Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 27 mars 2013 | Mise en ligne à 12h45 | Commenter Commentaires (118)

    Quentin Tarantino a 50 ans

    Quentin-Tarantino

    Quentin Tarantino célèbre aujourd’hui un demi-siècle d’existence. Pour l’occasion, je propose un exercice bien simple : quel est votre moment préféré tiré de son oeuvre?

    On peut soumettre une séquence, une brève scène, une portion de dialogue (que ce soit des films qu’il a réalisés ou juste écrits), une seule réplique, un plan, un mouvement de caméra, une savante référence cinématographique, une performance, une de ses performances, une chanson, un morceau musical… Bref, ce ne sont pas les choix qui manquent!

    Pour ma part, je me permets le luxe d’y aller avec deux exemples. À préciser que je me base sur mes impressions initiales, viscérales, et non d’après une évaluation et une appréciation de l’oeuvre après coup. La séquence d’ouverture de Jackie Brown et le flash-back animé dans Kill Bill Volume 1 sont les deux moments les plus marquants de mon expérience tarantinesque. Et vous?

    > Le blogue du Guardian, pour sa part, y va de remerciements en cinq temps.

    À lire aussi :

    > Quentin Tarantino : «Death Proof doit être mon pire film»


    • La première scène de Reservoir Dogs au restaurant. C’est grâce à cette scène et ce film que j’ai commencé à m’intéresser davantage au cinéma.

    • La première scène dInglorius Basterds, avec Landa et Lapadite. C’est du dialogue hautement maîtrisé.

      Ça serait mon 3e choix, facilement. -js

    • En dehors de ce qui a déjà été dit (choix avec lesquels je suis d’accord), ajoutons cela :

      http://www.youtube.com/watch?v=2kRO-knCPl0

      Avec mention spéciale pour les qqes secondes de 0:30 à 0:38…

    • 1. Landa et Lapadite dans IB.
      2. La fameuse scène de la montre avec Christopher Walken dans Pulp Fiction.

    • scène mineure qui me fait toujours sourire:
      quel plaisir d’humaniser des gangsters
      http://www.youtube.com/watch?v=4W5KhfJHF_4

    • Une de mes lignes préférée [après avoir dit "you've got some nazi who want to die for his country"] : Oblige him!

      Chanson préférée: The lonely shepherd, par Zamfir

      Coup de coeur pour le monologue de Bill “do you find me sadistic? [...]“

    • L’opening de Jackie Brown. N’y aurait-il pas une version blaxploitationnée de l’ouverture de The Graduate dans tout ça?

      Il y a en effet beaucoup à l’oeuvre dans cette scène apparemment si simple. Mais ce qui me marque plus que tout c’est la dynamique et le rythme du mouvement. -js

    • Quel exercice difficile!

      Pour ma part, voici mon top 3:

      1. La scène de “Buck I’m here to f***” de Kill Bill 1

      2. Le plan séquence d’Uma Thurman dans le bar/disco japonais alors qu’elle tue je ne sais plus combien de “Crazy 88’s”, avec le jeu de noir et blanc, mais aussi le jeu d’ombre avec le fond bleu qui est simplement sublime.

      3. La scène du KKK dans Django. Seul Tarantino pouvait arriver avec une telle idée et que ça fonctionne à l’écran.

    • Pour une raison qui m’échappe; la justification du refus de laisser du pourliche à une serveuse dans Reservoir Dogs et les implications plus souterraines du titre Like a Virgin de Madonna (par Tarantino lui-même) figurent parmi les joutes dialoguées qui ont marqué mes souvenirs d’un cinéma à la Tarantino. Les cagoules du KKK ne cèdent pas leur place non plus.

    • La scène dans Pulp Fiction où Samuel L. Jackson récite un passage biblique, mémorable!

    • J’ai vraiment embarqué dans le trip Tarantino avec Pulp Fiction. La scène qui m’a fait réaliser qu’on avait affaire à une pointure c’est la scène du resto au début.

      “any of you f@cking pricks move, and I’ll execute every mother f@cking last one of you”. Boom Misirlou commence.

      Cinématographiquement ce n’est peut-être exceptionnel mais le dialogue, le timing, le choix de la chanson. Tout est orchestré de façon parfaite. On sait qu’on a affaire à quelqu’un qui a du talent.

      D’ailleurs il y a une compilation des chansons des films de Tarantino où explique le choix de ses chansons. Son explication du choix de Misirlou est intéressante et je trouve qu’elle résume bien la facon de faire et d’être de Tarantino.

      Having “Misirlou” as your opening credits is just so intense it just says “you are watching an epic, you are watching this big old movie just sit back”. Its so loud and blearing at you, a gauntlet is thrown down that the movie has to live up to; its like saying “We’re big!”

      Tarantino c’est ca. C’est le kid sorti d’un club video qui se voyait déjà big et qui avait l’ambition de faire des films epics. Et c’est ce qu’il a fait.

    • 1. La scène où Elle Driver sifflote en marchant dans le corridor (si ce n’est que pour le fait que plusieurs personnes ont commencé à siffloter le même air après la sortie du film) http://www.youtube.com/watch?v=E84OWq6z3IQ&list=PLYIASTS_-QS2ZJL1QUQBAOE2CUX-F9NQL

      2. Le dialogue biblique de Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction

      3. La conversation du Big mac et 1/4 pounder vs. Le Big Mac et Royal with Cheese

    • 1- Pulp Fiction : The watch
      http://www.youtube.com/watch?v=HenZ4Z7w0qM

      2- Reservoir Dog : Why Am I Mr.Pink
      http://www.youtube.com/watch?v=4W5KhfJHF_4

      3- True Romance : The Sicilians
      http://www.youtube.com/watch?v=S3yon2GyoiM

    • Définitivement la scène de Reservoir Dogs où les gangsters discutent de leur nom de code!

    • 4- Pulp Fiction : Ezekiel 25:17
      http://www.youtube.com/watch?v=x2WK_eWihdU

      5- From Dusk Till Dawn : Pussy
      https://www.youtube.com/watch?v=8drSUe4g9Qo

    • Le doublage français de Pulp Fiction.
      Ça a pas mal marqué ma jeunesse.

    • L’intro de Jackie Brown est géniale, en effet. Mes deux moments favoris de Pulp Fiction sont surement la scène de la montre, et lorsque que Travolta tire (accidentellement) sur Marvin dans l’auto, et ils se réfugient chez Jimmy (Tarantino). La scène chez Jimmy est complètement hilarante. Seul Tarantino (et peut-être les Coen) est capable de banaliser un meutre aussi brutal. C’est à ce moment qu’on découvrira The Wolf, autre personnage assez typique de Tarantino!

