Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 10 avril 2013 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (106)

    Pour ou contre le doublage?

    La plus récente chronique de Marc Cassivi, qui s’inquiète du recul de l’industrie du doublage au Québec, m’a rappelé un état de fait qui m’a toujours incommodé : l’acceptation passive par une importante frange du public de la dénaturation du cinéma.

    Cette dénaturation se décline en plusieurs irritants, un des plus alarmants s’étant produit avec l’arrivée du VHS et l’introduction du pan and scan, un procédé qui peut charcuter jusqu’à la moitié de l’image originale. Depuis l’avènement du DVD et du Blu-ray, ainsi que des téléviseurs à écran large, les bandes noires mal-aimées ont rapidement été apprivoisées, et les éditions recadrées sont vite devenues obsolètes.

    Dans le cas du cinéma maison, la technologie a permis de faire évoluer les mentalités et d’amener le public à la raison : c’est mieux de voir un film dans son aspect ratio original. Si les gens acceptent qu’il est important de maintenir l’intégrité du visuel, pourquoi n’en est-il pas ainsi pour l’intégrité du son? Plus particulièrement, dans le cas qui nous intéresse, la voix des acteurs. Et on ne parle pas d’un problème qui se restreint seulement aux éditions vidéo, mais qui s’insère à la base même du média : la copie en salle.

    Vous aurez compris que le titre de mon post est en fait une question rhétorique. Selon moi, les gens qui choisissent les versions doublées (et, surtout, les exploitants de salle qui n’offrent que les versions doublées sans l’option des versions originales sous-titréess) ne peuvent pas se considérer comme de véritables cinéphiles. Impossible. Pour ces derniers, la voix de l’acteur n’est qu’un instrument qui sert à débiter de l’information narrative. Alors que la voix remplit un rôle bien plus essentiel; elle est une composante intégrale du paysage sonore de l’oeuvre cinématographique.

    En ce qui me concerne, le doublage remplit une seule fonction positive : l’humour non intentionnel. Vous savez, ces plaisirs coupables qui sont encore plus moches, et donc ironiquement plus jouissifs, lorsque doublés. Par exemple, je ne crois jamais avoir vu Roadhouse – que dis-je, Bar routier – en anglais («Faut être cool»). Un autre type d’humour, intentionnel celui-là, prend la forme de scènes doublées qui corrompent complètement le propos original, un phénomène popularisé notamment par le tumblr Bad Lip Reading, et son précurseur encore plus génial Cinéma-Twit. Parce que le doublage, c’est en effet très «twit»…

    Un des moments de cinéma les plus hilarants que j’ai vécus remonte à une bonne quinzaine d’années, lorsque je faisais le trajet Paris-Varsovie en autobus. Un petit téléviseur accroché au plafond présentait en pleine nuit Dumb and Dumber en version polonaise. Il faut dire que la technique de doublage là-bas n’est pas aussi raffinée qu’en Occident. Un seul acteur en studio suffit pour substituer tous les personnages à l’écran. Leurs voix sont audibles, ainsi que la bande-son mère, mais on les entend en sourdine afin de prioriser celle du doubleur, qui déclame toutes ses répliques sans exception avec le même ton maussade et impassible. Qu’il s’agisse de drames psychologiques déchirants ou de comédies débiles, son inflexion vocale ne change pas d’un iota. On peut se moquer de la manière polonaise tant qu’on veut, moi le premier, mais n’oublions pas que cette mascarade s’avère en fait le miroir déformant du doublage «légitime» si prisé par chez nous…


    • Beaucoup de gens aux Québec ont des idoles auquels ils n’ont jamais entendus la voix. Joel Legendre avec la face de Léonardo Dicaprio est un sex symbol.

    • ..Version doublée ou version originale avec sous-titres? Cruel dilemme. Pourquoi? Parce qu’il arrive que le doublage soit mal fait. Parce qu’il arrive aussi que les sous-titres ne rendent pas bien l’idée véhiculée dans les propos des acteurs. Et de cela on peut se rendre compte quand on maitrise la langue originale du film, que ce soit en doublage ou en sous-titres.

      «Houston, nous avons un souci!» Eh oui!Un «souci»!! Par les temps qui courent, les versions doublées en France traduisent «problem» par «souci». «That problem with your eyelid» devient «Ce souci avec votre paupière…». Charmant non?

      Et on traduit «actually» par «actuellement»et «actual» par «actuel». Et je puis raisonnablement supposer que si l’on sous-titrait, ça serait pareil.

      Bref, quand on ne maitrise pas la langue d’origine, on dirait qu’il faut accepter à l’avance que le rendu ne soit pas tout à fait à la hauteur. Le prix à payer pour ne pas maitriser une demi-douzaine de langues je suppose.

      Hypothèse : la version sous-titrée et la version doublée d’un même film comportent exactement le même texte, pas des plus fiables. Laquelle choisir? Avec les sous-titres, si on n’a pas l’information exacte, on a au moins la voix, ce qui n’est pas négligeable! Avec le doublage, on n’a ni l’un ni l’autre. C’est un faux dilemme. -js

    • Il existe au moins un film qui est meilleur dans sa version doublée en français que dans sa version originale: Zelig de Woody Allen. Le doublage en voix off avec l’anglais en sourdine offre un élément du documentaire classique qui n’apparaît pas dans la V.O., donnant ainsi une couleur encore plus «documentaire» au film.

    • Ce n’est pas juste la voix que l’on perd, c’est tout le son direct, donc l’intégrité de la captation. Enfin, aujourd’hui c’est plus facile de faire une version doublée en gardant l’essentiel du son direct mais avant le numérique, on enlevait tout. Ce qui nous donnait des films désincarnés sonorement avec une voix doublée et du bruitage approximatif. Ceci dit, une bonne partie du cinéma italien de la grande époque est doublé et les films n’en sont pas moins extraordinaires…

      Mon expérience favorite de doublage:

      Il y a quelques années au FNC, je vais voir L’INTRUS de Claire Denis. Le programateur catastrophé nous annonce que la copie n’a pas de sous-titres. Problème car quelques scènes dialoguées du film sont en russe. Solution? Un interprète dans la salle va nous doubler le film en direct! Comme à l’ONU!

      Nuance importante à propos des films italiens en question : ces versions doublées constituent tout de même l’œuvre originale. – js

    • J’ai vécu un moment de doublage assez surréaliste pas plus tard que le week-end dernier en regardant un Colombo des années 70 avec mes enfants. Dans une scène, mon lieutenant préféré interroge l’ex-femme de la victime du meurtre qui est en train de se faire dorloter par une masseuse japonaise. À un moment, celle-ci intervient avec une réplique incroyable du genre «Zing dong wu djang zong ding… arigato!» Il se trouve que je parle un peu le japonais et laissez-moi vous dire que ce que j’ai entendu n’était pas du tout du japonais, sauf pour le dernier mot! J’imagine que c’était trop forçant et trop long de trouver un traducteur japonais, alors on a improvisé une sorte de sabir pas possible qui ressemblait d’ailleurs davantage à du mandarin. Mes enfants, qui sont bilingues français-japonais, étaient morts de rire.

    • Je pense qu’une chose que la cinéphilie peut développer, c’est l’amour des langues. Ce dont on ne peut avoir accès si on se limite à regarder des films doublés. Si je fais le décompte de mes cinématographies nationales favorites, en excluant les USA et la France, je me rend compte que se sont aussi mes langues favorites: Italie. Japon. Suède. Portugal.

