Jozef Siroka

Archive, décembre 2012

Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 17h30 | Commenter Commentaires (123)

Entracte

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Congé de blogue quelque peu prématuré. Comme à l’habitude, le forum demeure ouvert, avec sujet libre. Je viendrai y faire des interventions, en plus de publier des liens, une fois de temps en temps. De retour le 8 janvier.

Mises à jour 19 décembre :

> La bande-annonce du nouveau Malick est disponible sur le site du Guardian. Je l’intègre dès qu’elle apparaît en HD.

> Première b-a de Pain & Gain, le «petit film» de Michael Bay qu’il s’est offert en cadeau en attendant de se remettre à ses Transformers. S’agira-t-il de son The Conversation?

Le film est basé sur une histoire vraie racontée dans une imposante série d’articles (on parle de 50 pages imprimées) qui ont été publiés en 1999-2000 par le Miami New Times. À lire ici.

> La Black List 2012 a été publiée; elle recense les meilleurs scénarios non produits de l’année.

Mise à jour 23 décembre :

> La bande-annonce de The Place Beyond the Pines, nouvelle collaboration entre le réalisateur Derek Cianfrance et Ryan Gosling, après Blue Valentine. Le film a fait très belle impression au TIFF à l’automne. D’après ce que l’on voit, il s’agit d’une révision de We Own the Night (2007) de James Gray, avec Eva Mendes qui complète le jeu du miroir…

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Samedi 15 décembre 2012 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Commentaires (6)

Le court du week-end : Meeting Woody Allen

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Voici un bien curieux court métrage, dont j’ai découvert l’existence en lisant la rencontre entre Woody Allen et Jean-Luc Godard, racontée par Roger Ebert dans son excellente autobiographie. Au fait, j’ai d’abord découvert que les deux hommes s’étaient rencontrés pour un des films les plus étranges de Godard, King Lear (1987), dans lequel Allen joue «M. Alien». Ce dernier confie au critique :

Norman Mailer a écrit le scénario? Eh bien, il n’y avait pas de scénario du tout le jour que Godard m’a filmé. J’ai travaillé une demi journée. Je me suis complètement mis dans ses mains. Il a tourné au Brill Building, travaillant très peu, juste Godard et un caméraman, et il m’a demandé de faire l’idiot, ce que j’ai fait parce que c’est Godard. C’était une des expériences les plus absurdes de ma vie. Je serais étonné si je n’étais autre chose que parfaitement insipide (on peut voir un extrait de sa performance ici).

Il se montrait très élusif quant au sujet du film. Il a d’abord dit que ça parlerait de l’écrasement du Learjet sur une île. Ensuite il a dit qu’il voulait interviewer tous ceux qui ont fait King Lear, de Kurosawa au Royal Shakespeare. Ensuite il a dit que je pouvais dire ce que je voulais. Il joue l’intellectuel français très bien, avec la barbe mal rasée et un certain caractère vague. D’un autre côté, quand je suis arrivé pour le tournage, il portait un pyjama, une robe de chambre et des pantoufles, tout en fumant un gros cigare. J’avais l’étrange impression d’être dirigé par Rufus T. Firefly.

Assez fascinant comme anecdote. Le film semble avoir été complètement improvisé depuis le début, avec Ebert rappelant qu’il a vu, à Cannes, la serviette de table sur laquelle le producteur Menahem Golan (le grand manitou du 80s Action) a signé un contrat avec Godard (avec une faute dans son nom), lui promettant un scénario de Norman Mailer, ainsi qu’Orson Welles dans la peau de King Lear et Woody Allen dans celle du fou du roi. Le réalisateur de Citizen Kane n’a en fin de compte pas participé au film, tandis que le fameux romancier a fait une apparition devant la caméra aux côtés de sa fille Kate. Le casting, des plus hétéroclites, comporte également Julie Delpy, l’angélique Dominique dans Trois Couleurs : Blanc; Molly Ringwald, vedette des mélos d’ados de John Hughes; Burgess Meredith, le coach de Rocky; Léos Carax, qui a fait un retour remarqué au cinéma cette année avec Holy Motors, et Godard lui-même.