    • “So you wanna hear a joke, its not funny so you wont laugh, so there are three tomatoes walking down the street mamma tomato pappa tomato and baby tomato, so baby tomato starts lagging behind and pappa tomato gets mad and goes back and squashes baby tomato and says ketchup.”

    • Dans Django, j’ai adoré la scène dans laquelle Jamie Foxx contemple son oeuvre du haut de l’escalier après avoir tué à peu près tout ce qui bougeait dans la résidence de DiCaprio… Mon fils m’a fait remarqué qu’il s’agissait de la première fois que Tarantino se rendait hommage à lui-même, soit un clin d’oeil à une scène identique dans Kill Bill avec Uma dans le bar/disco japonais.

    • J’aime vraiment beaucoup l’ouverture de Jackie Brown, et mon deuxième choix serait la scène de Landa et Lapadite. Les deux scènes les plus accomplies de Tarantino selon moi.

      Cependant, ma découverte de Tarantino a été Pulp Fiction et c’est ce film qui reste le plus emblématique de ce que j’aime chez lui:

      1. La scène ou Vincent arrive chez le dealer avec Mia qui est en overdose et qu’ils tentent de la réanimer. J’ai failli en pisser de rire la première fois (et les autres fois aussi).

      http://www.youtube.com/watch?v=jpMxpzfSRUA

      2. Quand Bruce Willis cherche la meilleure arme pour aller faire leur fête aux pervers du sous-sol et qu’il flash sur le sabre japonais, parfait pour une vengeance bien sanglante.

      http://www.youtube.com/watch?v=QmKju-x8nnM

      Même si ces scènes sont moins “parfaites”, c’est vraiment ça la signature de Tarantino pour moi. Des dialogues savoureux, des moments de coolitude étudiée.

    • Dans Death Proof, lorsque Zoë essaie de rester sur le capot de la voiture. Un impact la fait brusquement changer de position, lui faisant désormais faire face à la route. Tout de suite après arrive un plan très court (deux secondes) où Zoë est filmée de derrière, presque du point de vue du conducteur.
      J’arrive difficilement à dire pourquoi, mais c’est ce court plan qui m’a fait la plus forte impression dans ce film dont j’aime pratiquement tout.

    • J’ai vu Pulp Fiction pour la première fois quand j’avais peut-être 12-13 ans et ça m’a profondément marqué. La scène où Travolta tire accidentellement sur le passager arrière, maintenant, connaissant Tanrantino, ce n’est plus aussi surprenant, mais à l’époque, c’était tout un coup de poing au visage.

    • Mes scènes favorites seraient les suivantes:

      1. La scène de la taverne d’Inglourious Basterds

      Quentin Tarantino a toujours été acclamé pour son expertise peu commune dans l’art raffiné du dialogue. Je considère que cette scène le voit atteindre l’apogée de sa forme dans le domaine. La séquence est fascinante et tendue. La qualité des interprètes ne vient certainement pas nuire à la réussite de l’entreprise. Inglourious Basterds est d’ailleurs mon film favori de ce cinéaste.

      Pour ceux qui seraient tentés de visionner la scène: http://www.youtube.com/watch?v=jZRkUaxijBk

      2. La scène d’enterrement de Kill Bill 2

      Kill Bill est probablement l’oeuvre la plus aboutie de Tarantino en ce qui a trait à la forme. Lorsqu’il enterre vivante sa protagoniste (brillamment interprétée par Uma Thurman), il signe une scène particulièrement anxyogène. Les idées de réalisation qu’il développe alors immergent le personnage dans la noirceur étouffante où est plongé le personnage lui-même. Il s’agit d’une véritable réussite.

      La scène: http://www.youtube.com/watch?v=pohqGgEZf-s

    • “any of you f@cking pricks move, and I’ll execute every mother f@cking last one of you”. Boom Misirlou commence.

      +1 !

      avec:

      “Girl, gling gling gling, you’ll be a woman, soon”, avec la caméra qui se déplace latéralement pour suivre Mia.

    • Tarantino est le meilleur réalisateur/scénariste pour rendre une scène grandiose et inoubliable.

      Sa technique est jouissive et unique : il construit un puissant crescendo avec des dialogues soigneusement ficelés et merveilleusement bien joués, et il s’assure que ces scènes atteignent leur paroxysme avec une scène d’action généralement soudaine et fulgurante. Parfois, ce paroxysme est surprenant (Pulp Fiction : le gars oublié dans le placard qui vide son chargeur, ou le gars qui se fait descendre accidentellement dans la voiture), parfois il est hautement télégraphié (scènes de la ferme dans I.B.), mais à chaque fois les 3-4 meilleurs scènes de chacun de ses films deviennent des classiques instantanés!

      Mes scènes favorites en tant que réal et/ou scénariste pour leur puissance :

      1- Inglorious Basterds : Scène de la ferme (Landa et Lapadite)
      2- Kill Bill 1 : Scène de l’Hôpital au début avec Buck « I’m Here to F*** » et le super ralenti qui montre Uma au sol au pied de la porte
      3- Inglorious Basterds : Scène de la Taverne (avec le chiffre 3 qui trahit tout!), ex-æquo avec la scène du strudel à la crème et la respiration salvatrice à la fin de l’interrogatoire
      4- True Romance : La scène de l’interrogatoire au cours duquel Dennis Hopper explique sa théorie du sang des Siciliens à Christopher Walken
      5- Pulp Fiction : scène de l’overdose, du tout début (préparation à la sniff d’Uma avec la musique pendant que Travolta se motive dans la salle de bain à ne pas succomber à son charme) jusqu’à la toute fin (l’aiguille plantée et le réveild d‘Uma!)
      6- Kill Bill 1 : Comme kdepault l’a mentionné, le plan d’Uma dans le bar/disco japonais alors qu’elle tue des dizaines de “Crazy 88’s”, avec le jeu de noir et blanc et le jeu d’ombre avec fond bleu
      7- Pulp Fiction : Scène du resto au début avec Misirlou
      8- Kill Bill 1 : scène du combat final dans la neige
      9- Pulp Fiction : scène du milk-shake et du concours de danse, ex-æquo avec la scène du meeting de gangsters avant le combat de boxe : « Au round X, tu te couches! Tu sentiras comme une piqure; c’est l’amour propre, ça ne sert à rien; on l’emmerde! »
      10- Kill Bill 2 : scène du cercueil, ex-æquo avec la scène du duel final

      Mes scènes favorites pour leur caractère loufoque :

      1- Inglorious Basterds : scène de la conversation en Italien au cours de laquelle Christoph Waltz demande aux trois Basterds de prononcer leur nom, et à la fin de laquelle Brad Pitt dit arrivederci avec un accent tellement pas crédible!
      2- Death Proof : Toutes les scène de Stuntman Mike avant qu’on découvre qu’il est un Bad Ass
      3- Pulp Fiction : la scène du massage de pieds, prélude au massacre « stagé » dans l’appartement

    • Le monologue de Like a virgin dans reservoir dog.

