Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Vendredi 22 février 2013 | Mise en ligne à 16h35 | Commenter Commentaires (52)

    Le court du week-end : Henry

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    Henry, court-métrage de Yan England sur un musicien octogénaire en proie aux affres de la vieillesse, s’inscrit décidément comme un beau complément à Amour de Michael Haneke, alors que les deux oeuvres se retrouvent en compétition ce dimanche au gala des Oscars.

    Le jeune réalisateur québécois n’a pas voulu attendre l’aval des institutions pour produire son film; Henry a été entièrement autofinancé et a bénéficié du travail bénévole de ses artisans et acteurs, rendant sa reconnaissance par l’Académie d’autant plus poignante.

    Le court d’une vingtaine de minutes se veut un hommage au grand-père maternel de England, qui a décrit la genèse de son projet en entrevue à La Presse la semaine dernière :

    «C’est un homme qui a travaillé dans les services secrets anglais pendant la Deuxième Guerre mondiale. Basé en Italie, il y a rencontré ma grand-mère et ils sont tombés amoureux. Il est devenu producteur de cinéma là-bas. Il a tout perdu et a décidé de venir à Montréal pour repartir sa vie à zéro», raconte-t-il.

    L’idée d’Henry est née dans un café de Montréal où Yan était avec son grand-père de 92 ans, Maurice, et sa mère. «Il se souvenait toujours de tout avec précision, dit-il à propos de son grand-père. Mais ce jour-là, il s’est retourné et m’a dit: “Est-ce que j’ai été un homme bon”? Ça m’a bouleversé qu’il ne se souvienne plus de son destin exceptionnel à cause de l’alzheimer et de la vieillesse.»

    Voici une présentation promo de Yan England, un bonhomme résolument bien sympathique.

    Le sujet est lourd, mais son traitement ne l’est pas pour autant. On salue le choix de la part d’England de traduire la confusion et la détérioration psychique de son protagoniste à travers une mise en scène et un montage dynamiques et stylisés, et non seulement à travers du dialogue d’exposition comme on en a malheureusement trop souvent l’habitude dans notre cinéma. La caméra toujours mobile (qui en fait parfois un peu trop) est en constant synchronisme avec les regards et gestes de Gérard Poirier, qui livre ici une performance physique, intelligente et particulièrement émouvante. On apprécie enfin le leitmotiv musical, l’Intermezzo de l’opéra Cavalleria rusticana, qui sonnera familier aux oreilles des fans de Raging Bull

    Henry est à voir sur Tou.tv

    (De retour mardi)


    • Henry est le meilleur repoussoir d’Amour. Le premier permet de comprendre que le pari du deuxième, par une certaine réserve dans le traitement, est une réussite, alors que le premier tombe dans un pathétique et grossier sentimentalisme. Les dialogues, les mimiques (les yeux!), la mise au foyer, les décors, y a-t-il quelque chose là-dedans qui ne soit pas pathétique, mal dirigé et grevé de métaphores balourdes? Affreux, ce court métrage qui tient tant à nous tirer les larmes. Et ça marche, c’est bien le pire. Ça braillait comme des veaux au Clap avant Rebelle. J’avais envie de pitcher mon banc dans l’écran… Insupportable.

      Wow! On n’a pas vu le même film, ça arrive… -js

    • Bonjour, à tous ceux qui n’ont pas encore cliqué sur tou.tv pour voir le film, allez-y, c’est vraiment très bon. Steven Gagné

    • Belle performance de monsieur Poirier et une oeuvre touchante du jeune England. Je dois par contre dire que j’ai trouvé la réalisation très télévisuelle plutôt que cinématographique. England étant un enfant de la télé, il ne faut pas s’en surprendre et ceci n’est peut-être pas trop dramatique dans le cadre d’un court-métrage. Il est en nomination aux Oscars et c’est une réussite. Je lui souhaite la meilleure des chances.