Pour revenir au court, intitulé Meeting Woody Allen (1986) – ou Meetin’ WA – il a dû avoir été produit peu avant le tournage de King Lear. C’est une rencontre improbable entre deux titans à lunettes, iconoclastes chacun à leur manière; ils discutent de la vie, de leur rapport au cinéma et aux autres cinéastes, avec Godard y allant de ses typiques fioritures expérimentales dans la mise en scène et le montage, tout en faisant référence (musicalement surtout) à l’oeuvre de son interlocuteur, qui était alors à son sommet, venant de sortir son plus bel accomplissement en carrière, Hannah and Her Sisters.


Meetin' WA (1986) par Tomsutpen

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Jeudi 13 décembre 2012 | Mise en ligne à 17h30 | Commenter Commentaires (18)

Pacific Rim : l’hommage de Guillermo del Toro aux Kaiju

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Cela fait presque cinq ans qu’on n’a pas eu droit à un long métrage de Guillermo Del Toro: depuis Hellboy II, qui est sorti en juillet 2008, pour être précis. Et ce n’est pas pour cause de paresse ou d’hésitation de la part du cinéaste mexicain adulé par les fanboys; on parle plutôt de malchance.

Del Toro a passé près de deux ans, entre avril 2008 et mai 2010, à développer The Hobbit, la majeure partie du temps en Nouvelle-Zélande, avant de se faire poliment montrer la porte et de passer le flambeau à Peter Jackson (j’en parle plus en détails ici).

Il s’est ensuite appliqué à mettre en oeuvre son projet le plus précieux, qu’il cultive de manière «obsessive» depuis 35 ans; l’adaptation de la nouvelle d’horreur de H.P. Lovecraft At the Mountains of Madness. Tom Cruise a été engagé pour en tenir la vedette, et James Cameron allait produire. Mais à la veille de la pré-production, en juin 2011, Universal s’est rétracté, alléguant qu’investir 150 millions $ dans un film coté R comportait un trop grand risque.

Pacific Rim lui a ensuite été offert comme prix de consolation par Warner Bros. Il s’agit d’un épique de science-fition qui rend hommage aux films de monstres japonais, appelés Kaijū, dont Godzilla est le plus fameux spécimen. Le film a été tourné avec une caméra numérique haut de gamme EPIC – Red et a été converti en 3D. Technique à laquelle Del Toro a initialement résisté. Il a expliqué en entrevue à Collider en juillet dernier :

Je ne voulais pas faire le film en 3D parce que quand les choses sont si grandes… ce qui se produit naturellement est que, on regarde deux bâtiments, disons à 300 pieds de distance, mais si l’on bouge, il n’y a pas de parallaxe. Ils sont si grands que, en 3D, on remarque à peine quoi que ce soit, peu importe la vitesse avec laquelle on bouge. En forçant des effets 3D sur des robots et des monstres qui sont censés être immenses, on finit par créer une perspective miniaturisée, les ramenant à l’échelle humaine.

Mais Del Toro a en fin de compte changé son fusil d’épaule, affirmant deux mois plus tard : «Que voulez-vous que je vous dise? J’ai changé d’avis. Je peux faire un Romney». On assume évidemment des pressions de la part de Warner. Mais qui peut le blâmer d’avoir «cédé»? Après s’être fait tourmenter si longtemps par les studios, on comprend le bonhomme d’être fatigué de se justifier.

Une première vidéo promotionnelle «virale» est parue sur le web il y a deux semaines.

Le synopsis :

Pour combattre les Kaijus, des créatures monstrueuses sorties du fond des mers, un nouveau genre d’arme a été conçu : des robots géants, appelés les Jaegers, qui sont contrôlés en simultané par deux pilotes dont les esprits sont reliés par un pont neurologique. À la veille de la défaite, les forces qui défendent l’humanité n’ont pas d’autre choix que de se tourner vers deux héros improbables : un ancien pilote (Charlie Hunnam) fini et une recrue (Rinko Kikuchi) qui n’est jamais allée sur le terrain…

La bande-annonce a été mise en ligne hier soir. Sortie : 12 juillet. Avec Charlie Hunnam, Rinko Kikuchi, Ron Perlman et Idris Elba dans le rôle principal d’un commandant, qui devait à la base être assuré par Tom Cruise (la super-vedette a finalement choisi de jouer WALL-E). À noter qu’une suite à Pacific Rim est déjà en cours.

À lire aussi :

> Guillermo Del Toro, «plus Bosch que Hitchcock»

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