Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 8 janvier 2013 | Mise en ligne à 17h15 | Commenter Commentaires (39)

    Django Unchained : quelques notes discordantes…

    django-unchained

    Django Unchained. Voici un très beau titre, mais qui induit en erreur. Il y a d’abord le terme «Django», référence à une série de westerns spaghetti, et prénom du personnage interprété par Jamie Foxx, un ancien esclave en mission. Le problème est que ce dernier n’est pas la vedette du film; il joue les seconds violons au Dr. King Schultz, un chasseur de primes allemand très habile et raffiné interprété par la nouvelle flamme de Quentin Tarantino, Christoph Waltz. Un état de fait assez curieux, et qui peut même provoquer un certain malaise, compte tenu que l’oeuvre en question se prétend une fantaisie libératrice sur le passé horrifique des Noirs américains.

    (SPOILERS à venir dans tout ce qui suit). Django ne devient le véritable protagoniste que lors des dernières minutes du film, alors que pratiquement tout enjeux dramatique a été évacué du récit. En effet, le principal méchant, le propriétaire d’une plantation nommé Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), a déjà été éliminé, et ce aux mains du Dr. King, qui lui-même est tombé au combat. Django entame ensuite une sanglante fusillade contre les acolytes de Candie, avant de se rendre, dans ce qu’on peut appeler la «première conclusion» (la fin a été inexplicablement scindée en deux de manière improvisée pendant le tournage).

    La «deuxième conclusion» suit une scène assez tendue dans laquelle Django, suspendu par les pieds dans une étable, se fait décrire par un terrifiant esclave domestique et ancien homme de confiance de Candie (Samuel L. Jackson) la misère qui l’attend dans la mine de charbon dans laquelle il a été vendu. Mais toute cette tension est évacuée dans la scène suivante, lorsqu’on voit les nouveaux maîtres de Django lors d’une escale sur la route : trois crétins crédules, dont Quentin Tarantino avec un accent australien (!). Django se libère par voie d’une ruse, tue ses ravisseurs, revient à la plantation, tue encore, et beaucoup, dans des moments dénués de suspense, et finit par compléter sa mission : la libération de sa femme, Broomhilda (Kerry Washington).

    django-unchained-3

    Ce qui nous amène au second terme du titre : «Unchained», déchaîné. Au sens propre, dans ce cas-ci, le mot implique notre héros qui se fait libérer de ses chaînes, chose qui se produit dans l’introduction. Ça va jusque là. Mais il y a aussi le sens figuré, qui implique une bonne dose de catharsis, élément qu’on s’attend naturellement à retrouver dans tout film de Tarantino. Sauf que ce n’est pas tout à fait le cas avec son dernier. Oui, il y a nombreuses scènes d’action et de violence, certaines complètement déjantées et jouissives, mais elles jaillissent d’une fondation dramatique chancelante, atténuant l’implication émotive du spectateur (par «spectateur», je parle en mon nom, puisque j’émets ici une opinion largement minoritaire).

    Prenons la raison d’être de l’odyssée de Django : la volonté de retrouver et de libérer sa femme. Cette dernière agit à titre de figurante dans le récit, on n’apprend jamais à la connaître et, plus important encore, on ne ressent jamais la véritable passion de Django pour celle-ci. La relation entre les deux, et la motivation de Django pour la sauver, sont implicites, ne sont jamais adéquatement dramatisées. Il s’agit là d’une approche très peu caractéristique de la méthode du cinéaste. Les moments les plus excitants de sa filmographie sont justement les illustrations détaillées et colorées de diverses offenses, qui justifient les proportions (parfois démesurées) des revanches : la serveuse qui ne remplit pas assez souvent la tasse de café de M. Pink dans Reservoir Dogs; le massage de pied à la femme de Marcellus Wallace dans Pulp Fiction; Melanie qui se fait assassiner par Louis pour avoir trop parlé dans Jackie Brown; la moitié des scènes dans Kill Bill, dont la plus mémorable, le flash-back animé issu des souvenirs d’O-Ren Ishii; l’exécution de la famille de Shosanna dans Inglourious Basterds

    Ironiquement, c’est avec le Dr. King que Broomhilda vit sa liaison la plus substantielle d’un point de vue dramatique. Cette esclave élevée par des maîtres allemands échange dans la langue de Goethe avec le bon samaritain (qui a accepté d’unir ses forces avec Django pour la raison nébuleuse qu’il «se sent responsable pour lui») dans une chambre du manoir de Candie. Et lorsque le mari entre finalement en scène, pour une première rencontre avec sa femme depuis qu’il est un homme libre, elle s’évanouit avant de pouvoir dire un seul mot. On dirait que Tarantino fait exprès de ne pas renforcer les liens entre Django et Broomhilda à l’écran, afin de ne pas porter ombrage à la véritable histoire d’amour du film : celle entre le cinéaste et Christoph Waltz.

