Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Samedi 25 mai 2013 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (177)

    Le chef-d’oeuvre obscur du Festival de Cannes

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    Après les 250 minutes qu’a durée la projection, Wesley Morris s’est levé et a applaudi, les larmes aux yeux. Il n’avait jamais applaudi pour un film dans sa carrière de critique professionnel… Et dire qu’il est passé si proche de manquer cette expérience personnelle inédite.

    On peut le comprendre: il venait de passer deux heures dans une salle sombre à regarder un film morose en noir et blanc – Nebraska d’Alexander Payne – il faisait enfin beau dehors et, pour être honnête, quatre heures d’un drame de moeurs philippin réalisé par un cinéaste dont il n’avait jamais entendu parler… Mais son instinct l’a poussé vers la porte, et il s’est sagement laissé entraîner.

    Le film s’intitule Norte, la fin de l’histoire, de Lav Diaz. Il a été présenté dans la section parallèle Un certain regard. Le synopsis :

    Un homme est injustement emprisonné pour meurtre alors que le véritable meurtrier se déplace en toute liberté. L’assassin est un intellectuel frustré par le cycle sans fin de trahisons et d’apathie de son pays. Le prisonnier est un homme simple qui commence à trouver la vie en prison plus supportable lorsque qu’il lui arrive quelque chose d’étrange et de mystérieux.

    Vous pardonnerez la tournure déclarative du titre de mon post, mais j’ai un profond respect et une confiance presqu’absolue envers l’opinion de Wesley Morris. Collaborateur à l’excellent blogue Grantland depuis le début de l’année, cet ancien critique du Boston Globe a remporté le Pulitzer en 2012. Doté d’une des plus belles plumes de la profession, ses textes représentent l’alliage idéal entre accessibilité et érudition, avec un dosage d’humour bien adéquat.

    Depuis le début du festival, je lis quotidiennement son journal cannois avec un plaisir difficile à contenir. Son entrée sur Norte apparaît dans la deuxième partie de son Jour 9. Il va sans dire que je vous suggère fortement de lire l’article, tout en insistant sur un point en particulier, qui touche à l’évolution de l’identité du Festival de Cannes, et qui en inquiète plus d’un. Morris souligne en conclusion :

    C’est le genre de chef-d’œuvre que la compétition principale n’a pas encore présenté, une œuvre stupéfiante sur la vie, la mort et l’art qui n’est pas crûment politique, futilement violente, ou complètement égocentrique. C’est un crime pour les réalisateurs du jury – Spielberg, Kawase, Ang Lee, Cristian Mungiu, et Lynne Ramsay – de ne pas avoir eu l’occasion de le voir. C’est le seul film que j’ai vu qui adresse leurs préoccupations cinématographiques raisonnablement divergentes. Si l’alignement de la compétition a vraiment été adapté pour leur convenir quelque peu, dans le cas de Diaz on leur a rendu un mauvais service scandaleux.

    Le palmarès d’Un certain regard a été dévoilé aujourd’hui. Norte, la fin de l’histoire a été ignoré. En gros, si les applaudissements de Morris n’ont su être convertis en prix, ils auront au moins fait écho dans l’esprit de quelques cinéphiles curieux et, en cela seulement, il aura rendu un fier service au septième art.

    ***

    > Un bref entretien avec Lav Diaz à lire ici.


    • Un certain regard n’est pas une section parallèle, mais une section de la sélection officielle.

    • «Le chef-d’oeuvre obscur du Festival de Cannes». Un titre que pourrait également se mériter le dernier Jarmusch si l’on en croit les échos.

    • Pas si obscur, mais le retour en forme de notre gars Jim.

    • En effet. The limits of Control… Quelle daube.

    • Ghost Dog est son dernier grand film.

    • Jarmush a un talent exceptionnel, mais il n’est pas constant. On ne sait pas quoi s’attendre de lui, un film ennuyant, bon, très bon ou un chef d’oeuvre. En tout cas, je suis très content de son retour réussi à Cannes.

    • @Jozef

      Je viens de m’abonner au fil RSS de W. Morris et je réalise dans un même souffle que vous n’avez pas inscrit son lien sur la liste en bordure de votre blogue. Un petit détail, peut-être, à rectifier (sans vouloir vous donner d’ordre, bien entendu).

      Et, en passant, je veux doublement vous remercier car, non seulement vous m’avez fait connaître l’existence de cet obscur et intriguant film philippin mais vous m’avez fait découvrir un critique, ma foi, fort intéressant. Je viens de lire plusieurs de ses textes (Cannes et hors Cannes) et je dois bien dire que j’aime autant son ton (calme tout en étant drôle et passionné) que son point de vue un peu oblique et, finalement, assez personnel (son texte sur Pam Grier, par exemple, est particulièrement beau et senti). Bref, merci.

    • C’est bizarre qu’un critique qui gagne le Pulitzer dans l’un des meilleurs journaux américains travaillent l’année d’après sur un blogue. Le blogue avait plus de lecteur et d’argent? Le Globe l’a mis à la porte, incapable de le payer? Il avait la grosse tête? Très bizarre. Un signe que le monde des médias changent à vitesse grand V. Politico et le Hunfington Post ont gagné leur premier Pulitzer en 2012.

    • @ghost

      Je me suis posé la même question. Pourtant, à le lire, il ne semble pas désagréable du tout comme personne (mais bon, pour ce que ça vaut, les apparences…). Peut-être que son blogue lui donne plus de liberté : plus d’espace, pas de ligne éditoriale à respecter, etc. Peut-être aussi que c’est juste une question de fric. Mais ceci dit, le blogue est effectivement en train de devenir peu à peu incontournable pour tous les critiques. La preuve: deux des plus pertinents “critiques” au Québec n’en sont pas vraiment (en tout cas pas officiellement), soit Jozef, notre hôte, et Sylvain Lavallée (il y a eu aussi Georges Privet récemment, mais il semble avoir cessé définitivement d’y écrire). À part Lavallée, qui écrit périodiquement pour Séquences, ils s’expriment quasi exclusivement à travers le format du blogue. Je ne serais d’ailleurs pas surpris d’apprendre que ce blogue est autant, sinon plus, consulté que toutes les sections cinéma de tous les journaux de Montréal (ça reste toutefois à vérifier). Peut-être pas autant que Cinéma Montréal par contre…

    • Peut-être qu’on peut vivre de son blogue dans l’Union d’états américaine, mais dans la Province of Quebec j’en doute (Privet est retourné gagner sa vie après un beau parcours).

    • Et ben, je ne connaissais Cinéma Montréal… Le meilleur film Rapide et dangereux 6?! On dirait que ce n’est que des ados débiles qui critiquent là-dessus.

      Je me souviens que sur ce genre de site, j’avais une critique dévastatrice sur Star Wars cloné. Il n’y avait que des critiques ultrapositives. J’ai reçu 50 posts d’insultes de jeunes analphabètes et quatre félicitations.

      D’où l’importance de la critique: les “gens” ce sont des veaux.

    • palme d’or pour Adèle

      grand prix pour les Coens

    • En effet, pour ce qui est du fric, ça ne doit pas être évident au Québec. Privet en parle d’ailleurs dans son blogue en réponse à un lecteur en manque. Et, si je ne m’abuse, Jozef itou s’occupe du sien dans ses temps libres. Pour ce qui est de Morris, non seulement il doit en vivre, mais il peut même aller à Cannes…

    • Beau palmarès.

