Jozef Siroka

Archive du 23 août 2012

Jeudi 23 août 2012 | Mise en ligne à 0h30 | Commenter Commentaires (14)

JCVD : l’entrevue (aware) de l’année!

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Jean-Claude Van Damme a accordé la semaine dernière une entrevue fleuve aux magazine français Les Inrocks.

Le muscles from Brussels, plus aware que jamais à l’âge de 51 ans, médite sur son acting, le nouveau cinéma d’action, ses acteurs et réalisateurs préférés, et sur son image médiatique.

Il parle également de sa collaboration avec Sylvester Stallone sur le jouissif The Expendables 2, alors qu’il y incarne le méchant Jean Vilain (ça ne s’invente pas!), incontestablement le personnage le plus intéressant du film.

Du bonbon à l’état pur! Un sourire en coin, minimum, vous attend tout au long de cette lecture.

Voici un assez long passage sur sa méthode d’acteur :

Après JCVD, je voulais absolument savoir quel genre de vilain je pouvais être. Stallone m’a dit : « T’es un vilain, mais t’es comme nous, t’es juste on the other side. Tu as un code d’honneur et tout, mais tu aimes le pouvoir et l’argent, that’s why you’re a vilain ». « I dig it ! », je lui ai dit. A partir de là, j’ai pu inventer au personnage un passé, une vie. Avec le temps j’ai appris que la première impression est la plus importante, au cinéma comme dans la vie réelle. Je m’amène ici avec un froc troué, une gueule défoncée : on va se dire « holalala Van Damme… ». Tandis que si je viens impecc’, c’est autre chose tu vois [il pince sa veste]… Donc, pour définir le caractère d’un personnage, il faut bien se concentrer sur cette première impression sur le public. Il faut des layers. Depuis la naissance jusqu’au présent.

[il enchaîne]

Ecoute je viens de faire un film qui s’appelle Enemies Closer. Mon personnage est un méchant-méchant, genre vraiment méchant – mais qui est aussi végétarien. Le directeur c’est Peter Hyams, avec qui j’ai fait Time Cop. Donc je vais chez lui je lui dis : « Attends, je suis un méchant, ok, mais pourquoi je suis un méchant ?». Il me regarde, il me dit : « T’es méchant parce que t’es méchant ! ». Je lui dis « Attends, tu deviens pas méchant parce que t’es méchant. Il y a forcément une raison. Pourquoi je suis méchant ? Et puis pourquoi je suis végétarien aussi ? Méchant c’est une chose, mais végétarien putain ? ». Et alors je mets à lui raconter une histoire. Peut-être qu’un jour j’ai été élevé dans une ferme, et que je suis tombé amoureux d’une oie. Wa wa wa [il imite l'oie]. Et peut-être qu’on a tué my goose et que j’ai snapé [en claquant des doigts]. Imagine…

[soudain il se lève]

Je suis devant un gars en train de mourir, il est au sol, dans une forêt, immobilisé. His guts are coming out : aaargh [il imite le son d'une agonie]. C’est un vieux monsieur, mes hommes sont prêts à le tuer, et là je dis « Stop, stop, stop ! He ‘s a good man ». Je prends une pomme au sol, et je rajoute : « Look, he’s growing organic apple ». Alors je vais vers le gars, bleeding and everything, et je lui dis : « Let me tell you a story ». Quand je vivais à la ferme, avec ma grand-mère, j’avais une belle oie. Une belle oie blanche. Elle s’appelait Edith. Comme Edith Piaf. Tu sais : « moi je vois la vie en rose… » ». Et je commence à danser devant le mec, tu vois. Et puis je continue « Un jour, lors du réveillon de Noël, ma grand-mère me convie à table et me sert du foie gras. Je commence à le manger et là elle me dit « Edith est à ton goût ? » ». Et là beurgh [il fait semblant de vomir devant moi] !!! And I start to puke all over the fucking place ! I come back, et puis je prends mon couteau et je commence à la tuer. Et schlack [il fait comme s'il me plantait un couteau] !!! Sauf que c’est le mec que je poignarde en fait ! Parce qu’à ce moment là, dans le film, on a tué mon diver, à cause d’un paquet à récupérer dans un lac au Canada. Y’a un navy seal qui nous emmerde dans cette île, là, au Canada, et moi je dis « he’s my diver, I need my diver ! » (rires).

Bref, cette bipolarité de pouvoir méchant, c’est un truc super. Finalement le directeur [réalisateur] est venu me voir pour me dire qu’il aimait bien mon idée de goose liver. It was a conviction for me. Au final, y’a même pas besoin de mettre la scène dans le film. Tout ce qui compte, c’est que je l’aie dans la tête. Et alors je peux faire mon jeu d’acteur.

L’entrevue à lire sur le site des Inrocks.

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