    Calvin-Candie_skull_mobileC’est ce dernier qui a hérité du personnage le plus intéressant dans Django Unchained. Il est la boussole morale dans un film aux ramifications émotionnelles très chargées. Au-delà de son rôle diégétique, le Dr. King Schultz est lié métaphysiquement à la mythologie globale de l’oeuvre tarantinesque. Ce chevauchement se constate dans la scène du dîner où Candie explique sa théorie phrénologique raciste quant à la capacité de soumission supérieure des Noirs, en exhibant et en sciant une partie du crâne d’un esclave. La même théorie que cautionnait le régime nazi et, plus spécifiquement, dans la discussion qui nous concerne, le colonel Hans Landa, qu’a magistralement interprété Waltz dans Inglourious Basterds. Lors de l’exposé de Candie, on sent l’inconfort manifeste du Dr. King. Sa révulsion est encore plus explicite lorsqu’il se trouve dans le salon, où la soeur de Candie joue agressivement Für Elise de Beethoven à la harpe, tandis qu’il revit en flash-backs convulsifs les images d’un esclave dévoré vivant par des chiens (une juxtaposition entre la haute culture Blanche et sa culture de sauvagerie que n’aurait pas reniée le Stanley Kubrick de A Clockwork Orange). À mon avis, ces flash-backs tiennent aussi lieu de prémonitions de la part de cet Allemand qui pourrait être l’arrière grand-père d’un nazi (ou, à travers l’univers tarantinesque, de Landa lui-même), et d’une vision des horreurs à venir commises par une civilisation dite «avancée», la sienne, dont le modernisme intellectuel, industriel, scientifique ou culturel n’a su prévenir la barbarie morale qui a servi de moteur à la Seconde Guerre mondiale.

    Mis à part cette séquence fascinante, le reste de Django Unchained m’a laissé sur ma faim. Dans son ensemble, le film souffre d’une structure désordonnée; redondances visuelles et narratives, éparpillement confus de personnages secondaires, et d’un rythme décousu; plusieurs scènes manquent de fini et ne communiquent pas ce sentiment d’urgence qu’on retrouve presque toujours chez Tarantino. Des lacunes qui, je crois, ont beaucoup à voir avec l’absence de la monteuse Sally Menke, qui a travaillé sur tous les films du cinéaste, jusqu’à sa mort prématurée en 2010. Son remplaçant, Fred Raskin, qui a été l’assistant de Menke sur les Kill Bill, n’avait clairement pas l’autorité nécessaire pour discipliner l’exubérant Tarantino ou, pour user d’un savant jeu de mots, savoir quand l’enchaîner pour son propre bien…

    À lire aussi :

    > Quentin Tarantino : «Death Proof doit être mon pire film»
    > Inglourious Basterds : le cinéma comme combustible


    • Ouf, je pensais être le seul à pas avoir trouvé ça “jouissif” comme film! On dirait une version brouillon que personne n’a pris le temps de réviser. Y’a tellement de faux suspenses qui tombent à plat!

      Quoique anecdotique mais tout de même représentatif du film qui nous laisse sur notre faim, j’ai trouvé très bizarre le personnage mystérieux joué par Zoe Bell (cascadeuse fétiche de Quentin dont on voit juste ses yeux au-dessus de son masque) qui apparaît à deux reprises mais qui finit par mourir comme n’importe quel figurant anonyme.

      Bref, un gros bof.

    • Je suis allé voir le film hier et j’en suis sorti également très déçu. Je suis d’accord avec tous les points que vous emmenez Jozef, et j’ajouterais ceci, pêle-mêle: la musique s’ajustant mal au récit, des personnages qui manquent de substance, un Django dépourvu de charisme, ce King Shultz justement trop semblable à Hans Landa, Tarantino se mettant en scène alors qu’il joue très mal… Je l’ai trouvé également trop long, sans véritable saveur, avec des blagues qui tombent à plat (la scène du Ku Klux Klan par exemple), et une facture trop commerciale. Peut-être le problème viendrait-il de là? Tarantino aurait-il eu plus de pression de ce côté-là que d’habitude? Je ne dirais certainement pas que c’est un navet, il y a assurément quelques trouvailles, mais venant de Tarantino je suis surpris, on dirait qu’il s’est contenté de suivre la formule qui l’a rendu célèbre.

    • Bonne année, M. Siroka!

      Deux précisions :

      1- Django n’est pas une série : à part une fausse préquelle (avec Terrence Hill) ainsi qu’une suite méconnue (et fort médiocre) sortie dans les années 80, tous les autres films n’ont rien à voir avec l’original et sont généralement le résultat de l’opportunisme typique du cinéma bis italien.

