Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 15 janvier 2013 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (43)

    Zero Dark Thirty : combattre le mal par le mal

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    «We also have to work, though, sort of the dark side, if you will» – Dick Cheney

    Beaucoup d’encre a coulé ces derniers temps à savoir si les créateurs de Zero Dark Thirty – essentiellement la réalisatrice Kathryn Bigelow et son fidèle scénariste Mark Boal – épousent une philosophie pro-torture ou non dans leur nouveau film. En d’autres mots, s’ils sont du «bon» ou du «mauvais» côté de l’histoire. Pendant ce temps-là, les questions cinématographiques étaient à peu près balayées sous le tapis. Une manière d’approcher le film qui peut se comprendre, puisqu’un de ses sujets principaux, l’efficacité ou non de la torture, constitue un débat d’une extrême importance aux États-Unis; comme le remarque l’expert sur le moyen-orient Steve Coll dans un récent article publié dans le New York Review of Books, le soutien public vis-à-vis les «techniques d’interrogatoire renforcées» est en hausse significative. Ce même public a d’ailleurs répondu à l’appel le week-end dernier : Zero Dark Thirty est arrivé à la tête du box-office. Qu’on le veuille ou non, Hollywood façonne les mentalités.

    Ceci étant dit, il est temps de parler cinéma. La thèse de Bigelow-Boal est exposée dès les premières minutes du film. Il y a d’abord un prologue audio-seulement dans lequel on entend de vrais enregistrements d’appels d’urgence de gens emprisonnés dans une des deux tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Ces derniers, en proie à la panique, cherchent réconfort auprès des opérateurs, qui font de leur mieux pour les rassurer, tout en sachant que l’espoir est mince. On coupe à un «black site» de la CIA, quelques années plus tard. Un détenu nommé Ammar se fait interroger et brutaliser par ses tortionnaires américains sous le regard complice de notre héroïne, Maya (Jessica Chastain). Une fois à l’extérieur, Maya demande à son collègue quand est-ce qu’Ammar sera libéré, et se fait répondre : «He’s never getting out». On juxtapose ici l’horreur vécue dans les tours à celle d’un black site. Ces deux lieux prennent le rôle de tombes; oeil pour oeil, dent pour dent.

    On sait aujourd’hui que les stratégies et tactiques déployées par l’administration Bush-Cheney après le 11-Septembre avaient autant, sinon plus, à voir avec un désir de vengeance qu’avec une volonté de retrouver les coupables. Combattre le mal par le mal. C’est ce sentiment qui est exploité dans Zero Dark Thirty. Le chemin vers le côté sombre est d’abord illustré visuellement dans le film. À l’extérieur sur le terrain du black site, sous un soleil éblouissant, Maya observe l’interrogatoire d’Ammar à travers un écran. Insatisfaite, elle demande d’être physiquement présente à la séance, et assure qu’elle en a le courage. Dans le plan suivant, on voit Ammar, de dos, enchaîné en position christique dans une pièce très sombre, avec comme seule source de lumière le cadre d’une porte ouverte filmé à l’aide d’un effet fordien en arrière-plan, avant de voir la porte se refermer derrière Maya, qui vient d’apparaître. Bigelow en profite également pour établir l’identification entre le spectateur et son héroïne, nous conviant à l’accompagner «derrière l’écran», à nos risques et périls.

    Pendant la première moitié du film, on voit régulièrement Maya se rendre sur des black sites ou dans des centres de détention illégitimes, comme Guantanamo ou Bagram, afin d’y interroger des détenus. Lorsqu’elle n’est pas en déplacement, elle observe dans son bureau pakistanais des vidéos d’interrogatoires musclés, dans l’espoir de recueillir des informations pouvant mener à Oussama Ben Laden. En particulier à un certain Abu Ahmed qui, elle en est convaincue plus que tout autre, est la clé pour retracer l’homme le plus recherché sur la planète. La caractérisation des détenus est dépeinte sans nuance : ils sont tous coupables d’une manière ou d’une autre, et ils sont des sources d’information potentielle. Il suffit de savoir comment l’extirper. La torture semble être un bon moyen. Lorsque Maya se retrouve seule avec Ammar, passablement amoché, déshydraté et affamé, il l’implore «Please help me». Et elle lui répond stoïquement «You can help yourself by being truthful». Dans une autre scène, on voit Maya poser des questions à un détenu, et lorsqu’elle n’est pas satisfaite, elle tape une brute sur l’épaule, qui procède à asséner des coups de poings. Plus tard, un autre détenu affirme à Maya qu’il va tout lui dire, parce qu’il ne veut pas être torturé. Paraît-il que le titre provisoire du film était : Dr. Cheney or : How I Learned to Stop Worrying and Love Torture

