Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 11 juin 2013 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (45)

    Jurassic Park, 20 ans après

    jurassic-park-steven-spielberg

    Il y a 20 ans aujourd’hui prenait l’affiche Jurassic Park. À cette époque j’avais 12 ans, et je me rappelle précisément d’une courte scène (dans mes souvenirs elle avait lieu au tout début du film) montrant des branches d’arbres densément feuillues, la nuit, agitées par le vent et la pluie, avec la suggestion qu’une force maléfique était également source de tout ce remue-ménage. À ce moment mon instinct m’enjoignait à quitter promptement la salle, chose que j’aurais accomplie si je n’avais pas été paralysé par l’effroi.

    Le blockbuster de Steven Spielberg est aujourd’hui l’un des plus gros succès dans l’histoire du box-office, avec des recettes mondiales avoisinant le milliard de dollars. Il a aussi permis de réactualiser le schéma du cinéma catastrophe, un sous-genre bien en vogue dans les années 1970, dans lequel un groupe de gens «ordinaires» de diverses générations, classes sociales ou groupes ethniques doivent s’unir afin de combattre un phénomène (sur)naturel menaçant leur existence et, par extension, celle de la planète en entier.

    Jurassic Park est en fait un héritier de grosses productions aujourd’hui oubliées se déroulant dans des parcs d’attraction maudits comme Rollercoaster (1977) et Westworld (1973). Ce dernier constitue d’ailleurs la première réalisation au cinéma de Michael Chrichton, auteur du roman qui a inspiré le film de Spielberg. Les deux oeuvres exploitent les thèmes de la faillibilité de systèmes dits «parfaits», de la théorie du chaos, et du danger de l’homme qui joue à Dieu; John Hammond, le créateur du parc, finira par payer pour avoir transgressé les deux premiers Commandements.

    Jurassic Park explore également les obsessions spielbergiennes typiques, notamment le rapport au père. Un touche humaine qui permet de transcender quelque peu le sous-genre et qui est trop rarement présente dans la plupart des autres films catastrophes contemporains. Les réalisateurs de ces derniers ont trop souvent recours à de tristes clichés ou à de lourdes métaphores pour étoffer leurs protagonistes, trop occupés à les utiliser comme des marionnettes unidimensionnelles qui font avancer le récit. Spielberg, au contraire, a le talent d’intégrer la psychologie à l’aide de touches symboliques parfaitement intégrées dans la narration. Comme le souligne le philosophe slovène Slavoj Žižek dans son Pervert’s Guide to Cinema :

    Dans la première scène de Jurassic Park, nous voyons la figure paternelle (jouée par Sam Neill) menacer en plaisantant les deux enfants avec un os de dinosaure – cet os est clairement le minuscule objet ontologique qui, plus tard, explose en dinosaures gigantesques, de sorte que l’on puisse risquer l’hypothèse que, dans l’univers fantasmatique du film, la fureur destructrice des dinosaures matérialise simplement la rage du surmoi paternel.

    Un détail à peine perceptible qui se produit plus tard, au milieu du film, confirme cette lecture. Le groupe pourchassé de Neill et des deux enfants se réfugie des dinosaures carnivores meurtriers dans un arbre gigantesque où, morts de fatigue, ils s’endorment; sur l’arbtre, Neill perd l’os du dinosaure qui était coincé dans sa ceinture, et c’est comme si cette perte accidentelle a un effet magique – avant qu’ils ne s’endorment, Neill se réconcilie avec les enfants, affichant de chaleureuses marques d’affection et de soins. De manière significative, les dinosaures qui les approchent le lendemain matin et les réveillent, se révèlent être de type herbivore bienveillant…

    J’ai revu Jurassic Park quelques fois après sa sortie, tant à la télévision qu’en vidéo. Je ne sais pas si le passage des années rend plus insensible, mais dans ce cas précis, j’ai complètement perdu le sentiment d’émerveillement (et de terreur) que j’ai vécu lors de cette première séance. J’aime toujours le début, la présentation des personnages, et du parc, mais quand le T-rex se met à courir après la jeep et qu’on voit la petite blague du rétroviseur, je décroche. J’y vois ni plus ni moins un film d’action générique de qualité supérieure.

