Jozef Siroka

Jozef Siroka - Auteur
  • Le blogue de Jozef Siroka

    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 4 février 2013 | Mise en ligne à 17h45 | Commenter Commentaires (69)

    Groundhog Day : 20 ans après

    bill-murray-ned-the-head

    Ce mois de février marque les vingt ans de la sortie en salle de Groundhog Day (1993), qu’on peut aisément qualifier comme une des meilleures comédies américaines de l’histoire.

    Le quatrième long métarge de Harold Ramis (Caddyshack, Vacation) a obtenu un bel accueil public et critique à l’époque, pour ensuite gagner en respectabilité avec le temps. Comme si chaque nouvelle révision du film, à l’image de son héros qui réévalue sa vie au gré de jours successifs et identiques, permettait de mieux voir et d’apprécier la beauté qui s’y dissimule.

    Roger Ebert, qui avait accordé 3 étoiles à Groundhog Day dans sa critique originale, s’est repris en 2005 dans sa rubrique Great Movies, y allant de cette introduction éloquente :

    Groundhog Day est un film qui trouve sa note et son intention de manière si précise que son génie n’est pas immédiatement apparent. Il se déploie si inéluctablement, est si divertissant, si fluide, qu’on se doit de prendre un recul et de se gifler avant de voir à quel point c’est bon.

    J’ai vu le film la dernière fois il y a au moins dix ans, mais mes souvenirs demeurent intacts. La structure répétitive de la trame narrative y étant sûrement pour quelque chose. Mais l’élément central ayant marqué les esprits est la nature du météorologue cynique et blasé Phil Connors, interprété avec maestria par Bill Murray, qui balance ici humour et gravité avec une subtilité d’une précision remarquable, trop rarement accomplie dans le genre de la comédie.

    Malgré sa rudesse, du moins dans la première moitié du récit, on compatit avec Phil: il a un emploi bien en dessous de ses capacités et ambitions, n’a pour ainsi dire aucune relation personnelle substantielle, doit couvrir un événement folklorique qu’il méprise, le temps est gris et froid; on peut comprendre le bonhomme de ne pas être dans la meilleure des dispositions.

    Le fameux concept central du film – le terme «jour de la marmotte» s’est frayé une place de choix dans le lexique universel – accentue d’autant plus l’identification au personnage. Phil vit certes un phénomène surnaturel mais, surtout, il s’impose à nos yeux comme un guide suprême à travers l’univers fabriqué d’un film. Il est la fois protagoniste et metteur en scène de sa propre réalité, chose qui lui autorise une liberté d’action et de pensée à laquelle le spectateur est complètement dépendant. (Liberté paradoxale cependant : dans le contexte d’opportunités infinies qui nous sont présentées, elle peut faire rêver mais, étant donné qu’elle est encapsulée dans un espace-temps aussi restreint, elle peut aussi rendre très anxieux).

    Un bel exemple de cette relation interactive privilégiée, si on veut, se produit lors des rencontres entre Phil et son ancien camarade de classe/vendeur d’assurances exaspérant; probablement le coup de poing le plus jouissif jamais asséné sur grand écran :

    > À l’occasion de ce 20 anniversaire, le blog Vulture a recensé vingt pensées à propos de Groundhog Day.


    • Splendide comédie qui a bien traversée le temps. À voir et à revoir et à revoir et à…

    • à noter que Harold Ramis, que plusieurs connaissent surtout sous les traits du Dr. Egon dans Ghostbuster, semble travailler fort pour convaincre Bill Murray de participer à un 3e Ghostbuster.

      Je ne savais pas pour Ramis, Ivan Reitman oui. D’ailleurs Ramis et Murray ont cessé de se parler après le tournage de Groundhog Day, pense pas qu’il soit le meilleur des lobbyistes pour GB III… -js

    • Un de mes films fétiches depuis sa sortie en VHS.

      Un vrai délice d’observer ce personnage gris, cynique et dépressif s’ouvrir à cette longue journée et tenter finalement d’en soutirer le maximum. Son dernier 2 février (où tout est parfait) me donne toujours le goût de sourire, même après une bonne dizaine de visionnements.

      Bill Murray y est tout simplement magistral. Pour moi, Bill Murray est le visage du cinéma américain des années 80. Bien heureux, par contre, que sa carrière ait pris un nouveau souffle au tournant des années 2000 avec Rushmore et quelques autres bijoux.

