Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 17h30 | Commenter Commentaires (123)

    Entracte

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    Congé de blogue quelque peu prématuré. Comme à l’habitude, le forum demeure ouvert, avec sujet libre. Je viendrai y faire des interventions, en plus de publier des liens, une fois de temps en temps. De retour le 8 janvier.

    Mises à jour 19 décembre :

    > La bande-annonce du nouveau Malick est disponible sur le site du Guardian. Je l’intègre dès qu’elle apparaît en HD.

    > Première b-a de Pain & Gain, le «petit film» de Michael Bay qu’il s’est offert en cadeau en attendant de se remettre à ses Transformers. S’agira-t-il de son The Conversation?

    Le film est basé sur une histoire vraie racontée dans une imposante série d’articles (on parle de 50 pages imprimées) qui ont été publiés en 1999-2000 par le Miami New Times. À lire ici.

    > La Black List 2012 a été publiée; elle recense les meilleurs scénarios non produits de l’année.

    Mise à jour 23 décembre :

    > La bande-annonce de The Place Beyond the Pines, nouvelle collaboration entre le réalisateur Derek Cianfrance et Ryan Gosling, après Blue Valentine. Le film a fait très belle impression au TIFF à l’automne. D’après ce que l’on voit, il s’agit d’une révision de We Own the Night (2007) de James Gray, avec Eva Mendes qui complète le jeu du miroir…


    • Bon congé!

      Et lui, c’est LE Père Noel du 21ème siècle!

    • @ M. Siroka: «Congé de blogue quelque peu prématuré.»????

      J’espère que ça n’est rien de grave. Quoi qu’il en soit, passez une belle période des Fêtes et au plaisir de vous revoir sur votre blogue qui nous enrichit toujours.

      JFC

      Non rien de grave! Au contraire… – js

    • Un bon repos et de joyeux party de Noel à tous!

      J’ai vu Detachment hier; j’ai adoré! Efficace, bien joué, droit au coeur et excellent mélange des plans pour créer différentes sensations/ambiances au gré de l’intrigue! J’aime beaucoup Adrien Brody!

      Prometheus : OK, sans plus! Bon suspense, mais on termine le film avec plus de questionnements que quand on l’a commencé (ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose); quelques scènes très prévisibles par contre. Je vais enfin pouvoir lire l’article de Jozef que je repoussais depuis cet été!

    • @procosom: Je l’ai vu (Detachment) il n’y a pas si longtemps avec ma blonde (qui vient de faire son stage en enseignement en milieu défavorisé) et c’est fou comment certaines situations du film se rapprochent de la réalité. Bon film. J’aurais juste aimé savoir ce qui donnait le plan ou il parle en “rétrospective”. Je veux dire, ça a l’air d’une entrevue, sans en être une.

      @Jozef et tous: J’ai finalement vu 7 Psychopaths (version originale en plus! Merci au Cinéma Cartier à Québec). Ça fesait longtemps que je n’avais pas autant ri au cinéma… À ceux qui l’ont vu, comment l’avez vous trouvé? J’ai adoré. Un peu mieux réussi que “In Bruges” selon moi.

      Cinéma Cartier, je l’ai découvert pour la première fois il y a 2 semaines, un docu étrange sur des chasseurs de fruits… -js

    • Bon congé!

      Pour revenir sur Zero Dark Thirty, je suggère l’article de Glenn Kenny à ce sujet, incisif comme toujours (l’un des top 5 aux USA quant à moi), et parce que lui aborde la mise en scène, comme il se doit, et apparemment ça ne donne pas la même lecture du film (quelle surprise!), et aussi pourquoi l’idée de licence artistique est essentielle, même avec un sujet aussi délicat. Un p’tit extrait question mise en scène:

      “The first [torture] sequence begins with a shot from the back of the room, with the detainee hanging there by ropes. A door opens, three people, presumably men, enter noisily, and all wearing masks save the bearded one. The film grammar is such that the viewer flinches on entry; the sight of the detainee hanging there alone establishes his helplessness, the entry of the figures establishes threat. The torture scenes continue in this fashion and never ONCE do they invite the viewer to enjoy either holding or pulling the leash.”

      http://somecamerunning.typepad.com/some_came_running/2012/12/anti-torture-anti-art.html
      Ou:

      Merci pour ce lien, mais le débat n’est pas vraiment à savoir si les créateurs du film ont dépeint la torture comme quelque chose de moral ou pas, mais bien comme un moyen efficace pour la traque à Ben Laden. Maintenant permettez moi de suggérer un autre lien, qui aborde la question sous un autre angle, le «embed filmmaking», quand on obtient de l’information grâce au gouvernement, par un ancien journaliste embeddé en Irak, dans The Atlantic. Ainsi qu’un autre article sur le film, écrit par Jane Mayer, l’expert la plus respectée sur la torture américaine, dans le New Yorker -js

    • @Jozef (à propos du Cinéma Cartier): “Et des salles qui vous donnent un peu l’air d’être dans un cinéma porno.”J’ai bien ri quand un ami avec lequel je suis allé voir le film a fait ce commentaire!

      Il était comment votre documentaire?

      Bon congé des fêtes et bon “Sapin a des boules” dimanche soir :P

      C’était très étrange, un docu canadien avec entre autres Bill Pullman qui veut céer un Eden fruitier sur les collines de Beverly Hills, avec plein de sketchs semi-animés très kitch… -js

    • Noooooooooooooon : l’article sur Prometheus à http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2012/06/16/prometheus-somptueux-serie-b-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/ a disparu dans les lymbes!!!

      Essayez ce lien. Je l’ai modifié dans la colonne de droite aussi. -js

    • Bon congé Jozef! Et bonne année à tout le monde ici aussi!

    • Merci Jozef pour le lien; excellente analyse et j’ai bien aimé lire les commentaires.

      Je suis assez d’accord avec le consensus (attention : SPOILERS) :

      1) Plus grande déception : un faux prequel (qui m’a vendu l’idée que le mystère du space jockey serait résolue ou du moins analysée en profondeur)

      2) D’accord avec Bromo : certains personnages étaient assez épais, surtout pour des scientifiques supposés être à la fine pointe! Je cite son excellent exemple : « Non, mais! Quel était le but du biologiste avec le proto-serpent? L’apprivoiser comme dans le Petit Prince? Le flatter? » et encore une excellente : « Ces personnages, qui auraient dus être des scientifiques extrêmement rigoureux, ressemblaient bien plus à des collégiens américains se rendant à un Spring Break dans les Keys. »

      3) Excellente analyse de Ghost : un peu trop tranchée comme d’habitude car le film – même sans aucune référence à Alien – demeure quand même un film de science fiction plus que potable, mais surabondance de questions sans réponse et pire, de questions aux réponses simplistes. Aussi, beaucoup de buzz words/concepts garrochés pour prétendre à une profondeur qui n’est que superficielle. Ceci dit, quelques bonne questions/répliques ont été faites, notamment la fameuse question de David (et le parallèle plausible avec la relation Hommes/Ingénieurs) : « Pourquoi m’avez-vous créé?

      4) Non non et non : Prometheus est un film faible, moyen ou bon selon votre humeur et vos attentes, mais Phantom menace était pourrit! Aussi, Prometheus – quoique imparfait – est de très loin plus poussé point de vue mythologie/philosophie que Avatar malgré l’absence de dragons volants!

      5) D’accord avec Cinematographe, et ça m’a d’ailleurs frappé dès le début puisque je l’ai revu récemment : la ressemblance avec 2001 pour David et le vieillard est consternante!

      6) Certaines scènes demeurent très solide et/ou divertissantes (la césarienne notamment, et la réplique du « Are you a robot? »), mais d’autres sont télégraphiées, invraisemblables ou simplement dignes d’un film d’ados.

      7) Un casting quelque peu décevant

      Bref, plus de déceptions que d’heureuses surprises, mais si c’est le prologue à une trilogie, alors d’accord je donne la chance au coureur; si c’est un supposé prequel final, alors quelle déception pour un fan de Alien!

    • J’ai aussi vu The Cabin in the Woods cette semaine qu’on m’avait vendu comme un “bon film d’horreur d’ado”.

      Yark, je l’ai trouvé insupportable du début à la fin sauf pour le caractère original des dernières 30 minutes (notamment la scène de l’ascenseur). Quelqu’un peut m’indiquer ce que j’étais censé apprécier?!?

    • Le canular de l’aigle est une bonne illustration sur ce que je disais sur le “genre réaliste”.

    • Bonne vacance Mr Siroka.

      Il y a quelques temps, vous demandiez si Michael Bay est un auteur. Pour ma part j’ai hâte de vérifier si il a atteint le sommet de son art en avril prochain :p

      https://www.youtube.com/watch?v=Vjw3o9j66CY

    • @mendell

      En effet, j’ai vraiment adoré “7 Psychopaths”, très réussi, un des meilleurs rôles pour Walkins depuis longtemps et un scénario brillant et bien ficelé. Et définitivement meilleur que “In Bruges” (qui était bon aussi).

      Joyeyses Fêtes Josef!

