Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 4 mars 2013 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (32)

    Spielberg ressuscite le Napoléon de Kubrick

    stanley-kubrick

    Steven Spielberg est en train de développer une mini-série basée d’après un scénario écrit par Stanley Kubrick sur la vie de Napoléon 1er. Le réalisateur de Lincoln, et prochain président du jury du Festival de Cannes, en a fait l’annonce dimanche sur Canal +.

    Après 2001 : A Space Odyssey, Kubrick s’attaqua avec passion sur Napoléon, comptant mettre en scène son script datant de 1961, et s’adonnant à un travail de recherche d’une extrême minutie. David Hemmings, le photographe taciturne de Blow-Up, a été approché pour incarner l’Empereur des Français. Ian Holm, Alec Guiness, Laurence Olivier, Peter O’Toole, Charlotte Rampling et Jean-Paul Belmondo figuraient également dans les plans de casting.

    Le studio MGM a initialement donné le feu vert au film (et à son budget de 5 millions $), qui devait notamment comporter une scène de bataille avec 30 000 mille figurants, mais s’est finalement rétracté, alarmé par les récents échecs au box-office d’épiques similaires comme War & Peace et Waterloo.

    Napoléon est probablement le plus fameux projet de film avorté de l’histoire; la maison d’édition Taschen a même baptisé son livre massif sur le sujet The Greatest Movie Never Made. Le titre est un clin d’oeil à une lettre envoyée par le cinéaste à MGM durant la pré-production : «Il est impossible de vous dire ce que je vais faire, excepté que je m’attends à faire le meilleur film jamais fait».

    Ce n’est pas la première fois que Spielberg ressuscite un projet de Kubrick. Ce dernier lui a demandé de réaliser A.I. peu de temps avant de mourir. Pour Napoleon, il a sans doute été approché par la famille de Kubrick, avec qui il est très proche.

    On n’en sait pas beaucoup sur la mini-série, mais on s’attend à ce qu’elle soit produite, ou du moins co-produite, par HBO, avec qui Spielberg entretient une solide relation de travail (Band of Brothers, The Pacific et Masters of the Air, qui est en développement). Il serait très probable que Spielberg réalise le premier épisode de Napoléon afin d’y apposer concrètement son empreinte, comme l’a fait Martin Scorsese, par exemple, avec Boardwalk Empire.

    Le segment sur Spielberg-Napoléon débute à 09:14.

    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

    ***

    > Pour un compte-rendu des nombreux projets avortés de Kubrick, consultez ce post.

    À lire aussi :

    > Christopher Nolan prend le relais de Steven Spielberg
    > Stanley Kubrick, cinéphile éclectique
    > Le premier film de Stanley Kubrick bientôt en vidéo
    > Kubrick réinventé à l’heure du web


    • Ca s’annonce très intéressant et ce sera surement très controversé. Napoléon est un personnage beaucoup plus difficile à aborder que Lincoln (qui a quand même soulevé un peu de controverse).

      J’espère que Spielberg dépeindra Napoléon pour ce qu’il est vraiment, un caïd avide de pouvoir et d’argent qui travaillait dans un seul intérêt, le sien.

      J’espère que ce ne sera pas un truc du genre grand génie militaire ou grand esprit complexe.

    • @renaud
      Vous prétendez avec raison que Napoléon est difficile à aborder, mais refusez de le voir dépeint comme un esprit complexe? Il serait pourtant assez simple de réduire le personnage à un mégalomane obsessif et égoïste. Cette représentation est aussi absurde et simpliste que celles que vous évoquez précédemment. Gageons que Kubrick n’est pas tombé dans ce piège.

    • On est pas sorti du bois si un Américain se fait un film sur Napoléon. Le problème est que tout petit Yankee apprend à l’école que Bonaparte est dans la même ligue (sic) que Hitler ou Staline, rien de moins, i.e. un criminel sadique de masse. Ça donne une idée de la fabulation du point de départ, toute anglo-saxonne cela va de soi.

      Napoléon a un bilan grandiose et la matière est abondante, qu’elle soit positive ou négative. Rappelons que sans lui, les acquis de la Révolution française – droits de l’Homme, etc. – n’aurait pas survécu et qu’il a dirigé la résistance républicaine, consulaire et impériale contre 6 coalitions royalistes soudoyées par Albion.