    Je ne sais pas si Bigelow-Boal sont pro-torture (ils refusent de se positionner clairement, répétant que «représentation ne signifie pas approbation»), mais leur film l’est sans contredit. Débattre là-dessus serait un peu comme débattre sur la couleur du ciel. Selon l’ancien journaliste du Washington Post, Dan Froomkin, dans un essai critique sur Zero Dark Thirty, les cinéastes devaient se trouver dans une «impasse» quant à la représentation de la torture. S’ils avaient démontré qu’elle n’a pas mené à la capture de Ben Laden (ce qui est le cas), ils auraient risqué de compromettre la sympathie du public envers l’héroïne. «Hollywood heroes can be flawed, but they can’t be war-criminal flawed. So they made a totally pragmatic choice, not a moral one — at least in their mind». Le critique de New York Magazine David Edelstein, qui considère Zero Dark Thirty comme le meilleur film de l’année, met précisément le doigt sur le bobo dans un excellent essai sur la controverse publié lundi :

    Watching the torture in Zero Dark Thirty, we might well be disturbed, dismayed, disgusted, etc. But the movie says that if it hadn’t gone down like that, we wouldn’t have gotten Bin Laden, which would be worse than disturbing. It would be emasculating — and, for an American audience, intolerable.

    chuck3J’ai mis le mot «émasculé» en gras parce qu’il s’agit à mon avis d’un indice fondamental pour comprendre l’esprit du film. Cette volonté de montrer une Amérique virile, où la supériorité de sa force de frappe est un gage de sa supériorité morale, s’inscrit dans la lignée des films militaristes produits par The Cannon Group à l’ère Reagan. Zero Dark Thirty est un 80s Action Movie camouflé par une exécution cinématographique sophistiquée, ce qui expliquerait en partie l’emballement de la critique à son égard. Un film doté d’une telle puissance artistique ne peut possiblement être comparé aux Missing in Action ou Invasion USA de ce monde! L’approche réaliste, sobre, ambigüe et amorale de Zero Dark Thirty tranche avec le patriotisme caricatural et les grossièretés scénaristiques qu’on retrouve dans les films de gros bras dont on aime bien se moquer. Pourtant, lorsqu’on gratte sous le vernis, on remarque plusieurs parallèles.

    Zero Dark Thirty emploie un procédé commun aux 80s Action dans l’illustration de son protagoniste : un homme (dans notre cas, une femme) qui réussit à sauver le monde grâce à sa détermination surhumaine mue par un sentiment de vengeance. Pour Maya, trouver Ben Laden n’est pas qu’une question de sécurité nationale, qui s’inscrit dans les paramètres de son emploi; c’est surtout personnel. En effet, le film commence vraiment à aller de l’avant après la mort d’une de ses collègues et amie aux mains de terroristes qui commettent un attentat suicide dans une base américaine. Après l’incident, Maya regarde un de ses collègues, et lui dit, le feu dans les yeux : «I’m going to smoke everyone involved in this op and then I’m going to kill Osama bin Laden».

    Un autre procédé commun est l’aspect «seul contre tous». Le protagoniste se fait continuellement mettre des bâtons dans les roues lors de sa mission, et pas seulement par ses ennemis mais – et c’est souvent encore plus révoltant – par ceux qui sont censés être ses alliés. Ainsi, dans Zero Dark Thirty, on tombe sur quelques personnifications du Stupid Chief, pour user le langage du 80s Action. Il y a d’abord le patron de Maya à son bureau pakistanais, qu’elle engueule royalement parce qu’il ne met pas l’effort nécessaire pour la traque de Ben Laden. Elle va jusqu’à le menacer de le dénoncer à ses supérieurs, jusqu’à ce qu’il plie. On retrouve ensuite un responsable de la Maison-Blanche – qui a l’odieux de parler avec un accent européen – qui refuse de prendre au sérieux les découvertes de Maya, et qui retarde l’opération des Navy Seals à Abbottabad, lieu de la cachette de Ben Laden.

    Ce même responsable de la Maison-Blanche avertit la CIA que, sous la nouvelle administration Obama, les «techniques d’interrogatoire renforcées» ne sont plus permises, ce qui est illustré dramatiquement comme un important obstacle. Un patron de Maya, présenté comme un personnage sympathique, se plaint violemment d’avoir perdu des ressources importantes parce que les détenus sont dorénavant «protégés par les avocats jusqu’au cou». Et lorsqu’on voit le président dans le film, c’est à travers une entrevue à 60 Minutes, dans laquelle il condamne la torture. Maya et ses collègues répondent à cette déclaration avec, au mieux un air indifférent, au pire, avec mépris (c’est difficile de savoir, parce que Bigelow semble demander à ses acteurs de faire leur meilleure impression de zombis dans cette scène). Le responsable de la Maison-Blanche, et par extension Obama, symbolisent l’incompétence, la paresse et, surtout, l’émasculinisation de la bureaucratie, véritable souffre-douleur des «films de droite».