      2- Je n’ai pas encore vu Django Unchained, mais le personnage de Christopher Waltz me fait penser aux personnages de dandy mercenaire européen interprétés par Franco Nero dans Il Mercenario et Companeros (de Sergio Corbucci), qui dans les deux cas se retrouve à s’associer à un prolétaire dans sa quête de justice. Connaissant Tarantino, je doute qu’il s’agisse d’une coïncidence…

    • J’ai beaucoup aimé ce film, MAIS. Vous avez raison. Même Spike Lee a raison, cette fois, d’ailleurs. Comme il s’agissait de “venger” l’esclavage à l’aide d’une fiction, il eût été de bon ton que Django s’affranchisse par lui-même au lieu de l’être par un bon samaritain.

      Cela dit, bien que ça ne soit pas son meilleur film (J’hésites ici entre Kill Bill et Pulp Fiction), ce film, même “ordinaire” accote facilement n’importe quel film (blockbuster) à l’affiche actuellement, incluant le Hobbit.

      Un autre truc qui m’a dérangé, c’est l’absence de camaraderie entre Django et les autres esclaves. Je comprends dans les scènes de la plantation, où il doit jouer le jeu, mais à la fin, lorsqu’il libère lui-même trois de ses camarades, on sent au mieux de l’indifférence de sa part, au pire de l’hostilité. C’est très étrange. -js

    • Bon retour !

      C’est étrange, car bien que je suis en accord avec la plupart de vos arguments, j’ai tout de même apprécié énormément ce film.

      Par exemple, le montage n’est effectivement pas assez resserré, mais j’aurais quand même pris un film de 4 ou 5 heures sans rechigner !

      Jamie Foxx n’a pas le beau rôle, les dialogues ne lui donnent simplement pas autant l’occasion de prendre les devants que les 3 autres acteurs. Par contre, le concept même de “personnage principal” perd de son sens dans bien des cas avec Tarantino, qui prend plaisir à caractériser (caricaturer ?) même les petits rôles.

      Schultz prend effectivement les reines de la première partie, mais se fait beaucoup plus discret à partir de la rencontre avec Candie, ou il sombre dans une torpeur (dont il se réveillera assez violement). Cela permet de laisser respirer, voire même de laisser s’épanouir les autres personnages.

      SI on prend le film seulement comme un exutoire noir/blanc, effectivement le blanc Christoph Waltz se la joue un peu trop Oskar Schindler (ok quand même pas Nathan Algren), soit le peuple faible qui à besoin d’un libérateur extérieur. Je l’ai plutôt apprécié comme une continuité de IG, soit la relecture fantaisiste de l’histoire, tout en étant différent car la formule juifs tappent du nazi, noirs du blanc n’est pas similaire dans ce film.

    • Était-ce possible d’aller plus haut que ‘Inglourious Basterds’ ?
      Pourtant, je n’ai pas été déçu du tout par ‘Django’!
      Lorsque je contemple une peinture, je n’analyse pas chaque pouce carré de la toile; j’attends une émotion.
      Comment écrire tant de mots sur ce film sans parler de la force de l’attaque contre le racisme ? Jamais je n’ai aussi bien compris celui-ci que dans ce film. Jamais on ne s’est si bien moqué du KKK! Admettez que cette scène était géniale!
      Et comment pouvez-vous oublier la performance extraordinaire de Samuel Jackson ?

      Alain Michaud

    • Nous avons vu le même film. J’ai beaucoup de problèmes avec le film, mais pour ne pas être redondant sur la critique de la thématique, je dirais simplement que de tous les Tarantino, c’est celui que j’ai le moins envie de revisiter une 2e fois. Très peu de scènes sont vraiment excellentes, et certaines sont vraiment atroces (l’introduction de Waltz; le caméo de Tarantino).

      Pour un hommage aux westerns spaghetti, je me serais attendu à ce qu’il fasse ce qu’il a fait pour kill bill: que chaque plan du film soit digne d’une affiche pour la promotion du film. Je reprends ici les propres mots de Tarantino au sujet de son kill bill. Les scènes de violence souvent d’une banalité cartoonesque, ce qui est impardonnable pour le scénariste qui a écrit certaines des scènes de violence les plus géniales du cinéma. La scène où les chiens dévorent une esclave; la scène où Foxx fouète un esclavagiste; toutes les scènes de fusillades.

      Le suspense est aussi parfois gâché par des tics prévisibles. La scène du diner avec le crâne fait écho à la scène de la taverne de Inglorious basterds. Dans ce dernier film, c’est un véritable morceau d’anthologie. Dans Django, même si Dicaprio et Jackson sont très bons et que l’écriture est bien aussi, Tarantino nous agace en nous montrant à répétition Django qui met la main à son pistolet pour dégainer afin de se révolter contre l’injustice. Or, c’est tellement évident qu’il ne dégainera pas parce qu’on sait que ce n’est pas le moment approprié pour le climax de la scène, qui doit venir nécessairement beaucoup plus tard.

      Trop aussi de “solos de guitare” de la part du scénariste, qui semble ne plus avoir personne autour de lui pour lui sonner une cloche lorsqu’un de ses monologue ne fonctionne pas.