    • Je ne sais pas vraiment à quoi servent les critiques des médias de masse tels Cassivi et Lussier. Et ceux de Radio-Can, Manon Dumais du Voir, etc…

      En cinéma, il y a essentiellement 2 types de publics. Ceux qui vont voir 3 ou 4 films par année pour se “divertir”. Et les cinéphiles.

      Le premier type de public ne consulte pas, ou très peu, les critiques. Il se base sur la bande-annonce, les acteurs/actrices, le bouche à oreille. Il ne sait probablement pas qui est Cassivi, Lussier, et encore moins Siroka.

      Le 2e type, les cinéphiles. Lui se base sur les critiques. Lit, se documente, échange, partage. Sauf qu’il a ses propres plateformes pour le faire. Des lieux où se rassemble la “crème” des cinéphiles, des lieux plus spécialisés, où le néophyte ne pourra probablement pas s’y retrouver. Le blogue de Jozef en est un bon exemple. Mais le 2e type de cinéphile n’accorde pas (ou peu) de valeur au jugement d’un critique grand public, puisqu’il a lui-même dépassé depuis longtemps ce stade d’analyse.

      Ma question : À qui s’adresse les critiques comme Cassivi, Lussier, Dumais? Ont-ils réellement un lectorat? Ont-ils réellement un bassin de gens qui se basent sur leur jugement pour orienter leurs aventures cinématographiques? J’en doute, mais je peux me tromper.

    • Coen, eturgeon.

    • oups! je disait Coens, comme on dit Simpsons. Du franglais.

    • Dites dix Je vous salue Marie et trois Pater Notres pour péché d’acédie et allez en paix mon fils.

    • Déçu pour Borgman (que je sens instinctivement que je vais adorer), le Jarmusch et le Des Pallières, mais sinon, ravi du palmarès, juste pour le fait qu’il défie onvertement le jugement des critiques patentés d’ici.

    • @pezzz

      Tu oublies la catégorie des gens chics, ceux-là même pour qui aller au cinéma est une activité comparable à boire une bonne bouteille de vin ou aller passer une soirée au TNM. Ceux-là vont au cinéma Beaubien pour aller s’émouvoir sur un film après avoir lu les platitudes kitsch de Cassivi du genre : ce film est « beau. Comme la vie » (lu pas plus tard qu’hier dans son texte sur le Kechiche).

    • @pezzz

      Cassivi et Lussier sont vraiment malmenés sur ce blog :)

      En effet vous posez une bonne question: à qui s’adresse-t-ils? Les gens autour de moi ne regarde que du cinéma grand public et n’en ont rien à faire des critiques. Mieux: lorsqu’on parle de critiques, des oscars, et du festival de Cannes surtout, alors là les railleries commencent. Lobbies, connivences, coup de publicité de l’industrie, tout y passe. Et c’est toi qui est un romantique de suivre le festival. Et dans ton for intérieur, tu sais très bien que tu es passé par ce cynisme à un moment donné dans ta vie, donc t’as beau t’acharner à vouloir présenter le bon côté de la médaille, c’est peine perdu. Cannes apparaitra toujours comme une réunion de moutons qui viennent se faire dire quoi aimer.

    • @ pilac9

      Bien vu! Quoique faut croire que pour une fois, il aura vu juste avec le Kechiche…

    • Ce qui est dommage au fond c’est que le fossée qui sépare le cinéma dit élitiste et le cinéma grand public, ce n’est même pas la peur de l’effort. Mais plutôt la conviction d’un complot.

    • @ pilac9

      Et c’est drôle de voir à quel point le palmarès de Lussier est quasi exhaustivement à l’opposé de celui du jury.

    • Oui, vous devriez arrêter; vous devez mettre Jozef dans une drôle de situation.

    • “Mais plutôt la conviction d’un complot.”

      Cette conviction existe aussi chez les critiques populistes. Je ne nommerai personne.

    • Oui son extrait sur Adèle est pas si mal, non?

      Le pire c’est les critiques vidéos de Marc & Marc. Je sais bien que c’est de l’oral, mais ils pourraient se préparer un minimum.

    • Le problème c’est que même quand ils ne sont pas d’accord, ils disent quand même la même chose. Une version comique de Siskel and Ebert.

    • “Et c’est drôle de voir à quel point le palmarès de Lussier est quasi exhaustivement à l’opposé de celui du jury.”

      Ce n’est pas forcément un défaut.

    • @pezzz

      Je suis d’accord avec ghost là-dessus: ça ne m’apparaît pas du tout comme un problème. Au contraire, j’aime bien lorsque les critiques se foutent un peu les uns des autres pour y aller de considérations purement personnelles. Lussier a apprécié certains films, pas d’autres, il fait son petit palmarès perso et c’est parfait. Le problème, en ce qui me concerne (et c’est tout à fait personnel), c’est que je n’ai pratiquement aucune confiance en son jugement, pas plus d’ailleurs que je n’ai confiance en celui de Dumais au Voir ou d’Odile Tremblay au Devoir. Je ne pourrais pas faire avec eux ce que Jozef a fait avec Morris: célébrer un film comme un chef-d’œuvre, sans l’avoir vu moi-même, sur la seule foi de leur jugement critique.

    • Les bons critiques au Québec sont dans les revues ou les blogues. Presqu’aucun dans les journaux. Il y a même carrément des ignares dans certains journaux régionaux (par considération pour leurs mamans, je ne les nommerai pas). Au moins Odile a une plume.

    • J’aimais beaucoup Privet lorsqu’il était au Voir ans les années 90. C’était un critique dans le sens le plus noble du terme: ce n’était pas seulement quelqu’un qui nous disait quel film aller voir mais il nous aidait à développer notre propre esprit critique. C’est rare. Et c’est d’autant plus précieux lorsqu’on commence à s’intéresser au cinéma.

    • Je me souviens d’une chronique de Privet où il nous disait à chaque semaine ce qui ne marchait pas dans l’industrie du cinéma au Québec. À un moment donné, on semble l’avoir fait taire, comme on a fait taire Denis Côté. Il faudrait republier le tout en bouquin, je parie que rien n’a changé.

    • Le Devoir ce n’est pas si mal; Martin Bilodeau c’est très bien. Et le Voir, même si Manon Dumais avait quelque chose à dire, les 100 mots qu’on lui accorde pour parler de toutes les sorties de la semaines ne l’aident pas trop. Privet est à la radio avec Helene Faradji, alors il est toujours “officiellement” critique, pour ce que ça veut dire (mais son blogue me manque aussi). Et vous oubliez Panorama-Cinema, pour Mathieu Li-Goyette et (surtout) Alexandre Fontaine-Rousseau (leurs autres rédacteurs sont plus inégaux).

      Les critiques dans les médias de masse ont sûrement leur public, mais probablement qu’ils ne sont pas connus par leurs noms par la majorité de leur lectorat. C’est le type de la Presse, ou celle du Voir. De toute façon, il semblerait que pour la majorité des gens, La Critique n’a qu’une seule opinion unanime (on me demande: mais qu’est-ce que La critique en pense, pas Les critiques), alors peu importe qui écrit où, tout le monde dit la même chose. Ce qui, d’ailleurs, facilite la lubie du complot dont parle eturgeon.

      Sinon, suis-je le seul qui en a rien à foutre des Coen?