    • .
      La bande annonce de To the Wonder en HD :
      http://www.youtube.com/watch?v=NTAzcTZTY1g

    • @js

      Merci pour les liens, mais je trouve les deux articles sans grand intérêt, d’un point de vue cinématographique en tout cas: celui de l’Atlantic ne se base que sur les affirmations de Bigelow en entrevue, il ne dit pas un mot sur le film, et le rédacteur se demande à un moment si “ça s’est réellement passé comme ça”, question ridicule à mon avis. Le deuxième, sur la torture, est plus intéressant, et je ne peux pas vraiment le critiquer sans avoir vu le film. Mais le point de vue de la journaliste est justement sur la représentation plus ou moins morale de la torture, mais elle ne relève encore une fois que des répliques, pas un mot sur la mise en scène. La description que fait Kenny du film va complètement à l’encontre de ses propos, non seulement sur l’utilisation de la torture, mais sur l’efficacité de la CIA: il n’y a rien de triomphal dans ce film selon lui, rien qui ressemble de près ou de loin à un revenge fantasy.

      Pour ma part, j’aurais un problème si le film montre que la torture est efficace sans en critiquer l’usage, là effectivement, avec un sujet politique aussi chaud, ce serait problématique. Mais si la torture est montrée, nullement embellie, même si elle est plus ou moins efficace (si je ne m’abuse, la torture n’est pas le seul moyen utilisé dans le film pour retrouver Bin Laden), je ne vois pas où est le problème dans un film de FICTION, ou tout le monde sait bien qu’il s’agit d’une FICTION.

      S’il y a des personnes qui peuvent croire aux aigles dans le Mont-Royal, nul doute qu’un tel film puisse être pris pour la vérité, mais ce n’est pas la faute des créateurs.

      Très intéressant. On en reparlera après sa sortie, ça c’est clair! Dernière voix de discorde dans l’affaire, John McCain… -js

    • Le canular de l’aigle n’a rien à voir avec ZD30.

    • Le père noël est passé chez Criterion: le blu-ray de BADLANDS sort au mois de mars!

    • Renaud, ce que je dis c’est que les signes de réalisme – réaction qui semble improvisée, caméra portée, etc. – ne sont plus le garant de rien puisque c’est devenu un genre même dans le cinéma grand public (Blair Witch, Cloverfield, District 9, etc.).

      Par ailleurs, la réaction du père est tellement invraisemblable que je suis surpris qu’on ait tombé dans le panneau.

    • @Cine à propos du débat sur ZD30 et la torture: je n’ai pas vu le film, mais juste en pensant au nombre de tatas qui croyaient que ce qui était écrit dans Da Vinci Code (livre) était vrai, on ne peut pas minimiser l’impact de la déformation de la vérité pour un film à l’approche soit disant journalistique. Mais ça reste toute une campagne de pub gratis!

      @Tous: How the Grinch Stole Christmas à ABC le 25 déc 8h à 8h30 pm
      http://abc.go.com/shows/dr-seuss-how-the-grinch-stole-christmas

      Voilà pour le superbe dessin animé. Je ne comprends toutefois pas la fixation des anglos sur Frosty the Snowman. Il passe à toutes les années et c’est vraiment pas très bon…

    • @procosom.com

      Cabin in the Woods est une déconstruction exemplaire des films d’horreurs des 30 dernières années. Je ne peux trop en dire sans aller fort sur les Spoilers, mais bon, on part avec une “paint by the numbers” typique, et ca diverge assez vite. Faut aimer Joss Whedon, mais personellement, et la critique semble aller dans ce sens, j’ai adoré. Problement mon préféré du genre horreur depuis The Mist, Shaun of the Dead, Let the Right One In et The Host.

      @elisef

      Seven Psychopaths avait d’excellentes performances, avec Sam Rockwell qui vole le show, et Walken qui livre du Walken. Mais je le trouve vraiment inférieur à In Bruges, mais il en reste un bon film. In Bruges était plus concis au niveau du scénario, et honetement, Colin Farrell étit hallucinant, même à coté des excellent Gleeson et Fiennes.

      Je vous conseille fortement de trouver une représentation de la pièce The Pillowman de Martin McDonagh. Pas facile, mais ca vaut la peine, croyez-moi. J’ai été voir A Behanding in Spokane à Broadway, avec en vedette Walken et Rockwell, et même si c’était pas The Pillowman (un chef d’oeuvre), ca restait une bonne piece avec 2 légendes sur scène…

      Aussi, son frère John Michael McDonagh a réalisé un bon petit film, The Guard, avec en vedette Brendan Gleeson et Don Cheadle. Pas la qualité de In Bruges, mais surprenant, et avec la même mélange d’humoir noir que son frère.

    • Rémy Couture acquitté. Tout n’est pas si pourri au royaume des ombres.

    • Pour Cabin in the Woods, sans trop spoiler, l’intérêt se situe pas mal dans les trente dernières minutes, comme vous dites procosom. La première partie ressemble trop à un exercice de style ironique bien en vogue, du genre “j’utilise ces clichés que vous connaissez bien, voyez comme c’est mauvais, mais j’en suis conscient alors c’est drôle”. C’est toujours un prétexte à la paresse ce genre de truc: tsé, si t’es conscient que ton scénario est poche, au lieu d’en rire, tu pourrais pas te forcer pour en écrire un bon? Mais ce qui est bien avec Cabin, c’est qu’on nous laisse quand même l’impression pendant la première heure qu’il y a encore un petit quelque chose que l’on ne saisit pas tout à fait et qui pourrait sauver le film, et qui finalement arrive et sauve effectivement le film, en intégrant l’ironie poche dans l’horreur pour aller vers tout autre chose, qui est un très bel hommage, sincère et original pour une fois, au cinéma d’horreur. Le concept à la base est très astucieux et très whedonien, mais le Whedon de l’année reste Avengers, beaucoup plus réussi.

      Vu les Intouchables hier: quelle merde quand même, et quelle vision de l’art dégueulasse. Les créateurs peuvent bien être contents, selon eux l’art ne sert qu’à faire de l’argent, alors à ce compte ils ont bien fait un chef d’oeuvre.

    • “selon eux l’art ne sert qu’à faire de l’argent”. Pour une position diamétralement opposée, il y a 4:44 de Ferrara: l’art sert à vivre, ou à mieux mourir. J’avais esquissé ici même des réserves personnelles devant l’oeuvre du cinéaste, permettez moi de me racheter. Film extraordinaire que ce Last day on earth, un pendant plein, pure et blanc au Cheval de Turin, vide, souillé et obscur (j’ai aussi beaucoup aimé le Tarr). Les deux films se répondent assez étrangement.

    • En congé, en congé… Juste pendant la sortie de Django! C’est comme un comptable qui prend congé pendant les REER, ça!!! Scandaleux!!!

    • RE: The Cabin in the Woods

      J’avais saisi la mécanique de déconstruction, mais sincèrement je l’ai davantage interprété comme Cinematographe. Sensiblement dans le même style (mais beaucoup plus violent), j’ai préféré de très loin Hostel : ça débute comme un film typique d’horreur pour adulescents, mais la tournure est assez répugnante autant visuellement que philosophiquement/éthiquement (je ne veux pas spoiler, mais ceux qui ont vu le film auront compris).

      Par contre, tout comme Dusk l’a précisé, Let the Right One In est mon préféré des dernières années : habile mélange de drame psychologique et d’horreur. Je ne suis pas un fan du genre horreur (Hostel est l’exception!), alors j’ajouterai sur ma liste des styles édulcorés ou davantage sombre que pure horreur : The Ring, Insidious & l’excellent (du moins au cinéma) La Casa Muda (Gustavo Hernández – 2010).

      Quelqu’un a vu Exit Humanity (John Geddes – 2011)

      Sinon, pour en émoustiller certains, je dirai que j’ai été un peu déçu de Valhalla Rising : film à l’ambiance et au rythme hors du commun (acid trip de dire Refn) avec une intrigue simple mais fort originale et efficace, mais qui pour une raison que je ne m’explique pas encore, m’a laissé sur mon appétit. Pourtant, j’aime bien Nicolas Winding Refn et j’adore Mads Mikkelsen… est-ce la finale? le manque de détails sur One-Eye?

      SPOILER : voilà une finale originale (modifiée au montage) que je n’aurais jamais vu venir : “The original ending of the film had One-Eye boarding a spaceship and being flown away. Nicolas Winding Refn, however, decided that it would be too easy for the audience to interpret, and took it out. “. WTF??? Too easy to interpret?!? Je suis bouche-bée… faut que je le regarde à nouveau…

    • Je n’aime pas trop Ferrara non plus, en général, ou plutôt j’apprécie de loin, sans être capable de vraiment m’investir, même dans ses projets plus commerciaux (King of New York par exemple). Faudra bien voir ses derniers alors (le Tarr aussi d’ailleurs, il est en vidéo? je ne l’ai pas vu au coin de la rue…)

      @procosom

      Cabin, c’est quand même vraiment mieux qu’Hostel! L’erreur est peut-être de vouloir y voir un film d’horreur, alors qu’il s’agit surtout d’une comédie. Le ton est semblable à Buffy en fait: on utilise tous les tropes du genre, mais avec un détachement semi-ironique qui permet de l’investir d’un sens métaphorique nouveau (ici une réinterprétation du cinéma d’horreur comme rituel sacrificiel permettant la préservation de l’humanité, idée plutôt riche d’ailleurs). Le problème, c’est surtout que ça prend du temps avant d’arriver au point intéressant, et que c’est filmé n’importe comment.

    • @cinematographe

      Spoiler : L’idée du rituel sacrificiel était excellente, tout comme l’idée de la sélection inconsciente par les victimes sacrifiées de leur bourreau d’ailleurs. Le problème, c’est qu’au-delà de ces 2 aspects, le reste est vide, nul et télégraphié! Et justement, son traitement léger (comédie) est selon moi une erreur.