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    Pour m’expliquer mon désenchantement, je retourne au fameux paradigme du requin de Jaws. Le monstre n’est dévoilé en entier que vers la fin du film, permettant du coup l’établissement d’un suspense plus efficace parce que forçant l’imagination du spectateur à plus d’activité. On sait que Spielberg aurait aimé montrer le requin plus tôt, mais que ce sont des problèmes mécaniques persistants qui l’en ont empêché, et qui ont ironiquement su élever son oeuvre d’un point de vue artistique.

    Dans Jurassic Park, on ne voit les «monstres» que pendant 15 minutes sur une durée de plus de deux heures. Ça semble peu, mais c’est en fin de compte peut-être trop. Il faut dire que, en 1993, les techniques d’images de synthèse étaient moins développées, et que la production a dû également miser sur un minutieux travail d’animatronique pour créer ses illusions.

    La rapidité d’exécution du procédé des effets visuels est, semble-t-il, directement proportionnelle à la durée de l’exposition des dinosaures dans l’action. Pour preuve, avec l’évolution de la technologie, on pouvait voir toujours plus de créatures préhistoriques, et plus longtemps, dans les deux suites. Mais, ces fois-ci, avec une qualité artistique inversement proportionnelle…

    ***

    Voici trois vidéos en lien avec le film : la première se penche sur la conception du T-Rex, la deuxième analyse la science extraite de la fiction de Jurassic Park, et la troisième est une bande-annonce «honnête» de la version 3D sortie en avril dernier.

    Pour en savoir plus : The Playlist fournit un intéressant résumé en cinq étapes du développement du film.

    Quiz : 15 questions assez corsées du Guardian pour tester vos connaissances du film (j’ai obtenu la note de 8).

    À lire aussi :

    > Jaws : retour sur le premier blockbuster
    > Les effets spéciaux sont-ils toujours… spéciaux?
    > Le «Visage de Spielberg»
    > American Sniper : quand Steven Spielberg embrasse la controverse
    > Spielberg ressuscite le Napoléon de Kubrick


    • Je me rappelle encore d’avoir supplié mes parents de me laisser le voir; j’avais 10 ans, ils l’avaient vu au préalable et n’étaient pas convaincus que c’était approprié. À force de leur rincer les oreilles ils ont acceptés; et je n’ai pas regretté! Je n’était pas très impressionnable dans ma jeunesse (je suis plus impressionable maintenant!), donc je me rappelle plutôt à quel point les dinausaures étaient réel!

      Ce film était une étape importante pour le futur des effets spéciaux. Mon père travaillait à l’époque chez Softimage, et c’était leur logiciel qui avait servi à faire les effets 3D. Celui-ci voulait vraiment me convaincre de devenir une artiste 3D, ce qui ne m’intéressait pas. Je voulais faire du dessin… Maintenant je fait du photoshop sur des images, de synthèse ou photographique, peut importe, pas grand chose ne m’arrête à ce niveau.

      Petit détour personnel, désolé, mais c’est un peu Jurassic Park qui a tout commencé pour moi. On peut le regarder comme un simple “bon” blockbuster, mais c’est beaucoup plus; c’est un “milestone” technologique. On le revoit et c’est difficile à imaginer que ce film a déjà 20 ans. Je me rappelle avoir regardé des films avec effets spéciaux pour le 10-12 années suivantes et me dire fréquemment: c’était mieux fait dans Jurassic Park et pourtant il y a si longtemps! C’était un pas de géant, et l’industrie n’a pu ratrapper en qualité que bien des années plus tard.

    • J’ai eu 11, mais vous nous soufflez une réponse dans votre billet que je n’aurais probablement pas eu sinon.

    • Il y a des films où la monstration est plus appropriée que le hors-champ suggestif; c’est le cas de Jurassic Park, puisqu’il s’agit d’un film sur l’illusion. Le speech de Hammond à la fin n’aurait aucun sens si nous n’avions pas vu ou presque les dinosaures. Et c’est plus un film d’action qu’un film d’horreur, où il ne s’agit pas de suggérer mais d’en mettre plein la vue, alors je ne prendrais pas Jaws comme point de comparaison.