    • Côté était vraiment un excellent critique au ICI. Il avait du guts et un style. C’était parfait pour un hebdomadaire: une sorte de voyou qui n’hésite pas à prendre position, à confronter les créateurs, quitte à se faire détester, un peu dans la lignée de Pauline Kael. Je me souviens que j’avais hâte de le lire à chaque semaine.

    • Ce que j’aimais de Côté: c’était tout croche, parfois les phrases étaient incompréhensibles, mais c’était vivant, challengeant intellectuellement et cultivé.

    • “Sinon, suis-je le seul qui en a rien à foutre des Coen?”

      J’en ai bien peur… J’ai revu Miller’s Crossing hier et c’est de la pure came de mise en scène.

    • Bilodeau bof.

    • Ce qui était bien avec Côté, c’est que lorsqu’il rencontrait un cinéaste ou critiquait un film, on pouvait être certain qu’il avait revu les autres films du cinéaste la veille. Aujourd’hui, on se demande si certains critiques de journal ont fait autre chose que de lire le dossier de presse. Toujours la même merde: on résume l’histoire, on juge que l’actrice est émouvante, on rappelle que c’est sobre et on se demande ce que le cinéaste a voulu dire.

    • Pour les Coen, je pensais surtout à leurs films récents: déjà leurs premiers films étaient très référentiels, mais maintenant ils font référence à leur propre cinéma, alors on tourne en rond dans une image auto-congratulatoire. J’ai un bon souvenir d’à peu près tout jusqu’à No Country (en fait, j’ai été un grand fan pendant longtemps), mais après, bof… (même No Country, ça m’avait laissé assez froid, mais faudrait que je revois).

    • Mais c’est certain qu’ils sont virtuoses.

    • J’étais étonné. Pendant un moment, je croyais que vous disiez ne pas les aimer du tout. Ca m’a fait un choc. Ca me fait penser à quand j’ai appris que Pauline Kael détestait tous les films de Kubrick. Pour moi les Coen sont dans la gang des auteurs les plus importants aux USA des 30 dernières années, avec les Tarantino, Lynch, Anderson, etc. En même temps, quoi de plus ennuyeux que cette pensée unique justement, où on est tous censé admirer les mêmes. Même si je trouve aussi que leurs meilleurs films sont derrières eux, ca reste tout un statement que de n’avoir rien à foutre des Coen.

    • Je dois dire aussi qu’il y a entre eux et moi un différent, disons, philosophique qui me les rends parfois insupportables, alors qu’avant j’étais plus en phase avec leur pensée. Je devrais peut-être me faire une petite rétro pour ne pas dire trop de conneries (on me dira qu’il est trop tard), mais pour l’instant j’ai plus hâte de voir leur dernier pour Justin Timberlake que pour eux.

    • En fait, a serious man pour moi c’est du mineur Coen, comme la plupart des Allen sont des mineurs Allen. True Grit c’est très ambitieux, mais je crois encore préféré a serious man. Même chose pour Allen et son Midnight que tout le monde a adoré. Pour moi c’est un Allen de milieu de pile.

    • ” mais pour l’instant j’ai plus hâte de voir leur dernier pour Justin Timberlake que pour eux.”

      Excellent!!!

      Je suis surpris de voir qu’on peut avoir accès à toutes les critiques de Privet, Eric Fourlanty et Juliette Ruer, en faisant dans Google.

    • Enfin, pas toutes, depuis 1998.

    • Hé ben, la France n’aura pas eu à attendre vingt ans entre deux Palme d’Or cette fois (de Lelouch à Pialat à Cantet à Kechiche)! Cocorico!

      Ça fait longtemps que j’espère voir un film de Lav Diaz (ou son confrère Raya Martin), j’imagine que celui-ci va venir nous faire un coucou au FNC. Cannes, c’est fait pour saliver, alors outre le Diaz, j’ai aussi l’eau à la bouche pour les derniers de Rithy Pahn, Lanzmann, Guiraudie, Bozon et j’ai hâte de voir en quoi consiste ce renouveau français (Gonzales, Triet, Quillévé…).

      Côté critique québécoise, Lévesque n’a pas son pareil pour remettre les pendules à l’heure ou si on veut tout savoir sur la vie sentimentale de Claudel.

    • Bien heureux de voir un peu d’amour pour Lav Diaz, un réalisateur trop méconnu, mais avec toute une vision et une approche qui ferait quasiment passer Béla Tarr pour Michael Bay ;). Je cherchais des réactions sur son dernier film et il ne semblait pas très glamour auprès de beaucoup de critique. Difficile de trouver plus que des extraits de ses longs-métrages ici (disons 1 ou 2 si on fouille très bien). En espérant que sont dernier se retrouve dans un festival ou un autre à Montréal. Le fait qu’il dure 4 heures au lieu de 6 ou 8, comme c’est souvent le cas, aidera sans doute à pouvoir le découvrir en salle.

    • “Lévesque n’a pas son pareil pour remettre les pendules à l’heure ou si on veut tout savoir sur la vie sentimentale de Claudel.”

      Ironique l’air de ne pas pas y toucher, j’adore.

    • @ Cine: Moi c’est plutôt Ladykillers qui m’a enlevé l’envie de m’attaquer à la filmographie des Coen… Mais je vais m’y mettre.

    • Mendell, ce n’est pas la faute des Coen: tout film avec Tom Hanks ne peut qu’être mauvais.

    • À part Spielberg (CATCH ME IF YOU CAN) et Pixar!

    • Et Joe Dante (ne jamais oublier Joe Dante)!

    • @ghost: C’est bien vrai, j’avais oublié l’effet Tom Hanks !

    • Ladykillers, le seul que je n’ose pas attaquer et qui me manque à leur filmo. Il me fait peur.

      Tout comme il ne me manque qu’un seul Woody Allen depuis que j’ai entrepris un blitz de voir tous ses films: Tiger Lili.

    • Hanks est excellent. En tout cas il l’était.

      Mais son rôle dans Ladykiller me rebute un peu.

    • Ce qui faudrait (entre autre chose) à la critique au Québec, c’est un fouteur de merde à temps plein, autant pour les cinéphiles que pour confronter un peu les autres critiques.

      Pour revenir sur Cannes, année après année, ça amène son lot d’attente, mais fait suer tout autant; on pars sur un buzz pour quelques films, et on traite négligemment les autres. Ça fait qu’il y a des trucs (possiblement) remarquable genre le Lav Diaz qui passe sous le radar ou même le Jarmusch auquel on accorde moins d’importance en fin de compétition parce qu’on a déjà trouvé notre coup de coeur. Bien dommage…

    • Hanks n’est pas dans Catch me if you can, mais dans le très mineur The terminal (terminable). Son pire film (CQFD).

    • ghost, Hanks est dans Catch me if you can

    • Et dans Saving Private Ryan.

    • “ghost, Hanks est dans Catch me if you can”

      Et bien, je ne m’en souvenais plus, c’est dire s’il m’a marqué. Heureusement, il n’est pas lead.

    • C’est lui qui court après l’autre…

    • Ses rôles marquants sont dans Philadelphia, Cast away. Il est bien aussi dans Appolo 13.

    • “C’est lui qui court après l’autre…”

      Une chance que c’est Di Caprio qui court…

    • @ cinematographe

      “J’ai un bon souvenir d’à peu près tout jusqu’à No Country (en fait, j’ai été un grand fan pendant longtemps), mais après, bof… (même No Country, ça m’avait laissé assez froid, mais faudrait que je revois).”