      Souvent, je perdais le fil de l’intrigue d’un film italien parce que je me laissait bercer par la mélodie de la langue pensant comprendre malgré tout, la proximité avec le français faisant illusion un instant. Ora è più difficile perché parlo un po italiano e capisco bene!

    • @ Jozef

      Oui pour le respect de la démarche, mais l’effet est le même: une voix post-synchronisée désincarnée, et parfois refaite par un autre acteur.

      Ma seule exception pour le doublage: l’animation. Je ne sais pas si c’est une habitude de l’enfance, mais je n’ai pas de problème à regarder le doublage français d’un dessin animé. Même pour un Miyazaki, moi qui suis nippophile, je trouve que les doublages sont foutument agréables (les doublages américains sont par contre insupportables).

    • “Selon moi, les gens qui choisissent les versions doublées (et, surtout, les exploitants de salle qui n’offrent que les versions doublées sans l’option des versions originales sous-titréess) ne peuvent pas se considérer comme de véritables cinéphiles. ”

      Amen Jesus amen!

      @winslow

      Vous avez raison pour l’animation, spécialement pour les Miyazaki que j’ai regardé doublé et en VO. Justement avant-hier je revoyais Mononoke au cinéma Cartier en français. Aucun problème.
      Miyazaki est un des plus grands génies du cinéma encore vivants.

    • C’est bien beau le sous-titrage, mais savez-vous qu’à lire les dialogues on perd le regard sur l’ensemble de l’image. Alors d’un côté comme de l’autre, ne pas saisir la langue originale de l’oeuvre c’est accepter d’en perdre des bouts. À chacun son choix, le son ou l’image.

    • Malgré mes souvenirs des voix familières du doublage français de mon enfance, je dois dire que doubler un film est une pratique assez détestable. Une fois, j’ai vu un doublage de Wong Kar Waï: R-i-d-i-c-u-l-e.

      Dans le cas du Québec, on a eu droit à un double colonialisme culturel avec des films américains doublés presque exclusivement en France pendant des années.

      Pour un enfant, ça ne fait pas vraiment de différence et ça rend les films plus accessibles, mais à partir de 13-14 ans, je ne vois pas l’intérêt.

      La voix d’Eddie Murphy en français restera toujours gravée dans mon coeur, mais plus jamais je ne regarderai un film doublé si j’ai le choix.

    • “C’est bien beau le sous-titrage, mais savez-vous qu’à lire les dialogues on perd le regard sur l’ensemble de l’image.”

      C’est une peur que j’avais aussi avant de me convertir complètement. Mais dans les faits je me suis rendu compte que très peu de scènes me forcent à lire trop vite. La plupart du temps je ne rate pas les réactions des acteurs parce que je lis. Je dis la plupart du temps.

    • Je ne me considère pas un cinéphile mais j’aime le cinéma et je suis absolument contre le doublage. Si je comprend pas la langue d’un film étranger, je vais opter pour les sous-titres.

    • L’avantage du doublage, c’est de démocratiser le cinéma. Pour un enfant de 10 ans qui ne comprend pas bien l’anglais, le choix entre regarder un film en anglais, un film en anglais avec sous-titres ou un film en français me semble facile à faire.
      Ce qui est dommage, c’est qu’en région, les versions originales sont difficilement accessibles. Ceux qui ne veulent pas de la version doublée sont tout de même pris avec (ce qui est moins vrai maintenant avec internet).
      Et les sous-titres ont aussi le désavantage d’occuper les yeux à autre chose qu’à regarder l’image. Il n’y a pas de solution-miracle.

    • J’ai longtemps été un grand défenseur du doublage québécois actuel, mais j’ai vite déchanté après avoir vu la VQ du premier Slap Shot : le doublage n’était peut-être pas parfait, mais il en ressortait une authenticité rafraîchissante. Peut-être est-ce à cause des thèmes abordés (le hockey, la vie ouvrière en Amérique du Nord), mais on avait régulièrement l’impression que les acteurs étaient réellement québécois, et pas seulement à cause de la présence d’Yvan Ponton et d’Yvon Barette dans la distribution.

      Depuis, je ne suis plus capable de regarder un film en VFQ; la manie des studios actuels de faire doubler les films en pseudo-Français parisien (alias “Français international) est pour le moins agaçante. Ça sonne faux et même les Français n’en veulent pas, trouvant le doublage encore trop québécois à leur goût et de toute façon disposant déjà de leur propre industrie du doublage.

    • Je refuse tout simplement de voir un film doublé. Si c’est un film en anglais, je le veux sous-titré en anglais. C’est que je me débrouille pas mal en anglais, mais pas suffisamment pour comprendre quand l’acteur marmonne sa réplique ou qu’il a un accent très atypique. Ce n’est pas fréquent, mais j’adore quand un dvd nous propose deux types de sous-titres: anglais pour malentendants et anglais seulement, où on vous épargne la description des bruits ambiants.

      Pour les films étrangers, je le veux dans leur version originale, avec sous-titre français.

      Une petite anecdote à propos des sous-titres: Je suis tombé sur un commentaire assez rigolo sur amazon.fr à propos de la série américaine “Sons of Anarchy”. Le gars était un peu décontenancé par le fait que la série de motards était sous-titré en Québécois.

      Entre vous et moi, me semble que c’est tellement plus naturel d’entendre un gars de Harley balancer un “hostie de calisse” qu’un “putin de bordel”, non?

    • Pour certains films, il est tout à fait possible de les comprendre sans en connaître la langue. Par exemple les images et le jeu des acteurs suffisent à suivre la plupart des films asiatiques. Si un film n’entre pas dans cette catégorie, il est à craindre que son discours soit mieux à sa place sur un autre support, un livre par exemple. Pour le reste, traduire, c’est trahir. Il y a des petites et de grandes trahisons.

    • J’écoute toujours les films sous-titrés.

      Par contre, je vous trouve, Jozef, un peu trop absolutiste dans votre anti-doublage et votre souci de l’intégrité de l’oeuvre.

      La comparaison est un peu boîteuse, mais je considère tout de même que le cinéma doublé se rapproche (un peu) d’une pièce de théâtre joué dans une autre langue. Bien sûr, certains metteur en scène font évolué la mise en scène, mais d’autres conservent la pièce tels qu’initialement conçu, sauf pour la langue.

      Lorsque les artistes et traducteurs travaillant sur le doublage sont de qualités, ça peut (en théorie) donner une réinterprétation de l’oeuvre qui soit intéressante. Toutefois, je suis bien conscient qu’en pratique les impératifs commerciaux rendent les chances d’avoir une oeuvre doublé intéressante plutôt limitées.

      Tout de même. il y a des cas d’exception ou des films mal joués deviennent MEILLEURS lorsqu’ils sont doublés.
      Je pense notamment au “prequels” de Star Wars. Il y a plus d’émotion qui passe dans la version française (ça reste de mauvais films, mais ils sont un peu plus digeste en version française).
      Même chose pour des vieux Eddy Murphy (est-ce seulement de la nostalgie?)

      Il y a aussi d’autres cas d’exception tels que Zelig mentionné plus haut, ou la version française ajoute au film.

      Autre cas particuliers, la narration sobre de Morgan Freeman dans la Marche de l’Empereur est bien meilleurs que la version originale française, avec ses acteurs qui anthropomorphisent les manchots de manière assez ridicule.