    • Je n’ai pas encore beaucoup vu de ses films, je vais me rattraper! mais la scène du choix de l’arme par Bruce Willis est excellente dans Pulp Fiction.

      http://en.vidivodo.com/video/family-guy-uma-thurman-cnbc-e/472380

      @suspiria (#2): Il l’avait déjà fait (pratique réussie!) dans un épisode de CSI qu’il avait réalisé où Nick Stokes est enterré vivant (fin de la saison 5). Excellent épisode il va sans dire.

      En lien avec le sujet, j’ai regardé Scarface récemment et 2 scènes du début me font penser à ce que Tarantino fait.
      -La scène où Tony et Manny parlent à Omar et un autre dans la voiture. Les angles de caméra, la proximité et les changements me font penser à ce que j’ai vu de Tarantino. (Baggage handlers? http://www.youtube.com/watch?v=qnaMq7wK7uQ)
      -La scène de la scie mécanique quand l’échange avec les Colombiens tourne mal. (http://www.youtube.com/watch?v=kg7goEASO5E)

    • 1- Kill Bill 2 : La scene de combat dans le trailer de Budd entre the Bride et Elle. Alors qu’on aurait pu s’attendre à un combat épique, la contiguité des lieu donnent lieu à un affrontement qui est tout autre, mais oh combien satisfaisant.

      2- Pulp Fiction : La sélection d’arme par Bruce Willis dans le pawn shop

      3- From Dusk Till Dawn : pussy

    • La scène finale de Kill Bill 2, à partir du moment où Beatrix Kiddo entre chez Bill et le moment où il meurt. Il y a une telle tension, mais en même temps une telle fatalité. Kiddo passe par toute une gamme d’émotions, mais tout se perçoit dans les silences, dans les regards. Et tout se passe dans les non-dits, car c’est devant sa fille, mais on comprend toute l’importance de cette discussion. Du grand art.

    • Pulp Fiction: la scene ou Mia et Travolta dansent
      Death Proof: la scene finale, tres jouissive pour une femme!
      I. B.: la scene du debut avec Landa, a la recherche de Juifs

    • Quasiment au hasard, vite fait: au début de Kill Bill I durant la bagarre épique entre Uma Thurman et Vivica Fox, on voit en arrière-plan un autobus scolaire arrêter pour laisser descendre une fillette qui se dirige ensuite vers la porte d’entrée…

      Pour moi cette mise en scène c’est du Tarantino classique.

    • @slickster

      Excellent point, j’avais oublié cette scène, mais elle est à la fois originale et excellente!

      @franckyboy2

      Touché!

    • Le moment pendant et un peu avant ou the bride coupe le bras de Sophie Fatale dans Kill Bill volume 1 !
      J’en parle ici = http://www.youtube.com/watch?v=BmzV3FbmLSM

    • Je prévois +200 messages pour ce billet ;-)

      uhm, difficile choix puisque je vais en oublier..

      1. Landa et Lapadite dans Basterdz, tout simplement magistral. C’est même une des meilleures en général, pas juste pour QT.

      2. La scène de l’oreille dans Reservoir avec la toune Stuck in the middle of you. Inoubliable.

      3. le speach biblique dans pulp fiction ex-aequo avec la scène de torture sado-maso dans le sous-sol.

      4. O-Ren-Ishi qui fait son speach dans Kill Bill vol. 1 après avoir coupé une tête.

      5. Beatrix enterrée vivante dans Kill Bill vol. 2

    • La première scène d’IB aurait pu être un court métrage. Et probablement que ça aurait gagné plusieurs festivals.

    • J’aime Tarantino pour sa maîtrise du suspense. Et il se surpasse dans Inglorious Basterds, avec (1) la scène d’ouverture à la ferme Lapadite, et surtout (2) la longue scène de la taverne, une pièce d’anthologie à voir et revoir: http://www.youtube.com/watch?v=jZRkUaxijBk

    • J’ai revu récemment Jacky Brown et je trouve toujours que c’est une oeuvre ordinaire dans le portefolio de QT. Moins pénible que Deathproof bien sûr mais ordinaire.

      15 ans de recul n’y a rien changé.

    • Ou alors ça prouve, JonnyO, que tu n’as pas progressé d’un iota en 15 ans.

    • Ghost! Un revenant ;-)
      Long time no see, what’s up doc?

    • Je remarque que personne n’a cité une scène de Deathproof…

      Ça ne m’étonne pas! Tarantino y fait de l’autoparodie dialoguiste et les scènes de voitures sont très ordinaires.

      Faux bon film, très inférieur à son pendant de Rodriguez dans Grindhouse.

      Mes amours vont à Jackie Brown, la montre oubliée et le choix des armes de Butch dans PF et plusieurs moments dans Django, même si je n’ai pas aimé l’ensemble du film.

      Probablement parce que sa monteuse fétiche (la seule personne qui pouvait lui dire non) n’est plus là.

      Hey, vous piquez mes arguments là… ;) – js

    • Quelle difficile question. Quand j’entend Quentin Tarantino je pense:
      - Au pauvre Mr orange qui saigne sa vie tout le long de Reservoir Dogs;
      - La scène du JackRabbit Slims et surtout de son fameux Twist Contest;
      - Twisted Nerve sifflée par Elle Driver
      - “Au revoir,Shoshanna!”
      - Hitler…
      - Aux nombreux pieds dans ses films…
      Et il y a tant d’autres choses!! C’est véritablement Reservoir Dogs et Pulp Fiction qui m’ont introduit à un autre type de cinéma.

    • JonniO, je suis presque toujours ici, pas revenant du tout. Tu parles sûrement d’un autre blogue où j’ai été barré.

    • “les scènes de voitures sont très ordinaires.”

      N’importe quoi, c’est pratiquement les meilleurs scènes de voiture de l’histoire. Zoe Bell sur la voiture c’est gigantesque. Le muscle car qui envoie valser les petites japonaises dans le décor! Ce film est beau comme un théorème mathématique.

