Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 22 décembre 2011 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (82)

    Prometheus: Ridley Scott en mode Alien

    Prometheus-poster-Ridley-Scott

    Ridley Scott a bien pris soin au cours des derniers mois a tracer une ligne claire entre Prometheus, son très attendu retour à la science-fiction dont le teaser vient d’apparaître en ligne, et son chef-d’oeuvre Alien (1979). En regardant la compilation d’images et de sons ci-dessus, on est en droit de se demander si le cinéaste britannique ne nous a pas intentionnellement induit en erreur, tellement les deux univers semblent se rejoindre. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un élément dissuasif, loin de là! (Et quelqu’un peut-il sincèrement se plaindre de voir Michael Fassbender se la jouer Bishop dans la peau d’un androïde blondinet?).

    Le (très vague) synopsis:

    Une équipe de scientifiques et d’explorateurs tentent de dépasser leurs limites mentales et physiques lors d’un voyage qui les mènera vers un monde reculé où ils découvriront les réponses à nos questions existentielles les plus profondes.

    Très peu de détails concrets sur le récit ont fait surface jusqu’à maintenant, si ce n’est de l’indice, fourni par Scott, que le film tentera de résoudre l’énigme du Space Jockey, qu’on voit brièvement dans Alien.

    Le teaser (à voir en HD sur Apple) rend compte de manière très efficace de l’atmosphère de terreur et de mystère qui nous attend sur une planète peu hospitalière. On y voit en rafales saccadées les vedettes du film Fassbender, Idris «Stringer Bell» Elba, Guy Pearce, Noomi Rapace et Charlize Theron, pratiquant ses déjà fameuses «pompes nues».

    Le fin observateur remarquera également que la présentation du titre agit comme un joli clin d’oeil au générique d’ouverture d’Alien… Quel était donc l’avertissement original? In space, no one can hear you scream. En effet!


    À lire aussi :

    > Ridley Scott réalisera la suite de Blade Runner


    • http://www.youtube.com/watch?v=_luIM6xaIck&feature=share

      De loin le film le plus attendu de 2012 dans mon cas.

      Le casting est excellent (Idris Elba est la cerise sur le sundae), et Scott livre rarement de la merde (des fois…).

      Efficace, merci! – js

    • Oh my God …

      J’avais lu sur le projet de film, c’est la première fois que je vois le trailer …

      Oh my f. God …

      They went looking for our begining (le début/naissance de l’univers?) what they found could be our end (la fin/recommencement du cycle?)

      Quelque part entre 2001 et Solaris (Tarkovsky) … Avec des effets grandeurs nature ? …

      Prométhée, dans la mythologie, a créé les hommes. A créé l’univers.

      Oh que ça va être bon si Scott réussit son tour de force de rendre à l’écran une histoire philosophique en sc. fiction que je soupçonne être la plus solide depuis les années 70.

      Oh que j’ai hâte. Je crois que je ne lirai rien sur ce film avant de le voir.

    • Enfin un film de science fiction que j’ai hâte e voir.

    • Un teaser de Prometheus, et des trailers de The Dark Knight Rising et de The Hobbit dans la même semaine.

      Est-ce que je viens vraiment d’avoir un orgasme de geek qui a duré 1 semaine ?

      Des plans pour que je me tape des marathons Aliens, LOTR et Batman durant mes vacances de Noel ça !

    • @Denigreur LOL
      @ Zaro tout à fait d’accord
      Au autres désolé de vous décevoir mais si vous regarder bien Charlize (0:38) a une serviette ;-P

    • Comme dirait le sénateur Clay Davis: shieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet

    • @denigreur Je crois qu’il s’est passé la même chose pour moi…héhéhé
      Je ne comprenais pas pourquoi je me suis acheté et loué 7 films hier… Jusqu’à ce que la fébrilité me reprenne ce matin en voyant ce teaser sur le blogue de M. Siroka. Oh que j’ai hâte de voir tout cela!

    • Bof.

      Ce que je trouve intéressant, c’est:

      ”> Ridley Scott réalisera la suite de Blade Runner”

    • Trop hate. Ridley Scott est excellent. Ce sera le film-evenement dans mon cas aussi.

      Par contre suis-je le seul a avoir decroche de Lord of the rings ? Si jamais vous faite une chronique “films dont on se demande pourquoi on trouvait ca si bon quand on les revoit”, LOTR en ferait parti, ce qui n’est pas le cas pour les 4 Alien.

    • C’est juste moi ou pour nous faire peur, on utilise de plus en plus cette espèce de note tout droit sortie d’une grosse trompette qui vient directement de l’enfer (Voir Inception, Batman, ce machin qu’on va nous présenter et j’en oublie…)

      Bref, ça marche, j’ai déjà peur… Et hâte!!!

    • Wow, je dégoute de partout tellement j’ai hâte de voir ce film… les films de qualité sont tellement rares dans le genre science fiction …

    • deadly_moogly a écrit “les films de qualité sont tellement rares dans le genre science fiction”

      Curieux de savoir ce que vous entendez par “de qualité”.

      Dans les cinq dernières années :
      Moon, District 9, Avatar, Cloverfield, Sunshine, Paprika, Children of Men, A Scanner Darkly, Tron : Legacy, Inception, Evangelion, Source Code, Super 8, Star Trek

    • Scott promettait quelque chose de totalement nouveau. Force est de constater que ce teaser ne va vraiment pas dans ce sens. Ça l’air d,un copié-collé d’Alien.

      Scott disait que le film ne contenait que l’ADN d’Alien et que le lien avec ce film n’était fait que dans les 8 dernières minutes de Prometheus.

      Soit Scott nous a dit n’importe quoi ou soit que le teaser est basé sur les dernières minutes du film pour faire saliver les fans d’Alien (un truc de marketing).

    • @frederic_clement_qc: Effectivement, Moon était absolument superbe, et j’ai apprécié D-9… mais le reste?

      @jon8: Il ne devrait pas toucher a Blade Runner… personne ne devrait, on ne tente pas de repeindre la joconde ;)

    • @taila

      Thumbs up pour une référence de The Wire!

      @frederic_clement

      Tron: Legacy? les 30 premiere minutes sont divertissantes, mais le reste… misère… Pour les reste, votre liste combine du bon divertissement (Cloverfield, Avatar, Super 8, Trek) à des films borderline ou carrément des chef d’oeuvres (Children of Men, Moon, Paprika, Inception).

