
Régulièrement va-t-on retrouver dans une critique négative l’argument péjoratif : Le film ressemble trop à un jeu vidéo. À l’inverse, une analyse positive d’un jeu vidéo va vanter ses qualités cinématographiques.
Il s’agit là d’une dichotomie trop simpliste selon Matthias Stork, étudiant de niveau maîtrise en cinéma à UCLA. Pour lui, films et jeux vidéo vivent depuis quelque trois décennies une «alliance créative» leur permettant de redécouvrir et de renouveler leurs conventions dans un «ensemble stimulant de synergie transmédiatique en constante évolution».
Son essai Transmedia Synergies – Remediating Films and Video Games vise à analyser «l’interdépendance esthétique» entre les deux médias à l’ère du numérique, en relevant les similitudes dans leurs aspects visuels, leurs structures narratives ou leurs dimensions économiques. La première partie examine l’influence du cinéma dans les jeux vidéo, tandis que la seconde (peut-être plus intéressante pour les cinéphiles) fait le contraire.
Même en étant un gamer très novice, j’ai remarqué cette transmédiation à quelques reprises, notamment dans mon analyse de The Raid : Redemption. À travers son discours très académique, et ses nombreux exemples pertinents, Stork m’a permis de mieux saisir et de mieux apprécier l’impact de cette symbiose artistique.
> Sur le même sujet, Nouvelles Vues propose l’essai Au-delà de l’envie cinématographique» : le complexe transmédiatique d’Assassin’s Creed
> Matthias Stork s’est fait connaître il y a deux ans grâce à sa théorie du «Cinéma du chaos», essai-vidéo que vous pouvez consulter ici (avec l’ajout de la 3e partie, qui n’était pas disponible au moment que j’ai fait mon post).
Lire les commentaires (35) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