      No Country for Old Men est mon préféré tout juste devant Burn After Reading et O Brother, Where Art Thou?… et Ladykiller était loin d’être mauvais… et tant qu’à y être, je suis loin d’être un fan de Raising Arizona malgré le culte que plusieurs lui porte!

      Je suis la recommandation d’emayano et tente de foutre la merdre quelque peu! :)

      N.B. J’avais oublié que J. Coen avait réalisé Intolerable Cruelty que j’ai bien aimé, je l’avoue : plaisir coupable!!!

    • La fin de No country m’a un peu gâché le souvenir du film, mais je soupconne que ce ne soit pas mérité, et que je devrais le revisiter. Il me semble que le film est excellent dans son ensemble.

    • En fait No country mérite de toute façon d’être vu, ne serait-ce que parce qu’il contient l’un des meilleurs psychopathes de l’histoire du cinéma.

    • @eturgeon

      Vous oubliez Big! :)

      Petit quiz Flash Back 1988 : lequel est le meilleur : Tom Hanks dans Big ou Judge Reinhold dans Vice Versa?

      J’opte pour Reinold! :)

    • Certainement mon psychopate préféré!!!

    • Big est trop loin, dernière fois que je l’ai vu je devais avoir 8 ans!

      C’est aussi mon psychopathe préféré, avec Lecter.

    • Tom Hanks, pfff!

      procosom, vous avez décidé de mettre la filmo des Coen à l’envers? Vous aimez systématiquement leurs plus mauvais films (sauf No Country).

    • @Ghost

      Je savais que ça vous ferait réagir!

      Entendons-nous : ils sont tous bons à différents degrés et pour différentes raisons, mais je trouve les Coen à leur sommet dans la comédie noire, légère mais subtile et bien ficelée. J’ajoute The Man Who Wasn’t There à égalité avec O Brother, Where Art Thou?

      Je n’ai pas trippé sur True Grit; No Country for Old Men est supérieur à Fargo selon moi qui complète le Top 5… et je n’ai pas vu Barton Fink (c’est ma prochaine location!).

    • N’oubliez pas Splash avec Daryl Hannah en sirène…

    • J’étais perdu, je croyais que le psychopathe préféré de procosom était Judge Reinhold…

      Pour Hanks, il joue presque systématiquement dans des films insupportables, ça ne l’aide pas non plus.

    • 1- Big lebowski
      2- Fargo
      3- blood simple

      et les 3 derniers: true grit, Ladykillers, et Intolerable cruelty

    • Burn after reading est leur plus ludique. Ils se prenaient pas au sérieux pour 2 cennes, et ce fut un plaisir fou au cinéma!

    • Les Coen ont un nombre impressionnants de films qui sont devenus des films cultes. O Brother et Raising Arizona ne sont que deux d’entres eux.

    • @cinematographe

      “J’étais perdu, je croyais que le psychopathe préféré de procosom était Judge Reinhold…”

      Lol au carré! :)

      @ eturgeon

      J’ai bien aimé Big Lebowski, mais il ne m’a pas séduit autant que les 5 autres nommés ci-dessus, pas assez en tous cas pour me convaincre de me prosterner devant cet autre film-culte des Coen!

      1- No Country for Old Men
      2- Burn After Reading
      3- O Brother, Where Art Thou?
      The Man Who Wasn’t There
      5- Fargo

      Fargo est probablement leur meilleur film techniquement parlant, mais c’est pour une raison quelconque un de ceux qui m’ont le moins touché…

      Intolerable cruelty est un des moins bons de leurs filmographie, mais je l’ai tout de même bien aimé et lui ai donné 6/10; ça montre à quel point leur répertoire est solide!

      @lecteur_curieux

      1988 fut une année faste : j’ajoute License to Drive, Who Framed Roger Rabbit et Coming to America; de beaux classiques!!!!

    • Miller’s Crossing n’est pas le chef d’oeuvre? Ça fait longtemps que je l’ai vu, mais il me semble que c’est dans le top 3 obligé.

    • En fait en ce qui me concerne, ils n’ont carrément jamais vu un mauvais film. Mais je dis ca sans avoir vu LadyKillers. Je n’ai vu que 25 minutes, à une époque où je ne connaissais même pas les Coen. J’ai tiré la plug vite, ca me paraissait un navet.

      Avec 19 films, ces gars sont à mi-chemin entre Tarantino le précieux, et Allen le prolifique. Beaucoup de films, aucun ordinaire. Faut le faire.

    • ” jamais FAIT un mauvais film”

    • Barton Fink aussi est largement considéré comme un de leur top. Un autre qu’il faut que je revois.

    • Le Ladykillers de frères Coen (pas l’original) EST un mauvais film. Point.

      Sinon, dans l’ordre:

      BARTON FINK
      HUDSUCKER
      MILLER’S CROSSING

    • Fargot est l’élu en général, c’est un grand film, avec des prises de vues magnifiques, des personnages (Marge) géniaux, et un regard sur l’Amérique inquiétant. Mais en ce qui me concerne le choix est facile. Je pourrais regarder en boucle Bridges et Goodman discuter de Lénine au bowling.

      Hommage à McDormand pour Fargo, le meilleur discours d’une actrice aux oscars:
      http://www.youtube.com/watch?v=Phno8FKSl48

    • @winslow

      vous me découragez de terminer officiellement leur filmographie.

      Vous avez vu “What’s Up, Tiger Lily?” de Allen? :)

    • C’est un des seuls Woody que je n’ai pas vu (l’autre étant WHATERVER WORKS). Ça l’air très étrange comme exercice (un montage à partir d’un film pré-existant) pas certain que ça s’insère bien dans le corpus allenien.

    • De mémoire, Tiger Lily est drôle pendant vingt minutes, puis ça perd tout intérêt (sauf peut-être quand Woody interrompt le film pour s’adresser au spectateur).

      Je sais que Fargo fait consensus (les deux autres seraient probablement NCFOM et Barton Fink, peut-être Big Lebowski), mais je pensais à Miller’s Crossing comme le chef d’oeuvre négligé, un peu comme le consensus sur Spielberg serait Schindler’s List alors que le vrai chef d’oeuvre c’est War of the Worlds.

    • Whatever Works est l’un de meilleurs Allen, rire acide et grinçant.

    • Mon ordre (pas vu les trois derniers et je me suis endormi les trois où j’ai vu Barton Fink):

      2007 No Country for Old Men
      1998 The Big Lebowski
      1990 Miller’s Crossing
      1996 Fargo
      1984 Blood Simple
      1987 Raising Arizona
      1994 The Hudsucker Proxy
      2001 The Man Who Wasn’t There
      2000 O Brother, Where Art Thou?
      2008 Burn After Reading
      2003 Intolerable Cruelty
      2004 The Ladykillers

    • Bref, sauf sursaut créatif (No Country), ils ne s’améliorent pas avec le temps.

      J’ai aussi lu un recueil de nouvelles vraiment très drôle.

    • 6 grands films, 5 films moyens, 1 mauvais film.

    • Récemment en entrevue ils revisitaient avec le public certains de leurs films. À blood simple, ils sont pris d’un malaise, ils rougissent presque. Comme quoi, ils auraient fait beaucoup de chemin depuis ce premier film. Je ne me souviens plus s’ils faisaient surtout allusion au montage ou au storytelling en général.

      Intérieurement, jme disais: “les gars, vous avez jamais fait mieux ensuite”

    • Comme premier film, c’est une preuve de maturité innée qui relève du génie, comme pour Tarantino, Welles, Laughton.

