Jozef Siroka

Archive du 12 novembre 2012

Lundi 12 novembre 2012 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (237)

Les goûts populaires se discutent-ils?

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En lisant l’autobiographie de Roger Ebert, Life Itself – qui sera bientôt adaptée en un long métrage produit par Martin Scorsese – je suis tombé sur une réflexion très simple qui ne cesse pourtant de me démanger : «Look at a movie that a lot of people love, and you will find something profound, no matter how silly the film can be».

Cette citation s’applique à l’éternel débat quant à la réelle valeur d’un film ayant connu un retentissant succès commercial et/ou acquis une pérennité cultutrelle. La question de la profondeur, selon Ebert, ne s’applique pas forcément à la qualité artistique des blockbusters et autres films-cultes, mais à ces variables imprévisibles qui font en sorte que le public va se ruer en masse pour les voir, ou revoir. Une savante campagne marketing peut vous mener jusqu’à un certain point, certes, mais il n’y a pas de recette magique (voir John Carter).

La popularité des Avatar, Harry Potter, Pirates of the Caribbean et autres The Dark Knight ne permet peut-être pas d’assembler un portrait rendant justice à l’état cinématographique de notre époque (et elle a beaucoup à voir avec le simple facteur de l’accès étendu en salle et en vidéo), mais elle est garante des goûts de la majorité. Il est facile pour les cinéphiles pointus de dénigrer cette réalité, d’en faire abstraction, de trouver mille et une failles au jugement de la «masse».

J’ai moi-même ragé contre les apôtres de merdes comme Forrest Gump, Slumdog Millionaire ou Big Daddy, me sentant parfois victime d’un épisode de Twilight Zone; condamné à vivre dans une réalité parallèle. Je percevais les louanges d’autrui envers ces films comme une forme d’abus psychologique. Mais je me suis calmé depuis. Je sais que plusieurs ne seront pas d’accord, mais l’acceptation et le respect sincère du goût populaire (mais pas forcément de tous les films populaires) est une étape cruciale vers l’harmonie personnelle. L’alternative est la misanthropie.

Et ce n’est pas tout noir. Prenons par exemple le Top 250 d’IMDb, document démocratique par excellence de la cinéphilie mondiale (en fait, surtout occidentale), qu’on peut visualiser à travers ce récent montage épileptique gracieuseté de Keough.

The Shawshank Redemption trône toujours en tête de la liste d’IMDb. Des théories ou explications?

À lire aussi :

> Aux USA, les goûts sont bleus et rouges

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