      Lincoln aurait-il pu être traité avec satisfaction par un cinéaste français? J’en doute.

      Bref, je n’attends rien de ce projet qu’une vague approximation historique ouverte, d’amourettes hollywoodiennes et dépourvue de substance. Ah, si Abel Gance avait eu les moyens de Spielberg…, le sujet fut clos depuis longtemps.

      Pierre Tremblay

      «Tout petit Yankee apprend à l’école que Bonaparte est dans la même ligue (sic) que Hitler ou Staline, rien de moins». Sources SVP. -js

    • @stronvonsky

      Je viens de terminer la série de Guillemin sur Napoléon, 13 épisodes de 30 minutes (disponibles sur youtube).

      Guillemin a fait un vrai travail d’historien pour sa série. Il a lu toutes les œuvres importantes écrites sur Napoléon, ses communications, ses lettres etc…

      En gros c’est à peu près la conclusion, c’était un caïd qui avait la France comme terrain de chasse (il n’aimait pas la France).

      Ce n’était pas un esprit complexe non plus, comme il le disait souvent lui-même, c’était un homme du concret. Ce n’est pas un esprit ouvert aux belles choses ou qui questionnait a propos de ses actions.

      Évidemment qu’il était intelligent mais c’était l’intelligence du manipulateur et du menteur.

      Il n’avait pas de grandeur en lui. Tout ce qu’il faisait était calculé et en fonction de ses intérêts. C’est quelqu’un qui n’avait de compassion pour l’humain ou la patrie.

    • @ js

      Commençons par ce documentaire irréfutable ( http://www.vodkaster.com/Films/La-Nuit-au-musee-2/12270 ).

      PT

      Donc vous faites une corrélation directe entre un navet avec Ben Stiller et le système d’éducation américain? En passant, Kubrick était américain. D’après ses notes de recherche, il ne voyait pas en Napoléon un ancêtre de Hitler. -js

    • @ _renaud

      Guillemin est le chef de file de ses détracteurs. L’autre extrême étant la Société napoléonienne internationale, fondée par feu-Weider.

      PT

    • @austerlitz

      On accuse Guillemin d’être un détracteur mais je pense plutôt qu’on assiste à un syndrome de Jebediah Springfied avec Napoléon.

    • @austerlitz

      Et en passant, Napoléon était un criminel sadique de masse. Il n’avait aucun remord à autoriser ses soldats à piller et à saccager les endroits qu’ils venaient de conquérir.

    • C’est Abel Gance qui fait de Napoléon un Jébédahia (ou un Liberty Valance), et il n’a jamais fait l’unanimité; on peut y voir des idées fascistes (culte du chef, mépris et amour de la foule…), Jean Mitry y consent, mais ce n’est pas très important et de toute façon on a déjà tout écrit sur ça. Mais je crois que Kubrick voulait corriger Abel Gance, insuffler des idées au spectacle gancien, et l’éloigner du modèle d’Edmond Rostand, de l’académisme. Je ne sais trop si la forme télévisuelle sera celle indiquées pour ce genre de défi.

    • @ js

      Le lien était une GROSSE blague, de toute évidence. Faut quand même me laisser le temps de retrouver les manuels scolaires américains qui décrivent Napoléon comme un “monstre”. Ai-je écrit quoique ce soit sur la nationalité de Clockwork Kubrick? Pas à ce que je saches. Comme je n’ai pas lu ses notes…

      @ _renaud

      Le pillage et le saccage sont des règles de guerre. Malheureusement. Pas une seule guerre n’eut lieu sans l’un et l’autre. Accuser Bonaparte, c’est accuser tous les chefs de guerre, que la cause soit juste ou non.

      Mais commençons par Gance : qui a VU son Napoléon au cinéma en polyvision – c’est le terme consacré – 3 écrans? Expérience cinématographique fabuleuse.

      Pierre T.

      Dons vous admettez n’avoir pas lu les notes et documents de recherche de Kubrick, mais vous présumez connaître l’approche philosophique du film (1er paragraphe de votre 1er post)? Aucune logique dans vos arguments. Êtes vous un troll? -js

    • C’est évident que Gance aurait fait cela en 3D aujourd’hui… avec écrans derrière la tête….

    • Taschen je crois a publié un immense book avec tous les documents de Kubrick, une somme colossal. À l’expo Kubrick, à Paris, j’ai vu le meuble oz il mettait tutes ses fiches sur Napoléo et c’est obsessionnel.