    • Contrairement à guyt54, je trouve justement le doublage québécois «français international» drôlement plus juste que le doublage français. Il indroduit des expressions françaises que parfois on ne connaît pas, en plus de mettre de mauvaises intonnations à certains scènes. Bien sûr, quand on est puriste, la version originale est la meilleure. Mais je pense que tout le monde a droit à une version qu’il est capable de comprendre sans avoir à se casser la tête ou les yeux.

      J’étendrais la question aux séries aussi… Justement, j’ai repris l’écoute d’une série qui est originalement australienne (bonjour l’accent!) doublée en France. Dans un épisode, par 2 fois, c’était flagrant que le commentaire en anglais, n’avait même pas été traduit et enregistré, de même que des sifflements et du chahut de plusieurs personnages en même temps. Donc plutôt ordinaire… Malheureusement le doublage français européen est roi pour les séries à tord ou à raison….

    • le pire, un doublage d’un film anglais qui se passe en France (Paris brûle-t-il? comme exemple) ou les passages de Slap Shot avec Paul Newman, fort bien doublé, qui sont bizarre lorsque les québecois de l’équipe doivent être traduit…

    • Je ne peux pas lire et regarder TOUT ce qui se passe à l’écran. Je préfère la traduction par la voix mais, encore faut-il que je comprenne ce qui se dit. C’est quoi ; une clope, un cinoche, etc. ?

    • Je me rappelle il y a plusieurs années j’avais loué ‘A last Hurray for Chivalry’ the John Woo. C’était une cassette VHS

      C’était (mal) doublé en français ET sous-titré en français. Et très souvent, le sous-titre ne correspondait pas à ce qui était doublé! Dans certains cas, même le sens était différent.

    • Pour certains films ou certaines émissions, le doublage ajoute un élément, comme vous dites, au niveau de l’humour. En exemple: South Park (échec du doublage Québécois vs Français) Family Guy (doublage Français bien meilleur que la m*rde qui passe présentement à Télétoon).

      Autre exemple, Austin Powers. Je trouve la voix doublée de Mike Myers bien plus comique, même si on perd l’accent British et les gags qui y sont reliés. Un peu la même chose avec les vieux films de Eddy Murphy.

    • De plus en plus j’écoute les films en VO. Je ne suis plus capable des 3 mêmes acteurs qu’ils utilisent pour faire la traduction. Quand les enfants sont là, on met la traduction pour leur faire plaisir. Hier, je suis allée voir EVIL DEAD au cinéma près de chez moi, en région, donc traduit et je dois dire qu’ils utilisaient MAN et FUCK, avec un accent, un peu trop que s’en était plate. En plus d’avoir dépensé 7$ pour un film, j’ai regretté de ne pas avoir attendu pour le DVD en VO.
      C’est comme les séries télé. Big Bang Theory est vraiment tordant en anglais, mais à VRAK dans la version française, c’est d’une nullité…..j’aime beaucoup mieux les louer et les écouter dans leur version.

    • Family Guy, contrairement aux simpsons, j’imagine mal les traductions. La moitié des blagues de la série sont basées sur des idiosyncrasies dans les intonations de voix. Herbert, Joe, West. Faudrait réunir un talent fou pour accoter la VO.

    • “C’est comme les séries télé. Big Bang Theory est vraiment tordant en anglais, mais à VRAK dans la version française, c’est d’une nullité”

      Sheldon traduit, j’ose pas imaginer. Le gars a beau être une encyclopédie faciale du cinéma muet, beaucoup de l’humour vient encore de ses intonations.

    • Je suis Pour le doublage pour la clientèle cible suivante :

      - Enfants
      - Personnes âgées
      - Analphabètes (une tranche non-négligeable de la population)

      Sinon, autant je détestais les films en langue originale quand j’étais jeune, autant je déteste les films doublés depuis une dizaine d’années! L’intonation et la voix originale des acteurs (sans parler du scénario qui est parfois malmené lors des doublages) sont des éléments essentiels d’une oeuvre.

      Bref, dans 99% des cas, la version originale sous-titrée en anglais (lorsque le film est en anglais) ou en français (lorsque le film est dans n’importe quelle autre langue) est clairement mon choix de prédilection.

      Les 3 exceptions : Slap Shot, les films d’Eddy Murphy (”Ohhhh, ils vous ont attaché avec du papier à cul!”) et South Park (de loin meilleurs en français!)

      N.B. Par contre, si j’ai à choisir entre le doublage et les remakes américains (sauf exceptions de qualité), je choisis le doublage qui – paradoxalement – fait davantage honneur à l’oeuvre originale.

    • Il faut avant tout favoriser la variété de l’offre. Mettre fin bêtement au doublage sous prétexte que ça ne respecte pas l’esprit du film aura d’autres conséquences :

      - D’abord, qu’adviendrait-il des films pour enfant/jeunes?
      - Ensuite, étant donné que le Québec compte 50 % d’analphabètes, obliger les distributeurs à offrir des films seulement avec des sous-titres aurait pour effet de limiter les ventes.

      La réalité est qu’une grande partie de la population n’a pas les compétence pour lire les sous-titres. C’est triste mais c’est ça. Faut-il alors les punir doublement et les priver d’un divertissement qui leur est accessible? Je ne crois pas. Cela dit, les distributeurs devraient offrir des visionnements en LO avec sous-titres et d’autres doublés. Ce serait un bon compromis.

      Qui a dit «obliger»? Je suggère seulement d’offrir les deux options. Sinon, loin de moi l’idée de «punir» les gens qui cherchent à se «divertir». Je suis conscient que pour bien des gens, le cinéma n’est pas de l’art, mais plutôt un produit qui doit s’accommoder à leurs besoins. Je me désole juste à ce qu’on nivèle la culture par le bas dans certaines régions…

    • Il faut bien dire une vérité pas agréable: la moitié de la population québécoise est analphabète fonctionnel (dont un tiers analphabète tout court). Aucun homme d’affaire n’a le goût de se couper de la moitié de sa clientèle virtuelle.

      Entre une équipe de Québécois choisis au hasard et une de clochards parisiens pour jouer à Génie en herbes, j’hésiterais.

    • C’est un peu insultant pour toutes ces personnes qui ont ne serait-ce qu’un peu de difficulté à lire rapidement et qui aiment voir des films doublés Ils restent de vrais amateurs de cinéma, et constituent une grande proportion des cinéphiles. Ils peuvent apprécier plusieurs facettes d’un film (y compris d’un film d’art ou d’un documentaires, même si c’est souvent moins bien.

      Par ailleurs, j’ai vu tellement de films très mal sous-titrés (car j’en comprenais la langue originale), que je pense qu’on est toujours un peu bernés par une traduction. Il ne faut pas l’oublier.

    • J’ai trouvé récemment une VHS de l’émission de Jerry Springer doublée en québécois : Attention aux oreilles chastes! http://youtu.be/8mJSB7A94oI .

    • “Entre une équipe de Québécois choisis au hasard et une de clochards parisiens pour jouer à Génie en herbes, j’hésiterais.”

      Lol!!! :)

    • @eturgeon: les 3 premières saisons de Family Guy doublés par des Français (qui passaient avant à Télétoon) étaient très drôles. Bien sûr, ce n’est pas le véritable Adam West qui fait le maire, contrairement à la version originale, mais par contre, la voix de Chris y était plus comique que celle en anglais.

      Autre fait assez drôle des doublages: Herb dans “Mon oncle Charlie” (version française de 2 1/2 Men) a la même voix que Monsieur Garisson dans South Park vf.

      Mention toute spéciale à Joel Legendre qui m’a fait détester Dicaprio avant que je me mette à écouter les films en version originale.