    • @ Jozef Siroka

      Pourquoi Ramis et Murray ont-ils cessé de se parler après Groundhog Day?

      Lisez le point 2 du post de Vulture. -js

    • @ M. Sikora,

      Vos hyperliens peuvent ils ouvrir un nouvel onglet plutot qu’une redirection svp? J’aime bien terminer votre article et les commentaires de vos lecteurs avant de lire le lien! Simple demande… peut-etre que la majorité pense autrement! Pas pour publication!
      J’adore votre blogue!

      Pardon, même si je voulais, je ne saurai comment. Je vais m’informer auprès des techniciens, mais mon système n’est pas vraiment dernier cri… -js

    • pour ceux qui ont fait du théâtre ou autre dans le genre, imaginer jouer dans ce film, prise après prise après prise,,,
      Oui une comédie inoubliable qu’on ne se lasse pas de regarder

    • « Groundhog Day (1993), qu’on peut aisément qualifier comme une des meilleures comédies américaines de l’histoire. »

      Oh boy…

      Euh…

      Une des meilleures comédies américaines de l’histoire ???

      Vraiment ?

      OK, le film est efficace et produit son effet. Et même, je veux bien rajouter qu’il est très efficace ! Le fait que le protagoniste principal commence à contrôler sa propre fiction est assez intéressant et trop souvent copié par la suite.

      Quoi qu’il en soit, pour ma part la seule critique qui vaille pour une comédie doit être est-ce qu’on rie ou pas ! Certes, on sourit à quelques occasions et on embarque dans la malédiction de Murray, mais à aucun moment on rit à s’en dilater la rate…

      Comédie dans le sens large, pas dans «film qui fait éclater de rire». Oui, Naked Gun ou Team America sont plus «drôles», mais ne sont pas de meilleurs films issus du genre (assez vague) de la comédie. – js

    • Ca me rappelle la fois où je venais tout juste de voir after hours. Je le conseille aussitôt à un collègue, en le catégorisant de “black comedy”. Sceptique, il me fait: “Oui mais est-ce qu’on rit vraiment???”

      Groundhog Day, un vrai classique. Sans doute même un chef d’oeuvre du genre.

    • bts28 & Siroka

      Mon dieu! par chance vous avez un informaticien comme intervenant! Inutile de modifier les liens eux-mêmes: il suffit de faire right-click avec la souris => ouvrir dans un nouvel onglet. Ou alors comme je fais toujours, avec le middle-click de la souris. Maintenant si vous êtes sur mac, je ne sais pas :)

    • “Une des meilleures comédies américaines de l’histoire ???”

      Sans aucun doute. Il est clair que pour certains le rire doit être du gros rire gras, sinon ce n’est pas drôle. Il ne faudrait qu’ils voient du Lubitsch.

    • @JS

      Je déteste ne plus me souvenir de mes références, mais je crois que c’était sur Wiki anglo ou franco, concernant soit Ghostbuster ou Bill Murray. Depuis que je suis abonné à Netflix je sombre souvent dans les plaisirs coupables de revisionner des films ”que-je-ne-paierais-même-pas-25-cennes-pour-voir” et il s’avère que j’aurais payé au moins 50 cennes pour Ghostbuster I et II, donc sûrement aussi la location d’un éventuel Blu-ray du III.

    • @ Jozef Siroka
      C’est peut-être ça justement le problème avec la catégorie comédie, tout et rien entre dans cette catégorie, les balises sont trop vagues.

      - Drame un peu trop léger… bah, met ça dans comédie.
      - Film d’amour… bah, met ça dans comédie.

      Vos exemples sont très bien choisis pour étaler le problème de la catégorie comédie, en aucun cas Naked Gun ou Team America ne devrait lorgner sur les tablettes aux côtés de Groundhog Day !

      D’ailleurs, plusieurs grandes performances d’acteurs ont été négligées à cause qu’elles portaient l’étiquette de comédie.

    • L’entreprise de séduction de Murray, qui semble durer des semaines, et qui culmine avec le : “you speak french!”; une pièce d’anthologie.

      “Il ne faudrait pas qu’ils voient du Lubitsch.” C’est vrai, je n’en ai vu aucun mais suis impatient de gouter un rire spirituel. Je pensais à Preston Sturges aussi dont j’ai beaucoup apprécié quelques films récemment.

