les films d’animation
      Akira
      Ninja scroll
      Paprika ( inception?)
      The legend of the millenium dragon
      The dark knight returns part 1 & 2.
      Sword of the stranger ( je crois que c’ est le titre)

    • Grave of the fireflies & Akira, dans mon top absolu

      ensuite:
      les Ghost in the Shell
      les films de Satoshi Kon (dont Paprika)
      cowboy bebop
      Fantasia certainement

      et puis il faut que je fasse avec Disney ce que j’ai fait avec Spielberg récemment: revisiter leurs premiers films (dont Bambi). Je ne les ai jamais vu à l’âge adulte.

    • bon soudainement il me prend une envie de découvrir The dark knight returns part 1 & 2.

      j’ai vu aussi Sword of the stranger et c’est un bon film. Akira est le seul je crois en dehors des Miyazaki que j’ai vu plus d’une seule fois. Tous les autres, même Grave of the fireflies qui est bouleversant, juste vu une fois.

    • @ ghost

      Curieux. Je pourrais tenter Shining bien sûr… ou Kill Baby Kill avec un brin de House by the river… reste que ce que j’ai de mieux pour l’instant: Twixt est un remake crypté de Rumble fish.

    • Esturgeon

      Grave of thefirefly est boulversant dis tu?
      Jai ete sous le choc pendant des heures… Lol

      Pour dark knight, jai trouver ca superbe. Un batman de 55 ans. mettons que c’ est un bon divertissement. Plus violent que la trilogy de nolan. Et la trame sonore ma epater.

      Tu me donnerra ton opinion svp.

    • @eturgeon
      Dumbo, dans sa simplicité de petit conte moral (ah tiens!), est très bien. Et, d’aucuns pourraient en être surpris, mais La Belle et la Bête (1991) fait fort et vaut à coup sûr un visionnement. Pour Blanche-Neige, il est sans conteste magnifique visuellement. Mais merde qu’elle est tarte, cette Blanche-Neige… et je ne peux m’empêcher de penser à la chanson du même nom de Brigitte Fontaine « Et toi Blanche Neige/ Blanche mignonne/Sensuelle comme une momie/Toi Blanche-Neige/Tendre bobonne/Va donc moucher ton mari ». C’est pas mal ça!

      D’ailleurs, question personnalité féminine (ou absence de), bien que je préfère nettement la version de Fincher de Millenium ― entre autres pour son rythme et, parallèlement, son montage, si je n’ai qu’à nommer un élément ―, j’avais vu un changement étonnant de paradigme dans la représentation des personnages principaux : la leader le devient un peu moins et lui un peu plus. En prenant en compte que le titre traduit presque littéralement est « Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes », que l’oppression patriarcale y est présente, que Salander le combat à sa manière, je trouvais dommage que Fincher (son scénariste?) mette moins en évidence ces éléments que le film d’Oplev. Surtout que c’est pas comme si le féminisme au cinéma était assez commun pour ne pas le remarquer.

    • Ou disons plutôt « certains enjeux féministes au cinéma ».

    • @la_roy

      On n’a pas vu le même film (Fincher)! Son Blomkvist n’est pas du tout un leader, au contraire, il ne fout absolument rien pendant le film: il est toujours dépassé par les événements, dès le départ (l’affaire qui le pousse à la reclusion), jusqu’à la fin (son contrat n’est pas celui qu’il pensait). Craig est dé-James Bondéiser: Lisbeth lui saute dessus et il ne comprend rien à ce qui se passe, il se laisse emporter. Il est toujours présenté comme arriéré, un artefact d’un autre temps (analogique) dépassé par le monde contemporain (numérique), qui l’agresse constamment: le froid de l’hiver (qui indiffère Lisbeth), les ordinateurs qui ne le comprennent pas (Lisbeth, bon, on sait), il se fait blesser (elle le soigne), il se fait torturer (elle le sauve)… Il porte des lunettes, pour être bien certain que l’on comprenne que sa vision n’est plus adéquate, ne lui permet pas de bien appréhender le monde. Lisbeth, au contraire, est parfaitement adaptée au monde numérique, évidemment.

      Le discours féministe est effectivement moins fort chez Fincher, mais c’est que le propos est déplacé vers les obsessions usuelles de Fincher. Il ne faut pas y chercher le livre, c’est passer à côté du film, qui n’appartient qu’à son auteur.

    • Nonon, on a vu le même film : mon « mette moins en évidence ces éléments » et votre « Le discours féministe est effectivement moins fort » se rejoignent. Je n’ai pas dit qu’il était un leader, j’ai dit qu’il l’était un peu plus, de la même manière que partir de 3 sur 10 et monter à 4 est un peu plus.