    • - Pulp Fiction: La scène de la danse au Jack Rabbit Slim´s

      - Pulp fiction: La scène de l´overdose

      - Resevoir Dog: La célèbre scène de Mr. Blonde

      - Desperado: C´est pas un film de Tarantino. Son personnage Pick-up Guy dans le bar

      - Sleep with Me: Le monologue de Tarantino sur Top Gun

      Il y a tellement de moment que j´adore dans les films de Tarantino

      Dans Django la scènes des cagoules j´ai vraiment rigoler

    • @ghost ”Tu parles sûrement d’un autre blogue où j’ai été barré.”
      Oh merde, j’ignorais ça! Désolé

      ”Ce film est beau comme un théorème mathématique.”

      Ouin, ça doit être quelque chose comme ça…
      pftt!

      @sujet
      ‘pas vu Django encore. On m’a dit que c’est un des meilleurs de QT. Bien hâte de voir ça.

    • “N’importe quoi, c’est pratiquement les meilleurs scènes de voiture de l’histoire.”

      +1

      La 2e partie du film est la meilleure.

    • “pas vu Django encore. On m’a dit que c’est un des meilleurs de QT. Bien hâte de voir ça”

      Tant mieux pour ceux qui l’ont aimé. J’aimerais quand même savoir: si Django est dans les meilleurs, j’aimerais bien savoir lesquels sont dans les moins bons…

    • Tiens une autre, qui n’est peut-être pas souvent nommée. Elle est toute simple, mais qui est excellente. Tarantino lui-même s’en vantait à la cérémonie des oscars de 1994: la scène de piqûre d’héroine. Avec les premiers riffs de guitars, le montage avec le visage bourré de Travolta. Envoutant. Tarantino criait aux journalistes qu’il avait réalisé une des meilleures scènes de shooting du cinéma!

    • “Le moment pendant et un peu avant ou the bride coupe le bras de Sophie Fatale dans Kill Bill volume 1 !”

      +1

      C’est la plus jouissive provocation en duel de l’histoire du cinéma! j’inclus dans la scène tout le build-up qui le précède, depuis le green hornet dans l’avion jusqu’au chant tribal pendant que la mariée s’avance vers Oren.

    • Pulp Fiction: L’homélie de Jules avec le passage dans Ezekiel inventé par QT:

      http://www.youtube.com/watch?v=czb4jn5y94g

      Toujours dans Pulp Fiction: l’introduction du mot Medieval dans le jargon populaire

      http://www.youtube.com/watch?v=tVRPz6-Tkww

      Mon moment fort de Django qui aurait pu être le début d’un vrai blaxploitation western si QT s’était rappelé que c’était supposé être une film de vengeance d’un esclave noir: le moment ou Django laisse tombé sa couverture pour aller prendre les vêtements de l’esclavagiste qui venait d’être tué.

      Et en général: sa collaboration de QT avec RZA pour les trames sonores.

    • Et on attend tjrs le film sur les frêres Vega :)

    • Inglorious: La scène ou le cinéma brûle. Tout simplement parce que c’est comme ça que ça aurait dû se passer!

      PS: Elle est où la pétition pour nommer Jozef chroniqueur cinéma à temps plein? :-)

    • 1-4 Rooms- Penthouse – “The Man from Hollywood”. Au complet. À cause du buildup. Pour le punch.

      2-Pulp Fiction – The watch. Mon acteur. L’histoire, la façon de la conter.

      3-Kill Bill- La scène woo-hoo. http://www.youtube.com/watch?v=ke6KUtcG9jY Visuellement parfaite, sans en faire trop. Une impression de déja-vu nouveau.

    • Le générique de “Pulp Fiction”.

    • @ ghost: désolé mais pour les scènes de voiture, même si ce n’est pas du même registre, Ronin m’a rendu tous les autres films tièdes.

      @eturgeon: moi j’ai mieux aimé la 1è. Dans la 2è partie, Kurt Russell ne fait plus peur à personne, il fait pratiquement dans son pantalon… Bad ass mon oeil!

      @jon8 et suspiria: Je viens de réécouter la scène en question (merci pour le lien!) et je considère quand même que l’épisode de CSI réalisé par Tarantino était encore plus intense. Il faut dire que dans une série télévisée, on peu s’attarder…

    • Je ne peux pas en choisir une seule… MAIS…
      La scène dans Kill Bill 2 où Bill explique à Beatrix pourquoi Superman est le seule vrai Super Hero. Et juste après qu’elle lui fasse la passe du 5 point palm exploding heart technique, il lui dit :”You’re my favorite person but sometimes you can be a real cunt. How do I look?”. “You look ready”.

      Dieu merci pour Tarantino!

    • “moi j’ai mieux aimé la 1è. Dans la 2è partie, Kurt Russell ne fait plus peur à personne, il fait pratiquement dans son pantalon… Bad ass mon oeil!”

      J’admire beaucoup sa dévotion au 35 mm et à sa façon de filmer les scènes de voiture. Je partage son avis que les scènes d’action en C.G. modernes sont beaucoup moins excitantes. Il réussit aussi le tour de force de m’imposer 20 minutes consécutives d’actions sans que je tombe endormi. EN PLUS, des courses de voitures, typiquement le genre de scènes qui m’emmerdent profondémment.

    • “You’re so cool”, à la fin de True Romance.

      La Mort de Bill.

    • Pour moi, c’est la séquence de PULP FICTION où Butch retourne précautionneusement au motel pour tenter de récupérer sa montre en or. Il visite la chambre du motel assez librement mais au moment où il voit le pistolet de Vincent, celui-ci sort de la salle de toilette : PAN! Du pur Tarentino!

    • Il y en a tellement
      -L’oreille de Reservoir Dogs
      -La danse dans Pulp Fiction
      -Tout le chapitre ”The Bonnie Situation” de Pulp Fiction
      -Le massacre de Kill Bill 1
      -Lorsque The Bride s’échappe sous terre dans Kill Bill 2
      -La scène d’ouverture de Kill Bill 2
      -La scène du KKK dans Django Unchained

      Mais LA meilleure pour moi est la scène du café avec Shoshanna et Landa où il lui offre un strudel avec de la crème, le jeu de Waltz est tellement délicieux dans cette scène!

    • “Mais LA meilleure pour moi est la scène du café avec Shoshanna et Landa où il lui offre un strudel avec de la crème, le jeu de Waltz est tellement délicieux dans cette scène!”

