Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 28 février 2013 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (11)

    L’évolution du plan-séquence chez PTA

    Qu’on apprécie ou non son oeuvre, force est de constater que Paul Thomas Anderson est un des cinéastes les plus techniquement virtuoses de notre époque. Il est également un artiste qui n’a de cesse de se réinventer film après film; ses six long métrages prenant en partie l’allure d’un work-in-progress boulimique visant à atteindre le langage cinématographique absolu. À 42 ans il est encore jeune, et il risque de nous – et de se – surprendre dans ses futurs projets.

    Dans l’essai vidéo ci-dessus, publié sur le site de Sight & Sound en novembre dernier, le critique Kevin B. Lee analyse le cheminement artistique du cinéaste depuis Hard Eight (1996) jusqu’à There Will Be Blood (2007). Un extrait de sa présentation :

    En pensant à ce qui distingue The Master des films antérieurs de Paul Thomas Anderson, ce qui me frappe le plus vivement est la différence dans les mouvements de caméra et la mise en scène. Je ne serais pas surpris si une analyse cinémétrique adéquate démontrait que la moitié de la durée du film consistait en des gros plans avec peu ou pas de mouvement de caméra.

    On est très loin de l’époque vigoureuse de Boogie Nights et de Magnolia, avec leur éventail impressionnant de plans Steadicam, de travellings avant et de pans très rapides. Mais en sondant sa carrière un film à la fois, on peut retracer l’évolution de sa technique. Cet essai examine un plan-séquence de chacun des cinq derniers long métrages d’Anderson, montrant comment ils incarnent sa cinématographie à chaque stade, du tape-à-l’oeil de ses premiers films, à une approche plus subtile qui favorise la composition par rapport au mouvement.

    Ci-dessous, des analyses vidéo complémentaires de Lee; la première recensant tous les plans symmétriques avec deux personnages, la seconde tous les panoramiques très rapides.

    À lire aussi :

    > PTA refait équipe avec Joaquin Phoenix
    > The Master ou le cinéaste comme objet de culte


    • «On est très loin de l’époque vigoureuse de Boogie Nights»

      Vigoureux. Voilà en effet un qualificatif bien choisi pour parler de Boogie Nights.

    • Bien intéressant. Merci.

    • “du tape-à-l’oeil de ses premiers films, à une approche plus subtile qui favorise la composition par rapport au mouvement.”

      Définitivement vrai que son utilisation du mouvement est moins agressif et moins omniprésent en comparaison avec ses premiers films. Avec puntch-drunk love on sent déjà que la composition est devenue très importante.

      Ca ne change rien au fait que Boogie nights & magnolia demeurent mes préférés.

    • Avec David Ficher, il est selon moi le plus grand cinéaste Américain en ce moment!! Une véritable honte que The Master n’est pas eu une dizaine de mise en nomination aux Oscar!! Selon moi Paul Thomas est le digne héritier de Stanley Kubrick, il a un talent incroyable comme scénariste et c’est un très grand virtuose de la mise en scene, chez lui aucun plan ou mouvement de caméra est futile c’est pour cette raison qu’il me fait tant penser à Kubrick!!

    • Ca me rappelle Tarantino qui racontait qu’après There will be blood, il confia avec Anderson (ils sont très proches) qu’il avait beaucoup aimé, mais trouvait néanmoins étrange que le film n’ait pas ces grands mouvements de caméra auquels PTA nous avait habitués, comme la scène de la piscine dans boogie nights (son meilleur film selon Tarantino). PTA lui avait répondu alors: “ah geez Quen! Thank you!” (rires de Tarantino)

    • “Une véritable honte que The Master n’est pas eu une dizaine de mise en nomination aux Oscar!! ”

      Je ne sais pas ce que l’Academy ont en tête lorsqu’ils pensent “réalisation”?
      Je ne sais pas ce que l’Academy ont en tête lorsqu’ils pensent “scénario”?

    • Les deux premiers c’est du Scorsese, maintenant c’est du Kubrick.

    • @ghost

      En fait, maintenant, c’est les deux, un peu comme si on faisait subir le traitement Ludovico à Travis Bickle.

    • Pas mal…

    • Il en aurait bien besoin…

    • Note : Dans les crédits du 1er vidéo il est écrit “Violin Concerto in D major Op. 77 by Gustav Mahler”. En fait, c’est de Johannes Brahms.

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