      On dira ce qu’on voudra sur Spielberg, mais d’un point de vue efficacité pour les séquences d’action, pour le côté pur spectacle, on ne fait pas mieux. Un exemple, le montage en parallèle à la fin, inusité, je ne pense pas en avoir vu de semblable ailleurs: plutôt que des actions vraiment parallèles où l’enjeu est la réussite des personnages dans les deux trames (généralement les deux trames sont sur un timer et doivent atteindre un certain objectif en même temps pour garantir la victoire), Spielberg présente une action qui, si elle est réussie, va mettre en danger les autres personnages dans la 2eme trame. C’est-à-dire: alors que Grant et les enfants traversent la clôture pour fuir des dinosaures, Sattler tente de remettre l’électricité. Le montage nous met dans une drôle de position où il faut à la fois espérer que Sattler survive, mais pas trop parce que si elle réussit elle peut tuer les autres. Spielberg s’en sort de façon un peu cheap d’un point de vue narratif (l’enfant reçoit le choc mais ne meurt pas), quoique forte d’un point de vue symbolique (un enfant sérieusement blessé chez Spielberg, ce n’est pas rien). Il reste qu’un montage en parallèle où les héros ont des objectifs antagonistes, je n’ai pas vu ça souvent.

      En tout cas, je trouve toujours le film aussi efficace, et même sans le sous-texte maintes fois notés ici de Spielberg se remettant en question, ce serait un excellent film d’action, innovateur pas seulement du point de vue de l’image de synthèse.

    • Déjà 20 ans j´avais 13 ans à l´époque,

      J´ai aimé le film mais il ne constitue une film culte pour moi. Terminator 2: Judgment Day m´a beaucoup plus marquer en 1991.

    • Étrangement, moi le film d’action/effets spéciaux qui m’a le plus marqué à cette époque c’est The Abyss. Sauf erreur c’était le début d’utilisation d’effets spéciaux par ordi ”2e génération”, utilisé ensuite dans Willow et T2 (et Jumandji, Jurassic, etc..)

    • Pas d’erreur, jon8, the Abyss avait la première créature entièrement CGI (la tentacule d’eau). Mais c’est plus avec T2 et Jurassic Park que tout a explosé, dans l’imagination des spectateurs et des cinéastes (maintenant on peut tout faire!)

    • (maintenant on peut tout faire!)

      Ouin.

      ‘me serait allègrement passé des robots-jouets-hyper-réalistes par contre… Trop de possibilités technologiques donnent parfois trop de possibilités pour s’égarer en chemin, IMO.

    • Juste comme ça, WILLOW est quand même sorti plus d’un an avant le film de Cameron.

    • Willow!!! Je suis allé voir sur IMDB pour voir c’était quoi… J’ai eu une attaque de mauvais souvenirs :p

      Un des très rares films que je n’ai pu terminer. J’ai pourtant essayé plus d’une fois. Pas capable, et ce, malgré la présence de Val Kilmer. – js

    • En 93, j’étais à l’université, j’avais la tête grosse comme ça et j’ai développé une rhinite godardienne qui ne m’a plus jamais quitté. J’ai haïs JURASSIC PARK comme c’est pas possible mais comme j’ai de bons souvenir de THE LOST WORLD (hé oui!), je pense que je serai mûr pour une nouvelle visite au parc d’amusement surtout que mon appréciation de Spielberg s’est transformé dans les années 2000.

      Mais quand on parle de dinosaures en 1993, moi ça me fait penser automatiquement à la fin du film de Chris Marker, LE TOMBEAU D’ALEXANDRE, un des plus beaux films des années 90. Portrait du cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine, du siècle et du cinéma, le film se terminait par une phrase comparant le sort des vieux communistes aux dinosaures, pour clore sur clin d’oeil inattendu au film de Spielberg:

      “… mais regarde ce qui est arrivé aux dinosaures: les enfants les adorent!”.

      Marker n’avait pas son pareil pour créer des ponts entre les mondes du cinéma.