    • Je suis d’accord (peut-être pas aussi catégorique) avec la_roy; Heny n’a absolument rien à voir, artistiquemen parlant, avec Amour. Un sujet aussi touchant, avec la musique de Cavalleria rusticana en trame de fond, c’est sûr que ça va émouvoir. L’approche d’Amour est beaucoup plus sobre, beaucoup plus exigeante pour le spectateur… mais beaucoup plus gratifiante au bout de la ligne. J’ai été ému par Henry, oui, pendant quelques heures tout au plus après le film. Après avoir visionné Amour, j’ai été bouleversé pendant plusieurs jours. Je suis aussi d’accord avec teamstef à propos de la réalisation très ‘télévisuelle’. Bref, on lui souhaite la meilleure des chances!

      Raging Bull: la meilleure scène d’ouverture de l’histoire!

    • Je pensais qu’England pousserait plus fort que ca sur l’emotion mais ce n’est pas si pire. Pour les mimiques et bien c’est vrai qu’on est moins habitue a ce style de jeu mais je trouve que M. Poirier le rend bien.

      C’est un style plus lyrique qui est dans le ton du film.

      C’est un style qu’on voyait souvent dans les films Quebecois a la des annees 80 debut 90.

      Exemple, Dans le ventre du dragon.Ce genre d’ouvre un peu decallee qui navigue entre fiction et realite.

    • @la_roy et autres critiqueux. C’est une première oeuvre bonyenne! Un peu de jugeotte et de tolérance seraient appréciées… C’est un film imparfait, certes, mais qui mérite notre attention. On a vu pire!

    • @la_roy : Vous préférez sans doute les merdes ‘tarantinesques’ ?

    • On voit tout venir dès les premières minutes. Les bons sentiments, dans ce film, ont quelque chose d’obscène.

      Les personnages n’existent pas: l’homme est le plus gentil et le plus aimant du monde, la femme est la plus belle et meilleure violoniste, la fille est la meilleure pianiste. Qui vit ce genre de vie personnelle idéalisée, où tout est beau, où tout le monde est gentil?

      Évidemment, ce qu’on enlève aux personnages en termes de profondeur sert uniquement à en rajouter en termes de bons sentiments: la vie idéale est d’autant plus triste à oublier.

      Insupportable.

    • Cavalleria rusticana évoque tellement bien le passé avec passion, que j’ai toujours trouvé que c’était quasiment paresseux pour un réalisateur de l’utiliser. La musique fait tout le travail. Le metteur en scène a la vie trop facile après ca. Ca compte aussi pour Raging bull, dont j’aime évidemment l’ouverture aussi.

      Pour Henri, trop sentimental; trop prévisible. Je me fous que les puntchs au cinéma soient prévisibles, mais j’aime pas que les émotions le soient.

      Quant à Amour, c’est comme les autres films à oscars de cette année: corrects, sans plus. Trop peu à me mettre sous la dent. Je vois ce qu’Hanake veut faire, et y a du matériel pour faire un court métrage. Habituellement un Hanake me reste dans la tête longtemps; celui là je l’ai digéré vite.

    • la_roy, vous êtes de Québec? Eh ben… Je pensais être le seul cinéphile de Labaume city…

    • @richais
      En tout cas, moi je préfère effectivement les merdes tarantinesques. Tarantino est un grand réalisateurs alors que England fait ses débuts.

    • ” Je pensais être le seul cinéphile de Labaume city…”

      on est 3

    • Bémol sur mon affirmation sur les films des oscars: je n’ai pas vu Argo encore, et j’ai beaucoup aimé Moonrise Kingdom.

    • “@la_roy : Vous préférez sans doute les merdes ‘tarantinesques’ ?”