      Hostel au contraire laisse de côté beaucoup plus rapidement son aspect ado-a-la-recherche-de-sensations-fortes pour se concentrer d’abord sur l’horreur et ensuite se diriger (SPOILER) sur l’aspect que j’ai trouvé le plus intéressant : le marché noir de la souffrance (ce qui doit probablement exister quelque part sous une forme ou une autre…). Évidemment, la fin est traitée tel un From Dusk Till Dawn (ou un Cabin in the Woods), mais le propos me semblait tout aussi original et intéressant que the Cabin in the Woods, mais traité avec plus de sérieux dans la partie médiane du film.

    • Ha oui, autre matière à discussion : à la suggestion de Ghost, j’ai loué 2010 (the year we made contact) sensé m’aider à mieux saisir le mystère derrière 2001. Non seulement les réponses ne sont pas très intéressantes/convaincantes, mais en plus le film est tellement mauvais comparativement à 2001!!!

    • “Non seulement les réponses ne sont pas très intéressantes/convaincantes, mais en plus le film est tellement mauvais comparativement à 2001!!!”

      Je pense qu’on aura de la difficulté à trouver quelqu’un pour discuter ce point…

    • En ces temps de top 10, voici une liste de top 1.

      http://www.independencia.fr/revue/spip.php?article709

    • Et bien, je vais encore décevoir mes admirateurs… tousse! tousse! mais j’aime beaucoup le 2010. Effectivement, ce film n’aide pas beaucoup à comprendre 2001 qui est un film complet, en soi. Davantage, je trouve qu’Arthur C. Clarke a voulu régler ses comptes avec Kubrick en contredisant ses parti-pris (en particulier sur Hal). Cela dit et entendu, je trouve que c’est un bon petit film de science-fiction par un petit maître sous-estimé. Il y a, au niveau plastique, des moments magnifiques dans le film et je trouve que c’est l’un des films américains qui fait le mieux ressentir la guerre froide et la peur nucléaire du début des années 80. Ce film m’avait d’ailleurs beaucoup marqué pour ces raisons.

    • @Ghost

      “je trouve que c’est l’un des films américains qui fait le mieux ressentir la guerre froide et la peur nucléaire du début des années 80.”

      Vrai, c’est d’ailleurs un des seuls aspects que j’ai sincèrement apprécié du film. On a senti un réel désir de dépeindre la situation sans user de clichés surfaits… mais encore une fois, on n’a fait qu’aborder le sujet en surface et bien honnêtement, avec le recul, au-delà du fait qu’on a eu le courage de mettre les Russes sur un pied d’égalité avec les Américains à une période trouble de l’Histoire, ça n’a pas sauvé le film loin de là et plusieurs scènes se sont avérée plutôt “cheesy”. Bref, rien pour me faire augmenter ma note de 4 / 10 sur IMDB (j’aurais donné 4,5… mais la base de données ne permet pas les décimales! :)

      Je lance en l’air un autre titre que j’ai trouvé tellement quelconque : Lawless (John Hillcoat – 2012). J’ai beaucoup aimé The Road et j’aime bien Guy Pierce; disons que je m’attendais à plus qu’une pâle copie de tous les autres films sur la prohibition… avec un Tom Hardy qui grogne plus qu’il ne parle! Je ne suis pas chanceux avec mes 10-15 derniers visionnements… je crois que je vais jouer “safe” ce soir et y aller avec mon 2e visionnement d’Ante-Christ!

    • woa! 4/10! Mon système de cote personnel exige un 6 minimal pour la note de passage, ce qui fait que les films qui auraient 5/10 ne seront même pas diséqués. Jamais vu 2010 pour ma part, pûrement par préjugé des suites, surtout des suites par un autre réalisateur. Mais même par curiosité pour aller y chercher des bribes d’information, je ne suis pas sûr de l’intérêt. 2001 fascine par son pouvoir hypnotisant de suggestion, et non parce qu’il révèle quelque chose de réellement profond à saisir avec l’intellect à force de recherches. D’ailleurs si c’était le cas, personne n’aurait reconnu l’intérêt du film, parce que personne ne comprend la fin. Notez que Ghost pique quand même ma curiosité; serait-ce un film sous-estimé?

      Ante-Christ… de Von Trier?
      quel film! Mon préféré, peut-être même devant Dancer in the dark.

      Je viens de voir Django de mon côté. Ca m’étonne que personne n’en ait parlé jusqu’à maintenant. Personnellement, je n’ai pas grand chose à dire. Jackson était étonnamment bon. Y avait aussi des bons sketchs. Mais on va dire ce qu’on dit en sortant d’un woody allen: “ben, c’est toujours ben mieux que la majorité des films hollywoodiens!”

    • pour faire suite aux top 10 de winslow: le meilleur film de 2012 selon sight & sound (critiques):

      http://www.hitfix.com/in-contention/the-master-named-2012s-best-in-sight-sound-critics-poll

    • Pour avoir vu 2001 et 2010, je pense que les 2 films sont d’un registre complètement différent. 2010 étant beaucoup plus facile d’accès. Cependant, l’image de la guerre froide y est bien intéressante.

      Je sais que c’est hors sujet, mais c’est quand même dans la saison: À ceux qui ont vu Skyfall, avouez que la scène de la maison en Écosse fait penser à Home Alone. Et à ceux qui l’ont sacré meilleur Bond, je crois que j’aime mieux Casino Royale, du moins au niveau de l’intrigue.

    • Visionnement pénible de Battleship hier soir! Ma surprise (dans le générique) : “Based on Hasbro game Battleship”. Quoi??? À part le nom, qu’y a-t-il de commun entre le jeu Battleship (faisant s’affronter 5 bâtiments maritimes de guerre) et le film (faisant s’affronter des destroyers/Battleship et des vaisseaux spatiaux… extra-terrestres!?!?!

      @eturgeon : oui, de Von Trier. J’ai adoré, moi aussi un de mes films préférés. L’intro, l’intrigue, la scène de la crise de panique, les images au super-ralenti… très fort et très beau!

    • Juste par le look du film, je sais que je ne voudrai pas essayer Battleship. À force d’être dégoûté par le C.G., j’en viens à condamner son utilisation en générale. Puis, je change d’idée. Parce que je vois certains films qui l’utilisent abondamment et à bon escient. Un exemple récent: enter the void. Y a pas une foutue scène dans ce film sans C.G., et pourtant le résultat tombe totalement dans mes goûts esthétiques. Pour Antichrist, c’est un peu la même chose. Juste le bon dosage discret.

    • Je n’ai vu que quatre James Bond je crois, donc je ne peux pas juger lequel serait le meilleur, mais j’ai préféré Casino au dernier.

    • @procosom.com

      L’idée de Cabin in the Woods d’etre télégraphié fait jsutement partie à 100% du concept. Une grande majorité des films d’horreur sont télégraphiés, mais aboutissent parfois à être salement meilleur grace à l’execution, et Cabin justement entre en ligne de compte en explorant la plus part des grandes conventions du genre et en les critiquant. Mais pour être honnete, ca s’adresse encore plus aux fans d’horreurs, sans en diminuer l’importance. Un de mes préférés de 2012…

    • Et justement, un top de l’année?

      Je vais me lancer:

      1- Django Unchained (du grand Tarantino, avec 3-4 performances du tonnerre)
      2- Moonrise Kingdom (Wes Anderson, un que j’aime ou deteste, a vraiment punché ici)
      3- Cloud Atlas (techniquement parfait, et émotionelement résonnant)
      4- The Master (…)
      5- Looper (Rian Johnson est 3 en 3… et un parfait complément à Primer…)
      6- The Raid – Redemption (ceux qui se demande ce que fait le film dans un top 10 ne sont pas le public cible…)
      7-Cabin in the Woods
      8- Beast of the Southern Wild (magnifique)
      9- Silver Linings Playbook
      10- The Grey (tordant que voir à quel point certains n’ont rien compris du film, croyant à un film d’action classique…)

      Runner up: The Avengers

    • Euh, Dusk, vous devriez plutôt mettre “mon top américain”, ça aurait l’avantage d’être honnête.

    • Honnete? Et en quoi MON top de 2012 en serait malhonnete? On parle des films que j’ai vu en 2012. Pas de la liste d’un critique de cinéma qui passe son temps à y aller. J’ai 2 jeunes enfants et peu le temps d’aller au cinema. c’est plate, mais c’est la vie. Si le film n’est pas sorti en Bluray en 2012 apres sa sortie et que je n’ai pas eu la chance d’aller au cinema, too bad, c’est la vie. En fait, pour une des rares fois je n’ai pas trop eu le temps de voir des films européens (big deal). Reste que cette année a été une bonne année pour Hollywood. Et The Raid provient… d’Indonésie.

      J’ai en plus vu Holy Motors et Killing Joe aujourd’hui. Et ils méritent possiblement une place. Probablement à mi-chemin, peut être mieux pour Motors. Mais sinon, il me reste De Rouille et D’os, mais j’ai pas trop eu le temps. Il me faudra un peu de temps pour digérer le film de Carax, mais je suis pas mal certain de sa place.

      Joe est dérangeant à souhait. Quelle année pour Matthew McConaughey. Ca me fait penser, Magic Mike était quand même une belle surprise. Et ce Channing Tatum, bon dans Magic Mike, était surprenant dans LA comédie surprise de 2012, 21 Jump Street. Mettons ces 2 derniers film dans les mentions honorables.