      The Shop Around the Corner; n’a pas la répartie enflammée de Ninotchka, par exemple, mais c’est une excellente introduction, et beaucoup diraient son meilleur film. J’ai perso un grand faible pour Heaven Can Wait… – js

    • @ the greatest

      Je comprends votre analyse sur la classification difficile du genre comique.

      Je ne comprends néanmoins pas vos réserves sur l’hilarité qui se dégage du film. Vous devriez peut-être le revoir prochainement. Oserez-vous alors me dire que la sublime réplique : “What a waste of time!!” qu’échappe Phil lorsque sa cible (depuis je dirais au moins une bonne cinquantainede journées d’affilée lui dit qu’elle étudié la poésie française – n’est pas absolument une des réplique les plus drôle du cinéma américain?

      Pour atteindre un tel orgasme de comique, je crois qu’il me faille aller piocher dans To be or not to be de Lubitsch. Et encore, faudrait-il écrémer pour garder la séquence finale du “Jump!”.

      Pour en revenir à la Marmotte, mention spéciale à la tête de Phil après avoir empoigné le gros dans l’escalier (dont mess with me pork chop!). Je pleure rien que d’y repenser.

    • Bill Murray est une légende!

      Groundhog Day et Lost in Traslation sont facilement dans mon top 5.

    • En réalité il n’y a pas d’ambiguité sur le genre. C’est bien une comédie. On reconnait une comédie par le ton. Pas exclusivemnt sur les rires. Maintenant, on peut chercher des sous genres: comédie romantique, comédie fantaisiste.

    • J’ai de bons souvenirs de cette comédie intelligente. Car, selon moi, il existe plusieurs catégories de comédie. Il y a celles avec des blagues bien grasses et faciles, il y a celles qui vous font sourire mais, vous procure tout de même un certain plaisir, et il y a celles que l’on trouve intelligente. Groundhog Day fait partie des comédies intelligentes que je ne me lasse pas de voir et revoir. Une autre comédie qui rentre dans la même catégorie pour moi, Dirty Rotten Scoundrels avec Michael Caine et Steve Martin. Cette dernière est probablement MA comédie américaine préférée!

    • Rafc, si tu me chauffes sur Lubitsch, ça risque d’être long. Je n’ai pas vu tous ses films, mais je peux difficielement en imaginer un qui ne serait pas bon. The Shop artound the Corner, absolument, To Be or Not to Be, peut-être son meilleur, avec Trouble in Paradise, La Huitième Femme de Barbe-Bleue avec Cooper et Claudette Colbert, ensuite Ninotschka, Angel et Heaven Can Wait, les muets aussi comme Lady Windermere, les premiers parlants en version comme Une heure près de toi/One Hour with You (il tournait en français puis en anglais).

      Lubitsch était un Prince…

    • Groundhog Day est la meilleure représentation de L’éternel retour de Nietzsche. Pensez-y.

    • Sinon, pour une comédie sophistiquée, il faut aller voir vers certaines screwball comedies de Howard Hawks, McCarey, Cukor, tous inspirés de Lubitsch.

    • Il y a de ces films auxquels je ne peux résister ,la majorité se situant dans la catégorie feel good movie. Groundhog day en est un et je passe rarement une année sans le voir. Murray a le don dans plusieurs de ses films de ne jamais faire en sorte que je sois lassé de le voir. Sais pas pourquoi,Lost in translation,Caddyshack,Scrooged me fascinent …

      J`ai trouvé l`an passé sur je ne me souviens plus trop quel site un passe temps qui doit être plaisant pour les amateurs mais avouons le un peu obsessif soit celui de noter toutes les erreurs de mise en scene dans ce film. Il aurait fallu y penser bien sur car c`est une répétition sans fin des mêmes situations mais il doit bien y avoir une couple de centainen d`erreurs de répertoriées…Je ne suis pas maniaque à ce point pour les confirmer mais quand j`ai vu la liste ca m`a fait sourire comme le film ! Ne me souviens plus du site internet en question mais je suis certain que ca doit pas être difficile à trouver…

    • Totalement sans intérêt Noirod. Il faut même s’interroger sur la santé mentale de ceux qui ont créé ce site, dirait peut-être un bon psychologue.