      Non, la science-fiction n’est pas en reste depuis 5-6 ans…

    • @dusk : Inception : borderline chef d’oeuvre ? T’en fûmes du bon! Essaie de le regarder une seconde fois sans bailler aux corneilles…

      triplebuse, petit avertissement: vous êtes borderline troll, en ce sens que vous faites des déclarations absolues sans jamais les appuyer, et qui semblent avoir pour unique but de provoquer (je crois qu’il est temps de faire un post sur les «règles» dans la section des commentaires, on va attendre après les fêtes). -js

    • Merci pour ces quelques secondes de pur bonheur. Tout un cadeau pour ceux et celles qui comme moi n’ont pas eût l’occasion de voir ce “trailer”. Cela dit, je fais confiance à Scott pour nous plonger dans un film de science-fiction qui va au-delà du simple divertissement. Joyeux Noel à tout le monde et puisse le 7e art vous combler dans les jours à venir…

    • @ Jozef

      HS

      La Maman et la putain de Jean Eustache, à la Cinémathèque le dimanche 8 janvier à 17h. C’est le moment ou jamais…

      Joyeuses fêtes!

      Merci de l’info! -js

    • Le teaser est vraiment, mais alors là, vraiment efficace! Je l’écoute en boucle!!!

    • Subtil anachronisme: Dans les 12 premières secondes, puis vers la fin également, l’image subit des problèmes de tracking de ruban vidéo analogique de type vhs. Drôle de voir s’installer une sorte de nostalgie des médias du passé dans un film se déroulant dans le futur.

    • @ frederic_clement

      Désolé, mon erreur, je vais être plus précis : science fiction futuriste dont le théâtre principal est l’espace ou un vaisseau spatial (genre Alien, Star-Wars, etc.).

      J’ai a-do-ré Children of Men, mais je ne le considérais pas dans ma catégorie sc. Fiction spatiale.

      J’ai adoré le concept de Inception, mais il manque un quelque chose pour dépasser la barre du simple « bon film » ou à la limite du très bon film. À nouveau, je ne le considérais pas dans ma catégorie sc. Fiction spatiale.

      Je n’ai pas aimé Avatar 2D et je ne l’ai pas vu en 3D (pas intéressé); c’était correct, mais beaucoup trop linéaire/prévisible et honnêtement, pas si original que ça contrairement à Inception. J’avoue être un peu sévère à son égard, mais disons que c’était moyen.

      Je n’ai pas vu Tron et honnêtement je n’avais aucun intérêt pour ce film… à moins que tous me disent que je suis con et devrait me garocher dessus!

      Je déteste tout l’univers des Star-Trek; désolé, je sais que beaucoup de gens aiment, mais moi je ne suis juste pas capable!

      District 9 était divertissant et relativement bon, mais trop action/Hollywood driven à mon goût…

      Je n’ai pas vu Moon, mais tu n’es pas le 1er à m’en parler; je l’ajoute sur ma liste, merci!

      Je n’ai pas vu Cloverfield, Sunshine, A Scanner Darkly, Source Code & Super 8; je n’étais pas intéressé par au moins la moitié car trop Action/Hollywood driven, mais je vais leur donner leur chance maintenant que tu les mentionnes!

      Pour ma part, j’ai bien aimé dans le style suspense/drame/sc.fiction Invasion & Blindness.

      Dernier point [pas rapport] : j’ai vu Gainsbourg hier, très solide!!!

      Joyeux fêtes à tous et n’oubliez pas : si vous voulez faire un peu de sport en 2012, écrivez-moi à info@procosom.com. Gym double en bois franc, arbitres et une tonne de stats garantie!!!

      N.B. Je n’ai pas regardé la B.A. de Prometheus (ni celle de Batman d’ailleurs); juste l’affiche, le synopsis et vos commentaire me font déjà baver. Pour le reste, j’aime bien souffrir dans l’attente… et vraiment savourer les premières images en regardant le film au complet!

    • .
      @ deadly_moogly

      Le Star Trek d’Abrams n’a de Star Trek que le titre et le nom des personnages (j’exagère un peu). Oubliez que le titre est Star Trek et vous apprécierez probablement.

      Sunshine est spatial tout le long mais seulement « orienté action » vers la fin. Tant qu’à ça, Alien aussi…

      Source Code a une bande-annonce action, mais c’est un film davantage cérébral (litérallement). Ne vous laissez pas berner.

      « science fiction futuriste dont le théâtre principal est l’espace ou un vaisseau spatial », vous dites? Si vous avez la moindre affection pour Albator, alors :http://www.youtube.com/watch?v=Row0rYFQCHs

    • ”Je n’ai pas vu Tron et honnêtement je n’avais aucun intérêt pour ce film… à moins que tous me disent que je suis con et devrait me garocher dessus!”

      Dans la liste des sci-fi cités plus haut, Tron figure probablement dans ceux ”à voir quand même” pour les graphiques extraordinaires. En tout cas en blu-ray sur mon cinéma-maison c’était quand même assez trippant. Le film comme tel, assez ordinaire, tout comme le 1er.

      Sinon: Super 8, Avatar, Star Trek, Cloverfield, ça passe de nul à divertissement correct.

      Moon c’est à voir absolument. Une performance d’acteur de haut calibre, ici.
      District 9: étonnant quand même.
      Source code: divertissant.

      J’ai écouté hier Limitless que l’on pourrait à la limite considérer comme sci-fi et c’est un des rares film qui m’a fait sourire cette année (vu en version unrated extended cut) vraiment très efficace: Fight club + Wall street + Matrix.

      Disons que la sci-fi au cinéma se porte quand même assez bien, avec des hauts et des bas.

    • Tron Legacy est un film sur ce qu’on laisse derrière soi : le monde analogique, un fils, un clone, une technologie désuète, une traînée lumineuse (grâce à laquelle on vainc ses ennemis en moto ou dans la poursuite en avion à la fin).

    • Jon8:—Limitless serait plutôt dans la catégorie “anticipation”. Mais oui, l’idée est originale…

    • @joe_bleau, ah! merci pour la nuance quand même assez importante :-) Je viens de lire la wiki-définition: http://fr.wikipedia.org/wiki/Anticipation

      donc, essentiellement, le film ou le roman d’anticipation parle ”du futur”, alors que la sci-fi tout court peut se passer n’importe quand ?

    • Sunshine était excellent, jusqu’au 3ème acte, où ca devient un slasher surnaturel… dommage. Danny Boyle a au moins eu le courage d’essayer.

      En parlant de Duncan Jones, j’ai hate de le voir revenir au monde de Moon avec son prochain film, selon ses dires. Même chose pour Neil Blomkamp, avec Elysium. District 9 était une belle surprise.