    • la plupart des scenes se passaient la nuit. c’etait facile de cachee les problemes de CGI. je me rapelle aussi que le son etait beaucoup trop fort. qui dit que les dinosaures faisaient autant de bruit?

    • Jurassic Park:
      Un film correct, bien fait, du bon Spielberg, mais un pas de géant pour les effets spéciaux par ordinateur, avec T2. Coté technique, génial, et 20 ans après, toujours efficace.

      Et Willow… comme Jozef mentionne, même Val Kilmer le rend amusant à regarder. Autant revoir Dragonslayer… Ca a tué le “fantasy” jusqu’à Lord of the Rings…

    • Peut-être parce que c’était de mon âge (désolé si je suis un peu hors sujet), mais j’ai adoré tous les films “fantasy” des années 80. Labyrinth, Never Ending Story, Dark Crystal, Legend (coup de foudre avec Tom Cruise s’ensuivit), Ladyhawke, et même Willow (malgré que ça doit faire 15-20 ans que je l’ai vu!). C’est un genre qui fut très exploité dans ces années, et c’est malheureux que si peu d’autres furent produit par la suite. J’imagine que Dungeons & Dragons a traumatisé les studios pendant des années avant de se risquer dans les LOTR.

      Reste que c’est un genre (trop) peu exploité, ne serait-ce que le potentiel d’histoires est immense. En attendant, on se rabat sur la science-fiction; là on est gâté depuis quelques années!

    • Jurassic Park: le film le plus stressant que je n’ai jamais! D’autant plus que je l’ai vu assise ,dans la première rangée, en avant, accompagnée du gars sur qui j’avais un kick mais qui à complètement accrocher. Donc au lieu de me réconforter et j’ai séché tout le film :))))))))

      Mes souvenirs sont un peu lointain, car cela fait un bon bout que je ne l’ai pas revu, mais j’ai toujours trouvé que les situations stressantes bien amenées : la venue du T-Rex avec les ronds dans le verre d’eau, le gros oeil dans la vitre du jeep, les ombres des petits dinosaures carnivores qui courent les enfants dans la cafétériat etc. Ce n’était pas un film d’horreur mais c’était épeurant pareil :)

    • L’autre jour je regardais un reportage sur Victor Hugo. Ca parlait du fait qu’on l’a souvent accusé de ne pas être un homme de substance. Une belle plume et un talent immense mais une oeuvre plutôt vide au niveau des idées.

      La thèse de l’exposé c’était que non seulement Victor Hugo était un homme d’idée mais que ses idées faisaient parties intégrantes de son oeuvre.

      Spielberg la même chose, c’est le réalisateur qu’on a souvent accusé de donner dans la légèreté mais dont les idées se retrouvent toujours au coeur de ses oeuvres. Et chez Spielberg (comme chez Hugo) les idées ne sont jamais accesoire. Elles constituent la matière première de l’oeuvre. Même dans un truc comme Jurassic Park.

    • J’ai toujours adoré Jurassic Park et ce, depuis la première fois que je l’ai vu, alors que j’avais 16 ans, au cinéparc à Drummondville (des beaux souvenirs, ça, le cinéparc…). À l’époque, j’étais loin d’être un grand cinéphile mais il m’était tout de même resté de mon visionnement plus que des dinosaures et des effets spéciaux. Il y avait ce regard de Spielberg, vraiment unique, bien loin de la complaisance béate et idiote de ses semblables. Si les dinosaures se sont retrouvés partout cet été-là, des figurines pour enfants aux verres de chez McDo, ce n’était certainement pas à cause de la mise en scène de Spielberg (pas mal plus à cause de la mise en scène des studios Universal). Car Spielberg ne se met jamais au service du spectacle développé par Hammond, au contraire, il tente constamment de s’en distancer : dès que les personnages sont pris d’admiration pour les bestioles, dès que la magie commence à opérer, Spielberg les ramène à l’ordre, si bien qu’au final, il n’en reste qu’un désolant échec, l’utopie d’un grand enfant millionnaire et irresponsable, malgré la relative réussite scientifique de l’entreprise. Ce qui me plu dans ce film, et me plait encore d’ailleurs, ce n’est donc pas tant la qualité des effets spéciaux (ceci dit, remarquables), que le point de vue critique et le questionnement moral de Spielberg. Et ce n’est pas la moindre des grandeurs de ce grand cinéaste d’avoir réussi, à l’intérieur d’un cadre aussi contraignant qu’un blockbuster estival, à transformer un charmant film de dinosaures en un puissant conte moral, à dresser une sorte d’état des lieux, doublé d’une mise en garde, tant sur notre société du spectacle que sur le spectacle qu’est le cinéma hollywoodien. Bref, c’est un grand film populaire, que je revoie toujours avec beaucoup de plaisir.