    L’effort de Maya est finalement reconnu lors d’une réunion avec le grand patron de la CIA, interprété par James Gandolfini. Lorsqu’il demande qui a réussi à retrouver Ben Laden, Maya répond, les bras croisés et avec un air défiant : «I’m the motherfucker who found this place, sir». Chuck Norris n’aurait pas su mieux dire! En gros, la traque de Ben Laden est jouée comme l’affaire d’un seul individu, pas d’un effort de groupe, ce qui correspond à l’individualisme tant valorisé par la philosophie conservatrice.

    Les larmes de Maya

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    Après environ deux heures d’intrigue internationale complexe, Bigelow fait quelque chose de très intéressant : elle libère le spectateur de la pléthore d’informations verbeuses qu’il vient de vivre, et le «récompense» avec une séquence de cinéma total. Le raid sur la forteresse de Ben Laden à Abbottabad adopte une approche infiniment plus sensuelle que tout ce qui précède; on pourrait quasiment parler d’un moyen-métrage distinct qui a été greffé à la fin de son film. Pendant ces quelque 30 minutes, on oublie presque Maya, qui apparaît à peine pendant toute l’opération, sauf dès le début, lorsqu’elle accoste un Navy Seal pour lui dire : «Bin Laden is there. And you’re gonna kill him for me», au cas où on aurait oublié qui est le boss…

    Le soleil couché, les soldats embarquent dans deux hélicoptères dernier cri construits pour échapper aux radars ennemis et pour se déplacer le plus silencieusement possible. On a l’impression de voir d’immenses anges exterminateurs qui descendent dans la vallée de l’ombre. D’hallucinantes images nocturnes panoramiques, le son sourd et musclé des hélices, la musique élégiaque et menaçante d’Alexandre Desplat; on est loin du raid wagnérien d’Apocalypse Now. Pour Bigelow, la destruction de l’ennemi ne s’apparente pas à un opéra lyrique, plutôt à un adagio funèbre. Et c’est absolument saisissant.

    Une fois la forteresse encerclée, le commando procède méthodiquement à tuer les «suspects», deux fois plutôt qu’une, dont un certain bonhomme avec une longue barbe poivre et sel. Même si on connaît le dénouement de l’opération, la technique déployée par Bigelow – notamment une caméra subjective utilisant des lentilles night vision, accentuant non seulement l’identification mais aussi la participation du spectateur – nous garde sur le bord de notre siège. L’action est mise en scène de manière très sérieuse et réfléchie, évitant heureusement toute démonstration de sensationnalisme ou de triomphalisme.

    On est tellement impressionnés par le geste cinématographique, qu’on en vient à faire abstraction de l’illégalité de l’opération, et même d’oublier momentanément le conflit moral qu’on a vécu plus tôt. L’art donne un visage très séduisant au mal. Est-ce dangereux?

    Le dernier plan du film nous montre Maya en larmes. Que doit-on y voir? Qu’elle regrette d’avoir compromis ses valeurs? Que sa vie n’a plus de sens maintenant qu’elle a complété une mission qui l’a obsédée pendant une décennie? Difficile à dire, puisque le film a refusé tout le long de traiter de sa psychologie, nous la montrant aussi opaque qu’un drone Predator. Mais c’était peut-être ça le but : derrière le côté obscur se cache une humanité, mais elle ne doit jamais se révéler au grand jour, et ce, pour notre plus grand bien.

    À lire aussi :

    > Zero Dark Thirty : divertissement ou propagande?


    • @js

      «(…) sous le regard complice de notre héroïne, Maya (Jessica Chastain)»

      Pas tout à fait. L’histoire de ZDT consiste à nous montrer de quelle façon ce regard devient justement de plus en plus complice au fur que l’intrigue avance. Complicité, il me semble, que l’ambiguïté du dernier plan essaie vainement et trop peu trop trop tard de remettre en question.

    • Eh ben. Déjà que j’avais été déçu par The Hurt Locker, je sens que je vais passer mon tour pour Zero Dark Thirty.

    • @johnnythewolf

      Détrompez-vous. Malgré son agenda politique qui peut laisser à certains un arrière-goût dans la bouche, le film n’en demeure pas moins une réussite à tous les autres niveaux. Et c’est probablement ce qu’il y a au bout du compte de plus inquiétant.

      Oui, bien dit. Mon texte est davantage destiné à ceux qui l’ont vu. Je voulais davantage parler de ses qualités cinématographiques, et du fait que ça en devient d’autant plus difficile à ne pas louanger ZD30, mais j’ai manqué de temps. La grosse question que le film pose se trouve à la fin de cette critique du Christian Science Monitor :

      By showing scenes of torture without taking any kind of moral (as opposed to tactical) stand on what we are seeing, Bigelow has made an amoral movie – which is, I would argue, an unconscionable approach to this material. I don’t understand those critics and commentators who denounce this film’s amorality and then go on to laud the movie anyway – as if a film’s moral stance, or lack of the same, was incidental to its achievement. Are we so cowed and wowed by cinematic technique that we can afford to lobotomize ourselves in this way?