      Et il me manquerait Zero Dark Thirty (et De Rouille et d’Os) pour avoir une classement vraiment final , donc on verra dans un mois… Mais Atlas et Django ne bougerons pas.

    • Il y a pire que vous, Dusk. J’ai vu un film presque chaque jour cette année, et pourtant je n’ai même pas de quoi me faire un top 10 de 2012, parce que j’ai vu trop peu de films datés de 2012. C’est pas faute d’avoir du choix intéressant, mais je n’ai pas eu l’occasion encore de voir beast, ni moonrise, ni cloud.

      Les seuls vus qui m’ont emballés sont the master, le prénom, et Django, même si Django, je l’affirme, m’a déçu. Le prénom est probablement intrinsèquement indigne d’une liste, mais puisque j’ai beaucoup aimé, pourquoi pas. Y aussi holy motors qui mérite une place pour sa curisosité.

      Je vais tenter de me rattraper d’ici les oscars.

    • Dusk, votre liste de films est très honnête, pour autant que je puisse en juger, c’est juste que ça dénomination qui n’est pas juste puisque finalement vous n’avez vu que des films hollywoodiens. Disons “n’est pas approprié” pour ne pas dire “honnête”.

    • Disons que ça me faisait l’effet d’une revue américaine qui nomme les meilleurs films de tous les temps et finalement il n’y a que des films américains.

    • Bon, ma liste en lambeaux (je vois surtout de vieux films):

      Twixt
      Cosmopolis
      Habemus Papam
      Hugo Cabret
      Bestiaire
      Laurence Anyways
      Cheval de guerre
      Margin Call
      Moonrise Kingdom

      Pas vus encore: Holy Motors, Tabou, Le cheval de Turin, Amour, Loopers, Beast of…, Django, Damsells in distress, Faust, Take Shelter

      Détesté: De rouille et d’os

    • Bah, mon top 10 aussi serait presque entièrement américain, ce n’est pas une question d’honnêteté, ni même de dénomination, c’est ce que j’ai vu, c’est tout. Ça n’a rien à voir avec les revues américaines qui eux, si elles sont sérieuses, devraient avoir vu autre chose que des films américains.

      Comme comédie surprise, j’ai préféré Ted à 21 Jump Street, qui de mémoire perdait son entrain passé le premier tiers pour suivre le dorénavant usuel moralisme conservateur appatowien au détriment de l’humour, ce que Ted réussit à éviter en gardant l’absurde jusqu’au bout. Mais Channing Tatum est certes l’acteur surprise de 2012 (McConaughey on le savait déjà, il s’était juste enlisé dans des mauvais choix de projets).

    • Bon, 2013 sera, après une longue absence, le grand retour de Jonathan Glazer avec Under the skin, film le plus prometteur de la prochaine année. Pour ceux qui croient comme moi que Birth était l’un des grands chef-d’oeuvre incontestables des années 2000.

    • Ted est effectivement très réussi. Macfarlane n’a pas raté sa transition au cinéma. Souvent les bandes annonces de films humoristiques présentent les meilleurs gags et le reste n’est pas à la hauteur.

      Ted c’est le contraire. Le film est plus drôle que la bande annonce.

    • Les autres films attendus en 2013:

      Passion, de Brian De Palma (film de l’année avec Glazer?)
      Nymphomaniac, de Lars Von Trier
      Vic et Flo ont vu un ours, de Denis Côté
      Tom à la ferme, de Xavier Dolan
      (Les deux meilleurs films québécois seront-ils comme en 2012 de Côté et Dolan?)
      Portrait of Jimmy P., d’Arnaud Desplechin
      Promised Land, de Gus Van Sand (sur les gaz de schiste, oh ya!)
      Les Salauds de Claire Denis (avec la grande Chiara Mastroianni)
      Camille Claudel, 1915, de Bruno Dumont
      Low Life, de James Grey

    • @procosom.com
      Je partage la même impression en ce qui concerne Cabin in the Woods. Je m’attendais à beaucoup, pour finalement rien. Les 30 dernières minutes sont effectivement intéressantes avec cette «petite boutique à horreur» en mode télé-réalité, mais cette déconstruction du genre à la Scream fait très daté et a un air de déjà-vu. Je suis pourtant un amateur du genre.

      Mon top des films regardés en 2012
      Melancholia- Comment un film d’anticipation peut devenir une oeuvre intimiste.
      The Master – Un film que j’ai déjà hâte de revoir pour mieux analyser et décortiquer.
      Bullhead – Un film dérangeant, dur, dramatiquement humain, qui reste en tête. Et une prestation d’acteur au talent brut.
      Martha – Beaucoup de questionnements, peu de réponses.
      Laurence Anyways – Une grande oeuvre. Du cinéma dans sa pure expression, sans ironie, sans lassitude, sans paresse et avec une vision. TRÈS hâte de découvrir Tom à la ferme… Le vendeur – Un beau film sur la solitude et le deuil. Le deuil d’une époque révolue, le deuil d’une vie qui achève
      Margaret – Le meilleur film de 2005 sorti en 2012 et une grande performance d’actrice de la part d’Anna Paquin.

      Les tendances détestables
      Le mouvement Mublecore – Pas capable. Attitude faussement cool, audacieuse et provoc. Rappelle la mouvance de la vague des films «indépendants» américains du début des années 90 à la Gregg Araki sans le talent.

      Une concentration et la distribution du cinéma dit «d’auteur» dans le 514. Distributeurs et exploitants de salle, risquez un peu. Vous avez certainement un bassin inconnu de cinéphiles qui attendent des films plus complexes dans vos cinémas du 450.

      Le film prémonitoire qui aurait dû sortir en 2012
      Le banquet – Un film trop sous-estimé qui annonçait le printemps érable.

      Les films que j’ai hâte de regarder
      De rouille et d’os
      Amour
      Tom à la ferme
      Nymphomaniac
      Maniac – Le remake de ce classique gore de 1980
      L’écume des jours – Boris Vian adapté par Michel Gondry pour son premier film dans sa langue maternelle.

    • On attend aussi le Bling Ring de Coppola.
      Et on évitera du mieux possible le Gatsby de Luhrmann.

    • Oui, Gatsby risque d’en prendre pour sa race…

    • Jay Z va faire la musique de Gatsby. Ca devrait être intéressant.

    • Luhrmann fait de tres beau films…. on verra pour le soundtrack, mais ca va faire un contenant hyper-stylisé pour un vieux roman classique américain.

      Ca serait tordant de voir Luhrmann adapter Des Souris et des Hommes ou un autre Steinbeck.

    • Même si le Seigneur des lieux n’est point-là, il n’est pas bon que l’internaute ne se repose point le dernier jour de la semaine en visionnant son court du week-end. Et quoi de plus seyant, pour ce faire, que de présenter un film dadaïste de René Clair (1924) pertinemment intitulé Entr’Acte:

      http://www.youtube.com/watch?v=mpr8mXcX80Q

    • Ne serait-ce que pour la course funéraire au ralenti, ça vaut la peine! Et cet apostrophe qui a disparu…

    • Oui, c’est superbe les mots avec apostrophe. Avec les rectifications de l’orthographe qui se succèdent, on devra bientôt écrire aujourdui… J’aime beaucoup chez Baudelaire: entr’aperçu.

      Le titre est plutôt Entr’acte. La deuxième majuscule vient de YouTube.

    • J’ai vû quelques listes des meilleurs films de 2012. Il m’en manque encore plusieurs avant de pouvoir définir une véritable liste puique j’ai peu de temps pour me rendre dans les cinoches. Et avant de me faire gronder par Ghost, je vais dire tout de suite que mon répertoire cinématographique est principalement composé de films américains et français. C’est comme ça et c’est tout!

      Mais plutôt que de faire mon top 10 des meilleurs, je vais faire mon top 10 des pires, c’est presque plus amusant. Et bien sûr, il y a un paquet de mauvais films que je n’ai pas vû, sachant qu’ils seraient mauvais. Par exemple, je n’ai pas vû Pirhana 3DD…Donc, ne voyant pas les vrais mauvais films, cette liste peut ressembler davantage à des déceptions mais il m’arrive aussi de simplement regarder un mauvais film.

      10. L’empire Bossé: Non mais quand vont-il cesser de croire que Guy A. Lepage sait jouer?
      9. Underworld Awakening: Ramener Kate Bechinsale n’a pas sauver la faiblesse de l’histoire.
      8. Men in Black 3: Que s’est-il passé avec les bonnes idées?
      7. Lockout: Guy Pearce et science-fiction, bonne idée n’est-ce-pas? Non!
      6. Wrath of the titans: Est-ce qu’il vont arrêter de détruire la mythologie avec cette merde?
      5. A thousand words: C’est vraiment officiel, Eddie Murphy n’est plus drôle!
      4. Goon: On est loin de Slap Shot
      3. That’s my boy: Même chose que pour Eddie Murphy….Sandler n’est plus drôle!
      2. Ice Age Continental drift: Ou comment ruiner une excellente série?
      1. Ghost rider Spirit of vengeance: Quelle horreur!

      Des mentions déshonorables à Premium Rush, Battleship, Omerta et House at the end of the street.

