Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 14 mai 2013 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (25)

    To the Wonder : danser son amour dans le pré

    to-the-wonder-04

    Après les quelque dix premières minutes de To the Wonder je commençais à avoir mal au cou. La caméra hypermobile de Terrence Malick visait sans cesse les cieux, abandonnant ses personnages au passage, et invitant le public à suivre son regard infatigable en quête effrénée de grâce; un exercice physique que j’ai rarement eu l’occasion d’expérimenter en salle.

    J’imagine en même temps que ce n’est pas tout le monde qui a accepté d’être ainsi hameçonné par le cadre du cinéaste, préférant regarder droit devant tout en cherchant à s’accommoder, en vain, d’une lecture horizontale du récit. Pour ma part, j’ai plutôt approché ce film comme ces albums 3D illustrés populaires il y a une quinzaine d’années, qui consistaient à regarder un dessin abstrait duquel ressortait une merveille advenant un bon alignement des yeux.

    Plusieurs ont noté que To the Wonder peut être perçu comme une modeste oeuvre complémentaire à l’extravagant The Tree of Life. Un «B-side». Un morceau de musique de chambre comparé à un opéra symphonique. Et je dis Tant mieux! Cette réduction de l’échelle de travail semble avoir rasséréné Malick, qui s’est dégagé du poids de révéler la signification-du-monde comme ce fut le cas avec son film précédent, en développement depuis la fin des années 1970.

    J’ai l’impression que The Tree of Life, un projet de passion au début (dans le temps qu’il s’appelait Q), s’est transformé au fil des années en devoir solennel. Avec To the Wonder, à l’inverse, Malick s’est permis de faire un film pour le simple plaisir de la chose, et celui de ses proches et amis; une sorte de lubie principalement destinée à une projection privée dans un sous-sol. Et si d’autres embarquent, tant mieux, sinon, ce n’est pas la fin du monde; Je suis en train d’en tourner et/ou monter cinq autres! La vie continue…

    To the Wonder est à la fois le plus simple et le plus radical des six long métrages de Terrence Malick. Simple du point de vue de l’intrigue, qui raconte la plus ancienne histoire du monde : un homme et une femme tombent amoureux, finissent par se quitter. Plus spécifiquement, Neil (Ben Affleck), un géologue américain, rencontre à Paris Marina (Olga Kurylenko), une ancienne ballerine ukrainienne divorcée, et l’invite a emménager, elle et sa fille de 10 ans, dans sa maison de banlieue dans le Midwest. Une fois rendu à bon port, le couple commence à vivre des frictions, et une seconde femme, la fermière Jane (Rachel McAdams), une ancienne flamme de Neil, contribue à embrouiller le portrait davantage.

    Radical de par son traitement : il s’agit du film le plus expérimental de Malick du point de vue de la forme. La structure narrative, dotée d’un sens de l’ellipse des plus lyriques, est complètement éclatée. La causalité psychologique est pratiquement inexistante, substituée par une démonstration sensible et visuelle de l’état d’esprit des personnages. On ne comprend pas nécessairement l’émotion que vivent Neil et Marina, mais on la sent et on la voit, et ce à l’aide de divers motifs qui se font écho entre les séquences, les plans, et même à l’intérieur de ceux-ci.

    L’aspect géométrique du film, pour prendre un seul exemple, est tout à fait exceptionnel. Malick a une manière unique de filmer le décor urbain, avec ses longues et mornes palissades, ses maisons préfabriquées alignées, ses supermarchés stériles, ses fils électriques infinis; une mosaïque de lignes droites oppressantes associés à l’environnement stoïque de Neil qui entre directement en conflit avec la joie de vivre de Marina, évoquée par la circularité étourdissante de ses (très) nombreux accès de danse dans les prés.

    Et puis il y a la lumière. Pour cela, je laisse la parole au vétéran critique du New Yorker Richard Brody, qui dit dans son blog :

    Il n’y a peut-être pas de film dans l’histoire du cinéma qui révèle une telle attention à la lumière, qui semble inonder l’espace de chaque plan et imprégner les personnages avec son élément moral et spirituel. Malick traite la lumière comme la substance principale du film, même le sujet principal du film, ainsi que sa métaphore cruciale (et profondément conçue). Quiconque a été sur la côte nord de la France a été transporté par la qualité de la lumière, et Malick – qui établit l’harmonie thématique du film dès le début avec une scène cruciale dans laquelle l’homme et la femme française visitent le Mont Saint-Michel – établit un contraste entre la lumière française et américaine, entre la côte et l’Amérique profonde, entre la cathédrale et la ville [...].