      La question de l’année. (rires)

    • eturgeon @11h44 tu m’enlèves les mots de la bouche par rapport à l’aspect paresseux de l’utilisation de la (magnifique) Cavalleria Rusticana… mais je ne peux m’empêcher de trouver son apport vraiment puissant à la fin de Godfather lll, pendant la transe de tristesse d’Al …

    • ..@JS: «Henry» est un film touchant surtout si on a connu de près cette infâme maladie voleuse de souvenirs. Et que dire de Gérard Poirier que je vois à l’oeuvre depuis le début des années 60. Toujours égal à lui-même. Tout un acteur. Je souhaite à Ian England tout le succès possible ici et ailleurs.

      P.S. Quelqu’un a-t-il remarqué un anachronisme militaire?

    • @nininou, et c’est une première œuvre qui me dégoutte, entre autres pour les raisons nommées plus haut, alors que j’ai bien aimé la première œuvre de Xavier Dolan, alors que je trouve la première œuvre de Tritan Egolf, Le Seigneur des porcheries [Lord of the Barnyard] que je lis en ce moment, magnifique, très forte, malgré qu’elle soit, peut-être, à recommander avec parcimonie… « Première œuvre », et alors? Mes critiques portaient sur l’œuvre, pas sur le contexte de création. Tant mieux, si des gens comme England croient réellement en leur art, s’auto-produisent, sont remarqués, vont aux Oscars, sont distribués sur tou.tv, bénéficient d’un buzz. Que j’argumente pour dire que c’est pourri ne change rien à l’affaire, ce n’est pas moi qui dira que ça n’a pas droit d’existence.

      @unholy_ghost, vous êtes deux : je ne suis pas de Labeaumegrad mais de Roy-Marineland. Toujours est-il qu’à moins de vouloir voir Le Hobbit ou Skyfall [Tombé du ciel] doublés, je traverse notre bon vieux pont gris-vert-orange. Aussi, ça ne prenait pas 4000 chef-d’œuvres pour être cinéphile? :P Je suis loin du compte!

    • Peu importe ce que vous, les détracteurs du Film d’Englund pouvez penser, la différence entre lui et vous c’est que lui va être Live aux Oscars et probablement remporter une statuette dorée et pas vous.Jalousie, quand tu nous tiens…

    • @kirk09 Vous venez de passer en tête pour la joke de l’année! Pour reprendre l’exemple Dolan, on avait entendu le même « argument » pour parler de ceux qui avaient détesté J’ai tué ma mère. C’est une idiotie totale et ça ne tient même pas le fossé sur le bord de la route : on peut fort bien détester un film et ne pas jalouser le moins du monde le parcours de son réalisateur. C’est l’« argument » vide qui permet bien malhabilement de passer à côté d’une discussion sur l’œuvre.

      En fait, tant qu’à être jaloux, on serait aussi bien être jaloux de ce qu’on considère être ce qu’il y a de meilleur; il y a bien plus de quoi être jaloux du talent et de la carrière de Bergman que de Yan England!

    • Les Québécois sont toujours jaloux des Québécois qui ont du succès, c’est un automatisme, c’est évident, c’est connu, on peut pas passer à côté.

    • Je me réjouis pour England, je suis vraiment très heureux pour lui et j’espère pour lui qu’il gagnera.

      Cela dit, je n’ai pas beaucoup aimé son film, que j’ai trouvé trop appuyé sur le plan émotif moi aussi. Je reviens juste de voir Amour. Rien à voir. En comparaison, j’ai trouvé Henry souligné au marqueur gras. Mais il serait injuste de comparer le premier film d’un jeune réalisateur à Haneke, qui roule sa bosse depuis longtemps.

      Monsieur England, j’espère que vous continuerez à faire des films et que le prochain sera meilleur.

    • “Les Québécois sont toujours jaloux des Québécois qui ont du succès, c’est un automatisme, c’est évident, c’est connu, on peut pas passer à côté.”

      Oui, bon, mais, enfin, la complaisance envers nos bons petits Québécois n’est pas non plus un exemple de maturité collective.

