Jozef Siroka

Archive, juillet 2012

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Robert Rodriguez a terminé en fin de semaine le tournage de Machete Kills, la suite de son jouissif mexploitation Machete (2010), long métrage inspiré d’une bande-annonce parodique contenue dans le diptyque Grindhouse (2007) de Rodriguez et de Quentin Tarantino. Le cinéaste boulimique a inscrit sur Twitter qu’il venait de vivre «son expérience de tournage préférée à vie».

Danny Trejo, l’acteur au faciès le plus terrifiant jamais vu sur grand écran, reprend le rôle de Machete, un ancien federale mexicain exilé au Texas friand d’armes blanches. Dans sa nouvelle aventure, cet immigrant illégal devient soudainement le dernier espoir du monde libre : le gouvernement américain lui demande de se rendre au Mexique pour freiner les plans d’un dirigeant de cartel forcené qui compte lancer des missiles sur les États-Unis. Pour l’aider dans sa mission, qu’on décrit «impossible pour tout homme mortel», Trejo retrouvera ses acolytes du Machete original, Jessica Alba et Michelle Rodriguez.

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- Alba et Rodriguez sur le plateau de tournage

L’identité des nouveaux venus dans cette saga aussi sanglante qu’absurde stimule l’imagination comme rarement une annonce de casting a su le faire. Tout d’abord, Lady Gaga, dans son premier vrai rôle au cinéma, incarne une certaine La Chameleón. Rodriguez, sur Twitter, à propos de la superstar pop : «She kicked SO MUCH ASS! Holy Smokes. Blown away!»

Ensuite, Mel Gibson, persona non grata à Hollywood depuis les multiples incidents que l’on sait, sera Luther Voz, un vendeur d’armes milliardaire et excentrique qui mûrit ses propres plans «d’anarchie globale». Gibson a récemment décrit son personnage en entrevue à Extra : «Il est un génie du mal, une sorte de méchant des films de James Bond, mais aussi un chef gourmet».

Enfin, nul autre que Charlie Sheen interprétera le président des États-Unis. Que dire de plus, sinon qu’on aura certainement droit à un président bien différent de celui que campait son père dans la série télé mielleuse The West Wing, et qu’il s’agit probablement du choix de casting le plus subversif de tous les temps! (Voir photo de Sheen et Rodriguez ici).

Dans les rôles masculins, on retrouve également Demián Bichir, qui jouera le chef de cartel Mendez the Madman, Cuba Gooding Jr., qui complétera le duo mené par Lady Gaga dans la peau de El Camaleón, l’éternel acteur de soutien William Sadler (Shawshank Redemption, Die Hard 2) sera Sheriff Doakes (affiche ici), et Edward James Olmos, l’amiral viril de la série télé Battlestar Galactica, dans un rôle encore indéterminé.

Côté féminin, les hommes seront plus que ravis, avec une distribution sexy à souhait! On retrouve au haut de la liste la plantureuse Sofia Vergara, dans le rôle d’une «mangeuse d’hommes» adepte de corsages en cuir nommée Madame Desdemona (aperçu ici), la récente égérie de Guess, Amber Heard (Miss San Antonio), Vanessa Hudgens (Cereza), qu’on verra bientôt en bad-girl minimalement vêtue dans le prochain Harmony Korine, et Alexa Vega (KillJoy), qui a bien changé depuis ses prestations dans les Spy Kids, série de films pour enfants réalisée par Rodriguez.

Machete Kills devrait prendre l’affiche début 2013, année que devrait se tourner la conclusion de la trilogie, Machete Kills Again… In Space!

Flash-back :

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Les Wachowski sont de retour avec un projet qui, à première vue, semble égaler, sinon surpasser en terme d’ambition leur trilogie The Matrix. Il s’agit de Cloud Atlas, film de science-fiction basé sur un roman de David Mitchell qui raconte six histoires distinctes se déroulant sur des centaines, voire des milliers d’années. Voici le synopsis officiel :

Une histoire épique de l’humanité dans laquelle les actions et les conséquences de nos vies ont un impact sur chacun de nous à travers le passé, le présent et le futur tandis qu’une âme se transforme de meurtrier à sauveur et un acte de bonté se répercute pendant des siècles pour inspirer une révolution.