      D’accord avec vous. Cette scène est passée sous le radar de plusieurs, mais pour moi elle est mieux réussie que la scène d’ouverture. Mélanie Laurent qui fond à la fin de la scène, priceless!

    • Are you gonna bark all day, little doggy, or are you gonna bite ?

    • Comment choisir parmi toutes ces grandes scènes qu’il a réalisé. Je ne serai pas très orginale avec mon premier choix qui serait l’ouverture d’Inglorious Basterds. Je n’ai pas encore vû Django Unchained. Pour les autres, j’ai celles-ci en tête:
      - La finale de Pulp Fiction avec Jules qui explique sa conversion et nos 2 tueurs qui glisse leurs fusils dans leurs shorts de banlieue.
      - La scène de la taverne dans IB.
      - Les siciliens avec Walken et Hopper dans True Romance écrit par Tarantino.
      - L’ouverture de From Dusk ’till dawn lorsque Tarantino doit mettre son appareil dans la bouche.
      - La fille sur le capot dans Death Proof.
      - La danse sur Mexico dans Death Proof.
      - Le retour de Mr Blonde dans Reservoir dogs et sa scène avec le policier.
      - Le dessin animé dans Kill Bill 1.
      - La scène de la voiture manquante entre DeNiro et Fonda dans Jackie Brown.
      - La scène du strudel dans IB.
      - Marvin qui se fait tirer dans Pulp Fiction.

      Comment parler de Tarantino sans parler de certaines lignes si bien livrées:
      - Either he’s alive or he’s dead, or the cops got him… or they don’t. Reservoir Dogs
      - Bring out the Gimp. Pulp Fiction
      - Now let me ask you a question, Jules. When you drove in here, did you notice a sign out in front that said, “Dead nigger storage”? Pulp Fiction
      - Ain’t no fucking ballpark neither. Now look, maybe your method of massage differs from mine, but you know, touchin’ his wife’s feet and sticking your tongue and the holiest of holies ain’t “the same fucking ballpark.” It ain’t the same league, it ain’t even the same fucking sport. Look, foot massages don’t mean shit. Pulp Fiction
      - Yeah, in a basement. You know, fightin’ in a basement offers a lot of difficulties. Number one being, you’re fightin’ in a basement. IB
      - But I got a word of warning for all you would-be-warriors: when you join my command, you take on debit, a debit you owe me personally. Each and every man under my command owes me one hundred Nazi scalps. And I want my scalps! And all y’all will get me one hundred Nazi scalps taken from the heads of one hundred dead Nazis, or you will die tryin’! IB
      - You probably heard we ain’t in the prisoner-takin’ business; we in the killin’ Nazi business. And cousin, business is a-boomin’. IB
      - So what are you, Jacob? A faithless preacher? Or a mean motherfuckin’ servant of God? From Dusk till dawn
      - Looked dead, didn’t I? Well, I wasn’t. Actually, Bill’s last bullet put me in a coma, a coma I was to lie in for four years. When I woke up, I went on what the movie advertisements referred to as a roaring rampage of revenge. I roared and I rampaged and I got bloody satisfaction. I’ve killed a hell of a lot of people to get to this point. But I have only one more. The last one, the one I’m driving to right now. The only one left. And when I arrive at my destination, I am gonna kill Bill. Kill Bill 2
      - Those of you lucky enough to still have your lives, take them with you! But leave the limbs you have lost. They belong to me now. Kill Bill
      - Silly rabbit, Trix are for kids. Kill Bill
      - No. No. To get even? Even Steven? I would have to kill you, go up to Nikki’s room, kill her, then wait for your husband, the good Dr. Bell, to come home and kill him. That would be even, Vernita. That’d be about square. Kill Bill
      - You know what this is? The world’s smallest violin playing just for the waitresses. Reservoir dogs

      Et il y en a tellement d’autres.

    • La scène avec la seringue qui doit être insérée dans le coeur de j’oublie qui, dans Pulp Fiction (Uma Thurman, je pense !). Je n’ai jamais eu autant de sueurs froides lors d’un film. Ma conjointe m’a lancé: ‘Qu’est-ce que tu as? T’es blême !’

    • «Now, I don’t know about y’all, but I sure as hell didn’t come down from the goddamn Smoky Mountains, cross five thousand miles of water, fight my way through half of Sicily and jump out of a fuckin’ air-o-plane to teach the Nazis lessons in humanity. Nazi ain’t got no humanity. They’re the foot soldiers of a Jew-hatin’, mass murderin’ maniac and they need to be dee-stroyed.»

      Une partie du discours de Brad Pitt en tant que Lt. Aldo Raine dans IB… Défintivement une de mes scènes favorites de tous les films de QT…

      http://www.youtube.com/watch?v=3ft7kkXO98c

    • Pas mal toute les scènes déjà mentionné de Pulp Fiction sont toutes excellentes.
      Une des scènes non-mentionné jusqu’à maintenant mais qui m’avait pas mal surpris et fait rire sur le coup c’est lorsque Travolta meurt sur les toilettes. Un personne si important dans le film qui meurt de manière aussi ridicule… ça m’a marqué, même si ce n’est certainement pas sa meilleure scène.

    • Moi c’est ‘One ticket to Tokyo please’ et les images de Tokyo qui suivent par après

      C’est une des raisons qui m’a fait déménager.

      Tarantino a trouvé les bons coins de Tokyo à filmer. Juste Superbe

    • https://www.youtube.com/watch?v=6jiJFszPSvs ‘One ticket to Tokyo’

    • Le combat final entre Beatrix et Oren Ishii, avec les chansons ”Don’t let me be misunderstood” et ”Flower of Carnage”.

    • Dans le fond, ce genre de morceaux de bravoure me laissent un peu indifférent, dans la mesure où ça participe de l’art du remixage (d’ailleurs, une bonne moitié des scènes nommées sont copiées sur un autre film).

      Je crois que ce que j’aime le plus chez Tarantino, c’est son amour du cinéma, sa passion pour les acteurs lazaréens (le fait de ressusciter des acteurs magnifiques et oubliés comme Pam Grier), les fait que les dialogues passent avant l’action (ses films sont souvent statiques), son appétit pour le savoir-faire à l’ancienne, et sa grande liberté formelle: il y a dans chaque film plusieurs éléments qui sont presque interdits à Hollywood.

    • @ghost: Un peu comme si je disais que ma scène préférée de De Palma était la scène dans les marches de l’Union Station donc.

      http://www.youtube.com/watch?v=YwM7NgPE5lw (naked gun hihi)
      http://www.youtube.com/watch?v=QJpRSf4q-hI (Union Station)
      http://www.youtube.com/watch?v=Ps-v-kZzfec (Odessa Steps)

      @ ceux qui mentionnent la mort de Travolta sur les bécosses dans PF, je’en suppose donc que vous êtes des fans des frères Coen.