      Et oui, j’ai Inception en Bluray. Un excellent film, de A à Z. Du grand Nolan.

    • Justement, le protagoniste de Limitless, il n’est pas dit au début du film qu’il écrit un roman d’anticipation?

      Son boulot, c’est d’imaginer un futur possible? Et qu’est-ce qu’il fait une fois qu’il a accès à toutes ses capacités mentales? Il se paie des filles et fait le party.

      Pour l’imagination débordante d’un écrivain de(venu) génie, on repassera.
      Quel cliché…

    • *Spoiler alert du film Limitless*

      @frederic, je crois que vous faites une mauvaise lecture de Limitless… Il utilise ses capacités mentales tout d’abord pour s’émanciper socialement, et non pour ‘’se payer des filles” (d’ailleurs, il paie rien du tout?) puis ensuite passé cette brève phase, il retourne sur sa track, avec une discipline bien claire.

    • .
      *Spoiler alert du film Limitless* (bis)
      @ jon8
      En effet, il faudrait que je revois le film. À titre de complément d’information, pouvez-vous me rappeler le titre du livre qu’il lance à la fin du film, pour sa campagne?

    • @frederic

      avez-vous vu la version au cinéma ou en dvd/br ?

    • .
      @jon8
      Cinéma. Pas revu depuis. N’hésitez pas à éclairer mes lanternes si je dis n’importe quoi.

      (Quota “ne pas être trop hors-sujet” en parlant de Michael Fassbender :
      L’ouverture de la critique de Shame sur Les Inrocks – “Une parabole emphatique et pesante sur la solitude et le sexe triste, où se dresse quand même Michael Fassbender, acteur turgescent.”)

    • Il me semble que ce Prometheus est plutôt lisse visuellement, enfin c’est l’impression que me donne le visionnement de la bande annonce. Ce genre de film fonctionne mieux quand on perçoit la rouille, la peinture qui écaille, la poussière. Or, tous les intérieurs que l’on voit, qu’ils soient dans des vaisseaux terriens ou dans des structures extraterrestres, sont impeccables. Cette froideur un peu informatisée pourrait nuire un peu à l’ambiance.

    • Prometteuse comme bande-annonce. Néanmoins, attendons de voir le produit final. Ridley Scott, sur le déclin, m’a beaucoup déçu dans les dernières années.

    • Il est vrai que, depuis quelques années, nous avons droit à plusieurs excellents films de science-fiction. Mon préféré est Sunshine de Danny Boyle, à la fois bouleversant et magnifique. J’ose espérer que Prometheus sera dans la même veine.

      Joyeuses Fêtes Jozef! Ainsi qu’aux nombreux et judicieux cinéphiles qui commentent ici!

    • “Tron Legacy est un film sur ce qu’on laisse derrière soi : le monde analogique, un fils, un clone, une technologie désuète, une traînée lumineuse (grâce à laquelle on vainc ses ennemis en moto ou dans la poursuite en avion à la fin).”

      Wow!

    • .
      @ ghost :
      Tron : Legacy / Tron : L’héritage (en vf)
      Toutt est dans toutt!

    • Inception est un film jouissif… qui s’effondre dans au cours de sa dernière demi-heure. La fin est trop longue, l’action est trop compliquée, les règles établies au cours du film semblent être bafouées, les trames temporelles imbriquées sont difficiles à départager. Les différents niveaux de rêve auraient bénéficié d’ambiances plus typées (on peut jouer dans la lumière, les textures, le son, voire même dans le grain du film).

    • .
      hdufort a écrit :
      “Les différents niveaux de rêve auraient bénéficié d’ambiances plus typées (on peut jouer dans la lumière, les textures, le son, voire même dans le grain du film).”

      Ça tombe bien, Nolan a fait Inception comme une peinture à numéro.
      Niveau 1 : bleuté
      Niveau 2 : ambré
      Niveau 3 : blanc/gris

      Je vois mal comment les environnements auraient être plus typés : extérieur sous la pluie, intérieur dans l’hôtel, extérieur dans la neige. Et la chanson de Piaf qui joue de plus en plus au ralenti. Qu’est-ce qui aurait fait votre bonheur?

    • @Jozef, est-ce que vous nous ferez le plaisir de partager votre liste des meilleurs films de 2011 ? à l’instar des ”15 films de 2011” de Cassivi et Lussier, qui semblent couvrir, de façon redondante, un créneau plutôt étroit.

      @frederic_clement
      ”Ça tombe bien, Nolan a fait Inception comme une peinture à numéro” Je n’avais même pas remarqué… C’est sûrement assez subtiles comme changements, non ?

    • .
      @jon8
      “Je n’avais même pas remarqué… C’est sûrement assez subtiles comme changements, non ?”
      Non, pas vraiment.

      Le château japonais : noir et or dominants
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0026-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0029-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0077-full.jpg

      L’initiation d’Ariane (les rues de Paris) : vert et gris dominants (tiens, comme dans Matrix)
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0247-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0255-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0257-full.jpg

      Le premier niveau de rêve (kidnapping de l’héritier) : bleu dominant
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/trailer/35.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0647-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0638-full.jpg

      Le deuxième niveau de rêve (l’hôtel) : ambré dominant
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/trailer/28.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/trailer/47.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0635-full.jpg

      Le troisième niveau de rêve (la forteresse enneigée) : blanc dominant
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0692-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0744-full.jpg
      http://cdn.nolanfans.com/images/galleries/inception/full/inception-0947-full.jpg

      Je vous laisse le soin de trouver une entrevue avec le directeur photo, il y en a certainement une quelque part qui aborde le sujet.

    • @frederic_clement,
      J’ai parlé de ce film avec beaucoup de gens et tous avaient à peu près la même réaction: lorsque la trame s’accélère, on en perd des bouts. Pourtant, je ne suis pas entouré d’idiots. Je n’ai pas fait de recherches poussées avant, pendant et après l’écoute du film. Il faut probablement le revoir une ou deux fois pour mieux apprécier, mais c’est un investissement réservé à ceux qui ont beaucoup de temps à consacrer au cinéma!

    • .
      @ hdufort

      J’offrais une réponse aux critiques que vous formuliez au film, ce n’était pas un commentaire sur vos habitudes de spectateur (ni sur celles de vos amis). Je reformule donc ma question : quels auraient été les moyens adéquats pour faciliter le cheminement du spectateur dans le récit d’Inception (surtout vers la fin)?

      Ce n’est pas une question pour vous piéger, je cherche à savoir ce que les gens en pensent.

