Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 30 janvier 2012 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (60)

    Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la chambre 237?

    room237smaller2

    The Shining (1980) de Stanley Kubrick est l’un des films d’horreur les plus appréciés de tous les temps. Il s’agit également d’un des films du genre les plus mystérieux, ainsi que du plus complexe puzzle issu de l’oeuvre du légendaire cinéaste (à égalité, je dirais, avec 2001 et Eyes Wide Shut). Que signifie donc cette histoire d’un écrivain anciennement alcoolique, qui s’isole de son plein gré avec femme et fils dans un hôtel, et dont le syndrome de la page blanche le pousse à tenter de massacrer sa famille?

    Un documentaire qui a beaucoup fait jaser au Festival de Sundance, Room 237, tente de percer les «messages cachés» qui seraient dissimulés dans ce classique. Le réalisateur Rodney Ascher, qui signe là son premier long-métrage, avait initialement conçu le projet comme une série de courts, qui seraient éventuellement mis en ligne sur YouTube. Mais la quantité d’information et d’intervenants qu’il a fini par rassembler l’ont forcé à changer d’idée.

    Un article du New York Times nous donne un aperçu de ce qui se trouve dans Room 237. Voici quelques extraits :

    > Stephen King [qui a écrit le roman original] n’a jamais caché son aversion pour le film, et la manière dont le réalisateur a écarté des scènes, des thèmes et des détails. Dans le livre, la Volkswagen de Jack est rouge; dans le film elle est jaune. Pas une grosse affaire, jusqu’à ce qu’on découvre que la VW rouge de King apparaît finalement dans le film, écrasée en dessous d’un camion remorque renversé.

    > Le labyrinthe de haies, conviennent de nombreux experts de Kubrick, est une référence au mythe du Minotaure; d’autres ont établi des connections convaincantes entre le garde-manger bien fourni du Overlook et la maison en confiserie de Hansel et Gretel.

    > Selon un professeur d’histoire [...], le film est rempli de références, certaines subtiles, d’autres moins, à la Solution Finale. Il y a les nombreuses références à 1942, l’année où les Nazis ont commencé leur extermination des Juifs à Auschwitz; un 42 apparaît sur un chandail que porte Danny; [Le film] Summer of ‘42 passe à la télé des Torrance; Wendy donne 42 élans de batte vers Jack. Et il y a le jaillissement de sang. «C’est une des meilleurs métonymies visuelles des horreurs du 20e siècle qui a été filmées».

    > Un ancien correspondant d’ABC News [...] a écrit aun article dans le Washington Post notant l’utilisation d’éléments indiens décoratifs (dans une scène, Jack Nicholson lance une balle de tennis à répétition sur un rideau de mur indien), les canettes de Calumet, et la location du Overloook sur un lieu de sépulture indien. «C’est à propos de fantômes et de mémoires, et de notre façon de traiter avec le passé».

    > Le sous-texte en entier de The Shining est l’histoire de Kubrick qui [a aidé la NASA a falsifier les missions d'alunissage] des Apollo et sa tentative de le dissimuler à sa femme, et d’elle qui s’en est rendue compte par après.

    Vos théories sont évidemment bienvenues. En particulier si vous en avez à propos de ce sympathique toutou

    Merci à Patrick C. pour le tuyau.

    À lire aussi :

    > Kubrick réinventé à l’heure du web
    > De: Stanley Kubrick – À: Ingmar Bergman


    • “Vos théories sont évidemment bienvenues. En particulier si vous en avez à propos de ce sympathique toutou…”

      Celui-ci?

      Excellent! On a un bon point de départ. -js

    • “Le sous-texte en entier de The Shining est l’histoire de Kubrick qui [a aidé la NASA a falsifier les missions d'alunissage] des Apollo et de sa tentative de le dissimuler à sa femme, et d’elle qui s’en est rendue compte par après.”

      Euh… peut-on arrêter ce délire? Merci.