      Les films que j’attend avec impatience en 2013:
      - Passion de De Palma
      - Gravity de Cuaron
      - Man of Steel de Snyder
      - Elysium de Blomkamp
      - Side effects de Soderberg
      - Stoker de Park Chan-Wook
      - Lowlife de Gray
      - The hobbit, le deuxième
      - Amour d’Haneke
      - Les amants passagers d’Aldomovar
      - Nymphomaniac de Von Trier
      - Only God forgives de Refn
      - The wolf of Wall Street de Scorsese
      - Star Trek de Abrams

    • “Et avant de me faire gronder par Ghost, je vais dire tout de suite que mon répertoire cinématographique est principalement composé de films américains et français. C’est comme ça et c’est tout!”

      Haha!

    • Dans les très attendu en 2013, avec Glazer, Desplechin et Gray, je rajouterais Bong Joon-ho, passé en territoire américain, le Wong Kar-Wai revenu en Chine, et le Malick si jamais il est distribué un jour (ou un autre Malick si jamais To The Wonder ne se rend pas ici, il a deux films en post-prod sur IMDB!)

    • C’est bizarre cette accélération de Malick, alors qu’on suppose que ses films ne rapportent pas d’argent.

    • Je pensais que le nouveau Roy Andersson sortait en 2013. Finalement c’est 2014, s’il crève pas avant.

      Y’est par où le pont Champlain, déjà?

    • Hé-ho!!! C’est le 7 janvier, là,là!

    • y’a-t-il quelqu’un qui pourrait répondre a Foglia:

      -”…De rouille et d’os est d’abord une oeuvre littéraire,
      un LI-VREU.
      Un livre dans lequel il y a huit histoires qui pourraient toutes devenir des films.
      Nommez-moi un film qui est déjà devenu un livre.”

    • joe_bleau

      de retour le 8 Janvier

    • @fractalieus

      Les novellisations (film transformé en roman) sont innombrables. Les premières séries de films (Feuillade, etc.) étaient transformées en feuilleton dans les journaux. Dans les années 60, il y avait même une collection de ciné-romans chez Seghers où on a novellisé A bout de souffle. Bien sûr, la plupart des novellisations, en tant que produits dérivés, n’arrivent pas à la cheville des films (comme les adaptations filmiques n’arrivent généralement pas à la cheville des romans) quand on ne fait que mettre en mot Star Wars pour le lecteur lambda qu’on veut continuer à presser comme un citron. Mais il y a de grands romans qui ont pour origine des films: L’année dernière à Marienbad, 2001, L’odyssée de l’espace de C. Clarke adapté à partir du scénario du film, Cinéma de Tanguy Viel adapté du Limier de Mankiewicz, etc.

    • Pensons ici aux très beaux “livres” – ce ne sont pas des scénarios – qu’à tirer Pierre Perrault de ses films.

    • Ah, et en 1979, Claude Jutra a novellisé son célèbre Mon Oncle Antoine, Montréal : Art Global, 102 p.

    • La plupart des journalistes sont des dilettantes dans leur domaine. Quand ils sortent de leur domaine, ça devient n’importe quoi… même quand ils ont du génie comme Foglia.

    • en mots* Star Wars

    • J’imagine que pour l’instant travailler avec Malick comporte sa part de prestige, tout le monde voulait collaborer avec lui sur Thin Red Line, mais ce prestige tient largement à la rareté de ses films, alors s’il continue à ce rythme, que ses films continuent à être déficitaires, et que la critique continue de le désister, il risque de retomber bien vite dans un silence obligé, plus long que jamais.

    • @unholyghost : “La plupart des journalistes [...] quand ils sortent de leur domaine, ça devient n’importe quoi… même quand ils ont du génie comme Foglia.”

      Je ne suis pas un admirateur de Foglia, mais sa critique d’Inglourious Basterds est pour moi une référence; le fameux ‘deuxième degré’ qui est plus souvent qu’autrement du ‘premier degré’ maquillé.

    • @scories

      Ça ne veut pas dire qu’il ne dit pas des choses intéressantes parfois. Par exemple, il a bon goût quand il parle de ciné québécois. Le truc de Foglia, c’est d’être d’être péremptoire en disant le contraire de la masse. Or, ici, sous-entendre que le livre est mieux que le cinéma est un lieu commun qui a une centaine d’années, et ajouter pour preuve qu’il n’y a pas de livre fait à partir d’un film est une bêtise. Quand on est péremptoire, il faut vraiment connaître le domaine. Or, on ne peut connaître le cinéma à partir d’un club vidéo en Estrie.

    • Je viens de voir Looper et c’est vraiment excellent (alors que Avengers qui m’a déçu). Avec La Jetée de Marker en blueprint.

    • Avengers est vraiment plus réussi que Looper! (Mais moins bien filmé, c’est certain).

      Le blueprint, c’est plus précisément 12 Monkeys (full spoilers sur Looper): le truc c’est d’enfermer Bruce Willis dans une loop temporelle infinie, mais de substituer au fatalisme de Gilliam la possibilité du libre-arbitre. Tout cela est bien beau, mais Looper prétend critiquer ainsi la violence, sans pouvoir se défaire de ses propres effets de mode. Du genre, au début, quand on présente le travail répétitif de Joe, l’accumulation de cadavres est supposé être un début de prise de conscience chez le personnage, mais la mise en scène varie les plans pour chaque meurtre, alors on ne sent pas la répétition aliénante du geste, mais plutôt la capacité du réalisateur de mettre en scène le meurtre de manière différente (qu’il est ingénieux, ce Johnson!)

      Ou encore, à la fin, le suicide altruiste de Joe est supposé mettre fin au cycle de violence déterministe, mais il s’agit encore une fois d’une solution violente. Tout le film repose sur l’avenir du jeune garçon; le véritable geste non-violent altruiste n’aurait pas été un suicide, mais de faire de Joe son père adoptif, et de convaincre son soi du futur de la futilité de sa quête.

      Bref, c’est bien Looper, mais ça n’arrive pas à la cheville de ses prétentions.

    • Avengers meilleurs que Looper?! Je viens de voir Avengers, et c’est bien divertissant, mais guère davantage. Un rêve de geek à travers lequel ne transperce aucune vision d’auteur. Et puis, des mégacombats en image de synthèse où il n’y a finalement jamais aucun risque et pour l’acteur et pour le personnage, combien de temps va-t-il falloir encore s’en taper au cinéma? À un moment donné, New York se fait détruire par des E.T., les foules affolées courent dans tous les sens, et malgré la centaine d’explosions, aucun civil n’est tué. Je me suis retapé la scène pour être sur. On a dit que Avengers terminaient enfin le deuil du 11 septembre et qu’on pouvait désormais détruire New York dans un film. Je pense au contraire que le deuil ne fait que commencer: déni total. Personne n’est mort dans ce film, comme dans un jeu vidéo. En fait, le seul qui meurt est le geek qui veut faire signer ses cartes, alors que ce film est précisément pour l’enfant Disney en nous qui ne grandira jamais et ne verra jamais la réalité de la violence. Quand on montre pendant 5 minutes une foule se faire bombarder et qu’on ne voit que des tables “arvoler” et qu’ensuite aucun cadavre ne jonche les rues, on se dit que quelque chose cloche. C’est quoi cette guerre qui n’en est pas une? Baudrillard revient! C’est la guerre américaine: on ne voit jamais la mort, ce n’est qu’un chiffre. Au bout d’un moment, on regarde le film comme des mouvements abstraits, sans résonances humaines; c’est bien fait par contre, y a pas à dire, et on rit.

      Loopers, au contraire, ne parle que des conséquences de nos gestes et des liens entre liberté et déterminisme. Chaque geste ouvre une porte de liberté mais aussi de déterminisme, envers et endroit de chaque événement. En fait, le film cite les deux films (12 monkeys, Terminator) de loops temporels qui ont comme blueprint La Jetée (cité précisément du fait qu’un homme voit sa propre mort). Alors qu’Avengers n’est qu’un superfilm (comme on dit un supergroupe de rock), Looper est remplie à la gueule d’idées à partir de ce canevas: mimétisme des deux Joe, leur combat sans merci, l’enfant qui sera super-héros ou supervillain (contrairement à Terminator où la mère élève forcément un héros), les scènes magnifiques de suspension, les USA et la France comme pays du tiers-monde, le futur vu comme du présent bricolé faute de moyens, etc. La finale n’est que le circuit narratif habituel du cinéma ricain: comment un égoïste devient altruiste. Ta finale aurait été plus gnagnan et ne correspond pas à un monde où la violence par fusil est quotidienne (commentaire sur l’Amérique d’aujourd’hui).

      L’autre intertexte du film passe par Blade Runner. Le chef de la mafia le dit: tu copies des films qui copient déjà des films que tu ne connais même pas. Looper revient à la source du film noir. Contrairement à ce que tu dis, l’accumulation de cadavre n’est pas un début de conscience. On parle d’un junkie qui n’a n’a rien à foutre de qui que ce soit, même pas de sa propre personne plus âgée! Tuer n’est pas pour lui ni aliénant ni excitant: un boulot c’est tout. En cela, il est proche de ses âmes perdues du film noir qui tuent sans états d’âme. À partir de là, il devra retrouver le réel. La finale est émouvante car il se rend compte que sa vie ne sert à rien puisqu’il n’a personne. Comme le Mr Kaplan de North by Northwes, film que Looper cite abondamment, c’est un personnage vide. Il se sacrifiera puisque c’est un acte de liberté qui ouvre des possibles avec l’enfant qui sera super-héros; il sauve la mère car elle était précisément comme lui, junkie sans attaches, avant de retrouver l’enfant (qui peut la tuer à tout moment, mais elle se sacrifie aussi).