      Le meilleur élément du film: le duo Jackson/DiCaprio.

    • Tout le monde reproche le montage au film, mais dans le sens que le film manquerait de coupures, trop long. Personnellement, mon problème avec le montage n’est pas que le film est trop long. Je m’ennuies du montage de ses premiers films, où chaque enchainement de plans était calculés, et rythmé. Je ne parle même pas de kill bill, parce que Tarantino n’est pas forcé de faire des films aussi survolté à chaque fois. Mais prenez la date avec Mia dans pulp fiction. Du gros plan sur ses pieds nus, à la voiture qui se garre avec le carré imaginaire; du long plan séquence où travolta déambule pour finalement revenir sur ses pas, à la coupure où Mia se poudre le nez dans les toilettes. À l’échange de regard sans dialogue en buvant le milkshake, où leurs deux visages sont cadrés tour à tour, mal à l’aise car ils n’ont rien à se dire. Il fallait du guts pour faire tenir cette scène avec cet enchainement de plans.

      C’est de ce genre de montage dont je m’ennuie. Je trouve que son montage et sa ciné sont de plus en plus conventionnels, presque que comme si ce travail était totalement délégué désormais, et que seuls son écriture et ses subtext l’intéressaient.

    • Je seconde pour la scène des trous pour les yeux dans les capuches … Excellente scène.

      Mais plusieurs trucs m’ont énervé, comme cette tendance à surligner des détails au gros highlighter vert fluo : pourquoi les gros plans zoomés dramatiques sur le col de mousse de bière de la machine à draft comme si Waltz allait planter la réglette de bois dans l’oeil de quelqu’un ?

    • Pour la scène de mousse zoomée, on pourrait la comparer à celle du machin à la crème, toujours avec Waltz, dans inglorious. Dans le style “je te mets sur le qui-vive, mais il n’arrive rien”.

    • Les gros zooms-in dramatiques font parti de l’esthétisme western!

    • @ eturgeon

      Intéressant que vous souligniez l’introduction de Waltz comme une scène potentiellement atroce. J’ai eu un mauvais pressentiment pour la suite du film quand j’ai vu que c’était cela qu’avait choisi de nous présenter Tarantino comme premier plat, capital si l’en est un. Le bois planté dans un décor de studio, l’impression flagrante d’être devant une mise en scène, un jeu d’acteur en dissonances, sont quelques unes des perceptions qui me sont restées du début.

      @ J.Siroka
      “Oui, il y a nombreuses scènes d’action et de violence, certaines complètement déjantées et jouissives, mais elles jaillissent d’une fondation dramatique chancelante, atténuant l’implication émotive du spectateur” C’est un parfait résumé de ce que j’ai senti pour la suite.

      Au sujet de l’usage des flashbacks, n’est-ce une formule trop éculée pour “présenter” un personnage? Ou est-ce pour rejoindre le grand public?

      Mention à la belle photographie de R.Richardson.

    • Merci joe_bleau et safmaniac.

      Vous avez raison que les zooms ne sont tout de même pas nouveaux mais en regardant Django Unchained j’ai eu un sentiment de “style over substance” que je n’avais jamais ressentis dans un film de Tarantino. Tous sont très stylistiques, mais jamais “dans le vide” comme quelques plans de celui-ci. Peut-être que s’il avait tourné le film en entier comme ces plans très “bande dessinée” (gros plans de main enlevant la mousse de bière over dramatique parfaitement bande dessinée), j’aurais alors moins cette impression. “Inconsistance” visuelle, c’est ça mon propos en fait.

      Oh, par contre j’ai adoré la mort hilarante qu’il s’est gardé dans son cameo.

    • @melo_carmelo

      c’est une scène dont on pouvait attendre beaucoup. Je crois que dès les premiers échanges verbaux, un frisson de malaise m’a passé dans tout le corps. J’ai fait plusieurs fois la grimace durant la scène. Et suis-je le seul à trouver que la façon dont Waltz se débarrasse de l’homme qui pointe un fusil sur lui est l’une des résolutions [surprises] les moins imaginatives de la filmographie de Tarantino? Est-ce que ca pouvait être plus prévisible et moins impressionnant? Je crois que si j’avais écrit la scène moi-même, c’est d’emblée le puntch que j’aurais écarté parce que trop cliché et décevant pour le spectateur.

    • Je n’ai pas encore vu le film mais ayant été déçu d’Inglourious Basterds, mes attentes ne sont pas très élèvées. Comprenez-moi bien, ce dernier film nous en met plein la vue mais je commence à être royalement tanné de ces films remplis de références cinématographies et de clichés. Lorsque j’ai vu la bande-annonce et lu sur le film, j’ai vite compris qu’il s’agissait d’Inglourious Basterds Part 2, ce n’est que le thème qui change, la recette ne change pas.