      Pour Taschen, j’en parle au 4e paragraphe. C’est bien de commenter, mais ça aide de lire avant ;) -js

    • Parions que ce sera un Napoléon au superbe accent britannique…

    • À propos de la série de Guillemin, on peut la visionner ici :
      http://goo.gl/7UFAS

      Attention : addictif !

    • C’est pas compliqué Napoléon par Kubrick: comment le plus grand génie militaire, qui prévoyait tout tactiquement, s’est laissé déborder par l’incontrolable: le facteur humain.

    • “C’est bien de commenter, mais ça aide de lire avant ;) -js”

      Oui, chef!

      Pourtant, j’ai tout lu. J’ai même vu la vidéo et mangé mes cinq aliments essentiels… J’ai dû skippé mentalement quelques lignes. Mea culpa.

    • Pour le génie militaire de Napoléon et bien c’était surtout une affaire d’avoir beaucoup de fric et de soldats.

      Sa plus grande stratégie militaire aura été création la Banque de France. Pourquoi? Parce qu’avec la banque il s’est assuré d’avoir l’appui de grands financiers.

      Le nom de la banque était choisi pour faire croire que c’était une banque gouvernementale mais ça appartenait entièrement à des intérêts privés.

      Il a donné le contrôle de la monnaie à quelques banquiers qui en retour l’entretenaient ainsi que ses armées. Et il gagnait parce qu’il avait les plus grosses armées.

      Il est là le génie de Napoléon. Une profonde compréhension des leviers du pouvoir et une grande habileté pour arriver à ses fins. L’homme du concret qu’il se targuait d’être c’était ça.

      Il était charmeur quand c’était le temps. Dictateur qu’il le devait. Jamais sentimental ni rancunier. Un pur calculateur.

      Pour Waterloo et bien les spécialistes affirment qu’il n’était pas en forme. Il revenait de ses 100 jours, un Napoléon dans ses bonnes années n’aurait jamais mené cette bataille.

    • @austerlizt : disons qu’il faut faire attention avec les généralisations, sur le fait que toutes les guerres sont équivalentes dans leurs conséquences sur les vaincus. Par exemple, 6 000 esclaves qui se font crucifier sur la Via Appia après la mort de Spartacus, Carthage qui se fait raser, la bataille de Changping dont les quelques vaincus survivants se font enterrés vivants !! (et on n’embarque même pas sur le sujet des génocides…). Oui, les vaincus sont évidemment malmenés, mais l’oppression (pillage et saccage) n’a pas nécessairement le caractère systématique d’un Cauchemar Rouge, pour donner un exemple connu.
      http://www.liberation.fr/monde/0101319210-allemagne-rouge-cauchemar

      Pour Waterloo, je ne sais pas pourquoi cette bataille reste si marqué dans l’imaginaire populaire, alors que l’évènement précipitant la chute de Napoléon est sa grande Non-Conquête de la Russie. Centrer la chute de Napoléon sur Waterloo, c’est comme dire que la WW2 a été gagné à cause du débarquement en Normandie…

      Bien hâte de voir le traitement offert à cette minisérie, il y a un potentiel énorme (Brothers était aussi quelque chose, même si l’inspiration s’en vite tarie avec Pacific)

      Quant à l’argument “un Français devrait faire un film sur l’histoire de la France”… bof. Ça apporte une sensibilité et un bagage différent, parfois même avec moins de tabous ou de chauvinisme. (Incendie et Rebelle sont pourtant des films québécois il me semble, et cela a bien fonctionné quand même ?)

    • En passant, superbe la photo de Kubrick.

    • @ sim_senechal

      D’accord sur la Russie. Waterloo est restée car les vainqueurs l’ont imposé comme un symbole après 15 ans de défaite contre la République, le Consulat et l’Empire, profitant au passage de l’invasion du continent pour spolier la France de ce qu’on nomme au aujourd’hui la Wallonie, état tampon pour préserver la tête de pont anglaise et réinstaurer les privilèges de la royauté partout en Europe.

      PT

    • L’histoire la plus intéressante de Waterloo c’est celle des Rothschild.

    • @_renaud

      aaah franchement… Comme si ces ennemi n’avait pas créer de banque centrale et comme si le pays le plus riche du monde ne payais pas des empire pour s’allier contre Napoléon.

