
«Je dis juste que c’est de la bullshit. Je crois que c’est de la totale, absolue bullshit, et je ne veux pas en faire partie. Je n’y crois pas. C’est une carotte, mais c’est la carotte qui goûte le moins bon que j’ai jamais goûtée. Je n’en veux pas de cette carotte. C’est totalement subjectif. Opposant les gens les uns contre les autres… C’est le truc le plus stupide du monde. C’était une des périodes les plus inconfortables de ma vie quand Walk the Line passait à travers toutes ces affaires de prix. Je ne veux plus jamais revivre cette expérience. Je ne sais pas comment l’expliquer – et ce n’est pas comme si je me sens au-dessus de cela – mais je ne veux juste jamais devenir confortable avec ce genre de chose.»
- Joaquin Phoenix à propos des Oscars dans une entrevue à lire absolument publiée par le magazine Interview.
P.S.: Je vais revoir The Master en après-midi, question de revenir avec un texte en début de semaine prochaine.

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pinguepongue
18 octobre 2012
15h08
J’aime Interview. Les entrevues sont intéressantes et rafraîchissantes, surtout dans ce cas-ci. De toute façon, la machine autour des Oscars semble changer, et pas nécessairement pour le mieux.
vene777
18 octobre 2012
15h09
Les prix dans l’art sont de la “absolute bullshit”, selon moi. On ne peut mesurer et déterminer qu’un film est nécessairement meilleur qu’un autre. Chaque personne a des goûts et des critères qui lui y sont propres. Je partage la même opinion que Phoenix là-dessus. Les prix ne sont qu’un bel outil de marketing pour les compagnies de production.
mrthebunny
18 octobre 2012
15h57
@Josef
J’ai une sortie cinéma ce soir… Argo ou The Master? :-)
CarlDube
18 octobre 2012
16h10
The Master en 70mm à voir à New York City. C’est un “must.”
1genesis
18 octobre 2012
16h41
@vene
« On ne peut mesurer et déterminer qu’un film est nécessairement meilleur qu’un autre. »
Désolé de vous contredire, mais des paramètres de comparaison entre un mauvais film, un film moyen et un excellent film existent bel et bien.
@ mrthebunny
J’ai vu The Master mardi et je ne saurais trop vous le recommender chaudement. Performances époustouflantes de Phoenix, Hoffman et Adams savamment mises en lumière par un PTA au sommet de son art. Du grand cinéma…
pezzz
18 octobre 2012
18h50
Personnellement, j’ai préféré There Will Be Blood. Il n’y a que sur le plan du jeu des acteurs que les deux films se valent à mon avis.
Je donnerais probablement l’Oscar de la mise en scène à PTA, mais pas celui du meilleur film.
pezzz
18 octobre 2012
19h00
En fait, je crois que c’est l’espèce de tentative d’analyse freudienne qui m’a agacée. Tant qu’à effleurer le sujet, vas-y à fond, comme dans un Holy Motors ou un La Pianiste par exemple. Dans The Master, j’avais toujours l’impression d’en attendre un peu plus, de rester sur ma faim. Peut-être mes attentes étaient-elles trop grandes dès le départ.
bimboom
19 octobre 2012
00h33
Jozef, vous allez revoir “The Master”. Y’avait-tu deux vieilles achalantes qui parlaient en arrière de vous ou des jeunes qui textaient en avant?
stef27
19 octobre 2012
09h32
@CarlDube Bien dommage qu’on est pas ce genre de salle ici (Projection en 70mm) Je pense qu’on oublie parfois l’impact que peux avoir la projection dans son format adéquat. C,est comme le plaisir que j’ai eu de redécouvrir les films dans leur bon format en Blu Ray!!
elisef
19 octobre 2012
09h55
@mrthebunny
Avez-vous aussi pensé à “Seven Psychopaths”? J’ai pas encore vu Argo que j’ai très hâte de voir d’ailleurs, mais Seven Psychopaths est vraiment génial! Un scénario aussi brillant et des performances aussi éclectique j’en ai pas vu depuis un bout. Je recommande chaudement à quiconque est fan de Tarantino d’ailleurs. Est-ce un sacrilège que de dire que je l’ai préféré à “In Bruges” (du même auteur/réalisateur)?
vene777
19 octobre 2012
10h07
1genesis : Sauf que ces paramètres sont subjectifs. Pointless.
mrthebunny
19 octobre 2012
10h18
Finalement nous sommes allés voir Argo. Très bon film, mais ils en font trop pour monter la tension dans la scène finale de l’aéroport… sachant que le film est basé sur une histoire vraie, le cliché de la “course contre la montre” devient très irréaliste…
@CarlDubé Ça vaut presque un voyage à NY! Dommage qu’aucune salle ici ne puisse diffuser cette version.