      D’ailleurs, je me souviens que juste avant de réaliser son 1er film, Tarantino rêvait d’accomplir ce que les Coen avaient fait pour leur premier film.

    • Ça fait longtemps que je n’ai pas vu Blood Simple, et mon souvenir est moins précis que pour d’autres, mais dans mon souvenir c’est un chef-d’oeuvre.

    • @ Ghost

      The Ladykillers n’était pas mauvais; c’était simplement médiocre. Il y avait quand même de bons gags et le film, quoique plus conventionnel/accessible/grand public, était quand même divertissant. Faudrait que je le revois, mais je crois qu’il était seulement inférieur à Intolerable Cruelty à cause du toujours excellent jeu de Clooney.

      Un mauvais film, c’est plutôt Wanted (2008), Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (2008), Resident Evil: Afterlife (2010), Hobo with a Shotgun (2011), The Smell of Success (2009), Eye of the Beholder (1999), Salvation Boulevard (2011) ou Freejack (1992) (et vouloir être méchant, j’ajouterais Thor – 2011).

      Hobo with a Shotgun c’est mauvais? –

    • @ghost

      Blood Simple est un chef-d’œuvre. Comme Miller’s Crossing, Barton Fink et Fargo. Je suis moins sûr pour Big Lebowski, que j’aime bien, sans plus. Et pour ce qui est du Woody acide, ma préférence va à Deconstructing Harry: ce personnage de Bukowski bergmanien (!) est assez jouissif.

    • @ Jozef

      Je sais que plusieurs ont aimé ou à tout le moins apprécié pour son style très série B 70’s (et pour Rutger!), mais j’ai détesté, honnêtement! Dans mon souvenir, c’est aussi mauvais, mais plus violent, que The Toxic Avenger (1984) qui est selon moi un classique des mauvais films de série B!

      Hobo est mon idéal-typus d’un film de violence gratuite (et je n’ai aucun problème avec les films violents : Hostel, Funny Games, American Psycho, Harsh Times, Machete, etc.)… mais celui-là, j’ai sincèrement détesté.

    • Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (2008) est loin d’être un mauvais film. Il y a plusieurs belles idées et la mise en scène est souvent brillante. Juste mineur dans une grande filmo.

    • Oui, Deconstructing Harry c’est le haut du panier, mais W Works est excellent.

    • Big Lebowski est juste la meilleure comédie depuis 15 ans.

    • Hobo with a Shotgun? Ca ressemble à un très mauvais film de série B, non? Mal coté aussi partout. Comment ca se fait que vous l’ayiez vous tous les 2 ? C’est un film qui a créé un buz?

      Allen, ses meilleurs:

      Hannah
      Annie
      Manhattan
      Stardust Memories
      Deconstructing Harry
      Match point
      Crimes and misdemeanors
      Everyone says I love you
      Vicky
      Husband and wives
      Zelig

      ses pires:

      Scoop
      Rome with love
      Jade scrorpion

      ses très aimés que j’aime pas

      Purple rose of Cairo
      + ses early funny movies

    • *vu tous les 2?

    • Son plus sous-estimé, September

    • Everyone Says I Love You? Je n’ai pas vu, je pensais que c’était dans ses pires. Vicky, en tout cas, c’est de la merde, l’un de ses pires. Celebrity, vraiment pas fort non plus. J’espère que votre top n’est pas dans l’ordre, eturgeon, parce que Zelig et Husband and Wives devraient être bien plus haut! Et Rome With Love était très bien, certainement pas un des pires. Whatever Works, probablement son meilleur des dix dernières années.

      Encore plus hors-sujet du hors-sujet: je viens de regarder Little Odessa et ça aussi c’est un début très fort, même si je n’irais pas jusqu’au chef d’oeuvre.

    • @ eturgeon

      Un film acclamé par essentiellement 4 groupes si j’ai bien compris avant et au moment de sa sortie :

      1- Les fans inconditionnels de Rutger Hauer
      2- Les fans inconditionnels de Grindhouse
      3- Les fans inconditionnels des films de série B (notamment les fans décrits au point #2)
      4- Les fans inconditionnels des films “Gore”

      Pour ma part, les seuls éléments intéressants, c’est l’introduction (5 premières minutes) et la photographie modifiée en post-production qui lui donne ce look Instagram très saturé : “While shot on a Red Epic camera, the film was digitally post-processed in order to make it look like it was shot on color reversal stock cross-processed in negative chemicals, which results in highly saturated, shifted colors.”

      Pour vous donner une idée, imaginez un croisement [très mal réussi selon moi] entre Robocop/Total Recall (pour le futur uchronique et dystopique), Toxique le Ravageur (pour l’aspect série B, Gore et Revanche), Machete (pour l’aspect Bad Ass torqué qui tue des méchants), Hostel (Gore et violence gratuite) & The Barbarians (Ruggero Deodato, 1987) (pour les méchants qui doivent être éliminés, le tout avec une mise en scène douteuse et un budget ridicule).

      Mais honnêtement, il faut vraiment le voir pour pouvoir juger; c’est un film atypique qu’on déteste ou qu’on adore, réservé essentiellement pour des initiés du genre.

    • @ Ghost

      J’adore Steven Spielberg, Harrison Ford et la série des Indiana… mais il y a quand même des limites à défendre l’indéfendable!

      À part quelques scène (dont le frigidaire), le reste est vraiment décevant!

    • Ma liste est dans l’ordre oui. Everyone Says I Love You est la meilleures comédie musicale des 20 dernieres années. Vicky n’est pas du tout de la merde, c’est même un des coups les plus fins d’Allen. Ce qu’il fait avec le personnage de Rebecca Hall est très beau.

      Rome with love très bien? Ca c’est véritablement un film médiocre. Un autre film carte postale avec cette fois-ci aucun effort dans les personnages. Et l’opéra dans la douche semble écrit que pour boucher 45 minutes du film. Au moins Midnight in paris avait quelque chose à dire.

      Son plus audacieux des 10 dernières années: match point. La dernier film ambitieux de Allen, qui rappelle Crimes and misdeaminors, un de ses meilleurs.

    • Wow, tant qu’à poursuivre sur les hors sujets, je viens de fouiller dans les vieux films de série B que j’ai vus dans mon enfance.

      Qui dit mieux que The Last Dragon (Michael Schultz – 1985) avec Taimak, Vanity et Christopher Murney (Eddie Arkadian), et la musique de DeBarge (Rhythm Of The Night) et Stevie Wonder!!!

      Si Rocky 3 est le premier film de type MTV (voir texte de Jozef : http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2012/06/01/rocky-iii-le-premier-%C2%ABfilm-mtv%C2%BB/), The Last Dragon de Berry Gordy (Motown Records) est son digne successeur!!!

    • En réalité mes meilleurs sont les 3 premiers.

      Les autres sont les meilleurs -1, dans le désordre.

      ah oui, mention spéciale pour Play it again Sam, que j’aime et qui a été mon premier film d’Allen. Il a été ma porte d’entrée pour mes 3 préférés. À partir de là j’ai décidé pour la première fois de ma vie de regarder tous les films d’un réalisateur.

    • @procosom

      Merci pour la précision. J’avoue que je ne regarde jamais de films de séries B, exceptés les faux films de séries B.

    • “Et Rome With Love était très bien, certainement pas un des pires. Whatever Works, probablement son meilleur des dix dernières années.”

      Rien à rajouter.