      J’irai voir Django Unchained. Par contre, à la suite des commentaires que je lis ici, je risque d’être déçu… encore une fois.

      Est-ce le temps de passer à autre chose pour Tarantino?

    • Pas d’accord:

      1- Je n’ai personnellement pas eu l’impression que Waltz était le personnage principal du film. Certes, il domine clairement dans les deux premières scènes (alors que Django vient d’être libéré et ne comprend pas trop ce qui lui arrive), mais par la suite ça s’équilibre. La scène avec les Brittle brothers est il me semble entièrement montrée du point de vue de Django (c’est peut-être à ce moment-là, lorsqu’il se met à tuer et à fouetter, qu’il se libère vraiment et là Schultz n’est pas là pour l’aider; en fait si j’ai bien compris Django contrevient aux directives de Scultz), même si c’est Waltz qui fait tout le blabla (sur ce point, cela rappelle d’ailleurs le Bon la brute et le truand: c’est Tuco qui parle tout le temps, qui est le plus drôle voir le plus émouvant -la scène avec son frère- même si on sait que la vedette au final c’est Blondin). Par la suite, Waltz continue à prendre de la place, mais on reste du côté de Django.

      2- Dans le dernier acte Django prend la place complètement, mais rendu là dites-vous, les vrais enjeux dramatiques ont été évacués. Encore là, pas d’accord. Il me semble que le véritable méchant du film c’est Samuel L. Jackson et non Dicapprio. Ce dernier n’est qu’un petit Néron, dernier représentant d’une classe sociale et d’un monde sur le point de disparaître. Jackson représente au contraire l’opprimé qui continuera à ramper toute ça vie, même lorsqu’il n’aura plus aucune raison de ramper, et qui voudra emmener tout son monde avec lui. C’est là une problématique beaucoup plus grave et qui doit encore exister aux États-Unis (c’est du moins le cas au Québec, voir les éditorialistes de la Presse). L’affrontement final, c’est celui de l’esclave qui s’est libéré avec l’esclave qui refuse de se libérer. Quant à l’affrontement Waltz/Dicaprio, c’est bien-sûr le combat entre le blanc qui se sent coupable et le blanc-exploiteur. Très logique.

      3- Le fait que Django se fasse aider par un blanc n’est pas un éléments si nouveau dans les films de Tarantino. Dans IB, c’est un non-juif bavard qui met sur pied les Basterds et l’opération Kino réussit grâce à un nazi et une allemande. C’est vrai aussi dans Jackie Brown. Je crois qu’il faut voir là une volonté de Tarantino de travailler dans les zones de gris plutôt que dans le noir et blanc: oui dans la vie, les gens s’entraident parfois et une personne peut contribuer à en sortir une autre de la bouette et oui, la solidarité et l’internationalisme ça existe. Reste que l’on n’est pas dans les messianisme blanc et comme je l’ai dit, la scène des frère Brittles le prouve amplement. L’important c’est que chez Tarantino, les opprimés (femmes, noirs, juifs) lutte radicalement et on raison de le faire (on est à l’opposé total de disons le dernier Batman).

      4- Concernant le montage, il est évident que le changement de monteur affecte la qualité de l’ensemble. On sent le tout moins fluide, moins “maîtrisés”. Il me semble que IB c’était Il était une fois dans l’ouest et que maintenant celui-ci c’est plutôt Il était une fois la révolution. Une film sans doute moins parfait, moins huilé, mais aussi plus touchant avec des personnages plus vivant et une histoire (même si moins “brillante”) plus profonde. De plus, le film semble souffrir beaucoup des coupes qu’il a du subir. J’ai l’impression que ce truc aurait du durer 4 heures. C’est un peu comme si Kill Bill aurait été ramener à 2h45: c’aurait été pas mal moins jolie.

    • “Django” est, effectivement, un western sans tension: problème fatal, film ennuyant. Andrew O’Hehir résume assez savoureusement les failles du film ici:
      http://www.salon.com/2012/12/26/tarantinos_incoherent_three_hour_bloodbath/

      “Quentin Tarantino no longer makes movies; he makes trailers.”

    • @sso8: Je n’ai pas lu la critique de O’Heir, mais il faut faire attention. Il y a énormément de tensions jusqu’au dernier acte (qui lui en est dénudé comme le souligne Jozef).

    • Pour reprendre aussi les mots de Jozef, le film est construit sur une “fondation dramatique chancelante, atténuant l’implication émotive du spectateur”: ça a été vrai pour moi dès le 1er acte, malheureusement.

    • Je trouve que ses films sont toujours pareils: des m³ d’hémoglobine et tout le monde meurt. Qu’est-ce qu’il faut voir de Tarantino ? Est-ce qu’il y a vraiment un 2ième degré ou ses films sont justes totalement superficiels et du niveau des films d’ado attardés ?