      C’est pour moi un argument qui tient de l’évidence, mais qu’on ne trouve bizarrement chez pratiquement aucun autre critique (sans compter les journalistes politiques, qui ont fait un travail remarquable pour dénoncer les faussetés de ce film qui se prétend «based on first hand acounts»). -js

    • “Je ne sais pas si Bigelow-Boal sont pro-tortue”

      Pro-faucon sûrement…

    • “En gros, la traque de Ben Laden est jouée comme l’affaire d’un seul individu, pas d’un effort de groupe, ce qui correspond à l’individualisme tant valorisé par la philosophie conservatrice.”

      Non, c’est la philosophie américaine, point. Même un individu qui fait avancer une cause progressiste le fait toujours seul dans un film amerloque.

    • “L’art donne un visage très séduisant au mal. Est-ce dangereux?”
      Je ne sais pas, mais ce qui est certain, c’est que le mal a souvent donné un visage séduisant à l’art.

    • @unholy_ghost
      pro-tortue… peut-être était-ce un lapsus qui renvoyait à cette scène:
      http://www.youtube.com/watch?v=43MVUKP5czk

    • Il faut dire que ça fait dix ans que 24h chrono présente de la torture.

      Il y a une différence entre présenter la torture, et présenter son efficacité, ce que fait ZD30. Ça fait en sorte que la défense de Bigelow-Boal – «depiction is not endorsment» – tient de la mauvaise foi crasse. Ils savent très bien de ce que les médias les accusent, c’est des gens intelligents… Et oui, ZD30 et 24 adoptent la même philosophie par rapport à la torture. -js

    • La fausse efficacité, en fait.

      Oui, pardon. -js

    • @ hlynur

      Ben justement, on a dit la même chose de The Hurt Locker, que j’ai trouvé ennuyeux et ridicule. Le fait que ZD30 se permet en plus d’être intellectuellement malhonnête ne fait que me donner une raison supplémentaire de ne pas aller voir le film.

    • Il y a une bonne blague dans les Inrocks: la CIA, grande gagnante des Golden Globes avec ZD30, Homeland et Argo.

      Et puis, vous avez vu la couverture de la semaine: la gueule de Depardieu avec le titre: “1946-2013. C’était Depardieu.”

    • Ce n’est probablement pas l’intention, mais ça m’a découragé moi aussi. Maintenant je suis un peu moins pressé de voir ce film. (La personnage qui perd une amie dans un attentat, je trouve le procédé franchement ridicule et grossier dans le contexte).

      Au sujet de l’amie, je me suis pas assez bien exprimé: c’est aussi sa collègue, qui reçoit la visite d’une supposée «source» dans une base en Afghanistan. Il s’agit d’ailleurs d’une des meilleures scènes du film. -js

    • “J’ai mis le mot «émasculé» en *gars* parce qu’il s’agit à mon avis d’un indice fondamental pour comprendre l’esprit du film.”

      Intéressant lapsus écrit :)

      Wow, j’avais pas remarqué, merci! -js

    • J’ai beaucoup aimé ce film. Avec raison au sommet des listes. Mais bon, j’étais anti-torture avant et je le suis encore après ! Tout comme j’avais bien aimé Dirty Harry (le premier film), mais pas la philosophie, bien sûr. Le film semble représenter une vision que bien des gens ont aux États-Unis, hélas. Il est, pour cela aussi, intéressant à voir.

      Mais oui, je pense que le film est malhonnête car on indique bien, au début que l’on est pas dans la fiction.

    • Amie ou collègue, peu importe, je trouve ridicule l’idée d’un “Now it’s getting personnal”, comme quand Chuck Norris se faisait tuer son chien, surtout s’il y a une phrase aussi débile que «I’m going to smoke everyone involved in this op and then I’m going to kill Osama bin Laden». À moins que le film crée une profonde distance entre le spectateur et la personnage, ce que je ne crois pas deviner d’après votre critique, cela ne sert qu’à cautionner l’utilisation de la vengeance violente dans un contexte politique des plus délicats, ce qui est hautement irresponsable de la part des créateurs. (Bon j’ai changé de camp avant même de voir le film…)

    • Quelqu’un a également lu No Easy Day de Mark Owen, un SEAL qui a participé à l’opération ? Je suis curieux, je n’ai pas vu ZD30, mais de ce que vous semblez dire c’est que c’est probablement une autre interprétation, docu-fiction à quoi on a droit.