    • ” Au moins Midnight in paris avait quelque chose à dire.”

      Au contraire, le propos de Rome with love est fin et profond.

    • Je n’ai pas vu plus du quart des films de Allen, donc mon opinion vaut ce qu’elle vaut, mais le qualitatif qui me vient toujours à l’esprit après avoir vu un film de Allen est : rafraîchissant

      À la fois léger et réfléchi, drôle et dramatique. Je ne me souviens pas avoir vu un seul film de Allen que j’ai détesté… mais pas un seul que j’ai adoré non plus!

    • Le meilleur musical des vingts dernières années, c’est VELVET GOLDMINE (suivi de ON CONNAÎT LA CHANSON et des CHANSONS D’AMOURS).

      Sinon, j’ai assez aimé TO ROME. Le truc de la douche, c’est du Woody classique de l’époque de LOVE & DEATH et SLEEPERS. Ça m’a fait un bien énorme de rire comme dans le temps avec Allen parce que ses “grands films” récents, VICKY ou MATCH POINT, je ne peut pas supporter. Mine de rien, j’ai bien aimé les deux derniers et j’attends le prochain, je ne pensais pas que c’était encore possible!

    • @procosom

      Allen c’est rarement la passion, ni des grands films. Comme vous dites c’est rafraichissant parce que Allen est un ovni. Aucun film d’Allen seul n’est dans mes meilleurs films. Mais c’est avec lui que j’ai décidé d’introduire la notion que l’ensemble d’une oeuvre pouvait être aussi importante qu’un seul chef d’oeuvre.

    • @winslow

      love & death, bananas, sleeper, pas capable.

    • pour Everyone says I love you, le review d’Ebert. He nailed it

      http://www.rogerebert.com/reviews/everyone-says-i-love-you-1997

    • Cool, je vous laisse Match Point et VCB et je garde Love & Death et Sleepers juste pour moi!

      ;-)

      Sinon, vous ne me convainquerai jamais, JAMAIS, avec une critique de Ebert. Désolé.

    • * convaincrez

      Wow, m’en va me coucher…

    • “Sinon, vous ne me convainquerai jamais, JAMAIS, avec une critique de Ebert. Désolé.”

      Excellent! En effet.

    • Wow, je viens tout juste de terminer Contagion (2e visionnement); clairement dans mon top 3 de Soderbergh aux côtés de Ocean’s Eleven et Che.

    • @eturgeon; vous listez quasiment mon top W. Allen (quoi que Broadway Danny Rose, Manhattan ou Stardust Memories sont aux portes aussi, tellement de bons Woody dans cette période).

      Pour revenir (en retard) sur les Coens; Barton FInk est hors catégorie pour mois. Un parfait mélange de leur humour noir décalé, des personnages secondaires désopilants, de suspense/mystère avec leurs acteurs fétiches et une réalisation irréprochable. Pour le reste, Blood SImple, Miller’s Crossing, Hudsucker, Fargo ou Big Lebowski méritent le sommet.

    • @ghost

      “Big Lebowski est juste la meilleure comédie depuis 15 ans”.

      Très juste. Je ne m’étais tout simplement jamais posé la question en ces termes. Car, en effet, j’ai beau me creuser la tête, je n’arrive pas à en trouver une meilleure… Il y a bien Being John Malkovich et Best in Show qui remontent à la surface, à la rigueur, mais rien n’accote Lebowski. Je crois bien que je vais le revoir. Mais, dans la même foulée, je me pose une question: que s’est -il passé avec la comédie? Mis à part Allen et les Coen (Burn After Reading c’est assez fort aussi), qui fait encore franchement de la comédie aujourd’hui?

    • @eturgeon

      Vous n’avez pas aimé Purple Rose Of Cairo? J’aimerais bien que vous m’expliquiez pourquoi. À mes yeux, tout Allen est dans ce film!

    • Vraiment y a aucune logique qui explique les commentaires qui sont maintenus en attente de modération. Au début je croyais que c’était parce que je collais les messages que j’avais préallablement écrit dans un autre éditeur.

    • @pilac9

      C’est du tout Allen, sûr. Je suis juste un peu indifférent à sa déclaration d’amour au cinéma, au personnage de Farrow, à la fantaisie en général. Notez que Allen, c’est tellement de choses. J’aime pas tous ces Alllen.

    • “qui fait encore franchement de la comédie aujourd’hui?”

      Will Ferrell! (Anchorman 2 est l’un de mes films les plus attendus de l’année.) Et, dans une moindre mesure, Judd Appatow.

      Et j’oubliais Edgar Wright! Ses trois films sont très bien.

      On s’entend que tout ça n’a pas les mêmes subtilités qu’un bon Allen, mais pour le rire il n’y a pas mieux.

    • @cinematographe

      Ferrell est un acteur comique extrêmement mésestimé, en effet (notez que je ne dis pas sous-estimé car il semble qu’il ne le soit pas du tout, estimé). Je doute toutefois qu’il émerge de sa filmographie un seul grand film pouvant mettre en valeur ses possibilités comiques. Son corps est fantastique et il ferait délirer n’importe quel cinéaste avec un peu d’imagination. Des cinéastes comme Wilder, Donen, Edwards ou le Kubrick de Strangelove auraient certainement su quoi en faire. Pour ce qui est d’Appatow ou de Wright, je ne les connais pour ainsi dire pas du tout mais, sur votre recommandation, j’y jetterai certainement un coup d’œil.

    • Les frères Farelly, bien sûr.

    • @ pilac9

      “Que s’est -il passé avec la comédie? Mis à part Allen et les Coen (Burn After Reading c’est assez fort aussi), qui fait encore franchement de la comédie aujourd’hui?

      Je ne crois pas qu’il y a moins de comédies depuis 15 ans qu’auparavant si on regarde de plus près les 4 types de comédies; c’est simplement que les Top Secret, Space Ball, Coming to America, Ace Ventura, Three Fugitives, ¡Three Amigos!, Another 48 Hrs., Groundhog Day, Secret Admirer , License to Drive et Golden Child ont cédé leur place à d’autres types de comédies, d’autres réalisateurs et d’autres acteurs cultes :

      1) Comédies dramatiques (c.-à-d. profondes et/ou réfléchies) :

      - Being John Malkovitch
      - Eternal Sunshine of the Spotless Mind
      - Carnage
      - As Good as It Gets
      - Burn After Reading
      - Big Lebowski
      - Stranger than Fiction
      - Broken Flowers
      - Noise
      - Ocean’s Eleven
      - Intolerable Cruelty
      - California Dreamin’
      - Amintiri din epoca de aur
      - La grande seduction
      - Midnight in Paris
      - Les Infidèles
      - The Ladykillers

      2) Pures Comédies (c.-à-d. Humour “gras” et “imbécile”) :

      - There’s Something About Mary
      - 50 First Dates
      - Starsky & Hutch
      - Borat
      - Hangover
      - Anchorman
      - Meet the Parents
      - Old School
      - Austin Powers
      - Zoolander
      - American Pie
      - Dodgeball
      - Bruno
      - Evolution
      - Le Diner de Cons
      - Tanguy
      - Rudo y Cursi
      - Les Boys
      - Wedding Crashers
      - Anger Management
      - Shoot ‘Em Up

      3) Comédies romantiques :

      - Punch-Drunk Love
      - Bandits
      - Something’s gotta Give
      - O Brother, Where Art Thou?
      - Knight & Day
      - Shakespeare in Love
      - The Holiday
      - Sideways

      4) Comédies d’Animation :

      - Ice Age
      - Monsters inc.
      - Shrek
      - South Park
      - Simpsons
      - Team America
      - Astérix et les Vikings

      N.B. Inutile de préciser que les 4 “categories” sont perméables… et évidemment, je n’ai pas mentionné tous ces films d’action ou de suspense qui comportent de nombreux éléments comiques (notamment tous les films de Tarantino, Guy Ritchie, etc.)