    • Je me rappelle très bien une conversation que j’avais eu à l’adolescence avec un ami qui tentait de me convaincre, un peu maladroitement, de regarder Groundhog Day.

      “Lui: -Il faut vraiment que tu vois ça, Le jour de la marmotte.

      Moi: – C’est quoi l’histoire?

      Lui: – Ben, c’est une comédie à propos d’un météorologue qui revit toujours la même journée.

      Moi: – That’s it?

      Lui: – En gros, c’est pas mal ça.”

      Malgré mon scepticisme, je m’étais laissé convaincre et je ne l’ai évidemment pas regretté.

      Les bons films, surtout lorsqu’il est question de comédies, reposent souvent sur un récit simple.

    • Bien sûr pour aimer une comédie sophistiquée, il faut un spectateur… sophistiqué. Rien de plus déprimant qu’une salle silencieuse devant une comédie spirituelle. Avoir de l’esprit n’est plus une nécessité sociale, on peut même penser que cela peut nuire si vous voulez gagner Occupation Double ou aller faire du binge drinking avec le Gros et Pat.

    • En général les acteurs ont tendance à trop en faire et a bousiller les textes qu’ils doivent jouer (surtout dans les comédies et les drames).

      Murray c’est le contraire. Il n’en fait jamais trop, il a toujours le bon pitch. C’est particulièrement vrai dans Groundhog Day. C’est le genre de film où c’était important de bien rendre le texte sinon ça n’aurait pas fonctionné.

      Murray est un acteur dans la lignée des Luchini ou Jacques Villeret. Des acteurs avec beaucoup de finesse et de subtilité qui rendent hommage aux textes qu’ils doivent jouer.

      Villeret dans le diner de con est meilleur que Daniel Day-Lewis dans n’importe quel de ses rôles.

    • “Les bons films, surtout lorsqu’il est question de comédies, reposent souvent sur un récit simple.”

      Pas nécessairement.

    • “Villeret dans le diner de con est meilleur que Daniel Day-Lewis dans n’importe quel de ses rôles.”

      Ça mérite réflexion, en effet.

    • En général, depuis Platon, on dénigre le rire et le génie comique. Or, une grande comédie, c’est beaucoup plus compliquée à faire qu’un grand drame. Question de micro-timing, de niveaux de sens, etc. Laurence Olivier disait à Peter Sellers: vous pouvez faire ce que je fais, je ne pourrais jamais faire ce que vous faites. En plus, le rire est circonstanciel, contingent: il s’exporte mal, vieillit rapidement. Faire une comédie universelle qui devient un classique, c’est une chose rare.

    • Rafc, il y a aussi Desire de Frank Borzage, produit par Lubitsch qui a tourné quelques plans. Pas un grand film, mais voir Cooper et Dietrich dans le même plan, c’est comme qui dirait le ponpon. Desire a influencé Chabrol.

    • @ unholy_ghost

      Pas nécessairement, en effet. Mais souvent.

    • Grosse offensive poujadiste du Journal de Montréal. Je n’ai pas lu les articles sur 4 pages, mais juste la une: Des millions $ pour des salles vides.

    • “Pas nécessairement, en effet. Mais souvent.”

      Citizen Kane, Vertigo, c’est simple? Aucun lien de cause à effet.

    • Groundhog day, un véritable classique dont on ne se lasse jamais!

      Bill Murray, quels autres acteurs américains peuvent approcher son intelligence comique (je ne parle pas de faire des grimaces comme Jim Carrey)? Steve Martin, Gene Wilder, Will Ferrell, Steve Carell, John Candy, Billy Crystal…qui d’autres? Paul Rudd est en train de démontrer un beau talent en ce sens.

      Je voudrais ajouter John Cleese ou Peter Sellers mais ils sont britanniques, ou Villeret qui a été cité plus haut mais c’est un français ou bien Charlie Chaplin mais le muet est vraiment une créature différente à analyser.

    • @ unholy_ghost

      Je parlais surtout de comédies.

    • Quelques ajouts…

      En France, Max Linder, De Funès, Tati, Pierre Richard, Benoît Poelvoorde, Pierre Étaix.

      Aux USA, Cary Grant, James Stewart, Catherine Hepburn, Marx brothers, Buster Keaton, Laurel et Hardy, Harold Lloyd, Jerry Lewis.