    • *SPOILERS*
      Excellent papier Mr. Siroka, mais j’ai tout de même apprécié Django Unchained bien qu’il ne soit pas au niveau d’Inglourious Basterds (mon préféré de QT)
      -J’ai adoré la soundtrack (comme d’habitude avec Tarantino)
      -Christoph Waltz mérite un 2e oscar pour sa performance, il est incroyable et ne répète pas du tout sa performance de Landa
      -DiCaprio a un personnage beaucoup trop caricatural, mais il joue le jeu et montre sa grande polyvalence en tant qu’acteur…la scène du crâne était quelque chose
      -Samuel L. Jackson est tellement drôle! Foxx…j’y reviendrai plus tard
      -Je n’ai jamais autant ri au cinéma que pendant la scène du Ku-Klux-Klan avec Jonah Hill
      Les points négatifs
      -Le premier 2h15 est du grand tarantino, mais par la suite, le film se perd complètement, se rallonge inutilement et pour la première fois avec Tarantino, j’ai trouvé la violence abusive et inutile. Également, la vengeance du film est bien moins satisfaisante que celle de Shosanna, des Basterds ou de The Bride dans Kill Bill, car j’ai trouvé le personnage de Django beaucoup moins bien développé et intéressant que ces autres personnages. Tous les autres personnages lui volent la vedette (surtout Waltz) Il ne semble être qu’un simple spectateur pendant le premier 2h15 et suite aux morts de Schultz et Candie, le film perd beaucoup. Le personnage de Kerry Washington n’est tellement pas développé que lorsqu’il la retrouve, je n’ai eu aucun impact émotionnel. De plus, Django était tellement unidimensionnel…Le ‘’Climax’’ aurait du être la mort de Schultz et Candie, mais inexplicablement, on perd un autre 30 minutes de fusillades sanglantes et inutiles. J’ai l’impression que Tarantino fait du ‘’Show-Off’’ pendant ces 30 minutes tout comme dans son caméo (la facon dont il meurt résume bien ce que je viens de dire)

      J’aurais donné 9/10, mais la fin l’a fait descendre à 8 pour moi

    • “Est-ce qu’il y a vraiment un 2ième degré ou ses films sont justes totalement superficiels et du niveau des films d’ado attardés ?”

      Il y a un 2e degré dans ses films, Tarantino a toujours accordé une place importante aux subtexts. Mais c’est depuis qu’il a délaissé la pure étude de personnages pour la remplacer par des réflexions sur l’histoire et l’histoire du cinéma qu’il devient ennuyeux, et que ses textes sont faussement profonds. Comme disait l’autre, il avait BEAUCOUP plus à dire dans Jackie Brown sur les noirs d’Amérique et que dans Django: “Mélanie, je ne peux pas lui faire confiance. Mais tu sais, c’est ma p’tite blanche!”. Jackie existait pour Jackie, et n’avait pas cet espèce d’agenda politico-historico-cathartique que s’est fixé Tarantino depuis I.B.

      En écrivant cette dernière ligne, il me revient un plan de Django: le reaction shot de l’esclave qui regarde Django s’éloigner après que ce dernier se soit évadé à la fin du film. Tarantino recherche à ce point l’approbation qu’il y va de ce genre de reaction shot tellement cheesy que j’en pouffais de rire. Je ne sais pas si beaucoup de noirs dans l’audience se sont sentis fiers et enjoués suite à ce reaction shot.

    • Les films de Tarantino superficiels comme pouvait l’être les œuvres de Warhol .

      Pour bien comprendre le niveau de Django il fait regarder l’entrevue que Tarantino a donnée à Charlie Rose dernièrement.

      Il parle de la série Roots. A la fin le blanc est attaché à un arbre et le noir peut le fouetter. Finalement il ne le fouette pas étant donné qu’il se serait abaissé au niveau du blanc en le fouettant. Évidemment la réaction de Tarantino à cette scène a été de dire: ‘No!!! Whip his @ss!!!.

      Django c’est tout simplement ca. C’est le niveau du film, la prémisse de base. Le reste c’est du Tarantino.

      Voici le lien de l’entrevue. La partie où il parle de Roots et où il s’emporte est a 16 :18. C’est assez drôle.

      https://www.youtube.com/watch?v=cS-PmU7IKnE

    • Les entrevues de Charlie Rose avec Tarantino sont toujours excellentes. Je vais regarder ca prochainement.

    • Je suis assez d’accord avec vous @sebrango94. Vers la fin, le rythme s’essouffle rapidement et la deuxième finale est drôlement amenée. SPOILERS. Je croyais que le film allait se terminer lors de l’affrontement sanglant de Django vs les gardes de Candie et il me semble que cela aurait plus intéressant et jouissif que la deuxième finale que Tarantino amène. Je trouve qu’elle est venue couper l’atmosphère de tension qui avait finit par se faire sentir. Bref, j’ai besoin d’un deuxième visionnement, et en anglais cette fois surtout!