    • Mon père a souffert de démence vasculaire .Il est décédé en octobre dernier ,il avait 86 ans.Je l’ai accompagné tout au long de ce voyage.J’ai moi aussi dit : reste avec moi papa ,encore un peu.Ce film m’a ému .C’est vrai que la fin est prévisible mais pour mon père ,lorsque le diagnostic est tombé, je connaissais déjà la fin.

      Merci M.England.

    • @Ti_Roy, “…C’est une première œuvre qui me dégoutte (sic!)” ???

      Définition de dégoûter: Qui inspire de la répugnance.
      Oh boy, le mot est fort, bien que mal écrit et… injuste. Henry est loin d’être un navet répugnant comme vous l’affirmez.
      De toutes façons, chacun ses goûts, mais il y a des mots plus appropriés pour exprimer son peu d’enthousiasme . Le zèle que vous mettez à cracher sur ceux qui ne pensent pas comme vous est louche.

    • “Oui, bon, mais, enfin, la complaisance envers nos bons petits Québécois n’est pas non plus un exemple de maturité collective.”

      Oui. De mon côté c’était en fait de l’ironie.

    • Wow. Moi qui m’attendais à voir Jozef faire un peu de relativisme pour qu’on arrête d’idolâtrer un film aussi convenu, prévisible et américanisé juste parce qu’il est nominé aux Oscars (comme un paquet d’autres films très poches, certains en ayant même remporté les plus grands honneurs…).

      Say it ain’t so, Jo!

    • @nininou

      Bien que je n’ai pas aimé non plus le film, je serais probablement enclin comme vous à éviter les expressions “dégoût”, “une m**” pour qualifier ce film, parce que c’est tellement trop fort comme réponse pour exprimer simplement ce qui fut, dans mon cas, de l’indifférence. Tout au plus un malaise. Je crois que nos réactions sont exacerbés en salle, parce qu’on se sent prisonnier, étouffé par l’enthousiasme unanime. Personnellement je l’ai vu sur toutv. Mais Dark knight rises je l’ai vu en salle, et j’ai accumulé une tonne de frustrations tout au long du film. Ce fut une des expériences les plus atroces de cinéma. Je pourrais probablement en parler en termes de m***, mais ce serait non mérité. Ca l’est rarement.

      Pour la jalousie, c’est le genre d’arguments auquels on se résoud lorsqu’on a échoué d’essayer de comprendre l’autre.

    • J’essayais de m’auto-censurer, j’avais l’impression que certains mots mettaient automatiquement en quarantaine.

    • @nininou Référence interne, vous pourrez lire la discussion qui s’est déroulé ici : http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2012/11/12/les-gouts-populaires-se-discutent-ils/

      Pour l’orthographe, merci de me reprendre. De votre côté, je vous signale qu’en français, on met une espace avant le deux-points, qu’on ne met pas de majuscule après sauf si l’on cite et que « de toute façon » s’écrit au singulier à moins d’écrire « de toutes les façons ».

      Et finalement ― cessons de toucher la forme, l’argument ad hominem et la condescendance à la petite semaine ―, partant d’injuste définit comme ce « qui n’est pas conforme à la justice, à l’équité », qu’est-ce qui est juste ou injuste dans une appréciation personnelle? Comment pouvez-vous affirmer qu’un film ne doit pas me dégoûter, que je n’ai pas le droit à ce sentiment devant une œuvre? En y opposant votre propre sentiment et c’est pas mal tout, non? D’ailleurs, à part pour affirmer que moi ou d’autres n’avons aucun droit de trouver le film insupportable, vous n’avez rien dit sur le film en lui-même, aucune appréciation moindrement détaillée, aucune réponse aux critiques formulées ici…

    • Avant de me le faire dire : « on ne met » et « et “de toute façon” »! :P

    • Chantage à l’émotion. Certains furent émus, et par conséquent, on ne peut plus dire du mal du film.

    • C’est vrai? Rhoo, c’est injuste!

      Vous l’avez vu, Henry, (Mal)Saint-Esprit?

    • Et vous, vous avez vraiment lu mon message? Je suis en train de vous défendre.