      Je n’ai vu la plupart des Fincher que dans mon adolescence. Ses obsessions, en vrac si vous n’avez pas trop de temps, quelles sont-elles?

    • @cinematographe

      Votre analyse du personnage de Blomkvist est très juste. D’ailleurs son enquête piétine jusqu’à ce que Lisbeth s’en mêle, elle trouve des informations en quelques secondes qui auraient pris un temps fou à trouver si c’était lui qui les avaient cherchées (et ça c’est s’il les avait trouvées), elle se promène en moto alors que lui arrive par le train et parcourt l’île à pied, bref, ils ne vivent pas dans le même monde, ni à la même vitesse. Pour ce qui est de Craig, il est ici si charismatique que son personnage acquiert une épaisseur par sa seule présence, d’où peut-être l’impression qu’il prend dans le récit une plus grande place qu’il n’en prend en réalité.

    • @Millenium, bel exemple, mais c’est une adaptation plus qu’un remake. Insomnia, par contre, l’original est infiniment supérieur à la bouillie sans intérêt de Nolan, un de ses pires films (je ne l’aime pas beaucoup en partant, alors…)

      L’original Insomnia est très bon. Je n’ai pas vu le remake, mais il est difficile d’imaginer un meilleur remake, et surtout de la part de Nolan. Je n’ai jamais vu parmi ses films un aussi raffiné comme l’orginial insomnia. Nolan est plus concret, plus commercial, plus boom boom. D’ailleurs, j’ai pesé stop et eject pour ses 3 derniers films.

    • Un des remake (ou copie puisque Tarantino n’a jamais eu l’autorisation) réussi est Reservor Dog. Il est diffirent de l’original titré City On Fire de Ringo Lam, sacré meilleur film à Hong Kong en 1987. Les deux films sont bons.

      Je viens de voir A Better Tomorrow, la version coréen produit par John Woo lui-même. Il est pas pire, mais rien de spécial et pas assez différent. On va se souvenir plus de la version original.

    • Pour ce qu’il est de la possibilité de remake des films de Lynch. Je crois qu’il est impossible d’avoir un qualité et une authenticité égale puisque la majorité de ses films sont très personnelle.

      Lynch est aussi est peintre et d’ art de formation. Le cinéma est une forme d’expression de son art, mais en mouvement. Blue Velvet est inpiré de son enfance à Spokane et Lost Highway, au quartier industriel de Philadelphie. Comme enfant, il passé son temps seul à rêver (daydreaming). Il vivait dans les quartiers violent où la peur l’envahissait. Il faisait des cauchemars. D’ailleurs ce sont des thèmes de ses films, le rêve et le cauchemar.

      La peinture, la musique, son enfance, le rêve ou le cauchemar ont beaucoup d’influence sur Lynch. Lorque quelqu’un voudrait faire un remake d’un de ses films, du moins ceux qui sont très personnel, il va se casser la gueule. Jusqu’à maintenant, personne n’a osé.

    • C’est avec INLAND EMPIRE qu’on se casserait véritablement la gueule à en faire un remake. À la rigueur j’irais pour Carpenter, mais ça donnerait quand même un bourbier difficile…

    • @la_roy

      La plupart de ses films tournent autour d’un personnage anonyme (John Doe, le type de Fight Club, Zodiac, Zuckerberg), impossible à connaître vraiment, et qui cherche violemment à se faire voir. A partir de cela Fincher parle de la disparition de la vie privée, de la paranoïa, d’image publique, du passage de l’analogique au numérique, de relations sociales qui n’existent que sous forme de domination, du pouvoir de la caméra (celle de surveillance comme celle du cinéma)… Bref, d’une société de contrôle, qui, se je me rappelle bien, est une idée de Deleuze poursuivant Foucault: aujourd’hui le contrôle sur les individus ne vient pas du haut (gouvernement), mais de l’individu lui-même, qui s’auto-contrôle en quelque sorte, notamment par les nouvelles technologies (pensons à Jodie Foster qui s’enferme elle-même dans Panic Room, qui se surveille par ses propres caméras).

      @pilac9

      En effet, le charisme de Craig y est pour beaucoup, et il a aussi beaucoup plus de temps d’écran, et le récit s’articule autour de lui (mais ça c’était aussi dans le roman).

    • @cinematographe

      En lien avec ce que vous dites, Blomkvist ne semble d’ailleurs s’intéresser qu’à son image publique (il veut la rétablir en menant à bien son enquête; on peut même supposer qu’il n’aurait pas été particulièrement intéressé par l’enquête sans ce “salaire”), allant même jusqu’à risquer sa vie pour une convention sociale. Le sort réservé à Lisbeth va dans le même sens : son éditrice est beaucoup plus appropriée qu’une jeune cyberpunk pour les soirées mondaines.