      Napoléon est enseigner dans toutes les écoles militaires du monde parce qu’il était un réel génie militaire. Il a réussi a gagné de multiple fois alors que presque tout ses combats ont été disputé alors qu’il était en infériorité numérique, parfois jusqu’à 2 contre 1.

      Sans ça, il n’aurait été qu’un général parmi tant d’autre.

    • @davidbourque

      Évidemment que Napoléon était un grand stratège militaire mais pour bien saisir son génie tactique il faut regarder au-delà des champs de bataille.

      C’est ça qui est intéressant chez Napoléon. Comment est-ce qu’un petit caïd sorti de nulle part a réussi à se faufiler jusqu’au poste d’empereur a la tête d’une armée aussi puissante.

      La banque de France est un bon exemple de son genre de manœuvre. Ce qui est exceptionnel ce n’est pas qu’une banque finance des armées. C’est qu’un gars ait été capable de se donner assez de pouvoir pour se créer une banque afin de financer ses guerres.

      Pendant quelques temps la France n’était même plus une république et le peuple n’était pas au courant. Napoléon s’était donné tous les pouvoirs grâce à quelques manœuvres politiques habiles.

    • Il paraît qu’il a inventé la trappe et le dump in/forecheck.

    • @ghost

      C’est lui qui a tué le spectacle. Avant les batailles étaient beaucoup plus le fun regarder. Que du combat ouvert.

    • L’histoire de Napoléon est fascinante.

      Plusieurs de ses batailles mériteraient un film à elles-seules. La campagne d’Égypte, l’ Espagne, la Russie, la révolution française, la bataille navale de Trafalgar, la Vendée royaliste…

      Quelles sont les qualités de chef qui ont mené un Corse à la tête de l’État français? On dit qu’il était un maître mathématicien? Un joueur d’échec qui avait plusieurs coups d’avance sur son adversaire. À Waterloo, il a été submergé par le nombre, mal entouré et peut-être même trahi par l’un de ses généraux.

      Plusieurs soldats de Napoléon provenaient des pays conquis. Comment est-ce que ça se passait dans les rangs? La France a elle-seule n’aurait pu se permettre de fournir autant de soldats.

      Parlez-nous de censure, de police politique, de propagande. Qui étaient les grognards? Qui formaient la garde impériale? La garde meurt, mais ne se rend pas…

      Les relations politiques avec la Russie, l’Angleterre, les tractations avec les É-U pour la vente de la Louisiane, la répression de la révolte haïtienne contre Toussaint Louverture, sa relation avec la Pologne… Napoléon au pouvoir, ses pays conquis font blocus économique à l’Angleterre. C’est cette « mère patrie » qui serait venu couper plusieurs des centaines d’arbres centenaires au Québec pour bâtir et entretenir sa flotte de vaisseaux.

      Certains auteurs avancent l’idée que le sang bleu européen répugnait à l’idée d’un empereur roturier, que la guerre incessante provenait de cette erreur de la nature… Il y aurait certainement quelques dialogues assez juteux à tirer de ces conceptions de la nature humaine! Parlez-nous de son couronnement comme empereur par le pape.

      Parlez-nous de ses histoires d’amour avec Joséphine, une femme métisse plus âgée que lui, avec la jeune polonaise Marie Walewska, avec la noble autrichienne Marie-Louise.

      Parlez-nous de ses relations avec sa famille, des gens qui n’avaient pas son génie, qui ont été placés en Italie, en Espagne, des mariages de ses soeurs.

      Parlez-nous du retour d’exil de Napoléon en France où il a repris le pouvoir sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. Je me souviens d’avoir parlé à un Français qui avait qualifié la route empruntée par Napoléon de plus belle du monde. La voix passionnée du monsieur, je vous dis pas.

      Parlez-nous de sa mort par empoisonnement, confirmée par une étude payée par Ben Weider.

      Parlez-nous de Talleyrand, un opportnuiste politique le plus amoral imaginable, le second, qui s’est enrichi en mangeant à tous les rateliers et sur le dos des soldats crevant de froid en Russie.

      _renaud, certains reprochent à Napoléon de ne pas avoir institué une dictature à son retour d’exil. En créant une amorce de démocratie pendant ces 100 jours, il se laissait attaquer par tous ses adversaires.