      @Jozef: Le seul problème que j’ai avec l’intro de Jackie Brown c’est le plan (2min) où elle passe où les scans, avec les murs blancs, l’écriture (costume designer…) on croirait une prise de vue d’une sitcom des années fin 80 début 90.

    • @goupil
      ” Faux bon film, très inférieur à son pendant de Rodriguez dans Grindhouse.”

      D’accord avec votre commentaire sauf la citation ci-dessus : DeathProof est de loin supérieur à Planet Terror. PlanetTerror est au mieux un divertissement de série B d’une certaine qualité/originalité.

      @eturgeon

      Vrai que la scène du shooting de Travolta est excellente et superbe, je l’avais presqu’oublié!

      Comme j’ai dis dans mon 1er commentaire : Tarantino est le maître dans l’art de rendre des scènes grandioses et inoubliables!

      @mendell

      J’ai toujours trouvé les scènes de poursuite de voiture de Ronin bonnes, mais tellement sur-encensées! La 1ère fois, ça semble grandiose; après plusieurs visionnements, elles m’apparaissent artificielles tellement toutes les voitures arrivant en contresens se “tassent” sur le côté et/ou flashent les lumières de manière parfaitement synchronisée, calme, polie et ordonnée! Dans la réalité, je parie qu’à la 10e voiture tout au plus vous obtenez un gigantesque face à face mortel suivi d’un carambolage monstre!

      @Tous

      Assurément, les 2 scènes les plus sous-estimées sont celles du Strudel dans I.B. et la scène finale de K.B.2.

      Mais la Ferme dans I.B. demeure la meilleure!

    • La scène de la taverne dans Inglorious est une pièce d’anthologie pour moi, sans sous-estimés la scène du début avec le père Lapadite.

      Ce que j’adore avant tout de Tarantino, c’est qu’il est capable de tourner des scènes de 5, 10, 15 minutes sans que je trouve le moyen de m’ennuyer. Je trouve que très peu de réalisateurs en sont capables.

    • Je pense que la grande qualité de Tarantino, c’est qu’il arrive à être super cool tout en étant pas superficiel. Difficile d’être les deux à la fois. D’une certaine façon, ces scènes cool citées ici ont le défaut de souvent masquer la profondeur de son cinéma. Ce qui fait que son chef-d’oeuvre, Jackie Brown, est plutôt mal vu parce qu’il n’y a pas autant de morceaux de bravoure alors que c’est son film le plus profond, le plus beau, où transparaît le plus son amour du cinéma.

    • Selon moi, Pulp Fiction est le meilleur film de Tarantino, mais Inglorious basterds (1er) et Kill Bill 1 (2e) sont les 2 films qui renferment les meilleur scènes.

      @joclefranc

      Touché pour la durée de ses scènes tout en évitant la “longueur” de celles-ci!

      @unholy_ghost

      Touché pour la coolitude!

      Par contre, vous me pompez l’air avec Jackie Brown que je considère un bon film sans plus (inférieur à la moyenne de Q.T.). Ça fait près de 10 ans que je ne l’ai pas vu, alors je vais le louer d’ici 3-4 jours pour m’assurer que tout le bien que vous en dites ne m’a pas échappé lors de mes 2 précédents visionnements! :)

    • J’ajoute un point : Tarantino est également un des seuls réal à être en mesure d’hyperboller (i.e. exagérer au maximum) les traits de caractéristique d’un personnage sans toutefois le rendre moins crédible/intéressant pour autant. Le personnage de Brad Pitt dans I.B. est l’ideal-typus : il est tellement peu crédible qu’il en devient cool, intense… et crédible dans un univers uchronique!

    • “pour m’assurer que tout le bien que vous en dites ne m’a pas échappé lors de mes 2 précédents visionnements! :)”

      Jamais deux sans trois? C’est peut-être pas le film le problème… ;-)

      Pulp Fiction est peut-être le plus “cool”, mais aussi le plus superficiel de ses films.

    • Par contre, Death Proof, c’est vraiment un théorème mathématique, ou plutôt une solution élégante. À votre avis, c’est quoi la preuve de la mort?

    • Pulp fiction est son meilleur parce qu’il bouscule le plus de choses dans la narration, et ca dépasse de beaucoup le simple fait de raconter les choses dans le désordre. Ca, pis aussi le fait qu’il ose le plus dans ce film. Il prends une tonne de décisions qui auraient coûté le succès du film à un réalisateur moins expert. Le choix de tuer Travolta; de nous faire nous attacher à Mia, pour ensuite la faire disparaitre du film; de ramener Travolta au cinéma; de choisir comme danse sensuelle ce Twist bizarre (mais finalement irrésistible, c’aurait pu être totalement turn off et ridicule). Le look des Travolta et Jules.

    • “Pulp Fiction est peut-être le plus “cool”, mais aussi le plus superficiel de ses films.”

      Superficiel ne signifie pas inférieur.

      Ca me rappelle. Quand on redemande encore et encore et encore et encore à Tarantino pourquoi il met autant de violence dans ses films, vous savez ce qu’il répond ? Après les soupirs, et parfois les montées colères, il répète la formule qu’il récite toujours: “It makes great cinéma”. Le “great cinéma”, c’est aussi ca. Juste des great scènes.

    • “Jackie Brown, est plutôt mal vu parce qu’il n’y a pas autant de morceaux de bravoure alors que c’est son film le plus profond, le plus beau, où transparaît le plus son amour du cinéma”

      Jackie Brown est plus long à digérer, à méditer, mais une fois digéré on l’aime autant que les autres. Personnellement ca m’a pris plus d’une écoute.

    • suite de 28 mars 2013

      Pour revenir sur Travolta:

      étape #1: nous présenter Travolta comme un tueur sanginaire, borderline-psychopathe. Ce mec est dangereux.

      étape #2: changement de cap: Tarantino nous le faire aimer avec Mia. Soudainement, on l’aime and we root for him

      étape #3: on change de point de vue, et Bruce Willis l’élimine sans aucun respect pour ce personnage qu’on aime. Ca nous fend le coeur; mais l’oeil de la caméra s’en fout. Pourquoi? parce que Bruce willis s’en fout.

      étape #4: retour en arrière, au moment où Travolta était encore en vie, avec une nouvelle parenthèse où le suspense consiste à savoir si Travolta va s’en sortir avec Jules. SAUF qu’on sait déjà qu’il va s’en sortir, pour ensuite mourrir. C’est doublement osé et absurde comme suspense.