    • Je viens de voir Super 8 et c’est absolument génial. Il y a tellement de niveaux de lecture que c’est effrayant.

    • .
      @ ghost
      Je paie pour voir (tes commentaires, pas le film).
      Super 8 m’a laissé une impression de liste d’épicerie spielbergienne sans imagination, mais dans ces cas-là, je préfère avoir tort que raison.

    • Je n’ai pas vraiment le temps, entre la dinde et les atocas, mais voici quelques pistes. Abrams fait une sorte d’anthologie nostalgique de Spielberg, avec même le détour par la question de la Shoah, mais il théorise aussi sa mince zone de liberté et ses déplacements. Le film est l’histoire d’un tournage par un jeune cinéaste “bossy”, personnification de Spielberg, et du jeune héros qui va le détourner pour en faire son propre film, se révélant à son tour. Le film est détournée deux fois: une première fois quand la jeune fille (merveilleuse Elle Fanning) va déplacer l’accent du film potache de zombie vers une histoire d’amour sur fond de catastrophe, et une deuxième fois, quand ils vont se servir de ce fond pour y intégrer leur propre petit film. À cet égard, on peut aussi voir comment le fils va faire la leçon à son père qui devra l’écouter. L’un des plus beaux déplacements du film est justement que le E.T. n’est pas le père absent comme chez Spielberg mais bien la mère dont il faudra faire le deuil (c’est quand il regarde l’Alien empathique droit dans les yeux, comme il le faisait avec sa mère sur le petit film familial en super 8, que ce dernier qui a les yeux maternels comprend la douleur qu’ils partagent et le laisse sauf). La mère est justement le grand personnage négligée des films de Spielberg.

      L’autre aspect du film génial, c’est tout le débat analogique/numérique. Abrams se moque de tous ces cinéastes obsédés des effets spéciaux pour les effets spéciaux, en la personne du jeune dinguo qui s’amuse avec ses pétards, et il réalise une ode au low tech du super 8. C’est la jeune fille qui dit au héros de ne pas se plier aux desideratas du réalisateur/Spielberg qui veut faire sauter son train (c’est-à-dire son film). Mais là où ça devient complexe, c’est que le court métrage des jeunes est complètement artificiel et ils décident pour palier ce défaut de réalisme d’intégrer les “effets de réel” du désastre environnant. Or, ces effets de réel, comme le déraillement spectaculaire du train, est justement la partie fait en numérique. Ce paradoxe théorique est une leçon de cinéaste: aux effets spéciaux numériques déréalisés des cinéastes d’aujourd’hui, Abrams opposent l’artisanat du cinéma à l’ancienne auquel on ajoute les effets numériques qui ajoutent du “réel” et non l’inverse. C’est une leçon de cinéma.

      Je ne parlerais pas de tout l’aspect politique du film: les grandes corporations épinglées dans le zombie film, les mensonges de l’État et tous ses objets du consumérisme américain qui s’agglutinent et dont en fera le deuil.

      Avec sa mise en abyme, ce film est l’un des plus passionnants engins théoriques de l’année. S’il ne se révèle pas un grand metteur en scène (sa réalisation est efficace sans plus), Abrams se révèlent comme un véritable auteur et penseur du cinéma actuel.

    • @frederic_clement,
      J’ai eu un plaisir incroyable à me plonger dans Inception, mais comme beaucoup de personnes, je n’étais pas dans des conditions de visionnement idéales. Les subtilités de teintes étaient peut-être plus évidentes sur un écran de cinéma qu’à la maison sur BluRay et écran de 42 pouces. Quant à la chanson de Piaf, oui je me souviens du ralentissement.

      C’est une opinion personnelle, mais j’aurais aimé voir une image et un son graduellement déformés à mesure qu’on plonge à travers les “couches d’oignon” du rêve-Matriochka. L’un des défauts d’Inception est d’être trop lisse et trop également lisse à tous les niveaux de réalité.

      L’accès à des pellicules numériques “parfaites” est un piège pour les cinéastes, à mon avis. Jouer avec les teintes n’est peut-être pas suffisant, il faut trouver une texture. Non?

    • @ghost

      Je retiens surtout ton dernier paragraphe: à quoi ça sert de créer un engin théorique passionnant si ta réalisation est efficace, sans plus? Même les films les plus médiocres de Spielberg sont au moins bien réalisés, inventifs.

      Super 8 est trop brouillon: il faut faire le deuil de la mère, mais le garçon n’a aucun problème à faire ce deuil, dès la première image on voit bien qu’il prend bien cette mort, c’est son père le problème. Mais le monstre sert juste à faire dire au garçon ce que de toute façon il vit très bien dès le début (il faut apprendre à se délaisser du passé), il n’y a aucune catharsis par ce monstre comme il y en a une dans ET, le garçon fait du surplace pendant deux heures. En fait, c’est le père qui devrait traverser le deuil par le monstre, et son fils devrait lui tenir ce discours (ce qu’il ne fait jamais), mais ils se réconcilient platement, seulement sur le coup du danger.

      Et en ce sens, il n’y a pas de déplacement de la figure spielbergienne, parce que l’enjeu du film tient sur le père incapable de s’occuper de son enfant, c’est la même chose que WotW avec Tom Cruise qui doit se débrouiller sans la mère. Dans Super 8 comme dans tous les films de Spielberg, la mère représente la stabilité du noyau familial, elle retient le père d’être trop irresponsable. En son absence, tout s’écroule. Mais contrairement à Spielberg, le fantastique (ou le spectacle, l’effet spéciaux) qui permet de réparer le réel est mal scénarisé, la métaphore fonctionne à moitié.

      Et le fait qu’Abrams, contrairement à Spielberg, n’a aucun intérêt à filmer le réel (les scènes de conversations sont nulles du point de vue de la mise en scène, et il y a plusieurs moments où ses putains de flare cachent les visages), et qu’il se montre intéressé seulement par son déraillement de train et sa bébitte, mine pas mal son propos sur le numérique et le réel. Finalement, Super 8 est un hommage à la partie moins intéressante du cinéma de Spielberg, à son cinéma des années 80, pas à celui des années 2000.

    • Pas du tout d’accord que ce n’est pas réussi. Le film est incroyablement émouvant, il y a encore beaucoup d’autres pistes de réflexion et je ne crois pas qu’une mise en scène souveraine soit tout au cinéma (j’en ai déjà parlé).

      Et c’est quoi les flares d’après toi?