      Parlez-nous du Code Napoléon, pas très sexy j’en conviens, mais qui est à la base du Code civil du Québec actuel.

      Il y a un musée à Montréal qui reçu des objets ayant appartenu à Napoléon. Ces objets lui ont légué à la mort de Weider, si ma mémoire est ok.

      Napoléon, c’est tellement vaste. Tout y est pour faire des films d’apparat, mais vides de sens. Mais tout y est pour créer de superbes films de guerre ou de politiques ou d’amour, etc. Absolument tout est là. Partir de rien, devenir l’homme le plus puissant du monde, sa chute….

    • À lire le commentaire très intéressant d’atchoum, on pourrait penser que Kubrick a fait Barry Lyndon comme un Napoléon en mode mineur…

      Roturier, ascention et chute, guerres européennes, personnage ambitieux issu d’une colonie : Corse, Irlande même combat?

      Pour revenir à la source du débat : Spielberg ferait une série TV sur Napoléon? Je ne peux être contre. Comme disait Sacha Guitry des femmes, «je ne suis pas contre, je suis tout contre!»

      D’ailleurs Guitry s’est aussi frotté au personnage de Napoléon, si je ne m’abuse.

    • Il a dit plutôt: je suis contre les femmes, tout contre.

      “Je l’ai dit, je le dis, et je le répète: les femmes, je suis contre… tout contre. Pourquoi? Parce qu’il faut garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus. Les femmes ont été mes meilleures ennemies, les plus implacables et les plus adorables. Je ne peux m’en passer car la femme est une drogue des plus violentes et des plus coûteuses. Mais elles sont tellement adorables, charmantes et désirables, du moins celles qui vous les font regretter après, que l’homme, ce grand enfant malhabile et faible, je parle pour l’homme en général, il existe heureusement des exceptions, ne peut être que contre elles, tout contre elles, et prier le ciel d’y rester toujours.

      Je vous prie néanmoins de noter que je ne crois pas faire preuve de bons sens, car celui-ci est proche du sens commun et que le mot commun m’a toujours laissé un goût désagréable sous la plume.”

    • Très juste sur Barry Lyndon.

    • @atchoum

      Guillemin parle du retour de Napoléon dans un de ses exposés. C’est très intéressant. En gros Napoléon a monté un spectacle comme lui seul en était capable.

      Il s’est présenté devant les soldats en disant des trucs du genre ‘si quelqu’un considère que je ne suis pas l’empereur qu’il me tire dessus’.

      L’affaire c’est qu’il y avait une foule de civil derrière lui, il savait très bien qu’aucun soldat n’oserait tirer sur lui.

      C’était ça également Napoléon, c’était un gars de spectacle qui connaissait l’importance d’en mettre plein la vue (autant par ses actions que par ses habits).

      D’ailleurs une des raisons de la fidélité de ses hommes venaient de là, il s’était créé une aura assez puissante. Une aura d’invincibilité.

    • _renaud

      Si les civils sont derrière l’empeureur de leur plein gré, il est difficile de crier à la mascarade! Il devait être connu dans la société civile que dans l’armée de Napoléon l’avancement était basé sur le mérite plutôt que sur la naissance. Dans un contexte inégalitaire, cette façon de faire a du poids.

      Quant à l’aura d’invicibilité, ça commence à être loin dans ma mémoire, mais il me semble qu’elle était méritée. Sur un champs de bataille, le commandant en chef n’hésitait pas à s’exposer. Avoir le courage de s’exposer au feu et n’être pas touché, avouez que ce n’est pas banal.

    • Pour avoir lu le scénario de Kubrick pour Napoléon, on ne parle pas d’une apologie de la personne, mais pas du tout; on approche son personnage comme quelqu’un d’assez fermé sur lui-même, avide de pouvoir et de stratégie, de ses échecs amoureux et de guerre en Russie. Ça fait au moins un an que je l’ai lu donc il n’est pas frais en tête, mais le portrait semblait très juste lors de la lecture, un personnage étoffé et complexe. Je ne suis pas surprise que Spielberg reprenne le flambeau; il est tout indiqué pour porter ce projet ambitieux. Avec en prime des nominations de meilleur acteur assuré pour quiconque enfilera les habits de Napoléon Bonaparte.

      Pour ceux qui aimeraient le lire, le voici:

      http://www.donkeyontheedge.com/i/napoleon.pdf

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