Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Vendredi 8 mars 2013 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (12)

    The Bling Ring : Sofia Coppola sur l’adrénaline

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    Après les starlettes de Disney Channel qui balancent leur image pudibonde dans Spring Breakers de Harmony Korine (j’en parle ici), c’est au tour d’Hermione de se la jouer bad girl dans un premier film d’auteur depuis la méga-franchise potterienne : The Bling Ring de Sofia Coppola. Emma Watson y interprète une jeune femme avide de sensations fortes qui s’amuse à cambrioler des maisons de célébrités.

    Le film est basé sur l’histoire vraie du Bling Ring, un groupe de sept adolescents qui ont volé pour 3 millions $ en argent et en biens entre octobre 2008 et août 2009. Une cinquantaine de maisons auraient été dévalisées, principalement dans le quartier huppé de Hollywood Hills. Parmi les victimes connues on retrouve les couples Orlando Bloom et Miranda Kerr, Brian Austin Green et Megan Fox, ainsi que Rachel Bilson, Lindsay Lohan et Paris Hilton, qui a été cambriolée à plusieurs reprises. Coppola a écrit son scénario d’après ce reportage de Vanity Fair.

    Les amateurs de la cinéaste remarqueront dans la bande-annonce – diffusée en exclusivité aujourd’hui par Premiere – un apparent schisme avec le reste de son oeuvre. La langueur, la flânerie, la mélancolie; cette esthétique de l’ennui qui caractérise ses films passés, de The Virgin Suicides à Somewhere, semble avoir subi un électrochoc en règle. Une approche qui épouse bien entendu le sujet traité, et qui pourrait donner lieu un «Sofia Coppola 2.0», pour reprendre le terme de Première, fort stimulant.

    Malgré la brièveté du teaser, il y a plusieurs trucs à apprécier, dont la chanson survitaminée Crown on the Ground de Sleigh Bells, superbe duo indie rock de Brooklyn qui récemment fait vibrer les oreilles mainstream grâce à la bande-annonce du dernier Michael Bay. L’image sublime, signée Harris Savides, dont il s’agit du dernier film (j’en parle ici). Sinon, difficile de passer sous silence la présence exquise d’Emma Watson, qui confère un nouveau sens à la notion de «teaser»; je pense en particulier au ralenti dans la discothèque, délice visuel dont le doux parfum s’estompe doucement sous nos yeux longtemps après y avoir goûté…

    Sortie : 14 juin aux États-Unis.

    À lire aussi :

    > Le court du week-end : Lick the Star
    > Un grand directeur photo nous a quitté trop tôt


    • M. Siroka,

      Pour votre information, The Bling Ring n’est pas le premier film d’auteur dans lequel Emma Watson figure depuis la fin de la série Harry Potter.

      Hermione était également de la distribution du film The Perks of Being a Wallflower. Ce film, réalisé, écrit et adapté pour le grand écran par Stephen Chbosky, fut relativement bien accueilli par la critique. En ce qui me concerne, j’ai bien aimé ce regard nostalgique portant sur un groupe d’ados de Pittsburgh au début de la décennie 90.

      Film réalisé par un auteur, pardon pour le manque de nuance. – js

    • J’espère que Sofia Coppola a vraiment changé de ton pour ce film. J’en suis une fan finie et j’ai aimé tous ces films mais après Somewhere je suis quand même devenue un peu lasse de son style hipster langoureux. Voyons ce que ça donnera.

    • Ce film sent les relents autobiographiques à plein nez. Filles et fils à papa oisifs et bien nés en manque d’attention qui décident de choquer le bourgeois. Si certains films de Coppola témoignent d’une grande sensibilité et maturité (Lost in translation fait facilement partie des cinq meilleurs films que j’ai vus au cours des dix dernières années), on peut ici difficilement s’empêcher de soupçonner l’empathie de la cinéaste pour un sujet qui, je l’espère, ira au-delà de la puérilité de sa prémice.

    • J’ai hâte de voir…

      Parce qu’à part Lost in Translation, pour moi, Sofia Coppola, c’est bof par-dessus rebof. Souvent de très bonnes idées, mais qui accouchent rarement de quelque chose de réellement potable. Particulièrement Virgin Suicides et Somewhere. Ça finit par tourner sur du vide.

    • Elle agresse cette chanson…

    • Une autre variation sur le thème ‘débauche d’une jeunesse riche et désoeuvrée’.

    • La meilleure utilisation de “Crown on the Ground” de Sleigh Bells est sur le trailer de Skins : http://www.youtube.com/watch?v=g_zqUrX-Etk

    • Le sujet ne me dit rien qui vaille : gosses de riches s’empiffrant de vide.

    • Personnellement, je trouve la bande annonce peu racoleuse, elle laisse entrevoir beaucoup de futilité. J’ai adoré Lost in… et Marie-Antoinette et j’espère me tromper.

    • Plusieurs commentaires me font sourciller. Ce n’est pas parce que les personnages sont vides et futiles que le film est vide et futile. Montrer le vide et la futilité, ça peut être intéressant.

    • @ jay_jay

      C’est vrai. Mais même à ça, je trouve le travail de Sofia Coppola (à part Lost in Translation)…inutile. Dans la même veine, je préfère de loin celui de Joachim Trier ou Ole Christian Madsen.

    • Je perçois Sofia Coppola comme une esthète, avec une vision très conciliante pour tout ce qui est jeune et beau.

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