      Il s’agit pourtant d’une des ciné-théories de la conspiration les plus répandues. Infos ici. -js

    • .
      Un faux documentaire sur la théorie du complot à propos de ce fameux alunissage : Opération Lune
      http://www.dailymotion.com/video/xf4t9j_operation-lune-1_tech

    • Le film ne l’explique pas mais le livre explique assez bien qui est cet homme en costume d’ours… (ou plutôt de chien…)

    • Stéphane Leclerc, chargé de cours à l’UQAM en cinéma, donnait presque 2 cours complet d’analyse sur The Shining. Avec des analyses sur les nazis et le massacre du peuple navajos et sur le visuel comme le revolver à côté de la machine à écrire : http://tinyurl.com/7nsnr8o

    • .
      Ajout :
      La version du film sur Dailymotion n’inclut pas le générique de fin, où on voit les “intervenants” se bidonner et se tromper dans leur texte. Christiane Kubrick et Donald Rumsfeld qui se tapent sur les cuisses, c’est en soit assez rigolo.

    • Pour le sympathique toutou, Hollywood l’a recyclé dans un autre film épeurant:

      http://www.youtube.com/watch?v=xYw9inzYHrQ

      Faut pas non plus oublier l’inquiétant Gooby… -js

    • J’avais aussi eu le cours de Stéphane Leclerc à propos de Shining.

      Tout au long de mes recherches sur ce film plus qu’intriguant. À l’instar du labyrinthe extérieur, l’hôtel, dans tous ses couloirs et recoins mystérieux est aussi un labyrinthe duquel il est quasi-impossible de se sortir.

      Partie 1
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0sUIxXCCFWw

      Partie 2
      http://www.youtube.com/watch?v=IfJ8rK7eJeQ&feature=related

      Et pour l’homme en costume d’ours, voici l’explication la plus intéressante que j’ai trouvé jusqu’à maintenant.

      http://www.visual-memory.co.uk/faq/index.html#slot3

      Il s’agirait en fait d’une référence à un jeune homme déguisé en chien dans le roman original de Stephen King. Qu’à cela ne tienne, il reste quand même curieux que Kubrick aie gardé volontairement ce plan dans son film.

    • “Wendy donne 42 élans de batte vers Jack”

      Ça c’est des conneries.

    • Ce genre d’exercice est intéressant sauf qu’un film comme The Shinning est tellement dense et on peut l’analyser sous tellement d’angles différents qu’on s’y perd après un certains moment.

    • La chambre 247 n’est pas un mystère, c’est l’endroit où le précédent gardien Grady a tué sa femme et ses jumelles. Le vrai mystère est le plan finale: que fait Jack dans la photo des années 20?

      L’hôtel est hanté par des fantômes (malsains…). De quoi est-on hanté? Des fautes qu’on n’a pas expiées. C’est un commentaire sur l’Amérique dans la mesure où l’hôtel est construit sur un cimetière amérindien. On connaît aussi le plan avec l’hélicoptère dont on voit l’ombre au sol et que qqn ici a identifié comme étant un Apache. La faute qui fait retour est donc le génocide amérindien (qu’il soit en rapport avec le génocide juif, ça me semble naturel même si ce ne m’apparaît pas évident).

      Pourquoi donc Jack est dans la photo? Trois hypothèses possibles selon moi. 1) L’hôtel est le labyrinthe de son cerveau et il y est enfermé pour toujours depuis les années 20 (ce qui rapproche Shining de L’année dernière à Marienbad); 2) il est la réincarnation d’une homme des années 20 et il revit le même drame depuis, comme un éternel retour; 3) après sa mort, il devient lui-même un fantôme de l’hôtel à toutes les époques.

      Et puis, quelle est la date de 1921? Le 4 juillet, jour de l’Indépendance. C’est un film sur les crimes de l’Amérique. Remarquez ce que dit Jefferson dans la Déclaration d’Indépendance sur le roi anglais: “Il a excité parmi nous l’insurrection domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition.”

    • Sinon, le sous-texte est psychanalytique. C’est l’histoire d’un père qui voudrait continuer à faire l’enfant égocentrique, faire la fête, boire, ne pas travailler, etc., mais il doit être un père pour son fils. La femme est devenu une mère (combien de mères ne s’occupent plus de leur mari après la naissance d’un enfant?). Alors il décide de tuer son fils pour réclamer son droit à être un enfant. Il écrit: trop de travail et pas assez de plaisir a fait de jack un enfant triste. Les fils veulent veulent tuer leur père, mais l’inverse est souvent vrai.