      Mon nom est Esprit malsaint…

    • Je l’ai vu, je ne trouve pas cela dégoutant ou horrible, même si je défends votre droit de la dire. Pour tout dire, je trouve que c’est tourné comme une télésérie correcte, donc sans vraiment de mise en scène; les acteurs sont dirigés comme dans un mauvais téléroman; les dialogues sont faiblards et la reconstitution historique fait pensé à un téléfilm canadien-anglais. Bref, je n’y crois pas une seconde, et la fin est sirupeuse. Bref, un acteur de télé qui a fait un film de télé, avec assez de bons sentiments et de pathos pour attirer le mauvais goût proverbial des Oscars.

      Est-ce assez malsaint pour vous?

    • @la_roy
      Oh là là, c’est que ça n’en fini plus vos entourloupettes et acrobaties cérébrales!
      Je ne défend pas le film d’England. Je suis seuleument content pour lui et je trouve qu’avoir votre attitude est comme chialer à propos de la couleur du papier peint lorsqu’on est dans la chapelle Sixtine.
      Prenez vos pilules. Avec un peu de chance, ça vous fera voir la vie davantage en rose.

    • Le problème c’est qu’il s’agit du film d’un bon fils qui fait un film-hommage à son grand-père et, il faut le remarquer, à sa mère jouée par Tiffo, mais jamais il ne va plus loin en direction d’une compréhension profonde des choses. Oui, c’est vrai, l’exposition n’est pas explicative, mais c’est justement pour laisser planer un pauvre mystère qui est le seul enjeu narratif du film: à savoir que Henry a l’Alzheimer et que la femme est sa fille. Le film ne nous apprendra rien d’autre sur cette terrible maladie. Il y a une question intéressante (est-ce que j’ai été un homme bon?) et la développer aurait été foutrement plus fascinant, et permit de dépasser le côté bon fils. Un grand-père et un père bon, je n’en doute pas, mais un homme bon? Le grand-père de England fut soldat et agent secret. S’il s’est posé la question à la fin de sa vie, peut-être avait-il quelque chose sur la conscience. Il aurait été fascinant de développer cette ambiguïté et, pour cela, il eut fallu dépasser le témoignage d’amour personnel pour raconter une histoire plus universelle.

    • “Prenez vos pilules. Avec un peu de chance, ça vous fera voir la vie davantage en rose.”

      Vous volez très haut, bravo.

    • “Oui. De mon côté c’était en fait de l’ironie.”

      Je trouvais justement que c’était bizarre comme commentaire de votre part.

      Vous le saviez-vous qu’il y avait des cinéphiles à Lévis?…

    • @eturgeon (le dernier commentaire)

    • Je ne savais même pas qu’il y en avait à Québec! pensez Lévis! ;)