    • On s’en contresaintciboirise-tu de la correspondance avec la VRAIE vérité ? On ne la saura jamais de toute façon. Simplement aller visionner un film bien fait qui nous fait vibrer. Point à la ligne. Thrill or not ? C’est tout ce qui compte. Pas un exposé politique mais … un film ! J’y vais donc jeudi comme .. cinéphile … pas comme analyste politico-je-sais-tout !

    • “Maintenant c’est personnel”. Maudine qu’on entend ça souvent dans les films d’action… Je vais m’en tenir à mes Tom Clancy pour la recette recyclée maintes fois ;)

      (en fait beaucoup de ce que vous dites à propos de ZD30 est présenté ou encore abordé dans Rainbow Six)

    • Crocomick52, ça tombe bien, vous êtes le public-cible.

    • @ crocomick52

      Bon film! Y’a Gangster Squad qui est sorti aussi, si jamais.

    • @ crocomick52

      C’est assez ironique que vous opposiez votre attitude de “cinéphile” à une vision plus intellectuelle du cinéma, puisque le mot cinéphile a justement été inventé par ceux qui voulaient se détacher du cinéma-spectacle et qui revendiquaient une analyse plus artistique et intellectuelle des films.

    • @js

      Voici un argument qui pourrait néanmoins ajouter de l’eau au moulin de la défense de Bigelow et que vous ne semblez pas avoir tenu compte dans votre critique.

      Si la torture joue certes un rôle majeur dans la capacité des agents à tirer les vers du nez à leurs prisonniers; remarquez que l’une des informations clef dans la chasse à Ben Laden est néanmoins obtenue lorsque Maya, lasse des méthodes plus frustes de ses collègues, préfère jouer d’astuce (avec Ammar).

      Si cet épisode ne suffit pas à réhabiliter les autres 120 minutes quasi apologétiques de ces méthodes médiévalesques, il pourrait néanmoins être invoqué pour assimiler les scènes de torture à l’un des multiples moyens permettant de parvenir à une fin davantage que la pierre angulaire de la traque.

      Oui mais cette astuce n’aurait jamais été possible sans la privation de sommeil de 96 heures! La torture ne se résume pas qu’aux questions lors des sessions d’abus physique ou de waterboarding. Avoir sorti Ammar à l’extérieur, et lui avoir offert bouffe, thé et cigarette, s’inscrit dans les techniques. -js

    • ben laden ou le mythe du 11 sept. les vrais terroristes se sont les dirigeants americains…mais on en feras jamais un film… censure politique et omerta oblige…
      Ben Laden etant une creation americaine (reconnue)L’Iraq et l’Afganistan ont ete’depuis tres longtemps (depuis bush pere)des pays a envahir a tout prix (petrole oblige) et si vous voulez faire une guerre voici le truc: Vous envoyez un bateau de guerre pres du pays ennemis et vous le faites coulez. Les medias s’emparent de la nouvelle et crient “vengeance” et le lendemain tous le peuple veut faire la guerre au soit disant ennemis. Manipulez une foule est derisoirement facile et dangereusement efficace. Nous sommes tous des puppets .Qu’on votent pour un gouvernement ou un autre cela change pu rien ,ont est entre les mains des masters puppets ,et bientot ce seras le gouvernement mondial qui va tirer les ficelles pour que les supers riches qui manipulent dans l’ombre ,continuent a le faire avec un controle encore plus total. On ne pesent plus dans la balance,ont les les esclaves,les cocus contents d’un systeme totalitaire.
      C’etait ma petite meditation du jour .

    • Je n’ai pas vû ce film mais je dirai que je peux être en parfait désaccord avec la tangente politique d’un film et tout de même l’apprécier. Je ne suis pas obligé d’être d’accord avec le propos d’un film pour l’apprécier mais je m’attend au moins à ce que ses auteurs aient le courage de leur conviction, ce qui ne semble pas être le cas avec Bigelow.

      Pour faire opposition à cette vision de la torture, Oliver Stone y est allé d’une très bonne scène dans Savages. Un personnage que l’on sait innocent se fait torturer par les durs à cuire du cartel et sous cette torture horrible et les menaces envers sa famille, il finit par avouer les actes qu’il n’a pas commis.

    • Eternite, en plus ça expliquerait qu’ils sont “pro-tortue”… Que vous êtes vigilant!

    • Leos et la langue étrangère

      Leos Carax refuse le prix du meilleur film en langue étrangère que lui décerna la semaine dernière la Los Angeles Film Critics Association. Explication suit, dans un message envoyé à la dite association:

      ~

      « Bonjour, je suis Leos Carax, réalisateur de films en langue étrangère. J’ai fait des films en langue étrangère toute ma vie. Des films en langue étrangère sont fabriqués partout à travers le monde à l’exception, bien sûr, des Etats-Unis. Aux Etats-Unis, ils ne font que des films en langue non-étrangère. Les films en langue étrangère sont difficiles à faire, car vous devez inventer une langue étrangère au lieu d’utiliser votre langue habituelle. Mais la vérité, c’est que le cinéma est une langue étrangère, une langue créée pour ceux qui ont besoin de voyager de l’autre côté de la vie. Bonne nuit ».

