Jozef Siroka

Archive, décembre 2011

Jeudi 29 décembre 2011 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (9)

En attendant…

star-wars-episode-i-the-phantom-menace

…que la vie et le travail reprennent un rythme de croisière régulier, je vous suggère d’explorer un site que je considère comme une de mes plus belles découvertes de l’année.

Chez Red Letter Media, on retrouve deux genres de critiques vidéo, qui se penchent généralement sur de récents blockbusters. Il y a Half in the Bag, une série de sketchs qui rappellent à la fois «Siskel & Ebert et les sitcoms des années 1980», d’une durée d’environ 20 minutes chacun. Les co-créateurs du site, Mike Stoklasa et Jay Bauman, habillés en réparateurs de VHS, s’amusent à descendre des films plutôt moyens et à déconstruire les déprimants clichés hollywoodiens. Leurs analyses, quoique peu lustrées et parfois juvéniles, sont souvent justes et s’appuient sur de fines connaissances de l’histoire du cinéma et du processus créatif. Leurs critiques ne sont d’ailleurs pas toujours négatives; les deux cinéphiles sont capables d’apprécier les produits commerciaux. Mais les occasions de célébrer sont malheureusement trop rares.

Il ya ensuite les Plinkett Reviews, le Saint-Graal de Red Letter Media. Le personnage de Mr. Plinkett est une création de Mike Stoklasa. Il s’agit d’un vieux monsieur sénile et psychopathe qui possède une voix étrange rappelant à la fois celle du personnage de Dan Aykroyd dans The Blues Brothers et de Buffalo Bill dans The Silence of the Lambs, selon WikiPedia. Ses critiques sont très détaillées, et peuvent durer jusqu’à 90 minutes. Elles utilisent les images du film, des extraits des special features (souvent à fins humoristiques) et mettent régulièrement en scène des petites vignettes gore et trash qui indiquent qu’il est un tueur en série pas mal dérangé. Des femmes kidnappées et bâillonnées se retrouvent dans son sous-sol crade, et gisent terrifiées parmi des ossements humains. Cet aspect très vulgaire des vidéos découragera certainement plusieurs parmi vous mais je vous suggère, si possible, d’en faire abstraction. Parce que le contenu principal est absolument génial!

Mr. Plinkett a retenu l’attention de la communauté cinéphile en ligne avec son analyse gargantuesque de Star Wars Episode I: The Phantom Menace, qui a obtenu des dizaines de millions de vues sur YouTube. Damon Lindelof, le scénariste de la télé-série Lost et, plus récemment, de Prometheus, s’est exclamé sur son compte Twitter en décembre 2009 : «Your life is about to change. This is astounding film making. Watch ALL of it.» Oui, c’est bon à ce point!

Voici la première partie de la critique de 70 minutes de The Phantom Menace, dans laquelle Mr. Plinkett dissèque la faible caractérisation des personnages imaginés par George Lucas, et explique le concept de protagoniste (réussi) issu du cinéma populaire.

La critique en entier est à voir ici.

Toutes les autres vidéos de Mr. Plinkett, incluant les deux autres chapitres des prequels de Star Wars, cinq Star Trek, Avatar, Indiana Jones 4, ainsi que les exercices plus modestes mais hilarants à propos de Baby’s Day Out et de Cop Dog, à voir ici.

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Jeudi 22 décembre 2011 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (82)

Prometheus: Ridley Scott en mode Alien

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Ridley Scott a bien pris soin au cours des derniers mois a tracer une ligne claire entre Prometheus, son très attendu retour à la science-fiction dont le teaser vient d’apparaître en ligne, et son chef-d’oeuvre Alien (1979). En regardant la compilation d’images et de sons ci-dessus, on est en droit de se demander si le cinéaste britannique ne nous a pas intentionnellement induit en erreur, tellement les deux univers semblent se rejoindre. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un élément dissuasif, loin de là! (Et quelqu’un peut-il sincèrement se plaindre de voir Michael Fassbender se la jouer Bishop dans la peau d’un androïde blondinet?).

Le (très vague) synopsis:

Une équipe de scientifiques et d’explorateurs tentent de dépasser leurs limites mentales et physiques lors d’un voyage qui les mènera vers un monde reculé où ils découvriront les réponses à nos questions existentielles les plus profondes.

Très peu de détails concrets sur le récit ont fait surface jusqu’à maintenant, si ce n’est de l’indice, fourni par Scott, que le film tentera de résoudre l’énigme du Space Jockey, qu’on voit brièvement dans Alien.

