Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Samedi 27 avril 2013 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Aucun commentaire

    Le court du week-end : This is My Kingdom

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    This is My Kingdom fait partie d’un des dix segments de l’omnibus Revolución (2010), produit pour commémorer le centenaire de la révolution mexicaine. Le court métrage est signé Carlos Reygadas, un chéri des festivals décrit comme le fils spirituel de Tarkovski. Il est reconnu pour son oeuvre austère, exigeante, parsemée de symbolisme (Japón, Bataille dans le ciel, Lumière silencieuse).

    Son plus récent film, Post Tenebras Lux, a remporté le Prix de la mise en scène l’année dernière au Festival de Cannes sous les huées. On reprochait à son auteur de se complaire dans un cinéma impénétrable sans égard aux spectateurs. À propos de cette réception hostile, on peut lire à la fin de cette entrevue avec le cinéaste publiée vendredi dans le New York Times :

    Certains ont décrit Post Tenebras Lux comme une expérience non narrative. M. Reygadas a dit qu’il l’a vu comme un film dans lequel «le récit ne provient pas de l’information mais plutôt de notre perception de la vie». Au lieu de progresser d’un événement à l’autre, il dérive entre «tous les niveaux de perception» at-il dit, qui incluent «nos rêves, nos aspirations, nos souvenirs, un futur imaginé, le présent conscient, une réalité qui nous dépasse.»

    Cette ouverture d’esprit, at-il ajouté, pourrait expliquer les fortes réactions. «Quand les gens parlent d’un film comme celui-ci», a déclaré M. Reygadas, «ils disent beaucoup plus sur qui ils sont que sur le film».

    Pour revenir à notre court, on pourrait dire que This is My Kingdom est le plus accessible de ses films (je n’ai pas vu Bataille dans le ciel), avec son style docufiction et son modèle réduit et décontextualisé des origines de la révolution de 1910 – pauvres c. riches – et la violence dégénérée qu’elle engendre. À noter la tension omniprésente, qui s’installe subrepticement dès le début, au cours d’interactions des plus triviales lors de la fête de campagne.


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