    • Eh ben. Moi j’adore Willow. Mad Martigan fut l’un de mes deux héros de jeunesse (l’autre est Mendoza des Mystérieuse Cité D’Or!) et à ce jour j’aime bien revoir ce film au 2 ou 3 ans.

    • Ladyhawke? Les DVD et Blurays devraient être emballés avec un oreiller ou un coussin…

    • Un chef d’oeuvre! Alors qu’on parlait de plus en plus de clonage humain à l’époque. Je vous trouve très sévère par contre dans vos critiques sur le films. J’ai 24 ans et je peux encore voir de la magie quand j’écoute ce film! La découverte du parc est des plus enchanteurs. Le deuxième film est simplement un excellent film d’action et le 3e on en parle pas.. Mais M.Siroka, ce serait bien un article sur le développement et les nouvelles du quatrième opus! Beaucoup de rumeur. Devait sortir en 2014. Jurassik Park l’instinction pendant un moment, puis un préquelle. On ne sait plus trop dans quel direction le train s’en va.

    • Ça fait très longtemps que j’ai pas vu Willow et c’est peut-être parce que j’étais un enfant à l’époque mais ce fut un de mes films préférés. Dans la même veine, j’ai commandé Krull sur amazone il y a quelques années et même si les effets spéciaux sont maintenant archaïques la magie opère toujours.

    • @ Renaud

      D’accord avec vous sur Spielberg (et Hugo).

      Je n’ai pas jamais vraiment vu Jurassic Park comme un Jaws ou un Alien, dans lesquels le monstre absent est l’éléphant dans la pièce, la clé de l’arc dramatique.

      Jurassic Park est un film d’aventure avec du suspense et on un film d’horreur ou de suspense en lui-même. Je soupçonne que si les moyens techniques avaient été plus puissants et réalistes à l’époque, Spielberg aurait montré beaucoup plus de 15 minutes de dinosaures.

      Quant à Willow, les CGI sont complètement ratés et même enfant, j’avais décroché à cause de ça!

    • J’ai 48 ans, et je possède la trilogie des “Jurassik park”. Le premier restera toujours mon préféré. Contrairement à quelques intervenants sur ce blogue, j’écoute, peut-être…trois à quatre fois par année Jurassik park (1), et l’émerveillement y est toujours. Simonak que ce film me donne des frissons d’émerveillement. Je me fout des détails techniques, des bloopers, des moments invraisemblables. Ce film vient me chercher. Ce film m’émerveille…ce SUJET m’a toujours émerveillé, passionné, fait rêver. Dès ma petite enfance, le monde des dinosaures me fascinait; alors imaginer lorsque ce film est apparut.

      Déjà 20 années depuis la parution de cette oeuvre. Bon sang que ca va vite. “tempus fugit”.

      Mario, de Ville Saguenay.

    • “Jurassic Park, 20 ans après…” mais toujours d’actualité à Laval. Mais ça achève. J’espère!

    • Ou à Ottawa, c’est selon.

    • En tout cas le montage est particulièrement réussi car dans mes souvenirs j’ai l’impression qu’on en voit sans arrêt des dinosaures dans ce film.

    • C’est drôle de voir des gens qui croient tellement que leur expertise en cinéma est innée chez eux que dans leur souvenirs d’enfance ils ont décroché d’un film à cause d’une technique d’effets spéciaux qu’ils jugeaient ratée.