    • Ouf, les spoilers de Looper sont légion dans vos 2 derniers posts! J’ai dû m’arrêter de lire, n’ayant pas encore vû ce film. Merci cinématographe d’avoir mis un avertissement, je ne peux en dire autant à Ghost.

      Par contre, pour Avengers, j’ai tendance à me ranger du côté de Ghost. C’est un pur diverstissement et un wetdream de geeks mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

    • Oui, désolé, full spoilers itou.

    • merci Unholy pour le court en accélérer.

      mais, pour 2001, il y a comme une zone grise
      http://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l%27Odyss%C3%A9e_de_l%27espace
      le roman aurait été écrit en parallèle avec le film.

      il y a matière a tourné un film sur la création de l’odyssée avec C.Clarke et Kubrick

    • Là-dessus je suis d’accord avec ghost. Looper n’arrive peut-être pas à la hauteur de ses prétentions mais c’est supérieur à Avengers.

      Avengers c’est une grosse bebelle CGI sans substance.

    • @fractalius

      C’est ce que je dis: Clarke et Kubrick ont écrit le scénario du film ensemble, puis ils sont partis chacun de leur côté faire, qui le film, qui le roman. C’est donc une novellisation du scénario du film.

    • À la base c’est la même histoire car dans le cinéma ricain c’est toujours la même histoire: Iron Man est un égoïste qui n’en n’a rien à foutre des autres mais qui se sacrifiera pour sauver ses amis (sauf que nous sommes chez Disney et il ne mourra pas).

    • Côté divertissement, je vient de voir Mission impossible Ghost protocol. Du pop corn mais j’ai passé un bon moment. Il y a de la CGI, mais au moins on est sûr que ce fou de Tom a quand été faire de l’escalade sur le plus haut building du monde. Il y a de l’humain et du danger, merci Bazin.

    • Ghost Protocol est effectivement très bon. C’est un film qui a une qualité que peu de films d’actions ont, les scènes d’actions sont intéressantes.

      Habituellement les scènes d’actions dans les films sont des scènes assez ordinaires qu’on doit se taper parce que c’est comme ça mais pas dans cas-ci. En plus il y en a du début à la fin.

      Exemple, ce n’est pas comme la scène du combat final dans les Avengers. Une grosse scène qui a du couter des millions mais qui est d’aucun intérêt. C’est la même scène que dans tous les films de super héros sauf avec plus de monde.

    • “Contrairement à ce que tu dis, l’accumulation de cadavre n’est pas un début de conscience. On parle d’un junkie qui n’a n’a rien à foutre de qui que ce soit, même pas de sa propre personne plus âgée! Tuer n’est pas pour lui ni aliénant ni excitant: un boulot c’est tout.”

      Ben, c’est cela le parcours du film, il part de junkie qui s’en crisse au geste théoriquement altruiste de la fin, et ça commence par l’accumulation de cadavres (j’ai vu le film il y a quelques temps, mais il me semble que c’est assez clair que Joe se pose des questions dès le départ, il accumule pour quitter cette vie, non?) Ma fin est plus gnangnan, c’est certain, mais le film veut justement sortir de la violence, alors pourquoi ne pas le faire (d’autant plus que la maman dit à un moment que l’amour et l’éducation font la différence dans ce bas monde)? Faire un commentaire sur l’Amérique violente, c’est facile, tout le monde peut présenter de la violence à l’écran et dire “c’est un commentaire sur la violence”. Montrer la sortie, sortir de cette putain de violence, c’est une alternative pas mal plus intéressante et forte, et plus près de ce que le film prétend faire, au lieu d’un suicide qui, franchement, n’est qu’un effet cool et dramatique de plus.

      Le personnage de Bruce Willis est aussi sacrifié au nom du plaisir de la violence à l’écran: alors qu’au départ il est empreint d’une mélancolie désespérée lui permettant de faire la morale à son jeune double et lui faisant emprunter la voie de la violence par dépit, parce qu’il ne sait pas faire autre chose, à la fin Johnson s’amuse avec le Willis de Die Hard pour le faire devenir un bad ass qui tue presque avec plaisir, sans transition entre les deux moments. Je suis bien d’accord que le film est bourré d’idées, mais elles se cognent pas mal toutes à une esthétisation inutile d’une violence présentée comme jouissive alors que l’enjeu explicite du film est de la dénoncer (et les films qui ne réfléchissent que par références, ça commence à me taper sur les nerfs).

      The Avengers, c’est bourré d’idées aussi, voyons, mais j’ai déjà écrit sur ce film, je n’ai pas le temps de me répéter présentement, tu iras lire. En tout cas, c’est le film américain sur lequel je reviens le plus souvent (en pensée) cette année, y découvrant toujours de nouveaux trucs. Pour moi c’est le blockbuster des blockbusters, autant pour sa mise en marché (précédé de plusieurs films lui servant de preview) que parce qu’il met à nu de manière assez explicite l’idéologie du genre, en lui donnant un petit twist critique.

    • est allé faire*

    • Ghost Protocal c’est très bien, il y a de belles idées aussi, cet écran numérique utilisé pour tromper le réel entre autres.

    • La référence n’est pas un problème si le tout est plus que la somme avec une manière originale.

      Pour Loopers, je crois que tu ne juges pas le film mais ce que tu voudrais qu’il soit. Cette question de la violence réprimée, c’est ta question, pas forcément celle du film. Un héros d’un film américain qui se suicide et meurt, ce n’est pas si fréquent, c’est même plutôt rare. J’aime beaucoup cette fin qui n’est pas, loin de là, fait pour être cool. Je la trouve même plutôt poétique dans la mesure où le film divise le héros en deux et les antagonise. Même s’ils sont ennemis, on ne sait pas qui est le vrai héros, on passe de l’un à l’autre, et même s’ils sont ennemis, ils ne sont pas des adversaires (ce sont plutôt les mafiosi) au sens du modèle actanciel. Ce héros bifide est des plus originaux. À la fin, les deux fusionnent dans une même mort, alors que le jeune se rencontre que le vieux n’a toujours pas changé (il veut tuer un enfant pour son bonheur personnel) et que tuer un enfant ne vaut pas le coup, vaut mieux se tuer soi doublement. L’enfant l’a déjà sauvé de la mort, alors il le sauve.

    • Ce qui est bien dans le film c’est justement que la CGI est à la bonne place. Elle vient ajouter du réalisme à la science-fiction (en mettant par exemple un zeppelin en background) mais elle n’est pas principal quand nous sommes dans le coeur de l’action (les suspensions, par exemple, sont fait en vrai).

    • Pour ce qui est de Avengers, je vais te lire car je ne vois pas du tout l’intérêt. Tu ne me diras pas qu’il y a là une vraie vision du monde née du mise en scène intéressante. Bien sûr, il y a plein de petits détails cool, mais c’est justement le côté wet dream de geeks.

    • “Cette question de la violence réprimée, c’est ta question, pas forcément celle du film.”

      Je ne vois pas comment tu peux dire ça, le film présente un cycle de violence et essaie de le briser, comment ce n’est pas la question du film? Il est vrai que la question de base est celle du libre-arbitre et du déterminisme, mais elle est posée par le cycle de violence qui est au coeur du film (Joe crée le Rainmaker par la violence que le Rainmaker inflige sur sa femme, comment sortir de ce déterminisme?) Le suicide est un effet cool dans le sens où il s’agit d’un coup de feu de plus, alors qu’il ne devrait plus y en avoir à ce point dans la réflexion du film. Le fait que le suicide est original n’est pas en question, ni la division du héros (la scène où ils se rencontrent dans le café est vraiment bien d’ailleurs). J’ai bien aimé le film, mais cette violence esthétisée me rebute quelque peu, elle va à contre-courant de ce que je vois dans le scénario.

      ” Tu ne me diras pas qu’il y a là une vraie vision du monde née du mise en scène intéressante”
      Non, je ne dirai quand même pas ça, la mise en scène est nulle, sauf quelques images isolées. L’intérêt est dans le scénario.

    • La réussite des Avengers est d’avoir été capable d’inclure tous ces personnages dans le scénario sans qu’ils ne se marchent sur les pieds. D’ailleurs les meilleures scènes sont celles où ils interagissent entre eux.

      Pour le reste et bien c’est un blockbuster classique.

    • SPOILERS ALERT

      La violence est dans le film, mais à aucun moment la mauvaise conscience de la violence ni la volonté d’arrêter le cycle (Old joe ne tue pas pour arrêter le cycle mais pour sauver sa femme, Joe Blue ne veut le tuer que pour retrouver sa vie violente d’avant). Ta solution serait qu’il fait réaliser à Old Joe qu’il faut briser le cycle, etc., mais ce serait précisément un autre film, moral mais pas très nitzschéen. Car “à ce point”-là du film, le choix qui se pose est de tuer Old Joe ou de laisser tuer la mère et l’enfant. Il décide donc de se tuer lui-même, ce qui brise le cycle de la violence puisque l’enfant pourra devenir résilient. Pourquoi fait-il ce choix? Parce qu’il voit que le retour du même (la boucle du temps symbolisé par la montre avec photo) sera éternel et que pour arrêter la répétition – qui lui rappelle sa vie d’avant où meurtre et drogue n’était pas un cas de conscience mais justement la répétition sans fin des pulsions – il lui faut se sacrifier. Pourquoi le fait-il? Parce qu’il voit la mère donner sa vie pour sauver son enfant et Old Joe tuer des innocents pour sauver sa femme et il se dit qu’il n’y a que lui qui doit se sacrifier pour arrêter la violence du temps.