    • “pro-tortue”, j’adore! :)

      Et j’aime bien la réponse de Leos Carax…

    • 60 Minutes ne veut rien savoir de ZD30

      One movie 60 Minutes will not be featuring is Zero Dark Thirty. The show was “pitched hard,” says executive editor Bill Owens, but the newsmagazine profiled director Kathryn Bigelow for The Hurt Locker in 2009, and the pic’s representatives were selling Zero Dark Thirty almost as a documentary, touting the filmmakers’ CIA access (which has led to a Senate investigation).

    • teamstef

      16 janvier 2013
      10h33

      Je n’ai pas vû ce film mais je dirai que je peux être en parfait désaccord avec la tangente politique d’un film et tout de même l’apprécier.

      lorsque cela touche la politique, j’ai bien de la misère…. peut-être dans 80 ans, quand les historiens et le temps auront ajouter des tons de gris dans les perceptions. le contenu prime toujours sur le contenant.

    • @fractalius
      “le contenu prime toujours sur le contenant“

      Désolé mais faire primer le contenu sur le contenant se compare à exercer une forme de censure, même si elle demeure bien personnelle. Il y a plusieurs excellents films que j’ai apprécier comme oeuvre même si je pouvais être en désaccord avec certains des propos de ces oeuvres. Apocalypse Now, Fight Club, Citizen Kane, Inglorious Basterds, la trilogie Dark Knight, The Untouchables, There will be blood ou Traffic pour ne nommer que ceux-là.

    • Citizen Kane? Qu’y a-t-il à réprouver dans le propos de Citizen Kane?

    • Je viens de lire votre critique, après avoir vu le film hier soir, que j’ai trouvé d’une très grande qualité. Votre point de vue apporte une perspective très intéressante qui m’avait totalement échappée, mais j’aimerais néanmoins revenir sur deux points.

      1) L’approche réaliste. Comme pour The Hurt Locker, Bigelow/Boal choisissent une approche réaliste et relativement neutre dans son récit. Bien sûr, le simple choix de cette approche n’empêche pas certains biais, notamment dans les choix de sujets, mais je défendrais que ce réalisme relativement neutre n’est pas pour autant dénué d’intérêt et de mérite ou amoral, contrairement à ce qui est soutenu dans l’extrait cité plus haut.

      Prenons le cas polémique de la torture. Sur ce point, je suis resté sous l’impression que Bigelow/Boal, par le réalisme, nous exposent toute la complexité de cet enjeu, qu’on le veuille ou non. D’un côté, oui, certaines méthodes de torture ont été utilisées (et le sont possiblement encore) pour obtenir des renseignements (possiblement erronés) détenus (!) par les prisonniers. Oui, ces renseignements peuvent en bout de ligne finir s’avérer utiles. De l’autre, les scènes de torture sont très difficiles à regarder, quasi-insoutenables et nous font ressentir pleinement la barbarie de la chose. Ces sentiments sont confirmés par la réaction de Maya aux premières scènes. Le tout, également, est mis en perspective quand on voit que Dan (? pas certain du nom du personnage) est plus préoccupé par le sort de deux singes que par celui des prisonniers qu’il torture. Le message est que la torture déshumanise l’Homme. En bout de ligne, que le spectateur soit pro-torture ou anti-torture, Bigelow/Boal nous exposent le revers de la médaille qu’on défend. Pour ma part, je ne crois pas que représenter la pleine complexité d’un enjeu, reconnaître que la vie est parsemée de zones grises, constitue un choix moins “moral” que de se placer dans un either/or. Au contraire, un tel point de vue m’apparaît tout aussi pertinent, sinon plus.

      2) Je crois qu’une analyse du rôle de Maya mérite une bien plus grande complexité que ce que j’ai lu ou entendu jusqu’ici. Comme j’ai dit, je n’ai vu le film que hier soir (et j’ai été occupé depuis), alors ma réflexion n’est pas très avancée et je peux être dans le champ. Au premier coup d’oeil, par contre, il me semble que Maya agit en grande partie en tant qu’allégorie de son pays.