    • Oui vive les VO. Avec sous-titres.

      J’ai un pincement chaque fois que je vois paraître un film en VO sans sous-titres au cinéma. Bien sur c’est uniquement le cas pour les films anglophones et je trouve que c’est prendre position sur une réalité bien subjective ; conclure qu’une majorité de la population est en mesure de pouvoir profiter pleinement d’un film dont la langue est l’anglais, mais, par exemple, pas l’espagnol.

    • @mendell

      j’ai peut-être parlé trop vite, en fait je n’ai qu’un vague souvenir de family guy doublé. J’ai commencé à vraiment aimé la série que très tard, en VO.

    • Il y a énormément de mauvaise fois dans votre opinion sur le doublage. C’est également mal connaître votre province. C’est facile de prendre le pire doublage et d’en faire un exemple comme étant la norme…

      Dire que les Québécois ne peuvent être des cinéphiles s’il ne regarde leur film qu’en version doublée est assez péjoratif. Puisque si tel est le cas, il n’existe alors qu’une poigné infime de Québécois pouvant se prétendre réellement cinéphile.

      Évidemment, je préfère regarder un film dans sa langue original avec tout ce que cela comporte, accent, intonation et même la sonorité ambiante sont affectés. Mais la réalité est que le Québécois francophone moyen accepte, non seulement le doublage, il le réclame ! Ça fait des années que le doublage est intégré dans les mœurs de consommation des films et séries télé !

      Les sous-titres c’est bien beau, mais ça dénature également une œuvre en obligeant son spectateur à lire davantage qu’à le regarder et l’écouter.

      Je préfère voir un peuple consommé davantage d’œuvre d’art travesti par le doublage, que de voir un peuple cesser de parfaire sa culture puisqu’il est incapable de comprendre se qu’il voit !

      La mauvaise foi va dans les deux sens mon cher greatest. Je n’ai jamais attaqué la qualité ou même l’industrie du doublage, mais bien son principe même. Je n’ai jamais non plus spécifié les Québécois; encore une fois, je parle du doublage en général (avez-vous lu mon post au fait?). -js

    • Le véritable débat c’est pourquoi en 2013, sommes-nous encore dépendant de la France en ce qui a trait au doublage. Vous remarquerez que dans bien des cas les films américains doublés en France se perdent dans la traduction. Les Français ne comprennent pas la culture américaine et double tant bien que mal des courants qu’ils ne connaissent pas. Les films sportifs et ceux encrés de près dans la culture typiquement américaine en sont les meilleurs exemples !

      Jackie Robinson en français s.v.p. !

      Comme première société d’accueil, nous devons exiger le doublage de 42, le film sur Jackie Robinson en français ! Montréal fait partie intégrante de l’histoire du premier noir à avoir brisé les frontières raciales du sport professionnel. Mais, de grâce ne nous imposer pas un doublage franchouillard dont ils ne saisissent aucune le propos !!!

    • “Mention toute spéciale à Joel Legendre qui m’a fait détester Dicaprio avant que je me mette à écouter les films en version originale.”

      Dans le mille

    • “Dire que les Québécois ne peuvent être des cinéphiles s’il ne regarde leur film qu’en version doublée est assez péjoratif.”

      C’est faussement hautain. Réfléchissez-y. Ca ne revient pas à dire qu’on n’aime pas vraiment le cinéma si on le regarde traduit. Le terme cinéphile ici réfère à un type d’amateur qui pousse sa découverte du média beaucoup plus loin que la moyenne, avec ce que ca implique en heures de lectures, découvertes de l’histoire du média, des courants, des auteurs. Souvent aussi la poursuite d’éditions particulières. Quand on est rendu à ce stade, regarder en VO va quasiment de soi.

      Merci pour cette clarification, je n’aurais su mieux dire. -js

    • “Puisque si tel est le cas, il n’existe alors qu’une poigné infime de Québécois pouvant se prétendre réellement cinéphile.”

      C’est une vérité de la Police…

    • À mon avis, il y a moins de cinéphiles au Québec que Xavier Dolan a d’amis Facebook.

    • J’ai regardé les Simpsons en France, et vraiment, la version québécoise est infiniment plus drôle.

      J’ai toujours trouvé que Dr House (c’est la seule émission que je regardais sur TVA) était plus sarcastique doublé que l’original (pas les blagues, mais le ton).

    • Moi j’ai vu ”The Artist” en je ne sais quelle langue et j’ai trouvé ça bon…

    • Ça c’est un autre problème: comme l’Américain moyen n’aime ni le doublage ni les sous-titres, ils n’écoutent plus que du cinéma américain. D’où l’américanocentrisme dont on parlait dans le dernier post et que prolonge même les meilleurs critiques ricains.

    • Pour les cinéphiles TFO offre toujours les films en VOSTF

    • Pour TFO, j’ai écouté un Mizoguchi cinq minutes, l’image était un carré dans l’écran et il y avait leur gros logo qui barrait un coin. Ouach!

    • Les 4 murs infranchissables de la cinéphilie, en ordre croissant de difficulté:

      1) le film étranger (lire non-américain)
      2) le vieux film
      3) le film noir et blanc
      4) le film sous-titré

      95% des gens ne franchiront pas le 2e mur. Ceux qui concèderont l’intérêt des vieux films exigeront en retour de vous que vous admettiez que le noir et blanc n’a pas valeur intrinsèque. Le film sous-titré est probablement le plus inaccessible, mais aussi par chance le moins important.

    • Ce qui me dérange dans votre point de vue et celui de certains contributeurs comme Eturgeon, c’est le manque de nuance. Vous définissez le concept de “cinéphilie” de manière très exclusive et créer ainsi un club très élitiste.

      N’y a-t-il pas une différence entre cinéphile et expert en cinéma?

      En suivant votre logique, un dyslexique ou un analphabète ne peut être un véritable cinéphile?
      Cela ne revient-il pas aussi à affirmer que seule les gens ayant une certaine éducation peuvent apprécier le cinéma en tant qu’art?

      Je reviens sur mon exemple du théâtre ou de la littérature pour souligner que le cinéma n’est pas le seul à avoir des oeuvres traduites. Pour moi, une oeuvre d’art traduite reste une oeuvre d’art.

      Si le travail de doublage est fait avec soin, avec art et avec une sensibilité pour la culture d’ou provient l’oeuvre originale, en quoi cela est-il différent d’une traduction d’Edgar Allan Poe par Baudelaire?

      La littérature n’est pas un média audiovisuel. -js

    • @unspoken_request

      Vous avez raison, on peut nuancer un peu. J’admets justement dans mon dernier post qu’il existe un ordre d’importance.

    • “Hypothèse : la version sous-titrée et la version doublée d’un même film comportent exactement le même texte, pas des plus fiables. Laquelle choisir? ”

      Cependant, il arrive souvent que la version sous-titrée et la version doublée soit différentes, pour toutes sortes de raisons (au grand dam des personnes qui veulent regarder leurs films dans une langue qu’ils sont en train d’apprendre et qui mettent les sous-titres pour s’aider, le tout pour se rendre compte que non, les textes ne concordent pas)

      D’abord, il y a un certain rapport qualité/prix et conditions de travail. Ce ne sont pas tous les producteurs qui sont prêts à mettre le prix ni à donner des délais raisonnables pour faire effectuer une bonne traduction.

      De plus, les critères de traduction ne sont pas les mêmes pour le sous-titrage et pour le doublage.