    • En fait, Craig rend son personnage terriblement organique, accentuant même ses imperfections (il manipule constamment ses lunettes afin que l’on voit qu’il en a besoin) et maladresses (sa façon de courir et de trébucher), ce qui contraste quand même pas mal avec la perfection et la précision de Lisbeth. Pour ma part, je dois dire que j’ai été vraiment scotché par Craig (ses expressions, ses mouvements et autres petits gestes anodins), si bien que je ne me rendais pas vraiment compte qu’il ne foutait rien (d’où mon hypothèse de tout à l’heure). Bref, j’ai trouvé que Craig offrait une grande performance sans avoir l’air de trop se forcer, juste en étant là, un peu à la Grant (tout en restant modeste car Grant est gigantissime).

    • @rafc
      ”C’est avec INLAND EMPIRE qu’on se casserait véritablement la gueule à en faire un remake. À la rigueur j’irais pour Carpenter, mais ça donnerait quand même un bourbier difficile…”

      C’est bizarre que vous me parlez de ce titre. Ça me fait rappeler qu’il est un ”remake” du film ”3 Women” de Robert Altman. Les deux films sont différents, mais la structure ou l’idée principale est pareil. Les deux films possède la même fin où on voit les personnages semblent prendre leur vie normal après avoir fait un cauchemar. Ce qui m’a surpris dans la deuxième moitié du film qu Altman, il change complètement de style et tombe dans le suréalisme, le même type de mise en scène que Lynch et même qualité. Comme le film d’Altman a été sorti avant, je suis sûr que Lynch s’en est inpiré.

      Je crois avoir fait une erreur, ce n’est pas Lost Highway qui est basé sur le quartier industriel de Phildelphie où Lynch a passé une partie de son enfance, mais plutôt Wild At Heart.

      Gaspar Noe Et Nicolas Winding Refn font aussi de la mise en scène ‘atmosphérique” à la Lynch, quoique qu’ils ne développe le fond autant que Lynch. De tout façon, ils sont plus intéressé par créer à partir de leur propre idées que ceux d’autrui.

    • @pilac9

      En effet, Blomkvist ne pense qu’à son image, jusque dans des gestes anodins (il regarde derrière son épaule pour vérifier si on le regarde fumer). Et oui, Craig est très fort, et ce n’est pas bien grave s’il est un peu plus présent (c’est aussi un personnage plus facilement aimable faut dire) puisque le film ne juge pas son personnage; Fincher ne le ridiculise pas parce qu’il n’est plus de son temps. Il constate l’écart et le met en parallèle à Lisbeth.

    • @ kobayashi

      Ça ne serait pas plutôt ERASERHEAD qui serait basé sur les cauchemars du quartier industriel de Philadelphie?

    • “C’est bizarre que vous me parlez de ce titre. Ça me fait rappeler qu’il est un ”remake” du film ”3 Women” de Robert Altman.”

      J’ai aussi trouvé des éléments empruntés à Persona (Bergman) dans Mulholland drive. Assez frappant.

    • @eturgeon

      Pour Mulholland Drive: à part Persona, il y a aussi Sunset Boulevard (vision acide d’un Hollywood mortifère), Le Mépris (relation réalisateur/production doublée d’un drame conjugal et “Silenzio”, dernier mot du film de Godard), Kiss Me Deadly (séquence du début, petite boîte mystérieuse), Vertigo (dualité féminine). Il y en a sûrement bien d’autres (ghost à la rescousse), mais pour l’instant ce sont ceux qui me viennent en tête.

    • J’allais justement poser la question, si quelqu’un avait recensé les influences de Lynch pour ce film. Je connaissais 3 women, Persona, Sunset, Vertigo. Mais bien que j’avais vu aussi le Mépris et Kiss me deadly, je ne les avais pas associé avec le reste.

    • @eturgeon

      Je viens de découvrir ce site exclusivement consacré à Mulholland Drive qui, ma foi, est pas mal complet et assez fascinant. Comme dans tous bons sites de geeks, on y étudie absolument tous les aspects du film, y compris évidemment les références, dont Le Mépris, Vertigo, Persona, Sunset Boulevard, et bien d’autres. Bref, voici le lien :

      http://www.mulholland-drive.net/home.htm

      Pour les références, il faut cliquer sur l’onglet “Studies” et, à la colonne “References”, sur “Film References”.

    • Merci pour le lien

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