    • @ jaylowblow

      Pour que la magie opère, faut y croire. Willow, je n’y croyais pas à 12 ans, alors que pour Jaws, fait 15 ans plus tôt que l’autre, j’y ai cru à 100%. Pourtant, je les ai vus tous les deux environ au même âge. Tant mieux pour vous si la magie a opéré, pas besoin d’être sur la défensive.

      C’est ce qui m’agace dans votre propos jaylowblow: moi je parle du film et vous parlez des personnes qui parlent du film. C’est ça qui pourrit l’ambiance des blogues.

    • @kurtz

      Mon propos vous agace? J’ai écrit 4 commentaires sur ce billet et un seul avait comme sujet un commentaire d’un autre intervenant qui était en fait le votre et votre façon rigolote de dire “étant enfant j’ai décroché du film pour cause de CGI que je trouvais ratés”.

      C’est comme si je disais que quand j’avais 10 ans, je n’avais pas aimé un album d’Iron Maiden car je trouvais que les fréquences au-dessus de 5 kHz étaient trop présentes, que la sur-utilisation des accords en quinte limitait la richesse des mélodies et que les solos manquaient de sweep picking. On s’entend qu’il n’est pas impossible que j’ai été au courant de tout ça à 10 ans mais qu’il est pas mal plus probable que je me sois tout simplement mal exprimé.

      Désolé si j’ai été offensant, mon but étant seulement de souligner le caractère comique qui se dégageait de votre commentaire.

    • @winslow

      The Lost World c’est très bien aussi, mieux à bien des égards que le premier, alors faut pas avoir honte de ses souvenirs! Spielberg y fait une vraie leçon de comment faire un sequel, par une série de répétitions/variations de scènes qui retravaillent le propos du premier film, pour réaffirmer cette critique et questionnement moral dont parle si bien pilac9. Et la photo de Kaminski est infiniment supérieur à l’image très terne de JP.

      Oui Lost World a des bons moments, mais il y a des trucs tellement absurdes, tellement culcul, comme la fille adoptée de Goldblum qui «prouve sa valeur» à son père en faisant une pirouette de gymnastique qui met KO un raptor, je veux dire, comment descendre plus bas… j’imagine les gens présents sur le plateau de tournage, dont plusieurs qui ne sont pas des deux de pique, loin de là, qui devaient y aller de roulement de yeux 360. Ça tue le film. – js

    • @ jaylowblow

      Vous êtes de mauvaise foi : vous savez très bien que je ne parlais pas de “CGI” à 12 ans. Je dis juste que c’était fake et que ça paraissait même à cet âge. C’est juste que j’utilise un langage d’adulte pour en parler aujourd’hui, ce qui me semble très normal et nullement rigolo. Ouf, c’est pesant de discuter avec vous!

    • Jurassic Park est un film ambitieux par les questions qu’il pose de façon explicite à un public de films d’aventure.

      J’adore le trio formé par les trois hommes, qui sont en quelque sorte à trois niveaux de conscience différents: Hammond est un homme-enfant qui voit les choses en superficie, par son nombril, le paléntologiste voit le monde comme un terrain d’étude de sa tour d’ivoire, et le mathématicien voit le portrait d’ensemble.

      Le personnage joué par Jeff Goldblum est vraiment formidable pour cela : un intellectuel à la fois charismatique et sérieux: on voit poindre un peu d’Indiana Jones ici, hors des clichés du savant asocial et poussiéreux.

      Malheureusement, les films suivants sont tombés un peu dans la caricature et ont surfé sur la mode des dinosaures au lieu de vraiment développer plus en avant les thèmes du premier.

    • @js

      Ça m’avait tué la première fois que j’ai vu le film aussi, et c’est pas mal à partir de ce point que j’avais commencé à détester Spielberg, mais en le revoyant plus récemment la scène ne m’a pas dérangé. Il me semble qu’il y a quelque chose d’autre qui rachète le moment (qui est fait à la blague, quand même, ce n’est clairement pas sérieux), mais c’est trop vague, faudrait que je revoie. À part ça, par exemple, je ne vois rien d’absurde, encore moins cucul, c’est même beaucoup plus sombre et violent que le premier (ça commence avec un enfant qui se fait manger!)