      Mais juste pour le twist de l’étape #1, Tarantino aurait pu complètement rater son coup et nous faire détester le personnage.

    • @eturgeon

      100% d’accord pour l’analyse de Travolta

      … et il ne faut pas oublier que Pulp Fiction a été fait en 1994. Ce film a révolutionné littéralement le format typique des films d’action/gangster grand public (mais sur le coup, pas si grand public que ça car plusieurs ne comprenaient pas l’histoire après un 1er visionnement!).

    • Je pense qu’il faut comprendre Deathproof comme : «à l’épreuve de la mort», comme dans «waterproof» : à l’épreuve de l’eau.

      Il n’est pas question de «preuve de mort»…

      «Quand on est mort c’est qu’on est mort» JPF dans Jaune.

    • Je peux comprendre que Death Proof n’est pas son meilleur film, quelques longueurs que, personnellement, je n’ai jamais ressenti en écoutant ses autres réalisations.

      Ceci étant dit, il y a une scène, une courte scène, que j’ai adoré et que j’identifie comme étant du pur Tarantino, ce n’est que mon opinion : lorsque Kurt Russell provoque le face à face avec les quatres filles qui ne se doutent de rien. Le fait qu’on voit l’accident “volontaire” sous plusieurs angles, qui nous permets de constater le décès de chaque fille sous un angle différent… C’est bien simple, je pense que je l’ai regardé 10 fois en file. Pas son meilleur film, mais cette scène, pour moi c’est du grand Tarantino.

    • @goupil,

      C’est exactement la bonne définition, le titre est DeathProof, pas Death Prove… Ne pas confondre.

    • @joclefranc

      En effet, excellente scène que celle-ci dans DeathProof. Je me méfie désormais des voitures roulant les phares éteints! :)

    • @procosom.com

      Pas compliqué, à force de lire sur lui sur ce blogue, j’ai le goût de me taper un de ses films ce soir… La question existentielle : lequel ?

      ;)

      “English motherf****, do you speak it?” Un Classique

    • @procosom.com

      Vous avez raison! À force d’énumérer les détails j’en oubliais l’essentiel.

    • Il y a les deux: preuve de la mort, à l’épreuve de la mort (pare-mort comme on dirait pare-balles). Proof c’est aussi épreuve de gravure ou un test (le test de la mort)..

      Alors je repose ma question: qu’est-ce qui est à l’épreuve de la mort?

      Dans le fond, il s’agit de loin de son film le plus conceptuel, le plus expérimental.

    • Wow!! 90 commentaires concernants un réalisateur! J’ai rarement vu ça sur ce blogue!! J’aime bien le commentaire de “procosom.com” D’accord avec Joseph, la scène d’ouverture de Jackie Brown est vraiment superbe, d’ailleurs Jackie Brown est selon moi peut être son meilleur film. Une de mes scene préféré est surement celle de Kill Bill 2 ou Uma Thurman arrive pour la première fois chez Bil ou elle simule qu’elle se fait tirer par Bill et au même moment elle découvre qu’elle a une fille.

    • @unholy_ghost

      Selon le personnage de Kurt Russel, c’est son auto qui est “DeathProof”… En tout cas, c’est ça qui dit à la fille qui embarque dans son auto. Seul problème, c’est seulement le siège du conducteur qui peut être à l’épreuve de la mort.

    • Oui, ça c’est le premier niveau. Le deuxième niveau?

    • Dites, maestro

    • Je tente: le cinéma! Par sa capacité à garder vivant une réalité morte, passée.

    • Élégant.

      humm mais à l’épreuve de la mort, c’est le 1er sens. Ghost s’intéresse à la preuve de la mort. Je soupconne une preuve au sens démonstration.

    • Euh, j’ai pas lu la question, qui est la preuve de la mort, et non à l’épreuve de la mort…

      En tout cas, ma réponse peut fonctionner quand même, parce que ce qui est enregistré sur film est nécessairement mort, passé, alors cinéma peut être la “preuve”, en forçant les morts, que ce qui est représenté n’est plus…

    • Preuve de mort parce que le cinéma a capturé la mort de chacune des filles, une après l’autre, en revenant en arrière pour témoinier de chacune, ce que la vie ne peut pas faire, seul le cinéma le peut…

      et dites…. à partir de quand on se dit qu’on se masturbe intellectuellement? :)

    • Pas mal eturgeon, je ne me rappelais plus de la structure du film, mais ça fait sens.

    • Oui, c’est bien ça, mais plus précisément la pellicule enregistrée de façon analogique, qui dans Death Proof est triturée, rayée, maganée, mais ne meurt pas.

      L’idée c’est que lorsque l’on enregistre avec de la pellicule, l’image est à l’épreuve de la mort tant que la pellicule est intacte (400 ans dans de bonnes conditions), c’est-à-dire que l’acteur peut bien mourir, il est toujours vivant dans les images de lui. En même temps, si on enregistre la mort de l’acteur, c’est une preuve; en tous les cas, s’il fait une action dangereuse, la pellicule est la preuve qu’il a flirté avec la mort.

      Pourquoi pensez-vous que Tarantino ne veut pas tourner avec des caméras numériques et préfère arrêter le cinéma? Parce qu’en numérique, avec des effets spéciaux en CGI, on n’a plus cette preuve, ou si vous préférez, la croyance en cette preuve. Ce n’est plus du Cinéma mais des nouvelles images.

      Ce n’est pas un hasard que Death Proof raconte l’histoire d’un cascadeur vieillissant. Les cascades, c’est justement ce dont on n’a plus besoin avec la CGI. Il s’en prend à des jeunettes qui symbolisent pour lui la modernité séductrice.

      Après cette mort symbolisée par une vraie cascade, la collision des voitures; après ces premières jeunes femmes, il va s’attaquer à un autre groupe de jeunes femmes (remarquez la liberté absolue de tuer ses héroïnes pour qu’elles soient vengées par d’autres, presque par transsubtanciation). Sauf que voilà, ces dernières vont aussi se battre dans le réel, là où la mort est possible. Rien de plus beau et émouvant que de voir alors Zoé Bell sur le capot de la voiture et risquer réellement sa vie (comme la mort des amateurs de car surfing nous le rappellent régulièrement). Elle risque sa vie et nous le savons, et ce sera toujours plus émouvant que n’importe quelle explosion en CGI.