    • Pour les pistes de réflexion, je peux t’en lancer une dizaine sur Cowboys and Aliens, qui est un film assez médiocre. War Horse est très mauvais, mais c’est vraiment fascinant à analyser pour le positionner dans l’oeuvre de Spielberg. La réussite d’un film ne tient pas uniquement à la quantité de réflexions qu’on peut y planter. La mise en scène, je ne la veux pas souveraine, mais Abrams est plate à mort quand il filme des acteurs. Ce n’est pas nouveau: MI3 était bon juste dans les scènes d’action, ça il le fait très bien, mais dès qu’il tombe dans les scènes d’exposition ou pour camper ses personnages, il ne sait plus quoi faire et tombe dans les clichés visuels.

      C’est la même chose dans Super 8, les acteurs sont bien, mais Abrams ne sait pas comment les filmer. C’est pourquoi j’y vois un retour au cinéma artificiel de Spielberg, où le réel n’importe pas, il faut le fuir. Le repliement sur la famille à la fin de Super 8 est d’ailleurs symptomatique d’un Spielberg qui ne se préoccupe pas du réel (voir War Horse, pour un cas évident). Abrams suit à la lettre Spielberg, il n’y a aucun détournement, pas de liberté pour Abrams, c’est encore la relation père-fils qui prime, le fils plus responsable que le père, obligé de grandir seul, cette réflexion sur le numérique et le réel est piqué aussi à Spielberg, le consumérisme dont on doit faire le deuil était dans CEot3K, la Shoah évidemment, bref c’est du Spielberg sur toute la ligne, mais pas le bon Spielberg, on rend hommage au Spielberg de qui Spielberg lui-même essaie de se distancier depuis plusieurs années.

      D’ailleurs, à bien y penser, Super 8 fait partie de la régression spielbergienne de l’année, avec War Horse et Tintin qui s’emploient à renverser plusieurs des symboles plus matures des années 2000 de façon systématique. En célébrant son cinéma des années 80 par le biais d’un jeune poulain qu’il produit, et dont il endosse l’artificialité, Spielberg disait déjà avec Super 8 qu’il n’était plus intéressé par le réel et qu’il voulait retourner vers son cinéma de l’artifice, ce qu’il concrétise dans ses propres films.

      Bref, oui, il y a plein de choses à dire sur ce film, mais ça ne tient pas au travail de réalisateur d’Abrams, mais au fait qu’il est produit par Spielberg, une présence paternelle qui guide toutes les réflexions que l’on tire de ce film. Et ce n’est pas très intéressant à regarder.

    • ”quels auraient été les moyens adéquats pour faciliter le cheminement du spectateur dans le récit d’Inception (…) ?”

      Faire ce projet sous forme de série télé.

      Le medium long-métrage prouve ses limites précisément dans ce genre de film. Comme disait l’autre: ”le long-métrage est ”mort” le 10 janvier 1999” et j’ai de plus en plus de difficulté à contredire ça.

    • Je vais être gentil et lui faire une concession: dans la scène finale, il se replie moins sur la famille que Spielberg, parce que tout le village assiste au départ du ET, contrairement à ET où il n’y a qu’Elliot et sa famille reconstituée.

      Et la belle ironie au centre du film: apprendre à la bête qu’il faut se délaisser du passé dans un film tout en nostalgie de ce passé.

    • ohlala Ghost.. on fait dans la grosse analyse sur un film qui n’en demande peut-être pas tant… J’aimerais bien t’entendre analyser sur Road Runner & Wile E. Coyote et ses répercussions socio-politiques.

    • Jon8, c’est toujours la même chose avec toi, aussitôt qu’une réflexion dépasse le niveau lambda sur un film hollywoodien, tu fais l’idiot en faisant une preuve par l’absurde. SVP, prends des vacances, arrête de lire mes analyses, de toute façon tu n’en retires jamais rien.

    • Bon, Cinématographe, tu fais une vingtaine de pétitions de principe (il ne sait pas filmer les acteurs, parce que). Je ne vais pas pouvoir m’en sortir entre la dinde et les atocas.

    • “Je retiens surtout ton dernier paragraphe: à quoi ça sert de créer un engin théorique passionnant si ta réalisation est efficace, sans plus? Même les films les plus médiocres de Spielberg sont au moins bien réalisés, inventifs.”

      Justement, si un film est un objet théorique complexe, il n’est point besoin d’une mise en scène plus élaborée. Plusieurs grands réalisateurs ne sont pas des metteurs en scène inventifs (rajoute les exemples que tu veux). Mais il s’agit d’un auteur, dont le propre est justement de faire des histoires complexes avec des clichés de la culture (Lost?). Ici, il fait une grande réflexion sur le cinéma d’un autre auteur, à la fois hommage et décalages savants, ce qui en fait un objet méta comme on en a peu vu. En fait, il faut remonter à Psycho et ses légers écarts pour une réflexion aussi intéressante. L’histoire du film c’est quand même un jeune garçon et une jeune fille qui détournent le film cliché de leur ami (le grasouillet).

      Sinon, ce n’est absolument pas la même chose d’un point de vue oedipien. La mère n’est pas absente chez Spielberg, elle est sans importance (dans E.T. et encore plus dans Third Kind). Ici la mort de la mère est le pivot émotionnel du film, par son absence endeuillée et par le fait que le monstre est la mère (sa tanière est dans le cimetière, c’est tout dire). Le fils n’a pas fait le deuil, il est dans le déni de la mort, nuance. Ce n’est pas le père qui devra sauver ses enfants, devenir responsable, c’est le fils Abrams qui fait la leçon au père Spielberg (autant dans Alias que dans Lost, tuer le père est le sujet abramsien). Que le héros soit aidé dans sa quête par la fillette mature qui elle est déjà une adulte par rapport à son père insuffisant n’est pas très spielbergien (les filles sont le plus souvent des potiches chez ce dernier).

      Abrams n’est pas un grand metteur en scène, oui, mais c’est un vrai directeur d’acteurs: les scènes d’humour sont ultra-efficace, la scène de Fanning sur la quai de la gare est magnifique, terriblement émouvante et forte. Son histoire avec ses différents niveaux révèlent un grand auteur scénariste (ce qu’on savait déjà). Et son film est truffé d’images fortes: le train qui déraille, le collier attiré à la fin, le vaisseau fait à partir de tous les objets de notre société de consommation, sorte de grande décharge public comme image de l’apocalypse environnemental qui nous attend (il s’agit, comme beaucoup de films cette année, d’un récit de la catastrophe annoncée). On peut voir aussi le vaisseau comme une matrice fait à partir d’un agrégat de clichés, comme le film lui-même (les cubes Rubik alien tienne et s’effondre dans le labo de l’armée, comme quoi faire tenir des clichés ensemble, ce n’est pas tâche facile). Si la nostalgie du film est une telle morsure, c’est qu’elle est le rappel d’un âge d’or low tech où tout était plus simple – bien avant la crise, les technologies qui nous vampirisent et l’avenir qui s’annonce incertain.