    • @ Jozef

      J’ai revu The Lost World récemment et vraiment, cette pirouette avec le raptor est pathétique.

    • Oh! Je n’ai honte de rien, c’est que je sais simplement comment le film est perçu. J’ai plus apprécié LOST WORLD à l’époque parce que je le trouvais plus décomplexé, plus ludique par rapport à ses sources d’inspirations: le premier JURASSIC PARK et le Kaiju (film de monstre) en général. Et j’adore la scène de la falaise, du grand cinéma d’action!

    • @kurtz

      Vous parliez en langage d’adulte pour décrire un film que vous avez vu étant enfant. C’est ça que je trouvais rigolo. On ne peut critiquer un film selon des souvenirs d’enfance. Vous auriez pu dire “j’ai vu ce film dernièrement et les effets numériques m’ont rappelés pourquoi j’ai pas accroché quand j’étais enfant” mais au lieu de ça, vous dites que vous étiez déjà assez expert à 12 ans pour faire la différence entre une animation numérique ratée et une maquette en slow motion réussie. C’est ça que je trouve très drôle!

    • Jurassic Park est un film important, à la fois dans l’histoire du cinéma (pour le CGI, en montrant que less is more) et dans le parcours de Spielberg où il signe sa vraie renaissance en tant qu’auteur. Le deuxième est superbe aussi.

    • @kurtz

      Ian Malcolm (Goldblum, génial, que j’adore et que l’on voit trop peu ces temps-ci d’ailleurs) est effectivement un magnifique personnage, dans la veine d’Indy (à la fois intelligent, pragmatique et décontracté, à l’humour vif), d’autant que c’est lui qui permet à Spielberg de développer verbalement les enjeux moraux reliés au projet scientifique d’Hammond. Il devenait par le fait même tout indiqué pour devenir le héros du film subséquent. Toutefois, il m’apparait un peu frustrant, dans la mesure où l’aventure le transforme très peu : en effet, ayant raison de s’inquiéter dès le départ, il n’est pas bousculé dans ses convictions (contrairement à Hammond qui se remet en question) et, étant identifié d’emblée comme un homme d’action (par contraste avec le personnage de Grant, joué par Sam Neill), il apparaît plutôt à l’aise ou, mieux préparé que les autres disons, à l’idée de vivre une telle aventure. Grant, de son côté, est plutôt présenté comme un pur scientifique de laboratoire, à l’esprit studieux et théorique, un peu asocial et pas particulièrement amoureux des enfants. Au contraire de Malcolm, Grant sera donc amené à vivre une aventure contraire à sa nature (prendre des décisions et agir dans l’urgence, interagir avec des enfants et les protéger), si bien qu’il en ressortira transformé (positivement, bien entendu). De plus, il se dégage de la construction et du développement du personnage de Grant, de même que d’Hammond, une sorte de conviction existentielle : que c’est notre expérience du monde qui nous humanise ou, pour dire les choses autrement, que notre connaissance du monde ne doit pas être que théorique, nous devons en faire l’expérience. Bref, je trouve les personnages de Grant et d’Hammond plus riches que celui de Malcolm, bien que celui-ci, j’en conviens, soit plus charmant et excitant (Goldblum y est d’ailleurs pour beaucoup car son personnage aurait pu facilement n’être qu’un support à la verbalisation des enjeux moraux).

    • Moi c’est la scène avec le commentaire suivant que je ne peux pas m’enlever de ma tete après toutes ses années, surtout quand j’ai un gout pressant d’aller aux toilettes:

      - “When you gotta go, you gotta go!”

      http://www.youtube.com/watch?v=NKGXZ_pwHW8

      Le gars se fait bouffer par un T-Rex avec les toilettes sèche HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

    • Comment ne pas se souvenir de l’été 93? Dernière Coupe Stanley du Canadien. Mais dans le cas qui nous concerne, la sortie de Jurassic Park. Je me souviens avoir vu le film au ciné-parc (pas le meilleur endroit pour apprécier une oeuvre) et ne pas l’avoir aimé du tout. Le film avait mis un bon bout de temps avant de sortir en vidéo et en le revoyant, je n’ai pas éprouvé de meilleurs sentiments envers ce film. Ce n’est que lors de la présentation d’un making-of que j’ai plus apprécié le travail et surtout le deuxième film (quoique nettement inférieur) m’a réconcilié avec JP1.