    • En passant, quelle affiche horrible!

    • Eyes Wide Shut n’est pas si compliqué si on le regarde sous un oeil strictement psychanalytique. C’est d’ailleurs l’angle à prendre puisque l’histoire même a été écrite par un psychanalyste. Pour résumé de façon grossière, le “trauma” du protagoniste, lorsqu’il apprend les pensées infidèles de sa femme, amène celui-ci dans une remise en question complète de son propre attachement à sa femme, de même que ses pulsions de vie (voir sexuelles). Tout le film représente cette remise en question intrapsychique de façon symbolique . Par exemple, les scènes orgiaques dans le manoir sont une représentation de son propre inconscient dont il essaie de pénétrer les entrailles sans y avoir accès. Le manoir lui-même est l’inconscient…

    • @ unholy_ghost

      Effectivement, la dynamique Oedipienne s’applique très bien à The Shining.

    • Pas de mystère pour moi non plus dans cette chambre 237, mais c’est peut-être parce que j’ai eu ce même cours avec Stéphane Leclerc (il donnait la moitié des cours théoriques, quiconque passait à l’Uqam tombait dessus un jour ou l’autre). 237, c’est 2+3*7=42, ben mieux que les 42 coups de batte comme référence à 1942! En plus, ça fait référence à la page 237 de l’édition complète des oeuvres de Freud, et ça tombe pile poile sur un texte sur la numérologie ou l’importance symbolique des nombres, je ne suis plus certain. Futé, ce Kubrick! Une chance qu’il lisait l’édition allemande et non l’américaine, parce que sinon il serait tombé sur les actes manqués, et là son film ne voudrait plus rien dire.

      Dany se fait aussi déchirer son chandail montrant une fusée, ça nous dit clairement que Kubrick regrettait d’avoir filmé l’alunissage et qu’il était en cri… contre la Nasa.

      J’avais le même bolide en plastique que Dany pour rouler sur les tapis ché nous, peut-être que Kubrick voulait me dire quelque chose?

    • Juste pour le plaisir de la chose. Le numéro 237 ou 2×37=74 et donc 7+4=11. Onze étant en lien avec le 11e film de Kubick “The Shinning”. Ou encore 2+3+7=12 ou 2×1=11. Un peu comme le 21 du 12 de 2012, ce qui fait bien des uns et des deux. Voir la théorie des chiffres onze/onze comme par exemple le 11 novembre qui correspond à l’armistice ou à l’assassinat de Kennedy. Bref, plein de questions à décortiquer à l’instar de la symbolique du film.

    • Oui à la possible interprétation sociale sur les peuples amérindiens, mais de là à identifier l’ombre de l’hélico comme un Apache donc un symbole caché du génocide amérindien, faut pas charrier (*) Celà dit, le chiffre 237 demeure indubitablement lié à Shining… même si la véritable chambre utilisée a été la chambre 217! Tant d’années plus tard, et toujours les frissons lors de ce bijou de prise de vue (et de son!) de Danny conduisant son tricycle!