      Les sous-titres ne peuvent comporter qu’un certain nombre de caractères par ligne, et le texte doit rester affiché un certain nombre de secondes. Il peut donc arriver qu’un quasi-synonyme un peu moins adéquat mais plus court soit choisi, quand ce n’est pas carrément de sauter des bouts de dialogue moins importants.

      Une bonne traduction pour le doublage a aussi ses critères. Encore là, il faut respecter des critères de longueur, en temps et en nombre de syllabes. De plus, il faut aussi tenir compte de l’ouverture des lèvres et s’organiser pour faire en sorte que la voix doublée corresponde aux mouvements à l’écran. Par exemple, il faut faire particulièrement attention aux p, b, etc. (Tout ceci sans compter évidemment que la personne qui fait le doublage doit être capable de se servir de sa voix pour véhiculer adéquatement les émotions.)

      Il arrive fréquemment que les contrats de doublage et de sous-titrage ne soient pas donnés personne ni à la même entreprise.

      Dans un monde idéal, même si la traduction ne remplacera jamais une version originale, beaucoup plus de considération pourrait lui être accordée.

    • Je pense que le doublage à encore sa place dans le milieu cinématographique dans le mesure où il crée un pont entre une culture étrangère et la nôtre. Dans un film asiatique, les intonations et les emphases sur les mots ne sont pas les mêmes qu’en français. L’intensité d’une émotion ou la présence d’un sous-entendu dans les dialogues peut facilement se perdre si le spectateur n’est pas familier avec la langue d’origine du film. Un doublage de qualité, à mon avis, peut palier à cette perte et permettre à un film étranger de conserver certaines subtilités qu’il aurait perdu avec un simple sous-titre.

      Cela dit, je suis moi aussi une adepte du sous-titrage (anglais lorsque le film est en anglais, français dans les autres cas). Seulement, je ne vois pas le doublage comme un nivellement pas le bas. L’important, je crois, serait que les gens aient le choix entre un doublage de qualité ou des sous-titres de qualité. Ce qui est rarement le cas présentement, avouons-le.

    • “En suivant votre logique, un dyslexique ou un analphabète ne peut être un véritable cinéphile?”

      Oui il le peut. Un mélomane est quelqu’un qui s’investit beaucoup dans la musique, jusqu’aux limites de ses capacités. Indépendamment de jusqu’où ses capacités le mènent.

    • “L’intensité d’une émotion ou la présence d’un sous-entendu dans les dialogues peut facilement se perdre si le spectateur n’est pas familier avec la langue d’origine du film. Un doublage de qualité, à mon avis, peut palier à cette perte et permettre à un film étranger de conserver certaines subtilités qu’il aurait perdu avec un simple sous-titre.”

      Ark, c’est bien le pire: surjouer en français la subtilité d’une émotion asiatique. En ne regardant que des films doublés, vous n’arriverez jamais à connaître les codes des autres cultures. En regardant Les Silences du désir au lieu de In the mood for love, vous vous condamnez à n’avoir aucun accès à l’altérité et donc à la richesse humaine.

    • En réalité on pourrait ramener le débat à la simple question: est-ce oui ou non trop demander à un humain que de lire des sous-titres? Est-ce dans les limites de ses capacités mentales pour être capable de suivre le récit et d’apprécier réellement tous les aspects du film ? Pour ceux dont la réponse est honnêtement oui, alors pourquoi pas. Vous pouvez vous appeler cinéphiles. Mais pour la majorité des gens, c’est simplement une question de faire un effort au début. Dans mes discussions autour de moi, ca revient toujours à peu près aux mêmes arguments: un film c’est pour se détendre, s’évader. Pas pour travailler.

    • C’est complètement ridicule ce post !

      S’attaquer aux Québécois en prétextant qu’ils ne peuvent être cinéphile sans regarder un film bulgare en bulgare…

      unspoken_request a entièrement raison et vous devriez refaire vos devoirs M. Siroka… On est pas en Pologne ici ! Les Québécois ont droit de consommer les films en français !

      Sinon, si on se fit à vos propos dénigrant, on a qu’à faire comme les américains et ne consommer uniquement ce qui se fait ici… Du grand n’importe quoi se blogue !

    • @unspoken_request: Attention, la traduction de Poe par Beaudelaire est exceptionnelle en sa qualité, mais aussi de par le fait que rarement, un écrivain hors pair sera traduit par un autre écrivain hors pair.

    • En regardant “Les Silences du désir” au lieu de “Fa yeung nin wa”, devrait-on dire!

      Je n’oserais pas entrer dans des stéréotypes sur la subtilité asiatique ou le surjeu du doublage. Je partage vous intérêt pour l’expérience la plus originale possible, tant au niveau visuel que sonore, d’un film. Mais je me questionne: dans quelle mesure est-ce que le visionnement et l’écoute de film en langue originale nous permet de nous familiariser avec les codes des autres cultures? Je suis bien d’accord avec vous sur l’importance de l’expérience de l’altérité, mais il s’agit ici des subtilités de la langue elle-même. Si Maggie Cheung insiste sur un mot dans la version originale, tous les films que vous avez pu écouter dans cette langue, sans la connaître, par le passé, ne pourront vous aider à saisir ce moment, cette insistance.

      Au fait, pour ce qui est du titre lorsqu’il est question de films en langue étrangère, je suis d’avis qu’on devrait le traduire selon la version sous-titrée. Par exemple, Hable con ella c’est Parle avec elle, sinon on se la pète un peut, il faut bien l’admettre… – js

    • ” “Fa yeung nin wa”, devrait-on dire!”

      Bien sûr, mais de un, si j’avais écrit ça personne n’aurait compris, et de deux, j’aurais l’air de me la péter autant que vous, de trois, je n’ai pas écouté la version originale, mais la version sous-titrée qui s’appelait In the mood for love.

    • ” Je suis bien d’accord avec vous sur l’importance de l’expérience de l’altérité, mais il s’agit ici des subtilités de la langue elle-même. ”

      Vous avez un point, la musique de la langue ne suffit pas à tout saisir. Mais on fait ce qu’on peut.

    • “Je n’oserais pas entrer dans des stéréotypes sur la subtilité asiatique ou le surjeu du doublage.”

      C’est stéréotyper que de dire que l’émotion des Asiatiques est souvent subtil pour un Occidental? Eh ben! Ne vous en déplaise, en lisant les sous-titres, et en entendant le ton de la voix de Maggie Chung, on fini par comprendre d’infinies nuances que dénature, pour ne pas dire détruise, le doublage.

    • “Je suis bien d’accord avec vous sur l’importance de l’expérience de l’altérité, mais il s’agit ici des subtilités de la langue elle-même.”

      Ce n’est pas une expérience absolue, il y a des choses qui se perdent comme dans toute traduction, mais pour un acteur, son principal instrument avec son corps c’est la voix. Il passe des infos et des émotions bien au-delà des mots. Il n’y a pas d’art dramatique dans le doublage.

    • @unholy_ghost: Peut-être aurais-je dû mettre le “; )” que je voulais insérer, en plus du point d’exclamation, à la fin de mon message. Celui-ci aurait été plus clair. Mais puisqu’il a été mal interprété, voici l’explication: je ne me prenais absolument pas au sérieux, cette remarque voulait simplement mettre l’accent sur l’effet d’emboîtement crée par la version française, la version anglaise et la version chinoise, comme quoi ces trois titres, au bout du compte, représentent le même film.