    • -@-n-i-n-i-n-o-u-

      -B-i-e-n- -q-u-e- -j-e- -n-’-a-i- -p-a-s- -a-i-m-é- -n-o-n- -p-l-u-s- -l-e- -f-i-l-m-,- -j-e- -s-e-r-a-i-s- -p-r-o-b-a-b-l-e-m-e-n-t- -e-n-c-l-i-n- -c-o-m-m-e- -v-o-u-s- -à- -é-v-i-t-e-r- -l-e-s- -e-x-p-r-e-s-s-i-o-n-s- -“-d-é-g-o-û-t-”-,- -“-u-n-e- -m-e-r-d-e-”- -p-o-u-r- -q-u-a-l-i-f-i-e-r- -c-e- -f-i-l-m-,- -p-a-r-c-e- -q-u-e- -c-’-e-s-t- -t-e-l-l-e-m-e-n-t- -t-r-o-p- -f-o-r-t- -c-o-m-m-e- -r-é-p-o-n-s-e- -p-o-u-r- -e-x-p-r-i-m-e-r- -s-i-m-p-l-e-m-e-n-t- -c-e- -q-u-i- -f-u-t-,- -d-a-n-s- -m-o-n- -c-a-s-,- -d-e- -l-’-i-n-d-i-f-f-é-r-e-n-c-e-.- -T-o-u-t- -a-u- -p-l-u-s- -u-n- -m-a-l-a-i-s-e-.- -J-e- -c-r-o-i-s- -q-u-e- -n-o-s- -r-é-a-c-t-i-o-n-s- -s-o-n-t- -e-x-a-c-e-r-b-é-s- -e-n- -s-a-l-l-e-,- -p-a-r-c-e- -q-u-’-o-n- -s-e- -s-e-n-t- -p-r-i-s-o-n-n-i-e-r-,- -é-t-o-u-f-f-é- -p-a-r- -l-’-e-n-t-h-o-u-s-i-a-s-m-e- -u-n-a-n-i-m-e-.- -P-e-r-s-o-n-n-e-l-l-e-m-e-n-t- -j-e- -l-’-a-i- -v-u- -s-u-r- -t-o-u-t-v-.- -M-a-i-s- -D-a-r-k- -k-n-i-g-h-t- -r-i-s-e-s- -j-e- -l-’-a-i- -v-u- -e-n- -s-a-l-l-e-,- -e-t- -j-’-a-i- -a-c-c-u-m-u-l-é- -u-n-e- -t-o-n-n-e- -d-e- -f-r-u-s-t-r-a-t-i-o-n-s- -t-o-u-t- -a-u- -l-o-n-g- -d-u- -f-i-l-m-.- -C-e- -f-u-t- -u-n-e- -d-e-s- -e-x-p-é-r-i-e-n-c-e-s- -l-e-s- -p-l-u-s- -a-t-r-o-c-e-s- -d-e- -c-i-n-é-m-a-.- -J-e- -p-o-u-r-r-a-i-s- -p-r-o-b-a-b-l-e-m-e-n-t- -e-n- -p-a-r-l-e-r- -e-n- -t-e-r-m-e-s- -d-e- -m-e-r-d-e-s-,- -m-a-i-s- -c-e- -s-e-r-a-i-t- -n-o-n- -m-é-r-i-t-é-.- -C-a- -l-’-e-s-t- -r-a-r-e-m-e-n-t-.-

      -P-o-u-r- -l-a- -j-a-l-o-u-s-i-e-,- -c-’-e-s-t- -l-e- -g-e-n-r-e- -d-’-a-r-g-u-m-e-n-t-s- -a-u-q-u-e-l-s- -o-n- -s-e- -r-é-s-o-u-d- -l-o-r-s-q-u-’-o-n- -a- -é-c-h-o-u-é- -d-’-e-s-s-a-y-e-r- -d-e- -c-o-m-p-r-e-n-d-r-e- -l-’-a-u-t-r-e-.-

      Je vous prie de m’excuser, mais je ne sais pourquoi mon texte était automatiquement mis en quarantaine. Il doit y avoir un mot intrus indécent.

    • Je l’avais posté a 09h31, et j’avais essayé de le réécrire en enlevant “merde”. Encore une fois désolé.

    • @eturgeon: c’est pareil lorsqu’on regarde un mauvais show d’humour à la télé et on se demande, comment est-ce que le public peut rire?

      @unholy_ghost: si un cinéma comme le cinéma cartier marche à Labeaumebourg ;-), il doit bien en avoir quelques uns ici…

      Sur le sujet, je pense également que la proximité et l’attachement affecte la vision du réalisateur. Un peu comme à des funérailles, ou encore dans l’espace publique (médias) quand quelqu’un meurt, on l’encense presque toujours. (i.e. lors de la mort de la madame de CINAR où une amie venait vanter ses mérites, ses valeurs et son attachement à son pays, quand on sait tout ce qui s’est passé là pour arnaquer le fisc avec leurs émissions).