    To-the-Wonder-Olga-Kurylenko

    Un autre élément intrigant de To the Wonder est la source de la narration. Qui est-ce qui raconte le film? On aurait tendance à croire qu’il s’agit de Marina, puisque c’est elle qui occupe l’écran la majorité du temps, et fournit le gros de la narration (en voix off). Pourtant, il s’agit d’une oeuvre autobiographique qui se penche sur un épisode de la vie de Malick au début des années 1980. À cette époque, il résidait à Paris, travaillant sur un scénario pour Louis Malle, et y fit la connaissance de sa première femme, Michèle, qu’il finit par emmener avec sa fille Alexandra à Austin, au Texas. Leur relation se détériora rapidement, notamment parce que Maick avait tendance à s’absenter sans avertissement durant de longues périodes de temps, et que Michèle ne parvint jamais vraiment à s’habituer à sa nouvelle culture.

    On peut donc voir dans ce film une manière pour le cinéaste de se réconcilier avec ses actions passées qu’il semble profondément regretter – même les séquences les plus joyeuses sont teintées ici d’une couche de mélancolie – en enduisant d’héroïsme tragique son ancienne amoureuse. Son autocritique est illustrée via le personnage de Neil, complètement effacé (son visage est carrément coupé dans plusieurs plans), fidèle représentant de cette «nature avare» qui était d’abord personnifiée par Brad Pitt dans The Tree of Life, tandis que Marina, comme Jessica Chastain avant elle, remplit le rôle de la «grâce généreuse». La dynamique entre ces deux «voies de l’existence» est de nouveau au menu, mais cependant moins irritante, à mon avis, que dans le film précédent, parce que plus étroitement ciblée, appliquée au concept de la crise de foi dans l’amour, sentiment éternellement insaisissable qui se prête plus adéquatement aux fameuses ruminations métaphysiques malickiennes.

    Je sais que plusieurs ne seront pas d’accord, et diront que To the Wonder se présente au contraire comme une parodie du cinéma de Terrence Malick, avec son trop plein d’indulgence naïve pour une imagerie précieuse, à la limite du spot publicitaire. Alors que j’y vois plutôt la représentation plus qu’honnête d’un certain idéalisme humaniste qui reconnaît du même coup l’impossibilité de sa réalisation. D’autres se moquent des personnages en carton, qui semblent totalement perdus à l’écran, alors que je n’y vois pas tant des acteurs qui tentent de jouer dans le sens traditionnel du terme, mais des archétypes qui interprètent un ballet cinématographique enchanteur. Et qu’en est-il de la quasi-absence de dialogue et de ces réflexions en voix off à l’eau de rose («Love that loves us… thank you»)? S’il y a une expérience dans la vie qui nous enlève les mots de la bouche et fait ressortir le côté le plus kitsch en nous, c’est bien l’amour fou.

    Ajout : Première image du prochain Malick, Knight of Cups

    À lire aussi :

    > The Tree of Life: entre extase et désespoir
    > Terrence Malick a tourné sa propre «nuit américaine»


    • Je recopie mon appréciation:

      To the Wonder est un film qui donne beaucoup à penser, même s’il n’est vraiment pas aimable avec son spectateur. Le cinéaste de Badlands ressassent ses clichés: couchers de soleil, mains qui se frôlent et s’étirent vers le ciel, eau et herbes hautes, etc. Ceux qui n’ont pas aimé Tree of Life vont vraiment détester. Les autres vont le trouver intéressant ou rester perplexes. En tous les cas, le film m’a agacé au début, puis vraiment ému. C’est la représentation la plus angoissante de la banlieue américaine jamais vue. Ce ne sont pas les banlieusards qui sont, comme à l’habitude, caricaturés comme des ploucs, mais la banlieue même qui est filmée comme un dispositif mortifère, un cauchemar climatisé. L’analyse du désamour du couple est subtile, déprimante, puis, sans crier gare, nous sommes en pleine épiphanie, l’état de grâce. Tout le film semble basé sur l’idée de répétition, ce qui peut devenir soûlant, mais comme c’est le thème du film, il serait vain de lui reprocher. Les critiques français n’ont pas aimé car le film semble un sermon sur Dieu, la religion. Or, ce n’est pas du tout le sujet. Oui, il y a un prêtre (Bardem excellent) mais il est pas plus outillé que les autres pour trouver la grâce. Dieu, c’est l’autre, le voisin, la nature, la personne qu’on aime. Le film est nietzschéen: il suffit d’être-là, de vivre intensément le présent, et d’être dans l’acceptation, autant du bien que du mal. On peut être dans le présent pur en faisant un projet pour l’avenir. Heidegger, oui, car il s’agit du dasein comme ouverture au monde. L’idée est de ne pas être dans le passé ou le futur pour ne pas choisir dans le présent.

    • Il y aurait beaucoup à dire sur votre très intéressant texte, Jozef. Mais manquant beaucoup de temps, je ne m’attarderai que sur vos mots sur les voix-off pour une trop courte remarque. Les voix-off dans To the Wonder, derrière une apparence naïveté, sont bien plus profondes qu’on veut bien le croire, si l’on veut bien comprendre de quoi elles nous parlent. Que par exemple, dans celle que vous citez, l’amour évoqué ne signifie pas uniquement ce mot amour, tel qu’on l’entend au sens ordinaire. Et toutes les voix off sont du même tonneau.. “Où est-on quand on est là?” “Quel est cet amour qui nous aime?” veulent dire bien plus que leur propre sens littéral.

    • Le film joue sur l’idée de cliché: un coucher du soleil c’est un cliché, mais c’est aussi un miracle, exactement comme l’amour. “Où est-on quand on est là?”, ça veut dire: est-on vraiment présent à ce qui se passe, ou regardons-nous plutôt les choses avec des clichés.

    • Je ne recopie pas mon appréciation, parce qu’elle est trop longue (as usual), mais pour les intéressés elle se trouve ici:

      http://ducinematographe.blogspot.ca/2013/05/le-cinema-impressionniste-de-terrence.html

      Sinon, content de voir Jozef que vous vous êtes réconcilié avec Malick!

    • Youhou! Vous avez aimé!

      Je crois que les personnes qui ont accrochés sur les «tics» du réalisateur se sont laissés distraire au point que d’y voir une auto-parodie. Est-ce que Malick testerait notre lâcher-prise par hasard?

      C’est vraiment un film rafraichissant, oui plus expérimental, plus épuré au niveau du contenu classique d’un récit cinématographique. To the Wonder est l’oeuvre d’un cinéaste qui maîtrise totalement son art. C’est sa façon de raconter une histoire et il y tient. Il tient à sa vision coûte que coûte, sans compromis. En fait pour moi To the Wonder est la quintessence du cinéma malickien.

      À suivre…

    • J’ai aussi lu cet article du New Yorker et je suis perplexe devant cette idée que la lumière est la «métaphore cruciale». Sans vouloir en diminuer l’importance, il m’a semblé, bien humblement, que l’eau était de loin plus importante dans la symbolique du film.

      Marina, par son origine latine, désigne un rivage; l’endroit où l’eau et le sol se rencontrent (le personne de Ben Affleck étudie la contamination/dégradation du sol par l’infiltration d’eau souterraine).

      Longtemps, le Mont St-Michel a été appélé «au péril de la mer» et c’est l’endroit en Europe où les marées sont les plus importantes.

      Durant les premières scènes, les deux amants s’amusent à sauter sur le sol argileux qui ne semble pas être affecté par l’eau et résiste sans s’ouvrir. Plusieurs scènes ensuite, montrent un sol ravagé par les dommages de l’eau (une précisément où Neil peine à traverser un espace inondé; ses bottes s’enfonçant profondément dans le sol.)

      Une des dernières images du film est un plan du Grand Canal de Versailles. En sortant du cinéma, je me suis posé la question à savoir s’il y avait une raison derrière cette insertion qui semble plutôt incongrue. Lors de l’aménagement de Versailles, il n’y avait qu’un immense marécage et aucune importante source d’eau nécessaire pour réaliser l’ampleur du désir de Louis XIV. Un système hydraulique extrêmement complexe a été construit afin de puiser l’eau directement de la Seine pour l’amener au lieu désiré (d’ailleurs, même s’il en circuit fermé, les centaines de fontaines fonctionnent encore uniquement avec le même système vieux de plusieurs siècles).