      (*) Explications de l’hélico par l’assistant directeur:
      While I did the first cut, it is just possible that Ray Lovejoy made some alterations to the picture when he was finalizing the front titles and credits – I have a distinct recollection of him asking me for the trims – but I think not. But I do have a recollection that at one stage in the movie some of those cuts were going to be dissolves. It is just possible that when we changed that mix to a straight cut we went back slightly beyond the centre point of the dissolve to get the absolute maximum length out of the shot. Musically and emotionally I remember we needed absolutely every usable frame of that first long shot with the titles. OK, some key facts: Although The Shining was shot with the full academy aperture, it was designed and composed entirely for the 1.85:1 ratio, and that is the only way it should be projected in the theatre. All the Steenbecks in the cutting rooms accordingly had their screens marked, or even masked off, with the 1.85:1 ratio. The 6-plate Steenbeck in Stanley and Ray’s main cutting room was masked off with black masking tape, because you cannot cut a movie properly unless you can see the frame exactly as it will appear in the cinema. However the helicopter shadow IS almost certainly visible for about 4 or 5 frames at the edge of the 1.85:1 masking. But it was NOT visible on any of the correctly marked-up Steenbecks, or in the main viewing theatre at Elstree, at least, not as the first version of the film left Elstree in 1980. I think now that this mistake may have crept in very late during the editing of the movie when the first caption-title ‘The Interview’ was shortened by 8 frames on 23 April 1980 and the Main Title/credit sequence was lengthened accordingly by 8 frames, since the music could not be shortened (this information is based on my original cutting room notes). Every one of the show prints of the first 6 interpositives for the American release of The Shining was personally checked in the viewing theatre at Elstree by Stanley himself. IF the helicopter shadow was fleetingly visible, either Stanley did not notice it, or it was so trivial that it did not bother him. Unfortunately the masking and racking in many theatres is incredibly inaccurate. I therefore suspect that people who have seen this “awful” shadow for any length of time on the cinema screen must have seen it projected at completely the wrong ratio (probably 1.66:1!), or incredibly badly racked, or both. Or of course they’ve seen it on the video, where it’s visible for just over a second!

    • À propos de l’hélico : l’argument ne tient pas au fait que ce soit un Apache ou pas, mais que Shining soit un film sur la « hantise » d’un hôtel bâti sur un cimetière amérindien, et que les hélicoptères de l’armée américaine portent (tous?) des noms amérindiens : Apache, Chinook, Tomahawk, Commanche, Sioux …

      C’est tout ce que les Américains ont trouvé comme commémoration des peuples qui étaient là avant eux? Tant qu’à appliquer une grille psychanalytique à Shining, faudrait commencer par parler du retour du refoulé. Les États-Unis sont obsédés par leurs « Pères fondateurs » (qu’en dirait Œdipe?) : exit ceux qui les ont précédés.

      Cela dit, l’hypothèse des formats est la plus probable, mais peut-être la moins intéressante.

      Et pour revenir à ce que disait Ghost, L’année dernière à Marienbad est un excellent complément dans le cadre d’un « double feature » aux côtés de Shining. L’expérience est très enrichissante!

    • Petite nostalgie pour le cours de Stéphane Leclerc…

      Le truc de l’alunissage, c’est quoi l’histoire, j’arrive pas à déterminer si vous en parlez sarcastiquement…C’est un truc de conspirationniste non?!

      Je ne fais que citer les texte du NYT. Regardez le lien que j’ai mis après le 2e commentaire du post… -js

    • Je ne crois à ces conneries de ratio. Kubrick ne fait jamais d’erreur technique, et quand il en fait une, il la corrige comme un obsédé. S’il avait voulu corriger cette ombre, il l’aurait laissé dans son testament, vous pouvez être sûr. S’il y a l’ombre de l’hélicoptère, c’est donc un mauvais présage, qu’on peut voir comme celui d’un esprit amérindien. Que l’hélico soit un Apache est soit une ironie du sort ou une vraie idée de Kubrick, on ne le saura jamais, mais c’est intéressant “en complément d’information”.

      «Jamais d’erreur technique». J’ai toujours voulu y croire, mais j’ai déchanté lorsque j’ai vu le reflet de l’équipe technique sur une poutre en aluminium dans la salle de bains de Sydney Pollack au début de Eyed Wide Shut… -js

    • Criss, Joseph, il est mort pendant la post-prod!!

      C’est ce que je pensais aussi, mais :

      «On March 7, 1999—four days after screening a final cut of Eyes Wide Shut for his family, Tom Cruise, Nicole Kidman, and Warner Bros. executives, Kubrick died in his sleep from a heart attack at the age of 70. He was buried next to his favorite tree in Childwickbury Manor, Hertfordshire, England.»

    • Ce n’est pas toujours une erreur non voulue, de la réflexivité à l’autoréflexivité, il n’y a souvent qu’un pas.

    • Ça ne change rien, il était à bout, il a dû finir au pc. Et s’il avait fait une erreur, il l’aurait corrigé après la première.