    • “@la_roy et autres critiqueux. C’est une première oeuvre bonyenne! Un peu de jugeotte et de tolérance seraient appréciées…”

      C’est un deuxième film, par un gars qui a participé à des centaines de tournages. Quand tu es rendu aux Oscars, tu es assez big pour pouvoir être critiqué, on ne parle pas ici d’un film étudiant. Après, s’il est pas trop con, il va prendre ce qui fait son affaire dans la critique et laisser le reste.

      Comme on dit, if you can’t stand the heat, stay out of the kitchen.

    • “@unholy_ghost: si un cinéma comme le cinéma cartier marche à Labeaumebourg ;-), il doit bien en avoir quelques uns ici…”

      Pas sûr que ce soit des cinéphiles…

    • @unholy: il y en a surement quelques uns? (et je suis loin de me considérer comme un cinéphile)

    • On peut peut-être en dénicher dans un coin, en cherchant bien… Je blague, Mendell.

    • Every one is a message film, every one comes packed with its op-ed moralizing or its didactic ambiguity neatly wrapped in its shadow-free cinematic prose or jingling and sentimental poetry. And, though I’m a great admirer of the First Lady, I found Michelle Obama’s appearance to open the Best Picture envelope, accompanied by the gold-braided honor guard behind her, wildly inappropriate in its affirmation of the hard power behind the soft power—the connection of real politics to the representational politics of the movies, of the peculiar and long-standing symbiosis of Washington and Hollywood—all the more so when the matter of access to inside-government information is a key issue with the making of “Zero Dark Thirty.”

      Read more: http://www.newyorker.com/online/blogs/movies/2013/02/oscars-a-slog-to-the-finish.html#ixzz2LvnmRfmc

    • @ghost: ;-)

    • @unholy_ghost 24 février 2013, 12h39
      « Et vous, vous avez vraiment lu mon message? Je suis en train de vous défendre.
      « Mon nom est Esprit malsaint… »

      En réponse à « Certains furent émus, et par conséquent, on ne peut plus dire du mal du film », le « C’est vrai? Rhoo, c’est injuste! » se voulait une blague sur l’idée d’injustice partout que je questionnais plus. Je comprenais votre commentaire, votre défense (merci!), et je continuais avec une tentative d’humour. Même tentative pour (Mal)Saint-Esprit en traduction littérale d’unholy_ghost doublée d’un jeu de mot sur malsain. Bref, c’était clairement manqué puisque je dois expliquer mes intentions et mon ton!

      @eturgeon 24 février 2013, 16h33
      Vous avez raison là-dessus et me l’avez fait réaliser, le voir en salle a *à coup sûr* exacerbé ma réaction. Et comme c’est la seule représentation que j’ai vue, ça donne des mots comme « dégoût », « insupportable », etc. ― que je maintiens, mais qui ont une origine particulière.

      Un chose est sûre, en tout cas, c’est que Yan England ne dépare pas le défilé des beaux bonshommes d’Hollywood! : http://www.youtube.com/watch?v=zznfdPNH8g0&feature=player_embedded

    • *que je questionnais plus haut

    • Je viens d’en faire le visionnement et bien que je ressente de l’empathie et la sympathie pour le personnage d’Henry, je n’ai pas embarqué dans le film. Certes , on ressent bien le désarroi, les souffrances et la confusion de l’homme et on le revoit revivre des souvenirs mais bien que cela corresponde au personnage cela en fait un film incohérent d’être seulement dans sa tête jusqu’à la fin où là on revient dans le réel. Il y a tellement de choses à dire sur ces personnes…

      De plus, je trouve que Gérard Poirier que j’ai vu dans d’autres rôles où je le trouvais plus qu’excellent ici il est seulement bon. Et les autres acteurs principaux du film ? Je les trouve très moyens.

      La vidéo sur Tou.tv dure 21 minutes et 3 secondes et cela nous paraît beaucoup plus long et trop long.

      Non, je n’embarque pas mais je peux me tromper, c’est ce que j’ai ressenti de ce visionnement.

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