    • Je suis d’accord avec certaines des failles que vous mentionnez, reste que c’est l’expérience cinématographique qui m’a le plus allumé en 2012. Le premier acte était quasi parfait à mon avis, tant au niveau du récit, des performances que du montage.

      Le rythme devient un peu étrange lorsque le personnage de Leo arrive dans le film, et c’est vrai que la femme de Django semble faiblement écrite, alors que QT compose habituellement des personnages féminins intéressants. Reste que malgré tout ce fut une expérience beaucoup plus immersive que tous les films 3D 48FPS DBOX qu’on nous lance par la tête ces temps-ci.

      Égal voir même supérieur à Inglorious Basterds pour moi.

    • @_renaud : Merci pour l’entrevue, je regarderai avec intérêt.

      Grand fan de Tarantino, j’ai bien aimé la majeure partie, mais je suis généralement déçu, particulièrement par la fin.

      Broomhilda fait pitié bien plus qu’elle n’est attachante. Pourquoi son surnom «Troublemaker» d’ailleurs? À part lorsqu’elle est ravie et amusée par l’explosion de la mansion de Candyland à la toute fin, aucun côté «bad girl» ne transpire d’elle. C’est le seul moment où j’y ai été attachée d’ailleurs.

      Ce dont il n’est pas mention dans les critiques que j’ai lues au sujet du film est l’élément de surprise caractéristique de Tarantino. La plupart des scénarios nous prennent par surprise à de nombreux égards, notamment par des fins inattendues et satisfaisantes (ex. : la fin de Death Proof, la fin d’Inglourious Basterds). Or, la fin du film manque dramatiquement de cet élément de surprise et de satisfaction, à tel point que je me demande s’il ne laisse pas place à une suite.

      Peut-être est-ce parce que je suis resté sur mon appétit que j’aimerais avoir un deuxième tome…

    • Un deuxième visionnement s’impose. Je n’ai pas aimé Kill Bill à la première écoute alors que j’adore aujourd’hui, on verra bien!

    • @modérateur

      «Prenons la raison d’être de l’odyssée de Django : la volonté de retrouver et de libérer sa femme. Cette dernière agit à titre de figurante dans le récit, on n’apprend jamais à la connaître et, plus important encore, on ne ressent jamais la véritable passion de Django pour celle-ci.»

      http://www.flicksandbits.com/wp-content/uploads/2012/11/kerry-washington-django-unchained.jpg

      «Isn’t a picture worth a thousand words?»

      Modérateur? -js

    • Je suis tout à fait d’accord avec l’argument d’ensemble d’Alain Michaud et lorsque que sim_senechal écrit “Jamie Foxx n’a pas le beau rôle, les dialogues ne lui donnent simplement pas autant l’occasion de prendre les devants que les 3 autres acteurs. Par contre, le concept même de “personnage principal” perd de son sens dans bien des cas avec Tarantino, qui prend plaisir à caractériser (caricaturer ?) même les petits rôles.”.

      Votre analyse est très théorique et découle seulement d’une analyse du titre, ce qui est peu pertinent comparé la proportion que prend votre analyse.

      Bof… L’analyse du titre, comme vous dites, est plutôt une accroche, qui ouvre sur d’autres arguments. -js

    • J’accroche au titre. Django pour moi ça sonne Gitan. Déchaîné c’est bien Tarantino.

      Et là je décroche. Django veut dire western, esclavage. Hein!

      Et Bonne Année Jozef et les autres!

    • j’attend la version française: Dépardieu déchainé

      http://1.bp.blogspot.com/-MxM–gfhTGI/UEr8QIJzNuI/AAAAAAAABYM/f0dLANWmiHU/s1600/asteri03.jpg

    • @ a.walbrook

      Tout comme vous, j’ai trouvé que Waltz était à Django ce que Tuco est à Blondie dans Le bon, la brute et le truand. Waltz parle et amuse le spectateur, mais au bout du compte, le héros, ce n’est pas lui.

      D’ailleurs, je suis surpris par le commentaire de Jozef sur «l’absence de camaraderie entre Django et les autres esclaves». Ça me semble pourtant assez clair que Django est une sorte de héros typique de la blaxploitation, c’est-à-dire qu’il est fort face à l’homme blanc et qu’il possède une indépendance d’esprit qui le distingue des noirs plus dociles.

      On remarque aussi, lorsqu’il libère les esclaves à la fin, l’admiration de ces derniers envers cet homme libre et fort. En fait, on sent la réflexion de Tarantino sur la «docilité» des noirs à l’époque de l’esclavage. Il semble se demander pourquoi il a fallu que les blancs décident par eux-même d’abolir l’esclavage, alors que les noirs auraient pu imiter Django et tout faire péter. La réaction des esclaves libérés à la fin annonce justement une révolte de leur part, Django leur servant de modèle.