      La mise en scène n’est pas la seule façon pour un cinéaste d’être créatif. Dans la scène de la confrontation avec l’alien, Abrams a eu l’idée géniale d’incruster numériquement les yeux de l’actrice qui joue la mère (le réel au coeur du numérique, comme un huitième passager). Le garçon projette par télépathie le regard de sa mère qu’il a vu sur le super 8 et l’alien lui projette à nouveau le regard, ce qui permet à l’enfant de faire le deuil (il dit “shit happen” à lui-même avant tout). Ce n’est pas une fuite du réel, mais le réel au coeur du numérique, comme les effets de réel le montre bien dans le tournage du zombie film, une tension entre les deux pôles. C’est d’ailleurs ce que suggère les flares. Le motif vient du projecteur super 8 dans la scène de projection du film de famille: c’est ce qui arrive quand on ne regarde pas l’illusion (sur l’écran) mais plutôt sa source (le projecteur). Quand le vaisseau partira, il fera un dernier flair avant de partir: si le cinéma est une fuite, il est aussi une distanciation du réel qui permet de le critiquer en retour. À cet égard, je ne crois pas qu’on peut opposer un Spielberg médiocre et un autre mature. La première et la troisième période du cinéaste sont tout aussi grande, seule la deuxième est une impasse (disons entre Indiana et Jurassic Park).

    • Cette nouvelle manie de convertir des classiques en insérant des Zombies ou des Aliens commencent à sentir le réchauffé.

    • Ghost, dans tout ce que j’ai écrit, tout ce que tu vois, c’est des pétitions de principe? Je ne sais pas c’est qui qui est de plus mauvaise foi…

      Quand tu dis qu’Abrams se dresse en tant qu’Auteur en écartant Spielberg, je te dis non, c’est juste du Spielberg, Abrams ressasse ses thèmes sans rien ajouter, du trouve que c’est une pétition de principe?

      Il ne sait pas filmer les acteurs parce que: il découpe ses scènes de façon insipide, par exemple dans sa façon de présenter le père. Un plan il est “méchant” (je t’aime pas mon fils je veux t’envoyer en camp de vacances tout l’été) le plan suivant il est “bon” (mais dans le fond c’est juste parce que je souffre moi aussi), Abrams est incapable de montrer la complexité de cette émotion du père, qui n’est même pas difficile à comprendre, en un seul plan, il faut qu’il sectionne l’interprétation de l’acteur pour nous la recracher en fragments au montage, pour appuyer chaque phase du jeu. Tout est découpé ainsi, fractionné, Abrams n’est pas capable de nous donner un bout d’émotion complexe, il fait juste de l’emphase sur les gestes, avec des gros plans qui surlignent tout. Les flares, tu peux leur mettre toute la valeur symbolique que tu veux, en les reliant aux halos de Spielberg, il reste qu’ils viennent masquer le visage des acteurs au deux seuls endroits du film où Abrams leur laisse de l’espace pour jouer (avant le déraillement de mémoire et pendant qu’ils écoutent le film sur la mère du garçon). C’est un manque de respect pour ses acteurs flagrants, j’ai de la misère avec ça.

      Et puis, les cadrages sont moches, les éclairages sans attraits, il n’y a rien d’intéressant à l’image, sauf quand il sort sa bébitte et son train, alors là il s’amuse et ses séquences deviennent subitement complexes, il commence à utiliser la profondeur de champ et le montage pour faire autre chose que du satané champ contrechamp en plan moyen. Encore là, c’est du copié-collé de tout ce que Spielberg a fait, rien ne dépasse l’imitation révérencieuse.

      Alors, oui, il y a des pistes réflexions, mais non seulement elles doivent tout au mentor, mais en plus il ne sait pas bien imiter. Ce n’est pas un mauvais film, c’est bien, mais il n’a certainement rien de génial.

      Bon, je te laisse à ta dinde.

    • Bon, ton message est apparu en retard:

      “Le fils n’a pas fait le deuil, il est dans le déni de la mort, nuance. ”

      Pas d’accord, il n’a aucun déni, le fils est marqué par la mort, c’est certain, mais tout le long sont attitude est ultra-saine, il n’y a que son père qui déraille. Le fils est pas mal plus bouleversé par le rejet de son père que par la mort de sa mère. Et à partir de là, rien ne fonctionne dans la métaphore par l’ET. Je suis d’accord avec les images fortes, mais elles ne cohabitent pas bien ensemble, parce que c’est le père qui a besoin de ce monstre pour progresser et vivre son deuil, pas le fils. Quand il laisse partir le pendentif, pour moi ça ne marche pas, parce que je n’ai pas senti le fils alourdi par ce poids, c’est le père qui doit laisser partir la mère. Et le fils qui fait la leçon au père, c’est encore Spielberg (War Horse et Tintin en particulier, aussi JP et AI, et ET dans la relation Elliot-Peter Coyote). Le gars plus responsable que le père, il n’y a rien de plus spielbergien (c’est tout ET). Mais dans Super 8, justement, il ne lui fait pas la leçon, il parle au monstre, et magiquement son père se réconcilie, parce que dans cette situation extrême il se rend compte qu’il a négligé son fils. Comme payoff émotionnel, c’est poche.

    • Dans ET, le fils fait la leçon au père? Il n’est même pas dans le film!

      Le fils n’est pas bouleversé car sa mère n’est pas morte pour lui, c’est le déni total. La fille pleure la mort de sa mère et il reste stoïque. À un moment donné, si je me souviens bien, il dit à l’ami dingue de pétard: “Ta fixette sur les pétards, et je te le dis en ami, j’en suis inquiet, et ma mère aussi.” Sa mère est encore vivante! Il devra transférer sur l’Alien pour enfin accéder à la souffrance du deuil. Le père on s’en fout dans le film, il ne compte pas.

      Pour ce qui est du réel, personne ne sait que le monstre existe et c’est en regardant l’enregistrement par erreur du Alien par la caméra Super 8 que les mômes prennent conscience qu’il existe. On a encore besoin du cinéma pour faire la preuve que le réel existe, même si ce réel est en fait entièrement numérique. Vertigineux.