    • - There’s Something About Mary et Wedding Crashers sont loin d’être imbéciles.

    • @ Ghost

      À ce compte, Austin Powers non plus, et Punch-Drunk Love aurait très bien pu être dans la première catégorie. Comme je l’ai mentionné dans mon nota-bene : “Inutile de préciser que les 4 “categories” sont perméables”!

      … et par pures comédies (humour gras et imbécile), je mets l’emphase surtout sur le 1er degré des blagues, ce qui ne veut pas dire que l’humour est facile ou pas recherché, ni que des comédies romantiques ne peuvent pas avoir quelques blagues bien grasses!

      En passant, There’s Something About Mary et Starsky & Hutch sont 2 de mes comédies préférées à vie, donc je ne dénigre en rien ce type d’humour.

    • … et j’ai oublié le très bon Tamara Drew dans les comédies romantiques!

      Il ne peut jamais y avoir trop de films avec Gemma Arterton… -js

    • … et son nez à la Cléopâtre!

    • Procosom, comédie régressive ne veut pas dire imbécile. Au contraire, il s’agit de films extrêmement subtils sous le grotesque. Imbécile reconduit le préjugé de certains critiques qui n’y comprennent rien (comme le reste).

    • Dans cas, remplaçons le terme Problématique “Imbécile” par le terme plus approprié “Régressif”, mais mon point demeure le même : il n’y a pas moins de comédies depuis 15 ans qu’il y en avait il y a 30 ans, et les comédies plus récentes ne sont en rien inférieures aux comédies plus anciennes. Seuls les réalisateurs/acteurs cultes ont changé et, dans une moindre mesure, la forme (je crois que le rythme des suspense/drames/films d’action a beaucoup plus évolé depuis 20 ans que le rythme des comédies!).

    • Je suis d’accord.

    • … Et j’ai oublié tout un pan de comédies françaises :

      - Arnacoeur,
      - Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulin
      - Les Beaux Gosses
      - Le coeur des hommes
      - Hors de prix

      etc.

    • C’est vrai qu’Amélie Poulain c’est une vraie farce…

    • Ghost, vous êtes méchant… il fallait dire “Imbécile” et non “vraie farce”!

      … mais je sais que dans le fond, tout comme moi, vous avez adoré ce film et Audrey est votre muse aux côtés de Charlotte [Gainsbourg]!

    • Audrey est la seule chose de bien du film avec la musique (je l’écoutais des années avant le film et celui-ci m’en a dégoûtée).

      Bon, on sait qu’on ne pourrait jamais vous surnommer Good Guy Ghost ;) – js

    • Spielberg, Woody Allen, Amélie Poulain, la critique… il ne manque que Tarantino et on aura fait le tour des sujets récurrents sur ce blogue!

    • @procosom.com

      Sans vouloir dévaluer votre classement (en passant, je tiens à saluer l’effort que vous avez mis à répertorier tous ces films), on ne réussira pas à me convaincre du dynamisme du cinéma comique actuel avec La Grande séduction, Les Boys ou Shakespeare In Love. Borat par contre, c’est pas mal, je l’avais oublié. Sacha Baron Cohen est vachement intéressant comme acteur comique. Bref, je suis désolé mais je ne vois pas d’équivalent contemporain à Hawks, Lubitsch, Sturges, McCarey ou Wilder, ni aux Marx Brothers ou aux Monty Pythons. Mais bon, je ne suis peut-être qu’un nostalgique aigri après tout…

    • “La Grande séduction, Les Boys ou Shakespeare In Love”

      En effet, c’est le fond du baril.

      Les Pythons viennent de sortir un film sur Graham Chapman. Je n’ai pas vu, c’est peut-être bien.

    • Audrey Tautou adorable. Amélie Poulain, ce personnage aurait dû jouer dans un thriller psychologique. Un rôle de psychopathe.

    • @cinematographe

      Parlant de Chapman et d’humour:

      http://www.youtube.com/watch?v=fsHk9WC7fnQ

    • Le film ”À la folie pas du tout” semble libérateur après avoir vu ou jouer une Amélie Poulain. Pas nécessaire que ce soit un chef d’oeuvre.

    • “Audrey Tautou adorable. Amélie Poulain, ce personnage aurait dû jouer dans un thriller psychologique. Un rôle de psychopathe.”

      C’est justement une psychopathe dans Amélie Poulain. C’est drôle que personne le capte.

    • @pilac9

      Merci, je connaissais (je suis un dévot des Pythons, j’ai tout, séries et films, en DVD). Certainement la meilleure oraison funèbre! Ça fait partie de la bande-annonce du film dont je parlais d’ailleurs.

    • “Bon, on sait qu’on ne pourrait jamais vous surnommer Good Guy Ghost ;) – js”

      Oh, je ne dis pas ça pour me vanter d’écouter un disque avant tout le monde, c’est juste que j’aimais Tiersen depuis plusieurs années de temps en temps, à petite dose, mais l’écouter dans les cafés non stop avec le souvenir du film haï m’a vraiment pourri la vie.

    • “mais l’écouter dans les cafés non stop avec le souvenir du film haï m’a vraiment pourri la vie.”

      Trop drôle, on perçoit vraiment la souffrance! :)

      Perso, j’ai bien aimé le film et Audrey, et j’ai adoré la musique!

      @ pilac9

      J’ai tenté tant bien que mal de diviser les films en 4 catégories, mais je n’ai toutefois pas classé les films dans un ordre quelconque par la suite à part peut-être les 2-3 premiers de chaque catégorie. Et évidemment, ma liste est loin d’être exhaustive; j’ai au moins 30 titres qui me sont venus à l’esprit depuis 3 heures!

      Perso, j’aime beaucoup le quatuor Stiller/Wilson/Ferrell/Vaughn (d’où la raison de mon amour inconditionnel pour Starsky & Hutch malgé le fait que je n’ai jamais vu la série originale!). Sacha Baron Cohen est tout un phénomène (Borat est “pissant”, mais même Bruno est très drôle une fois les sketchs plus 1er degrés digérés). Clooney est toujours excellent. Mais mon nouvel acteur fétiche est sans conteste Christoph Waltz; il est incroyable dans Inglorious Basterds et Carnage, et très bon dans Django (soit dit en passant probablement le plus convenu et le plus faible du répertoire de Tarantino, quoique très bien et surtout très divertissant).

      Quant aux frères Coen, indépendamment des acteurs, leurs films tragiques/dramatiques/suspenses sont toujours tendus et excellents et leurs comédies très drôles et désopilantes.

      @cinematographe

      Bien vu; j’ai pensé à vous en pluguant Tarantino! :)

      @ Jozef

      Excellent; j’ai bien rit! :)

    • @ Ghost

      “C’est justement une psychopathe dans Amélie Poulain. C’est drôle que personne le capte.”

      Je l’ai justement surprise sur la croisette à se promener avec un shi-tzu!