    • Je me suis tapé le documentaire sur Kubrick et Apollo il y a quelques mois. Je ne sais pas si c’est vrai, mais l’argumentaire est pas mal plus convaincant qu’on ne pourrait le croire à priori.
      Ça vaut la peine de voir ça et de FFWer quelques passages (une vingtaine de minutes de jeux de contrastes avec les iamges de la lune, c’est trop).
      J’aime bien le passage où on fait une allusion entre le maître des lieux et le président Kennedy puis les liens entre les formes géométriques du tapis et la rampe de lancement d’Appolo, le gilet Apollo, A11 work and no play (A11 = Apollo 11), the moon room…

    • “Je me suis tapé le documentaire sur Kubrick et Apollo il y a quelques mois. Je ne sais pas si c’est vrai, mais l’argumentaire est pas mal plus convaincant qu’on ne pourrait le croire à priori.”

      Vous êtes sérieux? Vous êtes pas mal coucou, si c’est le cas.

    • @unholy_ghost : Arguments rationnels svp.

    • Il doit bien y avoir plusieurs versions, mais en gros, l’argumentaire c’est que [selon certains] Kubrick (également photographe vedette) aurait été mandaté après son film Dr Strangelove (à cause des scènes de B52) pour faire de fausses images d’astronautes marchant sur la lune. Pas forcément parce que les américains n’y seraient jamais allés, mais pour avoir un contrôle de l’image ou un truc du genre. En échange ils lui auraient donné une liberté totale pour son prochain film, 2001, et une expertise de haut niveau (la NASA). Est-ce du délire total?

    • Ah! les cours de Stéphane Leclerc!

      J’avais bien ”aimé” l’explication, de ce dernier, à propos du numéro de la chambre, 237.
      Exhortant, à travers son cours, l’intéressant concept de Freud entourant ”l’inquiétante étrangeté” et la place de celle-ci à l’intérieur du film. Il notait le commencement de ”l’état de régression” du personnage de Jack, dès son entrer dans la chambre 237.

      La théorie du processus de régression, a été mis de l’avant par Freud dans son essaie l’inquiétante étrangeté (1919). Dans sa version allemande ”Das Unheimliche” il en fait mention à la page 237.

      On peut toujours chercher…
      Au final, on prend ce que l’on veut.

    • J’aime bien Kubrick, mais s’il y en a un qui est autant, sinon plus, traumatisé par le massacre amérindien, le mystère amérindien et les cimetières Indiens, c’est bien Stephen King!!!

    • La chambre 237. – Le propriétaire de l’hotel ou allait etre tourné le film â demander a Kubrick de changer le numero de la chambre 217 prévu au scénario pour le numéro 237, celle ci inexistante. Tout simplement parce qu’il craignait que les clients ne voudraient plus y dormir.

      L’helicoptere involontaire. -Kubrick a décidé de garder le plan malgré l’ombre tout simplement parce que le plan était trop superbe pour jeter pour une anecdote sans importance. Et ce n’est pas une hélicoptere apache. Ceux ci sont facilement reconaissable au missile stinger qu’on peux voir de chaque cote de l’appareil. De plus l’appareil a été mis en service en 1984, soit 4 ans apres la sortie du film.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/AH-64_Apache

      Kubrick ne fait jamais d’erreur technique: – Ben voyons donc. Bien sur qu’il en fait. Il le fait meme expres. Comme cette dactylo blanche qui deviens mysterieusement bleu a la fin du film.
      Parraitrait que c’est inspiré du travaille de Berthol Brecht qui fesait souvent des erreurs évidente comme le nez au milieux de la face. pour recentrer le spectateur sur lui même et le rapeler au réel. Mais quelques autres erreurs sont tres certainement involontaires. Apres tout Kubrick n’a jamais prétendu être sans fautes. Ce sont ces fans qui lui prête ce statue de perfectioniste. Alors nécessairement quand le fan voit une erreur, ce n’est pas une erreur mais une enigme.