      Au Québec: aucun grand comique n’a fait un grand film. Ce qui est bizarre. Le seul rôle qui démontre un peu de génie comique c’est Julien Poulain dans Elvis Gratton, mais il ne s’agit pas d’un grand film, cinématographiquement parlant.

    • “Je parlais surtout de comédies.”

      Pas davantage. Beaucoup de grandes comédies ont des scénarios compliqués: L’impossible Monsieur Bébé, Dr Strangelove, To Be or Not To Be, etc.

    • @teamstaf

      Zach Galifianakis est le comique Américain qui m’a fait le plus rire depuis quelques années. Il joue toujours un peu le même rôle du gars perdu mais il est très drôle.

      Dans un autre registre Jonah Hill est très bon également. Il vient du comique et il a un réel talent d’acteur.

      J’ai regardé Our Idiot Brother dernièrement, je m’attendais à mieux mais Paul Rudd est assez drôle. La scène qui m’a le plus fait rire. Quand il surprend son frère avec une autre femme et qu’en sortant de la salle il prend le temps de se mettre du purrell.

    • @ghost

      Elvis Gratton (le premier) est une grande performance comique.

    • Je suis d’accord. Le scénario est sociologiquement top, mais la mise en scène est carencée rare.

    • C’est quand même triste que Olivier Guimond, les Cyniques, Yvon Deschamp, Clémence, les nouveaux comiques, etc. n’ait pas fait de grands films comiques.

    • Blake Edwards

    • Astyanax, il faudrait ajouter, oui, les grands cinéastes, à commencer par le Québécois Mack Sennett.

    • En fait, contrairement au lieu commun, nous ne sommes pas un peuple très drôle. Pas de très grands romans comiques, quelques humoristes qui peinent à sortir du Québec, quelques émissions drôles, aucun grand classique au cinéma.

      Les deux seuls Québécois qui ont eu une influence sur le rire mondial furent des anglos: Mack Sennett et Stephen Leacock.

    • @ghost

      On est quoi si on n’est pas comique? Une grosse partie de notre identité nationale est basée là-dessus.

      Sérieusement je suis assez d’accord avec cette affirmation.

    • Sur une autre note, belle surprise que je viens de découvrir….j’espère qu’il ne ruineront pas mon l’original…..

      http://www.bandes-annonces.ca/catalog/movie/Albator_Space_Pirate_Captain_Harlock

    • “On est quoi si on n’est pas comique? Une grosse partie de notre identité nationale est basée là-dessus.”

      Bonne question…

    • Je crois que tout ce qui est intéressant au Québec vient de cette impossibilité ou de la quête de savoir ce ce que veut dire être Québécois. Il y a peu de peuple qui existe vraiment sans vraiment exister, c’est notre originalité et, dans nos meilleurs moments, notre force. Un pays sans bon sens…

    • Merci Jozef et Ghost, mon carnet est plein et c’est tant mieux.

      Exister vraiment sans vraiment exister, c’est pourtant déjà assez comique comme situation de départ…

    • Parlez nous d’amour, Mustang, OK. … Laliberté, Ti-mine…, L’eau chaude, l’eau frette… on peut trouver quelques perles tout de même chez nous. Et aujourd’hui, Vic et Flo qui parait assez drôle.

    • Oui, le meilleur cinéma d’ici côté humour vient des années 70 et Carles. Qui a d’ailleurs inspiré nos meilleurs cinéastes d’aujourd’hui (Côté, Lafleur, etc.). Mais l’humour est mêlé à autre chose.

    • La grande comédie est liée à la mise en scène et il y a eu peu de metteurs en scène ici.

    • C’est vrai.

    • @ghost

      Bien dit (14h19).

      On est également un peuple éponge. On absorbe les autres cultures (française, britannique, américaine, italienne, libanaise etc) en gardant ce qu’on aime et en l’intégrant dans notre propre culture.

      C’est d’ailleurs une des qualités des Québécois que d’avoir cette ouverture et ce gout d’apprendre des autres cultures. C’est quelque chose qu’on prend pour acquis mais qui n’est quand même pas si commun que ça à travers le monde.

    • Je dirais aussi que nous apprenons vite, probablement à cause de notre manque de tradition. Il y a beaucoup de domaines où le Québec est passé rapidement de zéro moins bons à parmi les meilleurs au monde.