    • Excellent, oui il faut être fou…

    • H.S. de ce long H.S. déglutinant :

      Ce Norte, la fin de l’histoire, de Lav Diaz me fait penser à première vue à Lola (Grandmother) de Brillante Mendoza (2009 – http://www.imdb.com/title/tt1496792/); quelqu’un a vu les 2 fims?

    • “Quelqu’un a vu les 2 films?”

      Probablement.

      ;-)

      (J’ai vu LOLA, pas un fan. C’est pas LOLA, l’autre, la vraie, celle de Demy)

    • Anouk Aimée avait l’air de tout sauf d’une grand-mère, en effet!

    • Moi j’ai vu Lola Rastaquouère.

      Depuis Deconstructing Harry, les Allen qui m’ont le plus marqué sont Wathever Works pour l’amertume joliment grimaçante des dialogues et Cassandra’s Dream pour le déploiement de sa mise en scène, chose rare chez Woody.

      Une comédie qui m’a fait bien marrer récemment est Greenberg, autre raison pourquoi j’attends Frances Ha!

    • @ Rafc

      J’ai bien aimé Cassandr’as Dream également… mais Greenberg, pas capable! On dirait que le film n’a pas d’identité, nil fil conducteur/intrigue fort, ni public cible : ni comique, ni absurde, ni dramatique, ni ténébreux, ni suspense; le courant n’a tout simplement pas passé pour moi!

    • Greenberg est génial. Oh Melody Nelson au bord de la piscine.

    • merci pour la référence à Wesley Morris

    • Je seconde rafc et ghost pour Greenberg. Le film n’a peut-être pas d’intrigue forte (bien qu’en matière de comédie, je ne sache pas trop ce que ça veut dire) ou de public cible (c’est important ça, le public cible?), mais il a certainement une “identité”. Et la photo de Savides… On va s’ennuyer longtemps de celui-là.

    • “Greenberg est génial”

      Ghost, le contraire venant de vous m’eut surpris! :)

      @ pilac9

      Les comédies ne sont pas toutes exemptes d’intrigue (bien qu’évidemment, la nature/force de l’intrigue soit bien différente d’un suspense!) : Ghostbusters, Groundhog Day, Being John Malkovich, Burn After Reading, etc. Dans le cas de Greenberg, ce n’est justement pas clair si c’est une comédie pince-sans-rire ou plutôt un drame avec quelques blagues à la volée. C’est justement ça le “drame” de ce film : ce n’est ni un film facile qu’on regarde pour se divertir, ni un film déstabilisant ou profond qui nous fait réfléchir, qui repousse nos limites et qui nous marque à vie. Bref, pas d’identité et, par ricochet, pas de public cible!

    • Justement, c’est pour les gens qui ne sont pas des cibles.

    • L’un des rares films récents que j’ai achetés. C’est l’un des problèmes, procosom, de donner des cotes aux films pour les évaluer: vous ne pouvez pensez que par grille toute faite où certains objets ne rentrent pas dans votre tableau Excel. Or, ce sont justement ces objets qui sont intéressants, a priori.

    • @prososom.com

      Je ne vois pas, dans ce que vous dites, ce qui devrait être considéré comme un problème. Que le ton de Greenberg ne soit pas clair, qu’il oscille entre comédie et drame, ne devrait être en aucun cas un argument en faveur de sa médiocrité. Cette ambiguïté que vous n’aimez pas constitue même, à mes yeux, une des nombreuses raisons d’aimer ce film. En fait, c’est justement le film dont j’avais besoin (merci rafc) pour me redonner confiance dans la comédie contemporaine. Car le film, ne vous en déplaise, est vraiment très drôle. Ce n’est pas une question de blagues, procosom, mais d’humour, d’un état d’esprit qui nous fait considérer le monde et la vie avec scepticisme. Voyez La Règle du jeu, The Apartment, 8 ½ et Annie Hall, lisez Cervantès, Diderot et Kafka, regardez Picasso et Miro, écoutez Mingus et Zappa. L’humour, comme le dit ghost, c’est l’apanage de ceux qui ne sont pas des cibles.

    • “L’humour, comme le dit ghost, c’est l’apanage de ceux qui ne sont pas des cibles.”

      Vous le dites mieux que moi…

    • Dans le style “cinéma pour adulte” oscillant entre comédie (l’état d’esprit qu’est l’humour) et le drame, j’ai préféré et de très très loin Carnage.

    • Crabage, rien à voir.

    • Greenberg, c’est proche de Lost in translation, ou d’En terrains connus, tiens. Un espèce de flottement de sens, lié à la mélancolie, qui par déphasage avec le monde crée des effets burlesques. Ben Stiller qui essaie trop de faire la fête alors que les teens sont vraiment des extra-terrestres à force d’être cool, est l’un des scènes les plus drôles et en même temps angoissantes vues ces dernières années. L’animal mort dans la piscine, qui rappelle la fin de La dolce vita, sur la musique de Gainsbourg, vient souligner l’étrangeté de son adulescence prolongée dans un monde qui ne tolère plus que l’individualisme en troupeau. Tout simplement brillant et magnifique. Et puis, chaque plan avec Greta Gerwig mériterait d’être encadré.

    • Lost in Translation – qui n’est pas vraiment une comédie, mais clairement un drame (remise en question existentielle, connexion inattendue entre 2 individus tiraillés, etc.) – n’a pas grand chose à voir avec Greenberg (j’ai bien aimé LiT en passant!). Le flottement que vous décrivez est parfaitement bien communiqué dans LiT et s’intègre parfaitement au “récit”. Dans Greenberg, c’est forcé.

      Perso, je trouve Broken Flowers beaucoup plus près d’une comédie (et une meilleure comparaison à Greenberg… et bien meilleur que Greenberg évidemment!) que Lost in Translation.

      J’ai Greenberg à la maison; faudra que je le revoie, mais je doute qu’un 2e visionnement vienne chambouler ma première impression…

    • Crabage? Est-ce un dérivé de Carnage? :)

    • Carnage entre crabes dans un panier, j’imagine…

    • “qui n’est pas vraiment une comédie, mais clairement un drame”

      Vous pensez par petites boîtes. Au contraire des artistes.

    • Lol

      Un [Carnage de] Crabes dans la tête quoi! :)

    • Je préfère les petits mouchoirs aux petites boîtes…

    • “Et puis, chaque plan avec Greta Gerwig mériterait d’être encadré.”

      Amen!

      Et puis FRANCES HA!, ça sort quand?

      C’est d’ailleurs une de mes déceptions du dernier Woody. Me semble que j’aurais inversé le casting avec Ellen Page, ça nous aurait donné plus de Greta! Son jeu faussement nonchalant me semble vraiment parfait pour du Woody, je suis surpris qu’il n’ai pas choisi d’en faire sa muse…

      Vu WHATEVER WORKS finalement hier soir. À la fois caustique et très fleur bleue, j’aime beaucoup. Larry David, très agaçant au départ en Woody fâché qui fait de l’impro, se transforme en alternative probante. Le côté sec et pas très aimable du jeu de David, contraste avec celui de la famille Celestine (Clarkson y est délicieuse), ce qui nous donne un ton en équilibre entre cynisme et enchantement, qui est celui des grands Woody finalement. Et puis, c’est un des rares Allen récents qui bénéficie d’une magnifique photo. Je me suis rappelé au milieu du film que c’était le Woody avec Savides (qui avait fait GREENBERG justement). Il va nous manquer énormément.

    • Politique des chefs op…

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