      Ce suicide aurait pu être esthétisé, avec force effets de mise en scène. Il est au contraire filmé sans apprêt, objectivement, filmé d’ailleurs de loin après un champ-contrechamp de regards avec la mère (on se dit que c’est donc un acte d’amour, même si naissant).

    • “Je ne suis pas un admirateur de Foglia, mais sa critique d’Inglourious Basterds est pour moi une référence; le fameux ‘deuxième degré’ qui est plus souvent qu’autrement du ‘premier degré’ maquillé.”

      J’ai lu le texte de Foglia. Il a tout faux avec son besoin d’avoir le dessus sur le plus grand nombre. En plus d’être une merveille de mise en scène – ce qui est quand même l’art du cinéma mais que ne semble pas pouvoir soupeser Foglia -, c’est très loin d’être du second degré superficiel. De un, parce que le maniérisme de Tarantino n’est pas du second degré, il est bien trop sincère pour cela. De deux, parce qu’il dit sur le lien du cinéma avec la Shoah, sur les fantômes, etc. est extrêmement profond.

    • parce que ce qu’il dit*

    • La volonté d’arrêter le cycle n’est pas chez l’un ou l’autre Joe (quoiqu’Old Joe, quand il apparaît, semble épuisé par cette violence, il la remet en question même s’il n’arrive pas à s’en départir et demeure terriblement égoiste); l’alternative à la violence est plutôt présentée thématiquement avec la mère et l’enfant.

      Briser le cycle, c’est le but du réalisateur, qui veut même briser tous les cycles, c’est-à-dire sortir du déterminisme. Comme le cycle (loop) principal du film est la violence, on ne peut pas éviter de lire son propos à partir de celle-ci. Or, il présente une alternative par l’amour, par la mère et l’enfant, mais au fond il n’en a rien à foutre parce qu’il laisse tomber cette option dans sa finale. Il brise un cycle en tuant le personnage, mais il perpétue tout de même la violence en n’arrivant pas à vraiment endosser l’amour qu’il avait présenté auparavant, et en utilisant lui-même des effets de violence à la mode (pas nécessairement le suicide, je pense plutôt à toutes les scènes d’action, au meurtre de Paul Dano, à la sauvagerie de Jeff Daniels, ou à des trucs genre tuer des enfants, ce qui est la nouvelle mode maintenant, je vois ça un peu partout depuis quelques temps). Pour moi ce n’est pas une question de morale, mais de cohérence thématique.

    • Si le cycle de la violence en tant que répétition est au centre du film comme intrigue, le film ne prétend pas être une critique de la violence et arrêter le cycle n’est pas un propos des protagonistes. Quand le héros se pose la première fois la question, juste avant de mourir, c’est la répétition déterministe qu’il trouve intolérable, non la violence. Son suicide est là pour faire un dernier acte libre qui brise la mauvaise répétition (au contraire de la bonne répétition nietzschéenne). De toute façon, il y a quelque chose de christique à retourner la violence vers soi pour sauver le monde, ce qui disqualifie le meurtre du père comme fondation du social (tuer son père, c’est justement ce qu’il ne fait pas). De cette façon, il devient de facto le père symbolique de l’enfant (tu remarques que le père réel est aux abonnés absents). Que tu souhaites que le cycle de la violence s’arrête par un dialogue entre les deux Joe plutôt que par ce sacrifice violent (la violence sacrée en tant qu’elle fonde un nouveau monde) me semble être de la moralisation. En tous les cas, tu substitue au film réel un film fantasmé qui rencontrerait la cohérence thématique que tu construis à partir d’une question qui t’es personnel (l’éthique de la violence et la transmission sont des thèmes qui reviennent beaucoup dans ton écriture).

      Il y a un autre biais qui me semble intéressant. On peut voir chaque film qui reprend La Jetée comme une loop. Ou plutôt comme une spire puisque La Jetée reprend Vertigo et sa spirale temporelle. En s’éliminant lui-même et le Bruce Willis de 12 monkeys, le film semble plaider pour un retour aux sources, c’est-à-dire les films qu’on ne connaît pas qui ont inspirés les films que l’on connaît (pourquoi apprend-t-il le français sinon pour mieux comprendre la Jetée?). Il s’agit d’une belle leçon d’humilité, si c’est le cas.

    • GROS SPOILERS SUR LE MESSAGE PRÉCÉDENT

    • Un autre chose: la musique du film est superbe, pas seulement les images.

    • Tant qu’à être dans les spoilers, j’ai regardé le Savages de Stone le week-end dernier. Ça faisait drôlement longtemps que Stone ne m’avait pas allumé comme ça. Quel casting, une très bonne histoire, un bon rythme quoi que je me serais bien passé du “voice over“ de la fille qui nous raconte l’histoire. Benicio Del Toro qui nous sort l’un des méchants du cinéma les plus dérangeant des dernières années. Par contre, c’était quoi cette double fin de merde? On dirait que Stone a filmé sa fin et que le studio lui a dit d’en filmer une autre et il a mis les 2 dans le montage final et la deuxième est évidemment merdique et ne cadre pas dans le ton de l’ensemble du film. Ceci étant dit, Stone m’a démontré qui est encore capable de raconter une histoire en image, de faire une bonne mise en scène et d’y aller avec sa touche au montage. Enfin un bon Oliver Stone!

    • Merci pour l’avertissement de spoilers après coup! Je n’ai plus besoin de voir Looper…..

    • Teamsteaf, on a parti une discussion après un message de Ciné qui avertissait son spoilage. On parle d’un film qui a plusieurs mois. Un moment donné, faut arrêter avec les spoilers.

    • En tous cas, si on se fit à la liste des films à voir de Lussier, l’année 2013 va être poche en mautadine!

    • Moi, c’est World War Z que j’anticipe le plus pour 2013 (Marc Foster – 2013 – avec Brad Pitt).

      Je n’ai jamais trippé sur les films/histoires de zombies, mais depuis qu’un collègue a incité pour que je lise le livre de Max Brooks The Zombie Survival Guide, j’avoue que j’ai attrapé un genre de piqure du genre.

      Le livre est monté à mi-chemin comme un guide rédigé par Sécurité Publique Canada ou un autre organisme gouvernemental, comme un livre-guide pour enfants (”idiot-proof”) et comme un document de game design qui précise les probabilités de réussir son attaque contre tel type de zombie, dans tel type de circonstance, dans tel type de climat/terrain, avec tel type d’arme.

      À priori, ça semble un livre de geek sans intérêt pour les non-initiés, mais j’avoue que j’ai vraiment aimé plus la lecture avançait. Ensuite j’ai commencé à lire World War Z qui semblait encore plus intéressant car plus près d’une histoire classique avec intrigue, etc. (imaginez un mélange de Contagion, Blindness et de Resident Evil)… mais ensuite j’ai entendu parler du projet de tournage et j’ai interrompu indéfiniment la lecture pour attendre le film.

      Bref, j’ai bien hâte de voir WWZ

      N.B. Ghost : aucun excuse, un spoiler est un spoiler peu importe quand le film est sorti (surtout dans la dernière année : come on!)… j’ai commencé à lire quelques mots et je crois avoir compris juste à temps que je devais arrêter de lire avant de me gâcher le plaisir… on verra bien dans les dernières minutes du film si j’ai arrêté de lire à temps! Je vous tiens à l’oeil petit rebelle!

      H.S. Vrai comme l’a dit teamstef que l’Empire Bossé est horrible! Honnêtement, un des pires que j’ai vu cette année… sinon le pire!

    • @simonp.

      Effectivement, j’ai vraiment aimé Melancholia pour les mêmes raisons. Très intime, sublime!

      Par contre, je me garde une petite réserve pour Nymphomaniac : Charlotte a tendance à me tapper sur les nerfs; elle était parfaite pour Anti-Christ et surprennament bonne dans Melancholia, mais dans Nymphomaniac?!? Pas certain…

      Pour les films d’auteur en banlieue, oubliez ça! Masse critique insuffisante…

    • Ajout : Charlotte Gainsbourg est pour moi l’équivalent et à la fois l’antithèse féminine de Jack Nicholson.

      Jack Nicholson – que j’adore – teint TOUS ses rôles de son aura clownesque

      Charlotte Gainsbourg – excellente actrice que je déteste autant que j’apprécie – teint TOUS ses films de son aura de folle freak qu’on a envie de tabasser tellement elle semble perdue dans les limbes. Parfois, c’est un chef-d’œuvre (Anti-Christ et Melancholia; dans une moindre mesure 21 Grams), parfois c’est juste un film lourd et une performance pénible (Persécution – Patrice Chéreau – 2009)

    • Escusez-moi, procosom, mais je viens d’une époque où lorsqu’un critique discutait d’une film, il ne disait pas “spoilers”. Je me demande quand cette folie a commencé. Si tu ne veux pas te faire spoiler un film, va le voir, ne lis pas dessus. Je ne parle pas de la presse quotidienne sur des films qui vont sortir dans la semaine ou une description du tv-hebdo, mais aussitôt que tu lis une analyse de film après la sortie en salle, le spoiler est inévitable et devrait être implicite.