      Qui plus est, les séquences de l’Abbaye sont montées avec la musique du Parsifal de Wagner. Perceval vient en aide au Roi Pêcheur qui veille sur le Graal. Le roi est blessé aux jambes et la terre de son royaume, comme un miroir de ses souffrances est complètement à sec et stérile. Perceval aperçoit le Graal mais avec l’émerveillement qui l’agite, il reste muet et l’objet disparaît. Suite à l’échec, le roi retourne sur le rivage.

      Enfin, ce n’est pas tout mais je ne veux pas embêter personne avec mes idées trop longtemps. Je n’ai vu nulle part, aucun essai ou critique abordant l’importance de l’eau dans le récit et je pense que c’est important qu’on s’y attarde. Plusieurs ont dénoncé une certaine vacuité au film tandis qu’il me semble que Malick réalise un tour de force en créant une oeuvre impressioniste et épurée sous laquelle se cache une grande rigueur intellectuel.

      J’ai vu le film à New York dans des circonstances particulières que je porterai longtemps.

      Merci pour ce blog.

      Enfin.

    • On peut en déduire que ce n’est pas Jozef qui a donné la cote de deux étoiles…

      Au cinéma, j’ai eu la même réaction qu’à TREE OF LIFE: admiration face à la démarche, un peu en retrait face à l’émotion. Puis j’ai revu TOL en bluray chez moi, mon casque d’écoute vissé sur le coco et j’en suis sorti complètement chamboulé, certain d’avoir vu le film le plus important des 20 dernières années.

      Ça me fait bizarre à dire, moi qui suis un grand défenseur de la salle de cinéma, mais avec Malick, j’ai besoin de la proximité, de l’immersion totale que peut me permettre la vidéo. J’ai envie que ses voix intérieures résonnent en moi et non dans la salle, que je sois complètement submergé sans être dérangé par mon voisin qui regarde son cellulaire. Juste pour dire que j’ai bien hâte de revoir TO THE WONDER à la maison.

      Par ailleurs, je suis toujours perplexe quand on parle d’imagerie publicitaire pour dénigrer Malick. La pub, c’est une image qui ne demande qu’à être admirée, c’est une image morte. Chez Malick, l’image n’est jamais une finalité, elle est toujours en questionnement, sublimé par un raccord, mise en doute par la voix off. Le cinéma de Malick, qui travaille littéralement la matière même du cinéma, sons et lumières, en est la parfaite antithèse: c’est la vie.

    • Pour ma part, “To The Wonder” fut un exercice bâclé d’un réalisateur de grand talent! Tout dans le film n’est que plaqué sans aucun sens réelle! Les acteurs semblent s’être dit; ”Yeah, je rajoute un film de Malick à mon c.v.”! Malheureusement, ils sont tombé sur le seul FLOP en carrière de ce réalisateur de talent!

    • N’ayant pas encore vu le film, je m’abstiendrai évidemment de commenter le fond de votre texte. Mais je peux vous dire toutefois que vous venez de me donner furieusement envie de le voir, comme aucun texte jusqu’à présent ne l’avait fait. Merci.

      @max.a.

      Je peux vous garantir que vous n’embêtez absolument personne. Votre observation est tout simplement fascinante!

    • @sagyck

      Dites donc, quel est le “grand talent” de Malick, selon vous?

    • Frais!!! Thin red line 3 est sorti! C’est sûr que j’pleure.

      Excellent billet M. Siroka!

    • Excellent billet monsieur ! J’avais justement appliquer cette théorie de récit autobiographique (vous qu’il avait vécue en France) dès ma sortie de salle à mon collègue de Bourbon Fiction ! Je suis content de la voir se confirmer ici, moi aussi j’ai bien aimé le film !

    • Ok envie profonde de voir ce film après votre billet. Un peu comme vous l’aviez fait avec The Master à l’époque.