      C’est un hommage à Spielberg, c’est sûr. Je viens d’apprendre que Abrams faisait des films Super 8 enfant avec la même gang avec laquelle il fait ses films aujourd’hui. Et ils faisaient des remakes de Spielberg… Le film est donc autobiographique et encore plus émouvant. Il faut dire que Spielberg faisait déjà des films référentiels à mort.

      Un grand film de l’année.

    • “il reste qu’ils viennent masquer le visage des acteurs au deux seuls endroits du film où Abrams leur laisse de l’espace pour jouer (avant le déraillement de mémoire et pendant qu’ils écoutent le film sur la mère du garçon). C’est un manque de respect pour ses acteurs flagrants, j’ai de la misère avec ça.”

      Tu rigoles, c’est les deux scènes de cinéma justement…

    • “Un plan il est “méchant” (je t’aime pas mon fils je veux t’envoyer en camp de vacances tout l’été) le plan suivant il est “bon” (mais dans le fond c’est juste parce que je souffre moi aussi), Abrams est incapable de montrer la complexité de cette émotion du père, qui n’est même pas difficile à comprendre, en un seul plan, il faut qu’il sectionne l’interprétation de l’acteur pour nous la recracher en fragments au montage, pour appuyer chaque phase du jeu.”

      Cette scène existe justement pour montrer qu’il n’y a pas de champ-contrechamp car le fils ne peut comprendre la souffrance du père car pour lui sa mère n’est même pas morte: aucun échange émotionnel n’est possible.

    • Au père et fils qui sont assis l’un à côté de l’autre et qui ne peuvent avoir de champ contre-champ, Abrams oppose le Alien-Mère et le fils qui se regardent dans les yeux. Si ce n’est pas de la mise en scène, je ne sais pas ce que c’est.

    • “Ghost, dans tout ce que j’ai écrit, tout ce que tu vois, c’est des pétitions de principe? Je ne sais pas c’est qui qui est de plus mauvaise foi…”

      Tu ne peux pas te contenter d’énoncer tes jugements sans les prouver par des exemples, ce que tu fais dans tes derniers posts. Or, tu ne vois pas les décalages d’Abrams ni le déni du garçon, ce qui fait que tu mésinterprètes le film.

    • Même chose pour les flares, métaphores du cinéma. Dans les deux scènes, la jeune fille est capable d’émotion, ce qui n’est pas le cas du garçon.

    • Je viens de voir Bridemaids (rattrapage de fin d’année) et j’ai dû arrêté le film trois fois tellement je riais.

    • .
      Retour au sujet principal : La bande-annonce de Alien, montée comme cellle de Prometheus
      http://www.youtube.com/watch?v=vQ6SUTI1j9M

      ghost a écrit : “À un moment donné, si je me souviens bien, il dit à l’ami dingue de pétard: “Ta fixette sur les pétards, et je te le dis en ami, j’en suis inquiet, et ma mère aussi.””

      Filon intéressant!! Quelqu’un a la version anglaise et peut nous faire le verbatim de la scène?

    • “Dans ET, le fils fait la leçon au père? Il n’est même pas dans le film”

      Et alors? ET, c’est un monde d’adultes irresponsables, absents, violents, pollueurs, et Elliot apprend avec ET à être responsable, présent, à ne pas aimer la violence et à être écolo, il fait la morale aux adultes, et donc à son père dont il doit rattraper les fautes. Sa mère est d’ailleurs hyper-importante: c’est la seule adulte qu’il intègre dans son monde, la seule dont on voit le visage. Dans WotW, tout ce que les enfants veulent, c’est retrouver leur mère. La mère, chez Spielberg, a la même place que dans Super 8, pas de déplacement, pas de décalage, sauf peut-être oui, le fait qu’il y a un personnage féminin important (encore là, dans JP, c’est Laura Dern qui fait la leçon à Hammond).

      Ce que Joe ne comprend pas, c’est la réaction exagérée de son père, alors qu’il jette la responsabilité de la mort sur le père de son amie. Quand Joe apprend ce qui s’est passé à l’usine, il ne reste pas complètement indifférent, il renverse la réaction du père, il comprend la situation, il la prend avec maturité. Le gars n’est pas sans émotion, il est distant, moi je la voyais bien sa perte. Le père, on ne s’en fout pas, il a même droit à “ses” scènes, à la fin Abrams brise son point de vue centré sur le garçon pour montrer son père. Quand ils se réconcilient, Abrams tente de faire couler les larmes. Pour la scène en champ contrechamp, c’est un exemple, tu peux prendre n’importe quelle scène du film, elle sera découpée de la même manière, c’est de l’indifférence visuelle.

      Et oui, il y a de belles scènes, je n’ai pas dit le contraire, quand le garçon regarde le Alien dans les yeux, l’audition de Fanning, etc. Mais c’est des moments éparses, ce qu’il y a entre eux est d’intérêt quelconque.

      Ceci dit, comme j’écris de mémoire, je te laisse le bénéfice du doute sur le déni. Mais d’une manière ou d’une autre, il n’y a pas de décalage, ce n’est que du Spielberg, pas d’Abrams, et du Spielberg mal réalisé.

    • Là je crois vraiment que tu rigoles de moi: la mère dans E.T. est totalement inconsciente de ce qui se passe, elle ne voit jamais E.T. et n’a aucune espèce d’autorité sur les enfants. C’est l’un des nombreux personnages féminins impotents des films de Spielberg. Oui, E.T. est le Ça anal puis devient le Sur-moi christique, la fonction paternelle absente. Exactement le contraire de Super 8 où le E.T. est la Mère.

      Le film commence par la mère de Charles qui dit qu’elle s’inquiète de Joe; sa mère était tout pour lui et il n’a jamais eu à être un père (donc le vrai père n’a aucune importance). En fait, non seulement il ne se rend pas vraiment compte que sa mère est morte, comme le dialogue avec le dinguo à pétards le prouve, mais en plus il n’est même pas sûr d’exister comme il le suggère à Alice: “She used to look at me… this way, like really look… and I just knew I was there… that I existed.”

      Pendant tout le film, son amour naissant pour Alice va remplacer son amour pour la mère. Il essaiera de la regarder dans les yeux, lorsqu’il la maquille par exemple, mais les regards glissent. En plus, Alice va passer son temps à disparaître: quand le train déraille, quand elle ne veut plus faire le film et quand elle se fait enlever. C’est quand elle le regardera dans les yeux après son sauvetage que Joe va enfin pouvoir faire le deuil dans les bras du Alien.