      Bref, j’ai adoré ce film, peut-être une petite coche en-dessous de Inglourious Basterds à cause de son côté tape-à-l’oeil et burlesque beaucoup plus proéminent. Dans IB, il y avait une certaine retenue qui s’est complètement perdue dans Django.

    • Au prix où sont rendus les films ( Et surtout le pop-corn – Scandale ici – Pas surprenant que l’achalandage baisse, tsé un film sans pop-corn c’est comme un spaghetti sans vin rouge haha )

      Parenthèse close

      Bref moi aussi j’ai été assez déçu de ce film. Reste que Tarantino est le seul qui est capable de me faire rire quand il montre quelqu’un se faire tirer à bout portant !

      Méchant malaise toutefois durant la scène insoutenable des 2 combattants à mains nues dans le salon…

      6.5 sur 10

    • @vincent85

      Le surnom de Bromhilda lui vient sûrement du fait qu’elle essaie toujours de se sauver de ses maîtres

    • Merci pour cette critique, elle clarifie certaines réserves que j’avais à la sortie du film. Je suis un grand fan du travail de Tarantino mais j’ai eu souvent l’impression de revoir une variation de ses deux derniers films avec Django. Le personnage principal était loin d’être satisfaisant, l’apparition de Tarantino désagréable, la musique était bonne mais je ne la trouvais pas toujours en adéquation avec le film, j’avais de la difficulté à comprendre comment Django pouvait être un aussi redoutable tireur. Mais ce que j’aimais le moins, c’est la sensation omniprésente de me faire manipuler, comme si le réalisateur forçait trop la note dans sa volonté de me faire vivre de la hargne et de la colère face à la situation des noirs en esclavage ou de la femme de Django violentée. À mon avis, c’est l’un de ses films les moins bien scénarisés, c’est brouillon et ça manque d’unité. Par contre, Tarantino est un grand faiseur et comprend la notion de plaisir jubilatoire et pour cela, j’ai tout de même passé un bon moment. Mais je me demande bien comment les noirs qui verront ce film et qui ont encore une sensibilité face à l’esclavage réagiront.

    • Je viens de voir le film, et déception pour moi aussi, de loin le moins bon Tarantino. Le scénario chancelant (apparemment qu’il y aura une version longue de 4h pour régler ça) m’a moins dérangé que la mise en scène, d’une banalité confondante de la part de Tarantino, comme le remarque eturgeon. Il n’y a parfois aucun effort pour construire les scènes, en plus d’un montage souvent mal rythmé (alors qu’il a toujours été impeccable dans ses films précédents).

      La scène du souper menant à la première conclusion est peut-être la plus réussie, mais elle demeure vraiment trop directe dans sa construction de la tension. Dans IB, les personnages ne parlaient jamais des enjeux en cours, la tension venait au contraire de dialogues apparemment anodins sur le lait, le strudel, un jeu de carte, etc. La tension montait à travers des jeux de regard, ou des informations révélées graduellement par la caméra. Ici, on parle de la négociation de Broomhilda, et il n’y a rien d’autre. Il y a même des répétitions étonnantes de la part de Tarantino: pourquoi, par exemple, voir la discussion entre Candie et Stephens, puisque nous savons déjà ce que Stephens va lui révéler? Ce que pensent Schultz et Django durant leur absence m’intéresse beaucoup plus, et permet de laisser peser un certain doute qui alimenterait d’autant plus l’explosion finale.

      En tout cas, ça passe le temps, il y a quelques moments jouissifs, mais ça ressemble au travail d’un fan de Tarantino qui n’aurait rien compris des leçons de mise en scène de son maître.

    • C’est du Tarantino: une grosse connerie sans queue ni tête avec des dialogues qui n’en finissent plus et une prémisse qui n’aboutit qu’à la toute fin. Bref, un film de série b que la critique adore juste parce que le réalisateur se nomme Quentin.

      P.S. On pourrait dire exactement la même chose des navets de Woody Allen.

    • J’ai finalement vu ce film que j’Attendais tant et je suis resté sur ma faim. Un divertissant film oui, mais ça s’arrête là. L’extreme horreur de l’Esclavagisme est presque présenté en joke dans le film, comme si on disait ”bin oui cest arrivé mais il y avait juste les proprios de plantations et leur staff qui étaient racistes”.

      Tarantino est sans l’ombre d’un doute un grand fan des western de Leone et j’ai cru voir qu’il a tenté de passer le plus de clins d’oeil possible à ses films préférés à travers son histoire, ce qui alourdit considérablement le film quand on connait son obsession des dialogues.

      Finalement, le personnage de Waltz est démontré comme l’étranger. Il ne connait pas le racisme et l’esclavagisme et se sert à son avantage de cette situation. Comme si l’Europe avait des leçons à donner à l’époque sur l’égalité entre les races!

      Et je ne peux qu’être d’accord avec votre analyse du personnage de Waltz et la bromance que vit Tarantino avec celui-ci!

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