      Hors Sujet : Je viens tout juste de finir Az Ember Tragediaja (sous titré bien sûr…). Si impressionnant ! Je ne croyais plus qu’on pouvait faire des oeuvres si puissantes (je suis un fan d’animes et d’OVAs japonais, mais là on est clairement ailleurs). Le dessin me rappelle par instant l’Homme qui plantait des Arbres, parfois des caricatures de la Renaissance, avec une approche incisive et éclatée. Je vais tenter de rassembler mes idées pour donner une opinion plus approfondie prochainement.

    • @winslow

      Même chose que vous pour Tree of lire, au cinéma le film ne m’avait pas touché emotivement mais chez nous avec un casque d’écoute il a fonctionne.

      J’ai eu le même expérience avec lost in translation.

    • Je rêve, ou le film n’est déjà plus à l’affiche à Montréal? Combien de temps est-il resté sur les écrans?

      Vous avez malheureusement raison! Je crois qu’il est resté 3 semaines… -js

    • L’eau, l’air, la terre et le feu (la lumière?), toujours bien exploités dans les films de Malick.

      Je sais que c’est prétentieux et même un sophiste, mais qui vraiment peut croire qu’un réalisateur de l’intelligence et de la culture de Malick peut nous pondre exprèssément une merde pour s’amuser? Voyons, donc, ça ne fait pas de sens. Bien sûr, les grands réalisateurs peuvent se tromper, pas de doute, mais même dans les moins bons films des grands réalisateurs, on trouve toujours quelques choses d’intéressants à se mettre sous notre dent d’analyste de films!

      Quelqu’un a parlé de l’eau, belles observations.

      On pourrait longuement parler de l’air! Le vent, les oiseaux, les avions (d’ailleurs un des plans du jardin de Versaille a un avion qui passe dans le ciel, on pourrait croire que Marina revient à Paris dans à bord de cet avion).

      Non vraiment ce film est aussi riche que ses autres. Peut-être moins bien compris, peut-être aussi moins réussit d’un point de vue critique de cinéma qui espérait revoir The Tree of Life 2, mais Malick était déjà ailleurs, malgré les similarités.

      Moi aussi, j’ai hâte de revoir le film dans l’intimité de mon salon avec des écouteurs. Une autre belle symphonie des sens.

      Vive Terrence Malick!

      PS, j’aimerais bien savoir de quel cinéaste MA Lussier parlait dans son blogue. Ce cinéaste aurait beaucoup aimer le film. On n’est pas fou! (et si on l’était?)

    • Je dois vraiment être un ignare…mais tous les films de Terrence Mallick me sont ennuyants à mourrir!

      J’ai comme le sentiment que c’est un pseudotrip d’artiste qui va se défendre en disant aux critiques qu’ils “ne connaissent rien à l’art!”.

      Je ne suis pas un maître du cinéma, mais je demeure convaincu que le cinéma sert de divertissement. Je le suis vraiment très peu durant les films de Mallick.
      Oui, il y a des superbes images (Je suis photographe, donc j’apprécie généralement la “photo” des films), mais il y a un manque incroyable d’intrigue (Il y a des films avec des images incroyables et qui, en plus!, ont une histoire hahaha). C’est pas un mal en soit, mais ils devraient avertir les téléspectateurs que ça va être d’un ennui mortel. On avertit bien les gens quand il va y avoir de la nudité! :-P

      Il y a sûrement une clientèle pour ce genre de films. Pour moi, cette catégorie de films sont un peu comme les documentaires. Il y a des gens qui les apprécient, mais ils sont très minimes. Il y a des génies du Docu, mais ils sont souvent méconnus. Pourquoi Mallick joue-t-il d’une si grande reconnaissance?

      Allez-y, lancez moi les tomates parce que “je n’ai rien compris” au grand art :-)

    • “Allez-y, lancez moi les tomates parce que “je n’ai rien compris” au grand art :-)”

      Pas besoin, vous le faites très bien vous mêmes.

    • Pas vu ce film, mais je viens de voir la bande-annonce et je la trouve superbe, vraiment le genre qui me donne envie de voir un film !

      Suis-je dans le côté kitsh ou cucul ou naïf ? J’aime entendre parler d’
      amour et avec poésie. Et je ne ressens ici aucune jalousie. Sauf dans le texte de certaines critiques dire qu’il ya trop de beauté ou absence d’intériorité chez l’interprète féminine, ce n,est pas ce que je ressens dans la bande annonce.