      Tu ne vois pas les décalages, mais déjà ce n’est pas seulement du Spielberg puisque la référence à Alien de Scott est omniprésente. Sans parler des films de zombies politiques (les méchants dans le super 8 film sont de la Romero Chemicals…). Spielberg est la référence principale, mais pas la seule (idée géniale: faire s’agglutiner le bicycle de E.T. à la fin). Le film est part en part politique, avec le monstre qui est dévoilé par un zapruder film, ce qui n’est pas vraiment spielbergien (on pense plus à De Palma). Je le répète: si le film est si proche de Spielberg, c’est que Abrams fait une autobiographie romancée puisqu’il faisait des films de zombies et des remakes de Third Kind quand il était enfant (avec ses potes de l’époque Matt Reeves et Larry Fong).

      Les décalages avec Spielberg il les théorise avec la relation de Joe avec Charles, son pote “bossy”. Il y a aussi la relation au père. D’ailleurs Charles dit à un moment donné au père: la caméra est à vous, Monsieur, mais techniquement le film est de moi (pouvoir de l’argent/art).

    • “Quelqu’un a la version anglaise et peut nous faire le verbatim de la scène?”

      C’est exactement ce qu’il dit: “its a concern for me, and also for my mother”.

    • En fait, c’est une question intéressante: pourquoi la mère n’a aucune importance chez Spielberg, toujours pris avec la question du Père. Alors que la mère juive, on sait bien, devrait être un sujet important.

    • .
      @ ghost
      Très intéressant tout ça. Je me taperai un “double feature” E.T.-Super 8 dans le courant de l’année…

    • Bon, je viens de revoir la scène et je me suis trompé, c’est Preston qui dit: “”Your obsessiveness with fireworks, and I’m saying this as a friend, concerns me… And my mother.” Je me suis trompé car il change de chemise dans la scène et les deux acteurs se ressemblent comme deux gouttes d’eau (d’ailleurs, ça veut dire que… non, je rigole).

      De toute façon, ça ne change rien, Joe est vraiment en déni total.

    • L’histoire de Jonathan Duhamel, on dirait vraiment un mauvais Coen Brothers.

    • “Ghost, dans tout ce que j’ai écrit, tout ce que tu vois, c’est des pétitions de principe? Je ne sais pas c’est qui qui est de plus mauvaise foi…”

      Désolé, mon vieux, c’était un peu agressif. Je crois que c’est le Road Runner et Cow-boys & Aliens qui m’a foutu en rogne. Sinon, c’est très difficile de répliquer à quelqu’un qui dit que c’est mal filmé sans donner d’exemples, à moins de dire le contraire.

    • Quand même, une petite polémique de fin d’année, c’est cool.

    • “Là je crois vraiment que tu rigoles de moi: la mère dans E.T. est totalement inconsciente de ce qui se passe, elle ne voit jamais E.T. et n’a aucune espèce d’autorité sur les enfants. C’est l’un des nombreux personnages féminins impotents des films de Spielberg.”

      Je n’ai pas dit qu’elle était consciente ou potente, j’ai dit quelle était importante pour Elliot. La mère juive, c’est Munich, la relation à Golda Meir et la maman d’Avner. La mère n’est jamais un personnage intéressant d’un point de vue scénaristique chez Spielberg, mais sa présence maintient l’unité malgré l’irresponsabilité du père. L’absence de la mère est à l’avant-plan dans WotW et AI. Sans la mère, les pères sont des incapables, comme dans Super 8.

      Mais faut vraiment que je revois le film pour argumenter sérieusement, je repense au film à travers la critique que j’en avais fait, alors il y a un certainement un biais. À l’écran, je me rappelle surtout de la relation père-fils, je voyais le Alien comme la mère pour se distancier d’ET, oui (la comparaison est vraiment évidente), mais la métaphore ne marchait plus en la déplaçant sur la mère, entre autres parce que s’il y a un déni, je ne l’ai pas vu.

    • ” Sinon, c’est très difficile de répliquer à quelqu’un qui dit que c’est mal filmé sans donner d’exemples, à moins de dire le contraire.”

      Héhé, mais c’est évident que c’est mal filmé, il n’y a pas à argumenter!

      Cowboys and Aliens est bourré de pistes pour vrai, autant que Super 8 (anti-capitaliste, pro-choix, la relation du kid à la mort, la relation Craig/Ford) et la photo de Libbatique est sublime. Très intéressant aussi d’un point de vue Spielberg (aussi producteur).

      À la prochaine polémique! (Dark Knight Rises peut-être?)

    • “Je n’ai pas dit qu’elle était consciente ou potente, j’ai dit quelle était importante pour Elliot.”

      Pas vraiment. D’ailleurs, la plupart de mes exemples que tu donnes pour réfuter mes décalages sont tirés du Spielberg “adulte”. Or, Abrams fait une anthologie du premier Spielberg et du studio Amblins.

    • Bien sûr qu’elle est importante, c’est la seule adulte qui a un visage, ce n’est pas rien dans un film où ces visages sont toujours dans le hors-champ. Dans CEot3K, la mère est la rationnelle qui tente de garder la famille ensemble, de retenir son mari dans ses obsessions. Elle a un rôle aussi dans Jaws si je me rappelle bien, elle conforte son mari qui se sent responsable de la mort du gars sur la plage. Et dans Duel elle est castrante avec son mari, ce qui lance le film. La mère n’est pas le centre du film, mais elle est toujours là, c’est celle qui retient/répare les erreurs du père (d’où probablement le fait que Laura Dern serve le speech à Hammond).

    • Oui, ce sont les mères protectrices/rationnelles/castrantes, mais ce ne sont ni les héros ni les objets de la quête amoureuse. Ce sont des fonctions. On s’en fout qu’on voit le visage de la mère dans E.T.. Ça veut juste dire que ce n’est pas un méchant, mais c’est un personnage inconscient qui personnifie la naïveté des adultes. Elle n’a aucun pouvoir sur ses garçons ou ceux du voisinage (qui d’ailleurs la cruisent au début du film). Elle ne fait pas une fois avancer l’histoire.

      D’ailleurs, dans Super 8, c’est le motif inverse: c’est la mère de la fillette qui fout le camp et laisse le père.

    • Voici un top des films que j’attent le plus en 2012 ! c’est en trois parties, la première partie parle de world war z de marc foster, this is forty de judd apatow, magik mike de steven soderbergh et the cabin in the woods de drew goddard…………………….. Promeutheus se retrouve dans ma 2e vidéo sur les films de 2012 = http://www.youtube.com/watch?v=333mReCzlO4&feature=plcp&context=C3d4d3ceUDOEgsToPDskLV1aueR5j1a41QWgATeNQs

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