    • “Charlotte Gainsbourg – excellente actrice que je déteste autant que j’apprécie – teint TOUS ses films de son aura de folle freak qu’on a envie de tabasser tellement”

      Ah, moi j’ai envie de la consoler sur mon épaule. Ne touchez pas à Charlotte, je vous ai à l’oeil, joueur de ringuette.

    • @Ghost

      Ça dépend de l’angle choisi.

      On peut très bien parler d’un film sans rien révéler de précis sur son intrigue/rebondissement. Par exemple : problèmes de casting, financement, production, distribution, rentabilité. Défis de réalisation, objectifs visés par le réal., la pellicule choisie, l’esthétique et les retouches, la trame sonore, etc. Bref, tout ce qui entoure le film et qui est extérieur à l’Histoire/intrigue.

      Il y a ensuite la déconstruction de l’intrigue qui nous transporte sur un terrain glissant sans nécessairement nous révéler les principaux rebondissements; lire à ses risques et périls.

      Et il y a enfin l’analyse de l’intrigue finale où – à mon humble avis – un avertissement de spoiler s’impose.

      Mais bon, d’accord avec vous qu’en surfant sur un blogue de cinéma, on court implicitement un risque de spoiler!

      Au sujet des spoilers, je me suis penché la dessus à deux reprises par le passé, ici et ici, au cas où ça vous intéresse . -js

    • @ghost

      On tourne en rond, il va falloir que l’un de nous deux se tire une balle pour mettre fin au cycle et nous ouvrir vers une nouvelle réflexion…

      “arrêter le cycle n’est pas un propos des protagonistes”
      Et alors? C’est celui du réal, il n’y a pas de doute sur cela. Le jeune Joe est enfermé dans une répétition qui est celle de la violence (il n’y a pas d’autres répétitions représentées dans le film que celle-là), il doit tuer chaque jour. Alors le réal lui envoie dans les pattes plusieurs événements pour l’aider à se sortir de ce déterminisme: il tue son meilleur ami, lui envoie dans les pattes son double du futur qui lui fait la morale (ta vie est vide, juste de la drogue et de la violence, tu ne le vois pas maintenant, etc.), puis lui montre la possibilité de l’amour en lui présentant une mère et un enfant. S’il ne critique pas le style de vie violent de son personnage ainsi, en lui faisant fléchir son parcours, que fait-il d’autre? Comment la transmission n’est pas au coeur du film, alors que l’enjeu central tourne autour du futur d’un enfant, à qui Joe sert de père de substitution (il lui explique même à un moment la réalité de la violence)?

      Je ne parle pas d’un film fantasmé, il est là dans chaque plan. Et ce n’est pas de la moralisation, parce que je ne parle pas en absolu, je soulève une incohérence dans un discours précis. Je m’en fous qu’on esthétise la violence; mais dans ce cas-ci, ça va à contre-courant du scénario.

    • “On tourne en rond, il va falloir que l’un de nous deux se tire une balle pour mettre fin au cycle et nous ouvrir vers une nouvelle réflexion…”

      Hahaha! Excellent!

    • Très bons ajouts Jozef, je me rappelais de la plus vieille des 2 chroniques, mais pas de la seconde (Bon retour en passant!).

      Je suis 100% d’accord avec votre conclusion : “«Mieux comprendre l’histoire» est un plaisir, certes, mais dont on devrait avoir l’opportunité de jouir que lors de subséquentes expériences de l’oeuvre.” La découverte de l’intrigue et du “punch” final demeure primordiale pour moi au 1er visionnement. Si l’oeuvre m’a plu, alors je serai intéressé à décortiquer davantage et à pousser l’analyse vers un 2e, 3e voir 4e visionnement (je n’ai malheureusement plus le temps de regarder des films 20 ou même 30 fois comme je le faisais quand j’étais jeune!).

      Et j’adore votre clin d’oeil dans votre chronique sur Django : “(SPOILERS à venir dans tout ce qui suit)” :) Je m’en tiendrai donc au 1er paragraphe seulement jusqu’à ce que je vois le film!

      Qu’est-ce qu’un spoiler? Je suis en parfait accord avec la définition donnée par Phazon le 5 juillet 2011 (er des 2 liens) :

      “Un spoiler, c’es bien simple pour moi:

      Il s’agit d’un moment fort en émotion ou d’un élément faisant partie de la clé de l’intrigue.

      Il n’y en a pas 30 de ces moments dans un film”

    • Je n’ai pas vu Looper mais ce que dit ciné à son propos semble s’appliquer à Killer Joe; l’accumulation de violence ne peut être brisée que par l’annonciation d’une vierge. Étrange humour du sud.

      Sinon j’ai vu Pee Wee en 3D. Ça reste du calque. Y a que le Mont Saint-Hilaire qui soit véritablement rafraîchissant à voir sur grand écran. Il faudrait plus le filmer ce monument, y pénétrer même; à part une apparition timide dans un Émond, il n’y a encore que Jutra à l’avoir mis en scène à sa juste valeur fantastique, Mouvement Perpétuel en ‘49, c’était magnifique, et c’est trop peu.

    • On le voit aussi dans Un chat dans le sac, si ma mémoire est bonne.

      Je viens de voir Killer Joe de Friedkin est c’est totalement barré comme film. White-trashs qui déconnent à la Coen, mais sans le second degré goguenard. Totalement dingue. Je ne comprenais pas trop le revirement final, mais là je comprends. Très fort Rafc.

    • Je viens de me taper les 3h interminable de Batman. J’avais aimé le deuxième mais là, rien, j’ai même baillé.

    • Il y a des fulgurences, certes, mais trop long, trop choral, musique interminable.

      Ah au contraire, j’ai adoré! Plus que le 2e, qui m’a fait bâiller par moments… Il faut dire que je l’ai vu en première dans un sofa en cuir, l’atmosphère dans la salle était électrique. -js

    • Revoyez-le dans un contexte normal, on s’en reparle.

      Je sais pas ce qu’est un contexte normal, mais je vais toujours opter pour un contexte idéal. Une première nuit d’amour c’est toujours mieux sur une plage féérique à l’aube que sur le banc arrière d’une Civic, quoique… -js

    • C’est vrai que Killer Joe est plutôt abject, j’ai dû fermer les yeux à deux trois reprises. Les Coen (ils sont du nord) amenaient le détachement « goguenard » nécessaire à la mise en image des violences de McCarthy. Chez Friedkin, c’est le sud qui tente maladroitement de rire de lui-même et ça donne du mauvais grand-guignol. Mais c’est comme si les auteurs le savaient au fond qu’ils sont sur des limites floues comme celles du Texas et de l’Oklahoma; la tirade sur les frontières commence d’ailleurs ainsi : « Hazlewood! He’s from Oklahoma to! But I have nothing funny to say about Hazlewood or Oklahoma either”.

    • Il y a d’ailleurs dans deux trois scènes des réminiscences de Salo de Pasolini (et Sade). Est-ce abject pour autant? Il joue en tous les cas avec les frontières de l’obscène. J’ai bien ri quand j’ai vu le sticker “interdit au moins de 16 ans”: est-ce que l’organisme qui met les stickers a vraiment vu le film? My God. En tous les cas, j’ai bien aimé que Friedkin fasse un petit film qui ne ressemble vraiment à rien dans le cinéma hollywoodien et qui ne joue pas sur des effets d’annonce d’un sujet scabreux, contrairement à des films qui en font leur principal outil de vente pour finir en eau de boudin (ou pire, en refoulé puritain).

    • “Une première nuit d’amour c’est toujours mieux sur une plage féérique à l’aube que sur le banc arrière d’une Civic”

      Ouais, mais il vaut mieux ensuite voir si ça clique toujours dans le contexte prosaïque du motel Chez Gérard (quoique…) pour vérifier si ce n’était pas justement le contexte qui jouait.

      Le film est tellement dans le tapis tout le temps pour en mettre plein la vue (cinq histoires menées de front mais sans qu’aucune ne soit intéressante) et les oreilles (musique au max pendant toute la deuxième moitié) que nous ne sommes que dans le stratégie du choc où il n’y a plus de place pour la réflexion (la volonté de critiquer les dérives capitalistes qui ont mené à la crise sont vite évacuer pour une visée clichée), ni pour l’émotion (les moments d’émotion ne sont pas amenés peu à peu mais surjoués), ni en aucun cas pour une vraie mise en scène (le film au complet semble tourné par la deuxième équipe). Il n’y a même plus la virtuosité de la narration pour faire illusion.

    • Obscène bien sûr. Les films ayant pour “objet” l’abject son rares comme la marde de Pape. Pour préciser, l’humour parfois maladroit et le grand guignol ne m’ont pas pour autant fait détester le film. Il y a un petit quelque chose de Twin Peaks dans les dialogues (et dans l’image de Deschanel), sinon, il faut aller du côté italien pour retrouver cette perversion, Pasolini, oui, mais aussi le Bava des dernières années.

    • Jozef, quoique je sois persuadé que vous l’ayez déjà vu, considérant votre fascination pour Spenser Tracy, je ne peux m’empêcher de recommander le merveilleux Bad day at Black Rock de John Sturges que je viens tout juste de voir. Pour la première heure, c’est Kafka au Texas! et Tracy joue comme un maître.

      Merci rafc pour la suggestion, comme toujours, je le loue bientôt. -js

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