      Et comment avoir trop de beauté ?

    • @benoitb

      Mais vous avez le droit de ne pas l’aimer. Si vous demeuré convaincu que le cinéma ne sert que de divertissement, et bien votre limite du cinéma est pas mal raccourcie…

    • Pas réellement le texte mais l’entrevue d’Olga Kurylenko par Sonia Sarfati donne envie du film.

      «Je n’ai pas eu de scénario entre les mains, jamais, poursuit-elle au bout du fil, voix vibrante et énergie contagieuse. Mais avant que nous ne commencions le tournage, il m’a demandé de lire Anna Karénine, Les frères Karamazov et L’idiot.»

      Très intéressant pareil, le texte d’Odile Tremblay qui n’a pas aimée…

      Il faudrait que je vois cela éventuellement et moi je sens que je craquerais pour Olga, c,est déjà un peu le cas et au détriment de Rachel….

      Bref, le contraire de ce que ressent Odile Tremblay.

      Bon mais J’ai juste vu la bande-annonce, est-ce réellement le cas que la poésie et la profondeur manquent à l’appel ? Moi, je ressens le contraire…

      Évidemment il me faudrait voir tout le film mais j’en ai déjà assez pour deviner que si la poésie est au rendez-vous et peu importe la conclusion qu’on en tire, j’aime ce regard.

      Ouiais, cliché ou pas ”l’inaccessible étoile” ou encore le fameux ”Carpe Diem” cela me séduit toujours…

    • Bravo pour votre article Josef! J’avais déjà envie de voir le film (c’est Malick après tout) et vous m’en donnez encore plus envie. Je n’ai pas eu la chance d’aller au cinoche pendant les 3 semaines qu’il était à l’affiche, je devrais donc attendre le Bluray et essayer ça avec des écouteurs, ce qui semble être populaire chez certains. On devrait avoir ça fin juin début juillet avec une si courte vie en salle.

    • Zut, Malick m’a devancé au sujet de la lumière comme protagoniste pour mon 1er long-métrage; je devrai trouver un nouvel angle!

      Je n’ai pas trippé sur Tree of Life, loin de là… je m’attendais à être défaitiste et rabat-joie en voyant la B.A., me préparant à conclure d’emblée à un croisement [trop] contemplatif entre Tree of Life [qui m’a déçu] et Revolutionary Road [que j’ai par ailleurs adoré] réalisé par un cinéaste-peintre impressionniste Texan…

      …mais mon dieu, c’est tout le contraire qui s’est produit : la musique, les images, les sourires et les craintes, j’ai senti durant cette BA de 2 minutes un puissant sentiment m’envahir, comme si le courage et la fatalité, l’amour et la tendresse nostalgique ne faisaient qu’un et que cette œuvre en était le testament ultime. Un Gattaca croisé avec un Biutiful; un In the Mood for Love croisé avec un La guerre est déclarée

      Je n’ai pas vu To The Wonder encore, mais je sens que je vais vivre une expérience introspective sans pareil!

    • Merci. Très hâte de voir…
      HS
      Lussier… : un critique qui affirme à la télé, à l’heure de grande écoute, que la réalisatrice du clip de Bowie est une « inconnue » qui « ne sait pas tourner »!, alors que Floria Sigismondi travaille avec le chanteur depuis 20 ans, est canadienne, et a tourné l’excellent The Runaways tout récemment… Il est si mal fait ce clip? Non. La chanson, peut-être…
      Vive le merveilleux Siroka !

    • Excellent texte!

      J’ai encore + hâte de voir To the Wonder.

      Et je ne suis pas si triste qu’il ne soit plus en salle. Avec un bluray/dvd et un bon son à la maison, l’expérience est bien plus satisfaisante. Et on a pas à se farcir les odeurs, le bruit et la pollution lumineuse des autres avec leurs téléphones écrans.

      Les multiplex ne sont pas conçus pour rendre justice aux films hors-norme, particulièrement sur le son. Ils sont pensés pour des trucs qui font boumboum! très fort.

      On parle plus spontanément des images mais le son est très important car la plupart des gens disent qu’ils on «écouté» un film…

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