@elisef Seven Psychopaths est définitivement dans ma liste. La bande-annonce était excellente, et j’avais adoré In Bruges. Trop de bons choix cet automne! Et pas beaucoup d’occasions pour moi d’aller au ciné (le petit bonhomme de 2 ans à la maison a pas mal mis fin à notre vie sociale ;) )…
Tout à fait d’accord sur la fin trop poussée de Argo, à part ça, une très belle réussite. – js
kurtz
19 octobre 2012
10h30
L’entrevue est assez révélatrice d’un trait de Phoenix: il a de l’esprit et une vivacité d’esprit qui font plaisir à voir.
En même temps, les prix en tant que tels ne sont pas une si mauvaise idée. Je ne suis pas prêt à dire que c’est de la bullshit. Ce qui est de la bullshit, c’est la médiatisation et la spectacularisation des remises de prix.
L’idée de s’asseoir entre passionnés et experts pour souligner les qualités d’un film et lui décerner un prix ne peut que stimuler l’émulation et la fierté des cinéastes. C’est quand on utilise le prix pour argumenter sur la qualité d’un film que le prix devient un sophisme facile: «Tu sais, ce film a gagné plusieurs prix!»
Quand le succès commercial et populaire d’un film repose sur l’obtention de prix, c’est là où je décroche.
@ vene777
C’est vrai que les critères reposent sur des normes subjectives, mais à cela je réponds deux choses.
1. Les normes de qualité dans tous les domaines esthétiques ou qualitatifs reposent toujours sur une certaine subjectivité. Il n’y aurait donc pas de bons musiciens, de bons cuisiniers, de bons patineurs attiques, de mauvais tableaux ou de mauvais poèmes. Bref, refuser de juger une oeuvre sur des critères non objectifs revient à se cantonner dans un relativisme absolu, ce qui paradoxalement, vide un peu de son sens le travail de l’artiste et l’effort de création.
2. La subjectivité des critères est indéniable, mais il demeure que c’est un construit qui n’émane pas d’une seule personne, mais bien de l’ensemble de la communauté des cinéphiles. Ce construit est en constante évolution et reflète une réalité qui est collective. Donc, c’est vite dit de votre part et de celle de Phoenix de confiner tout ça au caca de taureau.
Je pense que la majorité des critères de qualité des films proviennent d’un mélange d’expertise, de normes techniques, de sagesse populaire et de normes culturelles. Il est donc un peu présomptueux de rejeter du revers de la main un tel ensemble.
Je pense que ce que Phoenix dénonce, c’est surtout le contexte entourant l’attribution de prix: les courbettes, les conventions, les stratégies marketing, les talk shows, le décorum exacerbé des cérémonies, les jeux de coulisse, les effets de mode, etc.
mendell
19 octobre 2012
12h40
The Master, 7 Psychopaths et Skyfall sont dans ma liste à voir prochainement… Ça va pas être donné… Au moins à Québec il y a le Clap qui est moins perdu loin et moins cher…
duromax
19 octobre 2012
12h48
S’il gagne l’Oscar cela serait bien qu’il le refuse, à la manière de George C. Scott.
La cérémonie des Oscar, “a two-hour meat parade” selon lui…
la_soldate
21 octobre 2012
19h24
J’ai vu Seven Psychopaths à sa sortie et l’ai vraiment aimé. J’avais vu In Bruges mais n’avait tout e même pas d’idée de ce à quoi m’attendre mis à part l’humour noir. Un peu méta mais j’aime bien ce genre de film. Et Sam Rockwell: n’importe quand. Dommage qu’il n’est pas faire ses stépettes à la James Brown :P
procosom.com
22 octobre 2012
15h03
100% d’accord avec le commentaire de Kurtz; rien à ajouter!