      Si je suis venue écrire ici, c’est parce que le sujet m’interpellait, tout comme vous. Si j’avais voulu me la péter, je n’aurais pas commencé en défendant le doublage. Je trouve dommage que mon commentaire, qui se voulait un clin d’oeil au sujet principal de l’article de M. Siroka, ait été perçu comme tel.

      Pas de stress jazca! On est content d’accueillir des nouvelles voix articulées ici, il n’y en a jamais trop! – js

    • Pas de mal, Jazca.

    • “On est content d’accueillir des nouvelles voix articulées ici”

      En effet, il y en a bcp trop qu’on est obligé de doubler…

    • Good one!

      (oups!)

    • En fait on choisit , le cinéma est soit un produit, soit une activité culturelle importante.

      Si c’est un produit, et c’est le cas le 95 % des films en salle, il doit s’adapter à son public comme tous les produits, que ce soit VOA, sous-titré ou doublé. Ne me parlez pas des puristes qui veulent voir un film original en swahili ou en ouzbèque, ils n’ont pas ni n’auront jamais la culture pour ça.

      Donc quand on parle de VO on parle de VOA exclusivement.

      Et accessoirement d’incitation à l’assimilation, la situation dans notre beau pays c’est ça, malgré toute la bonne volonté et la mauvaise foi du monde.

      Pour les 5 % restants, vous pouvez faire preuve d’aplaventrisme anglo centriste tant que vous voulez, mais ça c’est mon opinion et ma condamnation. vive les gastéropodes et morovaches.

      Charlebois l’avait dit : Pays trop petit pour gagner sa vie.

    • J’ai vu Casablanca en espagnol dans un autocar entre deux villes marocaines. Dans le véhicule, il y avait des touristes qui parlaient français, anglais et espagnol. La majorité était hispanophone. :-)

    • «Pour TFO, j’ai écouté un Mizoguchi cinq minutes, l’image était un carré dans l’écran et il y avait leur gros logo qui barrait un coin. Ouach!»

      Ça me semble un peu sévère comme jugement, surtout dans le contexte où TFO est la seule chaîne disponible au Québec qui programme du cinéma de répertoire en VO, pas de pub et le plus souvent dans des copies impeccables. Quant au logo, franchement, j’arrive assez rapidement à l’oublier. On se plaint que la culture déserte de plus en plus la télé, et on crache sur un Mizoguchi trop «carré»! Ça n’a pas de sens.

    • M. Siroka,

      Je suis entièrement d’accord avec votre position.

      Même si vous l’aviez commenté à l’époque, je reproduis le texte que j’écrivais à votre collègue Lussier relativement à son commentaire sur Lincoln en VOA :

      “M. Lussier,

      Le 31 octobre dernier, j’étais présent à la représentation de The Godfather (part. 1) au Cinéma Cartier de Québec. Le film, annoncé en VOSTF, était finalement disponible en anglais ou français (sans sous-titres) en raison de la copie DVD disponible.

      Un choix devait être fait. Regarder le film en anglais ou en français, telle est la question.

      Suivant un vote démocratique très serré, nous avons remporté la mise, le film fut finalement présenté en version originale. Dommage, j’aurais bien aimé entendre l’excellente performance de Marlon Brando dans la langue de Molière. (Voyez dans cette dernière phrase un brin de sarcasme).

      Dès le constat de notre victoire, une dame offusquée s’est exclamée qu’il est inconcevable au Québec de ne pouvoir regarder un film en français, que les droits à la langue française sont brimés, que notre chère Pauline serait outrée de cette situation, etc… Vous connaissez certainement déjà les arguments.

      M. Lussier, depuis plusieurs mois déjà, votre discours relativement à la question des versions originales anglaises VS. versions doublées m’étonne grandement. Vous semblez être partisan d’une certaine déresponsabilisation de la population en affirmant qu’il est normal d’obtenir une version doublée, qu’il s’agit maintenant d’un droit acquis.

      Et que faites-vous de l’opinion du simple cinéphile qui désire regarder le film dans sa langue originale? Une position qui est maintenant adoptée par un nombre croissant de cinéphiles.

      Je suis francophone d’origine. Je suis très fier de ma langue. Je crois qu’il est très important de préserver notre identité culturelle francophone. Pourtant, je suis profondément déçu lorsque je constate entendre la voix de Guillaume Lemay-Thivierge sur les lèvres de Robert Downey Jr., Marie-Mai doublant le superbe accent “british” de Carey Mulligan.

      Je suis très content qu’un film comme Lincoln est uniquement présenté dans sa langue originale et j’ose espérer que cette réalité sera de plus en plus présente dans l’industrie cinématographique au Québec.

      Résidant de la ville de Québec, le manque flagrant de version originale m’oblige à me déplacer vers Montréal afin de visionner différents films en langue originale. Et pourquoi?

      Parce que la population désire “relaxer” au cinéma et ne pas “se casser la tête” avec une version anglaise. Pour avoir visionné le dernier Twilight, je vous assure que la compréhension du film est aussi simple en français qu’en anglais (ou aussi compliquée…).

      Je suis prêt à concilier une position commune relativement aux sous-titres. Mais encore, les gens veulent “relaxer” et ne pas avoir à lire des sous-titres au bas de l’écran. Je cite le spectateur : “C’est tannant les sous-titres”.

      Voilà donc la situation du cinéphile qui désire regarder son cinéma en langue originale au Québec (à l’extérieur de la grande métropole).

      C’est pourquoi je considère votre position sur le sujet plutôt désolante.

      Pour votre information, j’ai vu Lincoln et j’ai bien aimé.”

      ….

      Votre collègue Cassivi semble malheureusement lui aussi partisan de cette déresponsabilisation de la population.

      Ce qui me dérange vraiment dans ce phénomène de société, c’est le fait d’entendre plusieurs personnes se plaindre d’une version non doublée, comme s’il s’agissait maintenant d’un droit acquis. Qui plus est, les personnes sont mécontentes lorsqu’on y ajoute des sous-titres. Nous sommes donc confrontés à un problème sans solution.

      Il est aussi dommage de constater que le public cible de films tel que GI Joe dicte maintenant la venue ou non d’une bobine en version originale dans la région de Québec. (une question de revenus bien évidemment…)

      Je suis tout à fait conscient des lacunes de certaines personnes en ce qui a trait à la langue de Molière. Pourtant, à ce que je sache, je ne parle aucunement le cantonais ni le danois mais je préfère tout de même ces films en versions originales.

    • @M Siroka “La littérature n’est pas un média audiovisuel. -js”

      J’ai aussi mentionné le théâtre. Devrait-on mettre des sous-titre au dessus des scènes comme on fait souvent pour l’opéra? Est-on moins amateur de théâtre parce qu’on va voir du Chekhov en français?

      De toute façon mon idée (mal exprimé) est que tous les arts “narratifs” perdent de leur sens lorsqu’on doit les traduire. La .méthode de traduction” n’importe pas autant que le fait qu’on perd du sens par le fait même de traduire.

      @Mendell
      Je suis bien d’accord que Poe traduit par Baudelaire est un cas à part… J’ai volontairement choisi le cas de traduction le plus frappant. Il reste qu’il y a de bons acteurs québécois qui ont fait du doublage et que du doublage de qualité, ça se peut.

      @jayjay
      Je ne crois pas que M. Siroka voulait être dénigrant. Il est seulement un peu trop catégorique à mon goût dans son jugement du niveau de cinéphilie des gens qui préfèrent les films doublés.