Mitchell a vanté l’adaptation de son roman par les Wachowski en entrevue au Guardian l’année dernière :

Il ne font pas que tenter de filmer le livre, ce qui explique les ennuis de beaucoup d’adaptations – le roman est déjà là, alors pourquoi dépenser autant d’efforts sur un livre audio avec des images? Plutôt, les réalisateurs ont réassemblé Cloud Atlas en une forme qui – doigts croisés – sera une oeuvre glorieuse, épique. Le motif de la réincarnation n’est qu’un astuce de raccordement brièvement évoquée dans le livre, mais dans le scénario il occupe le devant de la scène.

Cloud Atlas, dont une impressionnante bande-annonce de six minutes a été mise en ligne vendredi, est une co-production germano-américaine. La majorité des fonds (autour de 100 millions $) ont été fournis par l’Allemagne et le tournage a eu lieu en bonne partie à Berlin, dans les studios de Babelsberg nouvellement rénovés, où Tarantino a tourné Inglourious Basterds. Le cinéaste allemand Tom Tykwer (Cours Lola Cours) a d’ailleurs co-réalisé le film.

La distribution compte des têtes d’affiches issues de quatre continents, dont les Américains oscarisés Tom Hanks, Halle Berry et Susan Sarandon, les vedettes britanniques Hugh Grant, Jim Sturgess et Jim Broadbent, l’australien Hugo «Agent Smith» Weaving, ainsi que la star sud-coréenne Doona Bae, qu’on a pu voir notamment chez Park Chan-wook et Bong Joon-ho.

On parle ici d’un blockbuster en devenir ayant une saveur résolument universelle, qui prend acte des nouvelles réalités et stratégies de distribution à l’ère de la mondialisation. La baisse de la fréquentation en salle en Amérique du Nord conjuguée à l’émergence formidable des marchés cinématographiques en Chine et dans d’autres pays encore tout récemment ignorés par les majors (Russie, Corée, etc.) a provoqué un réajustement de l’offre, comme en en a parlé ici en avril dernier. Les grosses productions hollywoodiennes songent de plus en plus à dé-américaniser leur identité, et les résultats au box-office de Cloud Atlas – qui prend l’affiche le 26 octobre et qui aura sa première mondiale au Festival de Toronto – pourraient avoir des conséquences importantes par rapport à cette tendance.

- Voir la bande annonce en HD sur Apple.

À lire aussi :

> La nouvelle relativité de l’échec

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Vendredi 27 juillet 2012 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Commentaires (6)

Le prochain PTA en salle plus tôt que prévu

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Le nouveau film de Paul Thomas Anderson, dont j’ai amplement parlé ici au cours des derniers mois, prendra l’affiche trois semaines plus tôt que prévu. En effet, le producteur Harvey Weinstein a annoncé aujourd’hui que The Master sortira en salles en Amérique du Nord le 21 septembre, et non le 12 octobre, comme ce fut initialement prévu. Une sortie «limitée» aura lieu le 14 septembre, probablement à New York et à Los Angeles.

On ne sait toujours pas dans quel festival le film aura sa première mondiale (on l’a brièvement annoncé par erreur à Venise hier), mais le changement de date laisse à supposer qu’il pourrait être présenté à Telluride (31 août – 3 septembre), un festival somme toute modeste mais très bien coté auprès des cinéphiles branchés. Quoiqu’il en soit, voici une très belle nouvelle pour les plus impatients d’entre nous!

Par ailleurs, voici la première «vraie» bande-annonce de The Master, qui succède aux deux mini-films plus mystérieux qu’on a eu l’occasion de voir en mai et en juin.

À lire aussi :

> The Master : des scientologues sont «sortis de leurs gonds»
> Premier aperçu jouissif (et déstabilisant) du nouveau PTA
> Jonny Greenwood et PTA, prise 2

Merci à Marc-André pour l’info.

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