      Mais la pire analyse que j’ai vu a propos de ce film viens de ce professeur d’histoire qui vois dans ce film des référence subtil de l’holocauste, un certain messieur [...]. Et bien cher messieur [...], votre analyse du film n’est pas idiote ou stupide ou completement débile, elle est répugnante. Si il y a mention du massacre d’un peuple dans ce film, c’est celui des navajos et de personnes d’autre! Si il y a des peuples qui mérite qu’on s’interesse a leur histoire, c’est bien les peuple autochtones d’amérique! Cela peux vous sembler incroyable et injuste, mais parfois, pas toujous, mais parfois certaines histoire n’on rien a voir avec le peuple juif.

      Soit dit en passant personne n’a parlé du chandail du petit, représentant Mickey mouse qui lance un ballon de football. Celle la , je doit admettre que je ne l’ai pas pogné.

      André Després

    • .
      Pour un montage des meilleures “erreurs” dans les films de Kubrick : “Faux raccord – Stanley Kubrick” (en français).

      http://www.youtube.com/watch?v=70H9TQahjaM
      et
      http://www.youtube.com/watch?v=oSLrceTkWEQ

    • “@unholy_ghost : Arguments rationnels svp”

      C’est pas mal ça, le gars qui défend la thèse conspirationniste demandant des arguments rationnels.

    • Scories, le docu dont vous parlez est un faux documentaire, si vous l’aviez regardé jusqu’à la fin du générique, vous auriez compris. Ce film illustre à la fois la croyance que les gens ont dans le cinéma et la puissance du montage. Les cinéastes ont pris des interviews sur plusieurs sujets, ont pris quelques paroles, l’ont monté avec les amis de Kubrick qui était dans le coup, pour faire croire à cette thèse conspirationniste complètement coucou. Par ailleurs, les “erreurs” des images de la Lune n’en sont pas, il y a plein de sites qui les expliquent (elles sont dues pour la plupart à l’absence d’air sur la Lune qui fausse la perspective atmosphérique).

    • Je vous donne un exemple. Vous prenez une phrase de Rumsfeld sur une opération secrète de la CIA dans une entrevue. Il dit: ” C’était l’opération la plus secrète de la CIA”. Vous montez avant la femme de Kubrick qui dit: “Je n’ai pas su ce que Stanley faisait pendant un mois, je n’ai su qu’un peu avant sa mort qu’il travaillait à une opération secrète avec la Nasa et la CIA”. Le spectateur CROIT que Rumsfeld parle de Kubrick. Simple like that.

      J’ai été un peu sadique avec ma mère. Je lui ai fait écouter le docu. Pendant le visionnement, elle n’arrêtait pas de dire: “C’est pas Dieu possible” en se liquifiant. Je lui ai expliqué ensuite la puissance du montage. Le bottom line: même dans des docus qui parlent d’événements réels, cette puissance d’illusion marche à plein.

    • Meuh non… Vous êtes tous dans la panade!!

      237… c’est 2+3+7 = 11

      C’est aussi 2+7 = 9

      Reste le 3 qu’on obtient
      en additionnant 2+ 1 comme dans 2001

      Ce qui nous donne 11/09/2001…

      Et ce matin fatidique, il faisait beau…

      The sun was SHINING!

      OH MY GOD!!

      Kubrick avait prédit les attentats du 9/11!!

      Nostradamus peut aller se rhabiller!!

    • Rogiroux, Al-Kaida a utilisé des tactiques de guerre comanche. CQFD. Toutt est dans toutt.

    • “La théorie du processus de régression, a été mis de l’avant par Freud dans son essaie l’inquiétante étrangeté (1919). Dans sa version allemande ”Das Unheimliche” il en fait mention à la page 237.”

      Encore des conneries. La chambre c’était 217 dans le roman et l’hôtel où ils ont tourné a eu peur que plus personnes ne la loue, alors Kubrick a ajouté deux dizaines. Il n’est pas allé chercher une vieille édition allemande pour savoir page sur la régression. De toute façon, n’importe quelle page du livre de Freud marche avec le film de Kubrick puisque c’est du fantastique inquiétant.

    • Comanche…?

      Z’ètes certain…?

      C’était pas les Apaches??

      Moi je pencherais plutôt pour les… Mayas!!

    • Harg!

      Ma théorie du complot est tombé à l’eau!

      2+3+7=12!!

      Je vais retourner à l’école primaire…

    • “2+3+7=12!!”