Le teaser (à voir en HD sur Apple) rend compte de manière très efficace de l’atmosphère de terreur et de mystère qui nous attend sur une planète peu hospitalière. On y voit en rafales saccadées les vedettes du film Fassbender, Idris «Stringer Bell» Elba, Guy Pearce, Noomi Rapace et Charlize Theron, pratiquant ses déjà fameuses «pompes nues».

Le fin observateur remarquera également que la présentation du titre agit comme un joli clin d’oeil au générique d’ouverture d’Alien… Quel était donc l’avertissement original? In space, no one can hear you scream. En effet!


À lire aussi :

> Ridley Scott réalisera la suite de Blade Runner

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Mercredi 21 décembre 2011 | Mise en ligne à 1h30 | Commenter Commentaires (41)

The Hobbit: retour vers le futur

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La bande-annonce du plus sérieux compétiteur à The Dark Knight Rises pour le titre de «film événement de 2012» a été mise en ligne mardi soir. The Hobbit: An Unexpected Journey, premier volet d’un diptyque qui sera complété par The Hobbit: There and Back Again (sortie fin 2013), est une adaptation du livre de J. R. R. Tolkien. Peter Jackson assure la réalisation de cette saga fantastico-médiévale qui se présente comme un prequel à sa trilogie The Lord of the Rings.

Le synopsis:

Bilbo Baggins, comme tous les Hobbits, coule des jours heureux dans la Comté. Mais il est entraîné dans une incroyable aventure lorsque Gandalf et treize nains viennent lui demander son aide pour récupérer le trésor usurpé aux ancêtres des nains par le dragon Smaug, qui vit sous le Mont Solitaire. S’ensuit un voyage via Fondcombe, les Terres Solitaires, les Monts Brumeux, où Bilbo est capturé par des Goblins, contraint à un concours d’énigmes par Gollum, et rencontre le mystérieux Beorn au Carrock. Il parcourra ensuite la Forêt Noire, et arrivera enfin au Mont Solitaire. Il se révélera en fin de compte indispensable à l’opération grâce à l’anneau magique perdu par Gollum qu’il découvre dans les cavernes des Goblins.

Production houleuse

Jackson, qui avait souhaité dès 1995 réaliser The Hobbit, a été freiné dans ses ambitions par toutes sortes de difficultés d’ordre légal. Après le succès monstre de The Lord of the Rings, la réalisation du projet a finalement été confiée à Guillermo del Toro (Pan’s Labyrinth, Hellboy), tandis que Jackson assurait le rôle de producteur. Le cinéaste mexicain a travaillé pendant près de deux ans à la conception du scénario, des décors, des costumes et, bien sûr, des nombreuses créatures sorties de l’imagination de Tolkien.

Son approche différenciait quelque peu de celle de Jackson, qui prônait une recréation plus «réaliste», comme il l’avait fait avec The Lord of the Rings. Del Toro, en revanche, voyait un film plus stylisé et pictural, se rapprochant des illustrations qu’on retrouve dans les livres de Tolkien. Il souhaitait, par exemple, tourner les scènes de forêt avec des arbres visiblement artificiels, et séparer les différentes sections de l’intrigue en utilisant huit codes de couleurs distincts.

Del Toro devait tourner le film en Nouvelle-Zélande avec la même équipe qui avait travaillé sur The Lord of the Rings. Il s’est rendu à Wellington, la ville où est située Weta Digital, la célèbre boîte d’effets spéciaux fondée par Jackson. Il a poireauté là-bas pendant neuf mois, attendant le feu vert de MGM qui n’est jamais venu (le studio, en proie à la faillite, avait d’autres problèmes à gérer). Lorsque Del Toro, exténué, a finalement quitté le navire, Jackson a immédiatement pris le relais et The Hobbit a comme par magie obtenu le financement tant attendu.

Déjà-vu

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Certes, il y a peu de cinéphiles qui se plaindront de voir Jackson reprendre les rennes d’une adaptation de Tolkien. Cependant, en regardant la bande-annonce (à voir en HD sur Apple), force est de constater un profond air de déjà-vu. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose; quel plaisir en effet de rechausser ces bonnes vieilles pantoufles poilues et réconfortantes de hobbits… Mais on ne peut s’empêcher de se demander quel genre de résultat aurait produit la vision d’un talent incontestable comme celui de Del Toro.

The Hobbit: An Unexpected Journey met en vedette Martin Freeman, qu’on a pu voir dans The Office version britannique, et comporte un important casting de vétérans issus de la trilogie The Lord of The Rings : notamment Ian McKellen, Cate Blanchett, Christopher Lee, Elijah Wood, Hugo Weaving, Ian Holm, Orlando Bloom et, bien sûr, Gollum.

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