      Dans la première moitié du film (pré-11 septembre, dans l’allégorie), elle est rationnelle, rigoureuse, efficace et intelligente. Elle ressent un évident malaise à assister à des scènes de torture et n’y consent apparemment que parce que c’est la pratique établie et qu’elle croit que ça peut être utile. Elle n’hésite pas à montrer sa supériorité, autant “morale” qu’efficace, aux autres personnages et à utiliser l’ascendant que cette supériorité lui apporte. Elle vise à travailler sur plusieurs pistes en même temps (Abu Ahmed et autres). Puis survient l’attentat contre sa collègue et amie (l’équivalent, dans l’allégorie, du 11 septembre – notons, pour appuyer l’allégorie que la collègue et amie meurt lors d’un attentat dans une base de la CIA). À partir de là, elle devient subitement vindicative, impatiente, méprisante, détestable. Le personnage devient insupportable et perd rapidement toute la sympathie qu’il avait recueilli lors de la première moitié. Son nom apparaît formellement comme cible d’attentats. Elle n’hésite pas à s’attaquer à des gens qui sont censés être (et vont se confirmer) ses alliés. Elle se borne à un seul objectif (Abu Ahmed et rien d’autre) et ne laisse place à aucun doute (quand elle se fait demander son niveau de certitude que Bin Laden est dans la maison, elle répond 100%, alors qu’à ce stade une telle certitude est proprement déraisonnable comme les autres participants à la rencontre l’expliquent clairement).

      Vu sous cet angle, les larmes de la fin prennent un nouveau sens. Délivrance collective d’une nation? Reconnaissance de tous les sacrifices encourus? Commencement d’un deuil permettant de tourner la page? (Après tout, dans la scène finale, elle prend l’avion pour la destination de son choix.)

      En passant, une séquence du résumé est inexacte. Quand Maya répond “I’m the motherfucker who found this place, sir!”, la question qui lui avait été posée est “Who are you?” Elle venait tout juste d’intervenir pour la première fois dans l’entretien, ayant corrigé un collègue concernant une information. Dans ce contexte, la phrase sonne un peu moins comme une bravade individualiste que comme rancoeur de s’être fait demander de se mettre à l’écart pour la rencontre après tous ces efforts.

    • Étonnante cette sortie de Leos Carax contre le L.A. Film Critics Association.

      Il reproche aux Américains leur fermeture au monde mais ne s’empêche pas, dans Tokyo!, d’offrir un film très franco-centriste, limite nippo-phobe. Un autre de cas de poutre dans l’oeil?

    • Aux grosses têtes : A force de nous “éplucher” le film, on aura plus envie de le voir.

    • Simple, tu n’as qu’à plus lire. Ça prend un peu de volonté, remarque.

    • Le deuxième hors sujet ne fera pas plus mal.

      Vincent Guzzo en énième « retour sur » pour notre plus grand bonheur : http://lesfrancstireurs.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=318

    • “L’idée ça vient comme ça”…

    • @zaclock

      Je seconde (à «quasi 100%» (rires)) la deuxième partie de votre analyse qui me plaît beaucoup.

      «Vu sous cet angle, les larmes de la fin prennent un nouveau sens. Délivrance collective d’une nation? Reconnaissance de tous les sacrifices encourus? Commencement d’un deuil permettant de tourner la page? (Après tout, dans la scène finale, elle prend l’avion pour la destination de son choix.)»

      Dans un autre contexte, on aurait pu croire que Maya vole sur Air Obama. Mais ce que ce film nous dit, c’est que Ben Laden a été capturé non pas avec le concours des démocrates, mais sinon malgré une administration qui n’a infligé qu’atermoiements aux services secrets.

    • @cinematographe
      Pour ce qui est de Citizen Kane, je sais que la conclusion en est une liée aux regrets et aux failles de la quête de la réussite à tout prix. Par contre, avant d’arriver à la conclusion, on nous présente tout de même la réussite matérielle et la célébrité comme une quête louable et même enviable. On nous présente un Kane comme l’exemple typique du patron qui décide de s’occuper du peuple et des ouvriers qui n’ont rien à dire dans ces décisions. Se disant aux services du monde ordinaire, il est un pouvoir obscur en soit et se sert de ce pouvoir pour s’enrichir davantage et gagner en puissance. C’est même de cette même manière qu’il gère sa deuxième femme, comme il gère son entreprise et le peuple. Alors qu’il aurait commencer sa carrière pour combattre les pouvoirs du “corporate managment“, il en devient le plus grand symbole et ça fonctionne et il croit fermement que le peuple va croire ce qu’il leur dit de croire.

      Bien sûr, pour le spectateur, on en vient à un sentiment de pitié pour Kane mais le message de la voie de la réussite en est un qui peut être troublant et qui pourrait même servir de symbole aujourd’hui aux fans du mouvement “Occupy“:

    • Hmmm, pas d’accord, la soif de puissance de Kane est critiquée dès l’ouverture, par sa mort en solitaire, à laquelle le film revient constamment par sa structure en flash-back. De toute façon, c’est un aspect secondaire: le film est une quête épistémologique et pose la question à savoir s’il est possible de connaître un individu, alors le film multiplie les points de vue sur Kane pour tenter de le cerner, sans jamais vraiment réussir, puisque c’est impossible (Kane meurt seul derrière son château impénétrable, no trespassing).

