Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 2 août 2012 | Mise en ligne à 17h35 | Commenter Commentaires (5)

    Killing Them Softly : «En Amérique, on est laissé à soi-même»

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    «Je vis en Amérique, et en Amérique, on est laissé à soi-même» dit Brad Pitt à la fin de la bande-annonce de Killing Them Softly, qui est (finalement) apparue sur le web, mercredi soir.

    Le troisième long métrage du Néo-Zélandais Andrew Dominik est à la fois un film de genre traditionnel, avec des gangsters, de la violence et beaucoup d’attitude, mais également une réflexion sur la société américaine confrontée aux déboires du capitalisme. Le film est justement campé en 2008, l’année du début de la crise économique, et ce, malgré le fait que le roman d’après lequel il est basé, Cogan’s Trade de George V. Higgins, est un récit contemporain basé dans les années 1970 (l’auteur a d’ailleurs signé The Friends of Eddie Coyle, qui est devenu un superbe polar noir et mélancolique mettant en vedette Robert Mitchum dans un des ses meilleurs rôles; analyse de Film Comment ici).

    Killing Them Softly était en lice pour la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes et, même si le film est reparti bredouille, il est largement considéré comme l’oeuvre la plus forte parmi les productions anglo-saxonnes présentées sur la Croisette cette année-là.

    Personnellement, il s’agit pour moi d’un des films les plus attendus pour les mois à venir. J’ai récemment vu le second long métrage de Dominik, The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford (2007), mettant également en vedette Brad Pitt, et j’ai été tout simplement époustouflé. Un western de près de trois heures, qui est passé inaperçu au moment de sa sortie; il s’agit d’une riche méditation sur la fabrication des légendes, du prix à payer pour les sauvegarder telles qu’on aimerait qu’elles perdurent, de leur incidence sur l’identité culturelle d’un peuple, et au bout du compte, une (auto) critique sur la valeur même des contes et des conteurs.

    En entrevue, Dominik a usé d’une analogie musicale pour distinguer ses deux films : «Jesse James est ma chanson de Leonard Cohen, tandis que Killing Them Softly est une chanson pop».

    Le synopsis :

    Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

    Killing Them Softly, qui compte une distribution virile de haut vol avec notamment James Gandolfini, Ray Liotta, Richard Jenkins, Sam Shepard et la révélation de Animal Kingdom, Ben Mendelsohn, prendra l’affiche le 19 octobre.

    > À lire aussi : Le compte rendu cannois de Marc-André Lussier


    • Pas besoin de publier ceci, mais le nom du film est “Killing them softly” et non “killing the softly” comme il est écrit à 2 reprises dans le texte.

      Au moins je l’ai pas raté dans le titre ;) Merci. -js

    • C’est un film que j’attends également. C’est vrai que le Jesse James de Dominik est un film important, le chef d’oeuvre de 2007. Meilleur que No Country for Old man, Juno ou There Will Be Blood.

    • L’autre film sous-estimé de 2007: Lars and the Real Girl.

    • Comme j’ai beaucoup aimé la chanson de Cohen de Diminik, j’ai un peu peur de voir comment il s’est débrouillé dans un registre pop… À voir; le film pourrait difficilement être moins bon que The Dark Knight Rises en terme de pop (oui oui, je sais, je mélange les pommes Spartan et les choux de Bruxelles, mais bon…)

    • Ouf !!! Quel film que ce ” The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford ”…. Une révélation pour moi !! La photo, le montage, l’interprétation, la musique, l’athmosphère, le Mid-Ouest.. Tout dans ce film m’a charmé. À des années lumières du western classique américain. Et dire que je me retenais de le visionné…… À voir !!!

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