      On va pas se fâcher pour une année, c’est déjà beau que Kubrick ait prédit le 11 septembre.

    • J’ajoute un hommage au prof de l’UQAM Stéphane Leclerc qui a sû transmettre sa passion du cinéma (particulièrement du film The Shining) à plusieurs étudiants. J’en suis (même si j’étais déjà tellement captivé par les multiples analyses de The Shining).

      Dire que certaines critiques fort crédibles pensent que The Shining est l’un des moins bons films de Kubrick (voir l’analyse de Michel Chion, plutôt décevante).

    • Coudonc, on est tous passé par l’UQAM? Ça ne me rajeuni pas à matin…
      J’ai pas eu le cours de Stéphane sur SHINING, mais celui sur PERSONA (ou LES TROIS COURONNES DU MATELOT), ça c’était plaisant.

    • 2001, Barry Lindon, Shining et Eyes Wide Shut sont les meilleurs Kubrick.

    • Ouaip, le cours sur Les trois couronnes c’était génial, surtout que le film est crissement dur à trouver, en tout cas dans le temps.

    • Ah la nostalgie ce matin pour le cour de Stéphane Leclerc et son analyse de The Shinning. Il y a parfois des enseignants qui vous marque pour la vie et il est de ceux là. Merci!

      Bien entendu les références aux génocides amérindiens sont nombreuses dans ce film. En parlant de la balle lancée sur la muraille amérindienne, il faut se rappeler qu’au début de cette scène, on ne voit pas ce que fait Jack mais on entend le son de la balle de tennis qui sonne plutôt comme une balle de fusil lancée sur cette muraille. N’oublions pas le vieux truc amérindien de marcher dans ses pas dans la neige qui sauve Danny de son père.

      Quant à la présence de Jack dans la photo à la fin, ce n’est sûrement que pour représenter le fait que Jack est le représentant d’une nation qui a répété des atrocités à travers le temps, sans jamais réellement évoluer. Grady qui lui dit “you are the care taker, you’ve always been the care taker“.

      Quant à King, j’ai toujours trouvé amusante son aversion pour le film de Kubrick. On parle d’un génie du cinéma qui a pris un livre bien ordinaire et en a fait un chef d’oeuvre du cinéma. The Shining demeure pour moi le meilleur film de Kubrick.

    • C’est amusant de voir la présence d’autant d’anciens étudiants de Stéphane Leclerc. Il faudrait remercier Josef également qui a créé un blogue qui permet à ses pupilles de discuter cinéma.

    • unholy_ghost : Je ne suis pas totalement d’accord. Dr. Strangelove est probablement mon favori. J’ai toujours trouvé ce film brillant.

    • “2001, Barry Lyndon, Shining et Eyes Wide Shut sont les meilleurs Kubrick.”

      Dans le bon ordre en plus! Quoique j’ai pas mal d’affection pour le Dr S.

    • Mais non unholy_ghost, ta théorie du complot fonctionne toujours: 2*7-3=11 !!! ;)

    • Faut croire que Stéphane Leclerc a engendré la cinéphilie québécoise contemporaine.

      Presque dans le bon ordre, Shining et Eyes Wide Shut avant Barry Lyndon, et le Dr en bon cinquième, sans doute.

    • “L’hôtel est le labyrinthe de son cerveau.” – Unholy Ghost

      Voilà une indication intelligente. Qu’on pourrait appuyer en citant aussi ce plan où Jack regarde la maquette du labyrinthe et où nous découvrons dans un long zoom qu’il s’agit en fait du vrai labyrinthe, où se promènent Danny et Wendy.

      On peut penser à Freud pour la scène de la chambre de bain (avec la mémé pourrie) et pour la relation avec Grady. Clairement, il y a là des figures maternelles et paternelles. Apparemment, notre Jack est encore un gamin prisonnier de son complexe d’Oedipe. Il est fascinant d’ailleurs de constater que cette scène de la chambre de bain est entrecoupée de plans de Danny en transe. Comme si on avait des échos de l’enfant intérieur que porte Jack… C’est à se demander jusqu’à quel point on peut carrément ramener le film à un “univers psychologique”…

      Après, on peut se référer à la psychologie de C.G. Jung (à qui Kubrick fera d’ailleurs directement référence dans son film suivant, Full Metal Jacket), particulièrement à son truc sur l’inconscient collectif. Une bonne partie de Shining est une exploration de cette influence d’un inconscient collectif sur l’individu (références au massacre des autochtone, au racisme, à l’incident de cannibalisme, etc.).