      Je comprends sa critique du doublage (Je déteste moi-même 99% des films doublés) et je suis d’accord que bien des gens devraient faire un effort supplémentaire pour écouter les films sous-titrés.

      Par contre, je connais bien des gens qui ont de bonnes raisons de privilégier les films doublés. Exemple: mes parents comprennent l’anglais, mais pas assez pour regarder le film sans sous-titres ou avec des sous-titres en anglais. En même temps, comme ils comprennent pas mal ce qui se dit dans cette langue, essayer de le lire en français en même temps les déconcentre. Cela les sort du film.
      Bref, dans leur cas, le doublage les aide à s’immerger dans l’univers d’un film…

    • Pour ou contre le doublage est une question qui n’a pas de sens selon moi. Le doublage est obligatoire pour celui ne maitrisant pas la langue originale du film. Ce n’est jamais un choix. Il n’y a personne qui écoute un film doublé s’il comprend bien la langue. Les sous-titres sont impossible a suivre pour plusieurs personnes…surtout celles qui ont peu d’instruction. Vaut mieux voir un film sans le son original que de ne pas le voir du tout…non!?

    • Les problèmes du doublage au Québec sont d’abord la qualité médiocre des comédiens. Un bon acteur rendra justice à la voix originale. Pour moi, les voix françaises de Colombo, Rambo, Arnold, Woody Allen, Peter Falk, et Harrisson Ford m’ont marqué plus que les voix originales (que je connaissais peu). Relouez le 1er Indiana Jones et comparez avec la voix d’Alain Zouvi, monocorde et terne. Marre aussi de la voix de Luis de Cespedez et de Dhavernas. Ça, c’est le second problème : la plupart des comédiens ont déjà joué à la télé ou au cinéma. Leurs voix et leurs visages sont connus, ce qui fait que souvent, dans mon esprit, le visage du doubleur se superpose à celle du comédien original. Ce qui amène au troisième problème, le bassin de comédiens et de comédiennes est trop petit et ce sont toujours les mêmes qui reviennent.

      Conclusion: si vous voulez gâcher une oeuvre cinématographique, faites-la doubler au Québec.

      En ce qui concerne, les sous-titres, je les préférerais si ce n’était le fait que mes yeux passent leur temps à lire plutôt que de regarder l’image. Aucune des solutions n’est idéale.

    • Correction d’une coquille du commentaire précédent: Comparez les voix du 1er Jones et du le 4e.

    • Poe et Baudelaire, ce n’est pas justement un exemple de traduction trahissant le texte original? Ça fait bien longtemps que j’ai lu cela, mais si je me rappelle bien, la prose de Baudelaire est magnifique, certes, mais tend à mettre l’emphase sur certains éléments surnaturels que Poe préférait plus discrets, pour laisser planer un doute plus typiquement fantastique. En tout cas il y a des modifications substantielles, j’en suis presque certain.

    • À vrai dire, je ne pense pas que ce soit nécessaire d’aller jusqu’à prôner les VO dans les régions, parce que le choix est limité et que la majorité va toujours préférer les traductions. Ce n’est pas une question de culture ou d’éducation; les traducations c’est plus accessible, c’est tout. La majorité sera satisfaite d’une approximation, et c’est correct. De toute façon, les régions ont encore plus à se plaindre du choix des films eux-même que des versions. Maintenant, pour les cinéphiles, c’est dommage et tant pis. Mais de toute façon, ca fait longtemps que, pour moi, le cinéma c’est plus les cinémas.

    • “On se plaint que la culture déserte de plus en plus la télé, et on crache sur un Mizoguchi trop «carré»! ”

      Astyanax, entendons-nous: il y avait un carré, mais ce n’est pas le format le problème. Dans ma télé, il y avait des bandes noires de chaque côté du carré, c’était un écran dans l’écran, si tu veux. J’avais l’impression que l’image était sur un stage. Pas capable. Et puis, le logo est vraiment dérangeant et ne sert à rien. Je le sais que je suis sur TFO quand je regarde TFO, merde. Je suis comme ça: je ne mange pas du chocolat bio s’il goûte moins bon que les autres. Je préfère louer un Mizoguchi si TFO me gâche le film, peu importe si leur choix de film est grandiose.

    • Le pire c’est que j’avais pris le câble pour avoir TFO. Après l’expérience, je me suis désabonné.

    • @unholy_ghost

      Totalement d’accord avec vous pour Dr. House. De plus, la (vraie) voix de Hugh Laurie me fait l’effet d’ongles sur un tableau.

    • @js

      77 commentaires. Comme quoi les entrées sur la langue sont toujours celles qui suscitent toujours le plus les passions au Québec.

      Il y avait par ailleurs des lunes que je ne visionnais pas un cinéma twit; initiative hilarante de la défunte émission Parodies sur terre. Je me suis bien souvent fendue la poire devant ces sketchs pendant ma glabre enfance dans les années 90. Il y a avait de cela quelque temps un BEST-OF disponible sur la toile qui compilait quasi une heure et demie des meilleurs moments. Je pense qu’il a malheureusement été retiré pour des questions «copyright infringement». N’empêche. Le spoof de Star Trek est l’un des rares à être passé à travers les mailles du filet de la censure des majors :

      http://www.youtube.com/watch?v=iSVB53mGkt0

      Un autre post qui a fait pas mal jaser est celui sur la spécificité québécoise d’‹écouter» des films. -js

    • @unholy_ghost

      « C’est une vérité de la Police… »

      J’espère que c’était une faute de frappe.

    • hlynur, tu parles de ceci: http://www.youtube.com/watch?v=lrWZk7HZGo0

    • @ ghost

      Tu t’es désabonné après une seule mauvaise expérience? Je ne te savais pas aussi impatient!..;-)

      Pour louer un Mizoguchi au club video ou sur Internet, il faut déjà le connaître. Le génie de la télé, c’est que Mizoguchi vient à toi sans que tu le demandes. On peut rêver que des kids qui n’ont jamais vu un seul film japonais de leur vie tombent sur l’Intendant Sanshô en zappant et sont à ce point flabergastés par ce qu’ils voient qu’ils vont vouloir en voir d’autres par la suite. Je me souviens d’avoir lu une entrevue avec je ne sais plus quel philosophe français qui disait avoir découvert la philosophie grâce à une série sur l’Odyssée d’Homère qu’il avait vue enfant à la télé. Et il s’inquiétait par le fait même que ce genre de révélation ne soit plus possible avec la télé d’aujourd’hui. On peut l’accuser d’être réac, mais il est difficile de lui donner tort… Je comprends que toi, qui est déjà cinéphile, préfère louer un film que de le regarder à TFO, mais il me semble que les efforts que met la chaîne publique ontarienne afin de démocratiser le cinéma d’auteur mérite d’être salués plutôt que dénigrés.

      Moi aussi je préfère le DVD. N’empêche que, récemment, je suis tombé par hasard à TFO sur La Gueule ouverte de Pialat que je n’avais pas vu depuis au moins 20 ans. J’allais me coucher, mais je suis évidemment resté devant l’écran jusqu’à la fin. Ce film m’a tellement bouleversé, tant aux plans esthétique qu’à celui du récit, que j’ai été incapable de m’endormir avant le petit matin. Je suis ces jours-ci dans une période où j’ai la conviction profonde que Maurice Pialat est le plus grand cinéaste de tout les temps. Merci TFO!