      Bref, c’est comme une preuve élégante d’un théorème mathématique: il prouve la supériorité du cinéma à l’ancienne par la mise à l’épreuve de la pellicule et de ses acteurs.

    • Vous pouvez lire ça d’une seule main…

    • En fait, le seul voeu de Tarantino, c’est de sauver le cinéma de la mort, et de sauver les morts par le cinéma. Comme le cinéma d’auteur européen à la Godard est irrémédiablement passé au deuil et à la mélancolie, il est allé puiser dans un cinéma plus innocent, moins conscient (la série B, Z, exploitation, etc.) les décharges d’adrénaline qui pourrait ressusciter le corps mort du cinéma; c’est de cette manière qu’il faut voir la scène centrale de la seringue dans Pulp Fiction: le cinéma n’est pas encore mort, je vais lui mettre une dose d’adrénaline en plein coeur. Après, si le cinéma même ne veut plus vivre et devient du jeu vidéo sans manette en CGI, il va prendre sa retraite.

    • Sir, you had my curiosity, but now you have my attention

      Bon texte

    • Thank you, sir.

    • Je suis pas loin de penser que Death Proof est son meilleur film, mais Inglourious Basterds va encore plus loin dans cet amour fou du cinéma.

    • Sa retraite sera le moment le plus marquant de sa carrière. Comment le réalisateur le plus mauvais de toute l’histoire du cinéma a pu se faire passer pour un génie du 7e art durant si longtemps? Facile, il fait de très mauvais films mais refuse de couper quoi que ce soit au montage. Résultat, ses films sont plates à mourir mais les effusions de sangs compensent les dialogues futiles et interminables. Les fans de Pulp Fiction croient donc qu’ils sont plus intelligents que la moyenne parce qu’ils disent à qui veut l’entendre que Kill Bill et Inglorious Bastard sont d’excellents films car c’est du Tarantino alors que le gars est au cinéma ce qu’un enfant est à la cuisine de dessert (du sucre, du sucre, du chocolat et n’enlevez rien même si ça lève le cœur).

    • C’est ça, c’est ça…

    • @unholy_ghost

      Très intriguant et intéressant…

      @jaylowblow

      Vous ne vous ferez pas d’amis sur ce blogue en critiquant un des réalisateurs les plus appréciés à l’aide d’arguments simplistes et 1er degrés que pourraient servir ma mère [qui regarde un film aux 3 ans!] dans sa croisée contre la violence…

      Au moins une dizaine de scènes tirées des films de Q.T. auraient pu constituer en soi des courts-métrages primés. Essayez de trouver un équivalent chez un autre réalisateur!

    • Le concours de danse avec Vincent et Mia, très spontané comme scène, Travolta en fait juste assez, Thurman est impliquée, la chanson est excellente, fin en fondu, sans éclats.

    • Je suis un peu en retard sur le sujet, et je sais pas si je serai lu, mais @unholy_ghost: votre analyse de l’hypothétique envers du décor de «Death Proof» est fabuleuse.

      Lecture plus qu’intéressante qui m’a même forcé à sortir de mon silence pour, à tout le moins, vous le souligner !

    • @kavernn

      Ça c’est bien Ghost : 9 commentaire sur 10 sont des one-liners gratuits, simplistes et provocateurs dignes d’un “Twitter-Addicted”, mais à l’occasion il nous pond des analyses complexes, intéressantes et d’une grande rigueur intellectuelle avec lesquelles seuls kurtz et Jozef (sur ce blogue) peuvent rivaliser!

      Je l’ai dis et je le répète (pour les quelques égarés qui liront ce billet en retard) : j’adore ce blogue!

    • @kavern
      Merci c’est gentil!

      @procosom
      Oui, il est fort ce kurtz. Et jozef. Mais vous oubliez cinematographe. Et les perles poétiques de Rafc.

    • @procosom

      C’est la même personne qui fait les tweets et les longs textes. Je pourrais aisément écrire un long post pour prouver que Fight Club est très loin d’être le meilleur film, même de son auteur. Mais je n’ai pas une heure à perdre…

    • Il y a une différence entre mettre la lumière sur une dimension plus obscur d’un film, et le fait prouver sa supériorité. C’est du bon food for thoughts. Spécialement la victoire d’une stuntwoman sur le stuntman: seule une vraie pouvait le battre. J’aime cette dimension du film qui est une déclaration d’amour nostalgique à la bonne vieille façon de tourner et de filmer, qui se meurt.

      Ceci dit le film ne crack pas mon top 4 de Tarantino, mais je suis un peu déchiré par rapport à Kill bill 2 et I.B. Tarantino lui-même qualifie son film de “left-handed movie”, et ca me fait mal parce qu’il a fait pire. Mais une chose que j’ai pu revérifier en le revoyant ce vendredi: ce film est foutrement bien filmé. Et je ne parle pas que de la course de chars. Je parle de l’esthétique en générale. J’en ai conclus que la mise en scène est supérieure à 3 de ses autres films. La toute première scène du film m’a frappé. Je constatais que cet esthétique avait abandonné Tarantino après ce dernier film. Les déplacements de caméra; son goût très digressif pour les plans de pieds; ses plans fixes prolongés; le passage du noir et blanc à la couleur; l’utilisation du wide-angle. Quel régal!

    • Ah oui! Le film contient aussi quelque uns de ses meilleurs dialogues de groupes. Des plus authentiques et dynamiques. Peut-être même ses meilleurs dialogues de groupes à bien y repenser.

    • @Ghost

      Touché! Et désolé pour ceux que j’ai oubliés (cinematographe, rafc, etc.)

      @eturgeon

      En effet, Death Proof est très difficile à classer car il n’a pas au 1er coup d’oeil l’envergure et le caractère épique des autres opus de Q.T.; ça ressemble plus à un projet personnel du réalisateur. Mais après une analyse plus approfondie, on se rend compte assez rapidement que non seulement le développement de l’intrigue, l’authenticité des cascades etc. sont solides, mais en plus les dialogues de groupe sont en effet excellents.

      Bref, pour moi, c’est un film de série B haut de gamme comparativement aux Machete et Planet Terror qui ne sont que de bons divertissements (et Hobbo with a Shotgun qui n’est même pas divertissant!).

    • … mais les meilleurs dialogues de groupe demeurent la scène de la taverne dans I.B.

    • @procosom.com

      C’est en effet une scène dans les top. Ca, et aussi tout le film réservoir dogs quand on y pense.
      Je soulignais particulièrement death proof parce que les dialogues ont souvent été sous-estimés. Comme quoi le smalltalk de filles serait inférieur au smalltalk de gars.

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