Jozef Siroka

Archive, octobre 2012

Mercredi 31 octobre 2012 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (21)

Comme ça, Gene Hackman a giflé un sans-abri…

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Pour rendre honneur (est-ce bien le mot?) à l’échauffourée qu’a vécue Gene Hackman hier après-midi avec un sans-abri qui aurait insulté sa femme, voici un rappel de certaines gifles mémorables du grand écran.

D’abord, le maître gifleur, Jean Gabin, dans Touchez pas au grisbi (1954), que j’ai analysé il y a pas longtemps. Je peux me tromper, mais je crois qu’on s’est passé d’effets sonores dans ce cas-ci…

Le parrain déçu du manque de virilité de son filleul :

Une gifle «illégitime» assénée par Cary Elwes (il est passé où lui?) dans Robin Hood Men In Tights (1993) – merci à charkie pour le lien :

Selon la légende, Sandrine Bonnaire ne savait pas ce qui l’attendait à 00:30 de cette bande-annonce d’À nos amours (1983) de Maurice Pialat (merci à Nicolas K. pour le lien) :

La riposte ne se fait pas attendre (0:50) dans In the Heat of the Night (1967) :

Jack Nicholson ne tolère pas la confusion dans cette scène d’anthologie de Chinatown (1974) -
l’action se déroule à la toute fin de l’extrait vidéo :

Pierre Richard y va d’un coup de boule pour répliquer à la lourde gifle de Gérard Depardieu
dans Les Compères (1983) – merci à lecteur_curieux pour le lien :

Pour finir, cette compilation au titre des plus adéquats, There Will Be Slapping :

La bande-annonce du festival de la gifle. Un gros merci à hlynur.

D’autres suggestions?

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Mardi 30 octobre 2012 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (8)

David Fincher veut votre argent pour The Goon

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Le «crowdfunding» semble être la nouvelle tendance du cinéma indépendant. Après Paul Schrader et son drame d’ados lascifs The Canyons, ou Charlie Kaufman et son film d’animation Anomalsia (voir plus bas), c’est au tour de David Fincher de faire appel au public pour financer un de ses projets, l’adaptation de la bande-dessinée d’Eric Powell The Goon.

La campagne de financement a été déclenchée il y a environ deux semaines sur le site Kickstarter. L’objectif est d’amasser 400 000 $ afin de réaliser un story-board détaillé et animé dans l’espoir de convaincre des producteurs sceptiques. Dépendamment de l’argent offert, les donateurs recevront des cadeaux allant de T-Shirts, à des affiches en édition limitée jusqu’à une visite du studio et rencontre avec les cinéastes.

Un premier aperçu de The Goon, avec les voix de Paul Giamatti et de Clancy Brown (le méchant gardien de prison dans Shawshank Redemption), a été dévoilé à Comic-Con en 2010, avant que le projet ne soit mis sur la glace. Les explications via Kickstarter :

Le film n’a JAMAIS été en production. Tout le travail que vous avez vu (séquences d’animation, bandes-annonces, maquettes, etc.) a été produit indépendamment avec l’argent de l’équipe créative de David Fincher, Eric Powell, Blur Studio et Dark Horse Entertainment. On a créé une séquence «preuve de concept» afin de montrer à Hollywood le potentiel incroyable d’un film Goon. Cela a été très bien reçu MAIS parce que ce film n’est pas une suite ou rempli d’animaux dansants, nous aurons besoin de plus pour ouvrir les portes et LIBÉRER Goon et Franky à Hollywood.

The Goon, une série de BD qui date depuis 1999, raconte les aventures de deux amis aux physique et au tempérament très différents, qui combattent des zombies, des clochards cannibales, des mollusques communistes aéroportés et autres calmars géants dans un univers glauque et paranormal. Fincher, qui agit à titre de producteur, a encensé la vision de Powell :

Bien sûr, j’ai été émerveillé par les personnages et été frappé par la mise en scène, mais c’est le langage – cet incatégorisable Dead End Kids rencontre Abbot and Costello Meet the Mummy – ce patois powellien invraisemblable qui m’a absolument accroché.