      Kubrick transpose tout ça dans sa cinématographie: le spectateur est constamment mit sur ses gardes par des suggestions plus ou moins subliminales de toutes sortes. C’est ainsi que le film atteint une dimension tragique, même mythique: tout semble pousser Jack vers le débordement de sa violence. Le film le veut. Les personnages le veulent, d’une certaine façon. Le spectateur le veut, et par beaucoup. Le générique du début le veut. Même les forces obscures qui ouvrent magiquement le congélateur où est enfermer Jack le veulent. Tout le monde le veut. C’est en ce sens qu’avec l’étrange photo de la fin, Kubrick ne fait que confirmer, ne fait que fixer de manière métaphorique ce que tout le monde savait depuis la première seconde du film: “Jack has always been the caretaker”.

      P.S.: il paraît que l’ourson a des airs de famille avec les ascenseurs de l’hôtel Overlook.

    • Sur le plan en hélicoptère, que l’on voit l’ombre ou non, on ne peut que voir ce plan comme un esprit amérindien qui plane et amène un mauvais présage.

      Bon, mon ordre: 2001/Barry Lindon ex equo, Shining, Eyes Wide Shut, Full Metal Jacket, Dr Strangelove, Lolita, Path of Glory, Orange Mécanique, The Killing, Killer’s Kiss, Spartacus, Fear and Desire.

    • Quant à moi, la photo de la fin, c’est l’auditoire qui se regarde dans un miroir. La présence de Jack, c’est l’intégration des crimes du passé dans la conscience collective.

    • Y devrait même avoir un plus grand espace entre SPARTACUS et FEAR AND DESIRE.

      Genre: , … FEAR AND DESIRE!

      Le seul mauvais (très mauvais même) de Kubrick.
      Mais c’est très informatif comme visionnement. Les thèmes sont là mais pas la manière. Ce qui est normal après tout, pour un premier film.

    • @unholy_ghost : Sur le plan en hélicoptère, que l’on voit l’ombre ou non, on ne peut que voir ce plan comme un esprit amérindien qui plane et amène un mauvais présage.

      Pas d’accord. Ce pourrait également être l’audience qui se penche sur son passé, comme Jack, un peu plus tard dans le film, qui “regarde” Wendy et Danny marchant dans le labyrinthe…

    • @ghost : Désolé, je n’ai pas été clair. Je ne parlais pas du même documentaire. Je sais de quoi vous parlez, c’est un documenteur… qui en tant que documenteur ne prouve rien non plus. La technique du puit et du pendule, elle est très efficace pour confondre les détracteurs.

      Moi je parlais de Kurick’s Odyssey’s (visionné il y a quelques mos par hasard sur youtube). C’est cheap comme production, mais c’est pas mal intéressant. Je comprends parfaitement qu’on puisse ne pas y adhérer… mais il suffit de jeter un oeil aux révélations de Wikileaks pour se rendre compte qu’il se trame des trucs pas mal plus sordides que ça à chaque jour dans le monde. Enfin.

    • Coucou!

    • Un excellent Mythbuster sur le sujet des voyages sur la lune:

      http://www.youtube.com/watch?v=mefEKqzq8cg

    • @melies : thank pour le lien

      Une des preuves qui fait de Kubrick un des plus grands réalisateurs, c’est d’avoir réussi à réaliser des chefs-d’oeuvre dans plusieurs genres différents.

      J’aimerais beaucoup que David Lynch réalise un film d’horreur, ça serait plus original qu’un Saw VIII. Et vous, quel grand réalisateur aimeriez-vous voir réaliser un film d’horreur?

      Mon top 10 dans l’ordre : Eyes Wide Shut, Clockwork Orange, Shining, Full Metal Jacket, 2001, Dr. Strangelove, Paths of Glory, Barry Lyndon, Spartacus, Lolita

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