      La conclusion ne présente que le point de vue de Welles sur son personnage, qui n’est pas exclusif ou plus valable que les précédents, tout en montrant que l’art (le travelling révélant Rosebud) peut aboutir sur une vérité inaccessible autrement (seul le spectateur connaîtra l’identité de Rosebud).

      Le film réside dans sa réflexion sur le faux, comme toujours chez Welles, entre Kane qui assure sa domination grâce à sa maîtrise du faux, et le film, lui-même un artifice, un travail de faussaire si l’on veut, qui permet pourtant de mettre à jour les mécanismes du faux employé par Kane; il faut voir l’écart entre, donc, le faux comme manipulation, et le faux comme moyen d’atteindre le vrai, ce qui n’est possible que si le faux s’affiche ouvertement comme faux (d’où l’esthétique hautement artificielle). Bref,il faut voir le comportement de Kane en contraste avec la démarche même du film (ce n’est pas pour rien que Welles joue Kane, comme il jouera Quinlan ou Arkadin), pour voir qu’il n’y a aucun endossement de la richesse matérielle ou de la célébrité.

    • Bon d’accord, me baser sur mes souvenirs de mon dernier visionnement de ce film qui doit dater d’au moins 15 ans n’était peut-être pas la meilleure des idée. J’avais en tête la réussite professionnelle de Kane et l’immoralité (oui c’est un personnage difficile à cerner mais une certaine immoralité est assurément présente) même du personnage lorsque j’ai inclu ce titre à la courte liste de films qui sont de belles oeuvres malgré certains points de vue dérangeants.

    • Il faut revoir Citizen Kane régulièrement! (Sinon je suis assez d’accord pour dire qu’il y a de belles oeuvres que l’on peut apprécier malgré un désaccord politique ou idéologique, mais la proximité de ZD30 avec le réel que le film dépeint demande quand même une certaine précaution que les créateurs ne semblent pas trop prendre en considération, lorsqu’ils se cachent sous leurs prétentions “réalistes” leur retirant apparemment toute responsabilité. “C’est pas de ma faute, ça s’est passé comme ça”…)

    • “Doit-on sincèrement croire que la majorité des gens qui vont voir un film «basé sur une histoire vraie» s’attendent à sortir de la salle objectivement informés? Quelle vaine présomption! On parle de responsabilité des cinéastes, mais n’oublions pas non plus celle des spectateurs, auxquels il incombe de distinguer le cinéma de la documentation historique. Associer un film à un cours d’histoire est une erreur impardonnable.” -Jozef Siroka

      Je n’ai pas l’impression que des spectateurs vont changer leur opinion sur l’utilisation de la torture par des gouvernements après le visionnement de Zero Dark Thirty. Je trouve que l’importance de cette anecdote (ZD30: divertissement ou propagande) est exagérée et nui au film. Je ne souhaiterait pas ce traitement lors de critique de mes films favoris. Exemple, lire une critique de Taxi Driver pour la sortie d’une nouvelle version en BluRay et d’associer ce film à des gestes meurtriers survenus ces dernières années aux États-Unis. Et mettre un hyperlien un éditorial d’un journal américain qui met responsable Taxi Driver d’encourager des instables à commettre des tueries avec armes à feu pour devenir connus et avoir leurs photos à la une du journal. J’espère qu’un critique de cinéma, même farouchement contre les armes à feu, va réfléchir avant d’accuser Martin Scorsese d’avoir du sang sur les mains et qu’ils auraient fallu qu’il soit plus responsable avant d’utiliser la violence comme solution à un problème. Le genre de critique qui empêcheraient certaines personnes d’encourager ce film et passer à côté d’un classique à voir absolument. Je crois que ce comportement nui au cinéma en général et on devrait éviter de l’utiliser à des fins politiques.

      Vous faites bien de me rappeler cette citation, et je l’approuve toujours. Mais il y a des exceptions, comme toujours dans la vie. ZD30 n’avertit pas seulement qu’il est «basé sur une histoire vraie», mais basé sur des «first hand accounts», un compte rendu direct de sources de la CIA. Et il est question ici d’un des sujets politiques les plus épineux de notre époque, qui est présenté de manière très réaliste. Son influence sur les mentalités a ainsi un impact direct sur un tissu social très fragile. Pas pour rien que le Sénat américain songe à amener les créateurs du film devant une commission. Et ne venez pas faire un parallèle avec le MacCarthysme, il ne s’agit pas de censurer la liberté d’expression, mais de comprendre d’où viennent les infos eronnées qui ont été présentées comme des faits. Lisez cet article avant de me répondre SVP -js

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