Le long métrage, s’il obtient le feu vert, sera réalisé par Tim Miller, concepteur de la séquence d’ouverture de The Girl with the Dragon Tattoo, et Jeff Fowler, dont le court métrage Gopher Broke a obtenu une nomination à l’Oscar en 2005 (voir le film ici). Les deux hommes ont discuté de The Goon en entrevue à io9 (la page est temporairement plantée à cause de Sandy). Un passage intéressant évoque leurs rapports avec les studios :

Une réunion typique se déroule comme suit : on entre, on leur montre le matériel. Tout le monde dit : «Oh mon dieu c’est incroyable. C’est vraiment magnifique. J’adore ce projet, c’est excellent. Quel est le classement? Quel est le budget?» [Et nous répondons]. «Eh bien c’est PG-13, et ça contient des trucs edgy». Et ensuite ils disent «Oooh, OK.» Et le budget était de 50 millions $ et maintenant c’est un peu moins. Et finalement ils disent : «D’accord, c’est parfait, laissez-nous parler à nos gens et on vous revient là-dessus». Et c’est tout. Si on est chanceux, on apprend quelques semaines plus tard qu’ils ont décidé de passer leur tour. Ce qui se passe avec ce genre de matériel délicat est que tout le monde aime ça dans la pièce. Ensuite ils parlent à leurs gens du marketing, et ces derniers font une comparaison avec d’autres films PG-13 récents, et évaluent comment ils ont performé. Et quand on fonctionne de cette façon, on obtient des trucs comme Beowulf et Final Fantasy. Alors le marketing dit «Nah, ça ne va jamais marcher».

On souhaite à l’équipe de The Goon que leur campagne Kickstarter porte fruit, tout comme l’a été celle d’Anomalsia, qui a atteint son objectif le 9 septembre dernier. Le projet, écrit par Charlie Kaufman (Being John Malkovich, Adaptation), se présente comme un moyen métrage d’animation en capture de mouvements d’une quarantaine de minutes. Le synopsis, très succinct, parle «d’un homme paralysé par la banalité de sa vie». Voici la vidéo promotionnelle du film, mise en ligne sur Kickstarter cet été :

À lire aussi :

> The Canyons : Lindsay Lohan hardcore
> Le prix (élevé) du cinéma pour adultes

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Lundi 29 octobre 2012 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (42)

Voir The Shining et en perdre sa bedaine

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Effrayez vos poignées d’amour en les soumettant à un bon film d’horreur. Vous pourrez ainsi perdre l’équivalent en calories d’une barre de chocolat, ou ressentir des bienfaits similaires à une marche de trente minutes. C’est ce que prétend une étude scientifique de l’Université de Westminster, relayée aujourd’hui par The Telegraph.

Dix patients se sont prêtés au jeu, qui consistait à regarder une sélection de films pendant qu’on mesurait leurs dépenses totales d’énergie; leur rythme cardiaque, leur prise d’oxygène et leur débit de gaz carbonique. C’est The Shining qui s’est avéré le meilleur exercice de sofa, avec 184 calories de perdues en moyenne. Suivent Jaws et The Exorcist.

«Tandis que le pouls s’accélère et que le sang se répand dans le corps plus rapidement, le corps expérimente un afflux d’adrénaline. C’est le relâchement de cette adrénaline accrue, produite durant de courtes périodes de stress intense (ou dans ce cas, de peur), qui a pour effet de réduire l’appétit, d’augmenter le taux métabolique basal et en fin de compte brûler un plus haut taux de calories», a précisé le docteur Richard Mackenzie, spécialiste en métabolisme cellulaire et en psychologie.

Voici les résultats :

1. The Shining : 184 calories
2. Jaws : 161 calories
3. The Exorcist : 158 calories
4. Alien : 152 calories
5. Saw : 133 calories
6. A Nightmare on Elm Street : 118 calories
7. Paranormal Activity : 111 calories
8. The Blair Witch Project : 105 calories
9. The Texas Chain Saw Massacre : 107 calories
10. [Rec] : 101 calories

J’aimerais bien connaître la liste complètes des films mis à l’étude. En ce qui me concerne, j’ai vécu mon expérience la plus terrifiante assez récemment, en regardant Insidious (2010) de James Wan (une entrevue avec le cinéaste à lire chez Film Comment). La seule fois que j’ai sérieusement hésité à stopper un film en plein milieu, tellement j’avais la frousse. Juste voir la bande-annonce, je me sens déjà plus léger…

Et quelles seraient vos recommandations de «régimes d’horreur»?

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