      Petit détail qui va te plaire si tu n’as pas vu ce film ou si tu l’as oublié: à un moment, Philippe Léotard chantonne Les Ailes d’un ange de Charlebois…

    • @unholy_ghost

      Hélas non. Je parle d’un spécial d’une heure et des poussières. Je l’avais naguère retrouvé par chance sur DailyMotion. Mais ça ne semble pas y avoir fait long feu.

    • Oups: «de TOUS les temps»…

    • Avec la police, c’est toujours une faute de frappe…

    • Comme j’apprécie l’authencité et le réalisme dans les films, je les regarde toujours en version original sous-titré. Je fais exception aux animations, puisque de toute façon, il faut donner la voix aux personnages.

    • Astyanax, il y a plus de chance pour que le jeune garçon se dise: un film dans un fenêtre avec un gros logo laite, et ne veuille pas l’écouter.

      Qu’ils respectent le cadre de ma télé et ne rajoutent pas un logo et je serai le premier abonné.

    • TFO fait une programmation pour le cinéphile hardcore; qu’ils le respectent.

    • @astyanax

      Je viens à peine de découvrir mon premier Pialat, mais vous me donnez le goût de poursuivre.

    • Bon ben OK d’abord, je vais aller à V télé voir ce qui y passe…

    • Poursuivez eturgeon, poursuivez, vous ne serez pas déçu.

    • @winslow

      Énorme LOL.

    • Les sous-titres; c’est parfait pour regarder un film mineur quand on a mal à la tête.

    • @ eturgeon

      Oui, poursuivez c’est une oeuvre immense. Commencez par le premier long-métrage, L’Enfance nue, c’est un film incroyable. D’ailleurs, ne passe-t-il pas bientôt sur… TFO? Joke…

    • @astyanax & @unholy_ghost

      Entendu

    • « Par exemple, je ne crois jamais avoir vu Roadhouse – que dis-je, Bar routier – en anglais («Faut être cool»»

      Il est vrai cela dit que même si certains disent le titre en anglais pour faire cool, le cinéphile le fait davantage par réflexe, telle une seconde nature, par déférence à l’oeuvre. N’empêche qu’il le fait rarement lorsqu’il est question de titres autres qu’anglo-saxon. Je n’ai jamais entendu un seul cinéphile tenter de me vendre 4 mois, 3 semaines, 2 jours en roumain.

      En ce qui concerne cette fâcheuse pratique qui consiste à traduire les titres originaux en langue française. Je préfère toujours cette pratique qui a beau parfois corrompre les calembours ou la note d’intention du titre en version original qu’aux Français qui traduisent des titres anglais par d’autres titres anglais qui font ni queue ni tête. Les Français sont bien plus anglophiles que nous. Et cela donne des titres douteux qui sont souvent à se rouler par terre. The Hangover devient Very Bad Trip. Up in the air. In the Air. Allez savoir les raisons qui se cachent sous ce remaniement dont seuls eux connaître les réelles implications…

    • (dsl pour les coquilles, j’écris présentement dans la plus grande indigence qui soit)

    • Un particularisme français qui me fait bien rire, c’est leur manie de rajouter “Manhattan” dans le titre d’un film. Genre BED OF ROSES devient IL PLEUT DES ROSES SUR MANHATTAN ou SUE à qui on ajoute un PERDUE DANS MANHATTAN. On peut le faire avec plein de titre, c’est très amusant!

    • Les Français nourrissent une grande fascination pour l’Amérique. Ou plutôt pour une certaine idée qu’ils se font de l’Amérique. New York étant la quintessence de cette image. D’où leur fascination pour Woody Allen. Hallucinant la quantité de Français que j’ai croisé lors de ma première escapade à New York. Hallucinant.

    • Je me permet le doublage seulement pour les dessins animés. Mais j adore quand meme regarder un myasaki en japonais! D ailleurs les films chinois ou coréen sont les plus dure a suivre car ils disent les choses avec peux de mots. Ce qui fait que l on na jamais le temps de tout lire meme en ne regardant presque jamais l image. Et bien j aime encore mieux suivre le récit par le non verbal et les intonations de la voix qui en disent autant que les mots( qui sont quand meme bien utile meme par morceau :-) ) Sinon en Argentine a la télé c est souvent sus titré et dans les autobus ce l était tout le temps.

    • @Bromo

      Vous apportez 2 excellents points :

      1- Plusieurs doublures sont en effet “meilleures” que les voix originales lorsqu’effectuées par des acteurs de qualité (Rambo/Rocky m’a effectivement beaucoup plus marqué en français)

      2- Une fois qu’un doubleur a joué dans un film qu’on a vu, il devient très difficile, voire impossible, de ne pas superposer le visage du doubleur sur celui de l’acteur. C’est d’ailleurs ce qui rend la traduction québécois généralement insoutenable.

    • @kutz,

      La traduction d’un prince à New York dépasse largement le VOA.

      Un film que je trouve tellement marrant, c’est la traduction de Heartbreak ridge.
      ****

      J’aimerais bien voir la version française de France de Slap shot. Ça doit être horrible.

    • Pour ou contre le doublage? Pour ou contre les blogues, tant qu’à y être. Parce que moi, les blogues, ça me guss.

      Ça vous rend vraiment si mal vous taper une version française doublée au Québec? Vous sentez le film si dénaturé au point de vous poser la question “pour ou contre”?

      Qui doublent ces films? Des comédiens… québécois… Tsé, des genres d’artistes, ceux pour qui ben du monde se lève pour revendiquer les coupures dans la culture et défendre la langue française au Québec, etc, etc. Tsé, ces comédiens qui gagnent leur vie, ces techniciens qui font la prise de son, les mixeurs qui finalisent le mix, et les autres. Avez-vous une petite idée du travail derrière un film doublé? Surement pas.

      Dites-vous que l’industrie du doublage au Québec c’est une industrie québécoise et elle fait partie de notre cinéma. Je comprends qu’en tant que cinéphile que vous êtes, vous préférez la version originale. Et tant mieux, vous avez le choix. Mais ce qui me guss dans votre article, c’est la façon dont vous parlez du doublage comme un massacre à l’oeuvre que vous vous apprêtez à écouter. Ou pas, parce que vous allez écouter la version originale de toute façon.

      À tous ceux qui trouvent que nos comédiens en doublage n’ont pas de talent, je leur réponds qu’ils sont innocents, qu’ils ne savent pas ce que ça prend pour faire ce métier. Quand les gens parlent de son, de musique ou de doublage, c’est à travers leur chapeau parce que nobody knows a thing about it.

      Pour ou contre les gens qui travaillent en doublage au Québec? Ça, c’est le titre de votre article sur votre blogue.

    • NatSid, Siroka ne dit jamais que les doubleurs québécois n’ont pas de talent. Ils pourraient être français ou polonais que ça ne changerait rien, en effet. Il dit implicitement que le doublage d’ici est bien meilleur qu’en Pologne. C’est le doublage en soi qui dénature le film doublé. Comme vous le dites, le doublage est un travail et une industrie, ce n’est pas un art, mais une commodité qui dénature un art, celui du comédien originel. On peut comprendre que vous avez une réaction corporative, mais posez-vous une question: est-ce qu’une seule personne écouterait une film doublé si tout le monde parlait la langue d’origine ou n’était pas dérangé par les sous-titres? Pour les Simpsons, oui, pour un film en images réelles, non.

    • Un petit conseil NatSid, n’allez pas bloguer sous ce pseudo sur un site estonien…

    • “Et tant mieux, vous avez le choix.”

      C’est là le problème. On a presque jamais le choix, sauf en DVD.

    • Et encore…

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