    • On parle de grandes comédies et je n’ai pas encore vu quelqu’un mentionner Dr. Strangelove qui est, de loin, ma comédie favorite. Peter Sellers à son meilleur, tout simplement.

    • Je m’étais claqué un mini-festival Bill Murray il y a quelques années et quelque chose m’avait frappé. Dans Caddyshack, le personnage de Carl (Murray) essaye, jours après jours après jours d’attraper et tuer – sans succès – une marmotte qui se promène un peu partout sur le terrain de golf. Il arrive toujours avec de nouvelles méthodes (qui rappellent un peu le Coyote et le Road Runner), mais je m’amuse à croire que ce type, dans sa tête, revit toujours la même journée en croyant qu’à chaque fois ce sera la bonne.

      Phil dans Groundhog Day ne vit-t’il pas sensiblement le même genre de paradoxe?

    • “On parle de grandes comédies et je n’ai pas encore vu quelqu’un mentionner Dr. Strangelove qui est, de loin, ma comédie favorite.”

      Been there, done that (11h47).

      Je le préfère dans The Party et dans Being There.

    • Bien vu, Guy-Antoine!

    • Le Jour de la Marmotte, clairement une des meilleurs comédies, mettant en vedette un des meilleurs acteurs (pince sans-rire aussi drôle que dramatique).

      Bien heureux que ce classique du cinéma recoive enfin les honneurs qu’il mérite.

    • On parle de grandes comédies et je n’ai pas encore vu quelqu’un mentionner Withnail & I, qui est… …le Elvis Gratton anglais après Spinal Tap!

    • “What do you do for dinner?”

      “Something else!”

    • Pas d’amour pour Wilder? Son ONE, TWO, THREE est hilarant.

      Et puis perso, rien ne me fait plus rire que le HOLY GRAIL des Monty Pythons (s’y approche, peut-être, le duo SLEEPERS et LOVE AND DEATH de Woody).

    • Oui, absolument, on ajoute.

    • @ unholy_ghost

      Je ne veux pas m’enfarger dans les fleurs du tapis, mais mon affirmation originale était que les bonnes comédies reposent SOUVENT sur des récits plutôt simples.

      Une poignée de contre-exemples ne prouve pas le contraire.

      Anyway, on a peut-être juste pas la même définition de “récit simple” ou du mot “souvent”.

    • Bien entendu, il y a plus de récits simples que de récits complexes. De cela on ne peut inférer que “les bons films, surtout lorsqu’il est question de comédies, reposent souvent sur un récit simple”. L’excellence des films n’a rien à voir avec la complexité ou non de son récit. De toute façon, la jour de la marmotte est loin d’être un récit simple même si vous pouvez le résumer simplement. Faites un schéma temporel du film, vous allez voir.

    • Pour ceux qui comparent, je m’insurge : Bill Murray est à des années lumières [i.e. supérieur à] de Steve Martin.

      Bill Murray est subtile et pince sans-rire; il est passé maître dans l’art de faire de l’humour intemporel car son jeu rehausse toujours la qualité du scénario.

      Steve Martin : un gros bof tant qu’à moi… prévisible et pas très subtile…

    • C’était vraiment hilarant! Je me rappelle de l’avoir vu au cinéma. Ma cousine voulait aller voir ce film mais je n’étais pas très enthousiaste car ça me semblait assez moron mais on avait tellement ri! Je l’ai en DVD et c’est toujours un plaisir à revoir. Un classique de la comédie américaine sans prétention.

    • 19. Murray recently told GQ that the only way he’d return to traditionally funny movies like Groundhog Day is if he wrote one.

      C’est pour ca que j’ai été surpris de le voir(et heureux de le voir mourrir) dans Zombieland! Quel moment savoureux!

      J’ai bien aimé le point 18 j’avais oublié avoir vu ce film, j’avais aussi oublié la fille avec qui j’avais été voir ce film :)

    • Je n’avais jamais vu le coup de poing avant!!!! Probablement une scène coupée par les réseaux québécois pour leurs publicités. D’ailleurs, je n’ai jamais été capable de le revoir car je suis trop habitué à la version française. Cette version francaise a d’ailleurs plus tard été refaite et elle est vraiment moins drôle…. Merci beaucoup.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    février 2013
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728  
  • Archives

  • publicité