      Quant à Willow, il représente un classique familial chez nous et pour moi, il est toujours magique.

    • Jurassic Park m’avait impressionné pour les FX et l’utilisation du son. La scène dans les cuisines avec les enfants poursuivis par un raptor me rappelait Shining.

      Quelques bons gags aussi : le type qui se fait bouffer aux toilettes est un avocat… Le brontosaure qui éternue.

      Il y avait quand même beaucoup de clichés des films catastrophes mais une plus-value dans la mise en scène. Et un T-rex, c’est un requin géant sur 2 pattes croisé avec le camion de Duel…

      La finale du roman est différente car Hammond s’y fait dévorer par ses créatures.
      Je préfère la finale du roman car elle reste dans la logique «frankensteinienne».
      Mais au cinéma il fallait le garder en vie pour les sequels…
      Malcolm est beaucoup plus misanthrope dans le roman aussi.

      Les choses se sont gâchées avec le 2, qui pour moi reste une série B à 150 millions$ (more is less) et un long placement de produit pour les nouveaux 4X4 Mercedes à l’époque. Le moins bon Spielberg des 20 dernières années. Le 3? Pas vu. La vie est trop courte.

    • Joe Dante avait pastiché Jaws à merveille avec Piranha en 78, j’ai l’impression que JP en reprend des éléments: expérience scientifique secrète qui dérape, les enfants comme victimes potentielles, l’aspect ludique, l’échec final…

    • Bonne remarque raft,

      Joe Dante a très souvent pastiché Spielberg, avec la bénédiction de ce dernier. Dans Gremlins, un grelin se moque du «phone home», dans le sous-estimé Explorers aussi il déboulonne le mythe de la «communication» avec les extra-terrestres.

      C’est comme si Spielberg, en producteur exécutif, embauchait Dante pour faire des remake plus acides de ses propres films.

    • @goupil

      Duel! Quel film! Je me rappelle m’avoir sentie claustrophobe dans ce film, un vrai malaise qu’on vit avec le protagoniste tout le long. Tellement facile de se placer dans ses souliers, on a tous été victime de stress et de road rage derrière le volant… Le suspense à son comble.

    • @goupil (13 jiun, 12h03)

      Pas vu le 3? Trouve du temps pour l’écouter, tu ne le regretteras pas. Il te fera facilement oublier le 2, qui est, malheureusement, une horreur.

    • Comme plusieurs, j’aurais vraiment aimé apprécier Willow, mais comme Dune, c’est un film que je n’ai tout simplement pas été capable d’aimer malgré toute ma volonté. Never-ending Story m’a plus marqué que Willow… peut-être tout simplement parce que je l’ai vu 4 ans plus tôt alors que j’avais moins de 10 ans!

      Côté effets spéciaux, 3 films ont selon moi vraiment révolutionné l’industrie beaucoup plus que Jurassic Park qui m’a, somme toute, laissé indifférent :

      1- Star Wars
      2- Terminator 2
      3- The Matrix

      Selon moi, Jurassic Park et Willow sont plutôt dans la trempe des NeverEnding Story et Lords of the Ring : des films de mi-parcours point de vue évolution technologique, c’est-à-dire qu’ils ont amélioré un standard déjà établi sans en générer un nouveau… à peut-être le “morphing” de Willow.

      @ Goupil

      Explorers; cela fait tellement longtemps, j’avais adoré à l’époque (j’étais jeune); faudrait que je le revois!

      Concernant les Gremlins, je l’ai ré-écouté la semaine dernière et j’avais oublié à quel point il est violent pour un jeune public (mais l’humour est toujours aussi efficace!). En effet, Spielberg en tant que prod-ex. a ressucité le style comédie d’horreur avec les Gremlins, genèse d’une série de copies de piètre qualité (Critters 1-2-3-4, etc.)

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