Jozef Siroka

Archive, octobre 2011

Samedi 29 octobre 2011 | Mise en ligne à 17h45 | Commenter Commentaires (2)

Le court du week-end: Frankenweenie

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Réalisé par Tim Burton en 1984, Frankenweenie est une relecture canine du roman de Mary Shelley, ainsi qu’un hommage au cinéma d’horreur des années 1930. Le film d’une trentaine de minutes a été produit par Disney et devait initialement être projeté en première partie d’une redistribution en salle de Pinocchio. Mais le studio a tellement été choqué du résultat – le film était considéré trop terrifiant pour un jeune public – qu’il a renvoyé Burton. Frankenweenie a été gardé sous clé jusqu’en 1994, quand il a connu une renaissance sur support vidéo.

Cette histoire d’amour gothique entre un jeune garçon et son chien est très significative et personnelle pour Burton, qui est en train d’en réaliser un remake. Il s’agit cette fois-ci d’un long-métrage en stop-motion et en 3D, avec les voix de Winona Ryder, Martin Short et Martin Landau. Le nouveau Frankenweenie, qui prendra l’affiche le 5 mars 2012 est produit par… Disney. Entertainment Weekly propose un reportage sur le film, ainsi que des images exclusives.

Toutes les obsessions et thèmes développés dans la filmo de Burton sont déjà apparents dans ce court : beaucoup d’expressivité – pour ne pas dire d’expressionnisme – dans l’éclairage, les angles de caméra, la musique, l’interprétation; affection pour les êtres étranges et différents, marquant un contraste avec le mode de vie conformiste de banlieusards caricaturés. À noter au casting : Shelley Duvall, quatre ans après The Shining, Paul Bartel, réalisateur des films-cultes Death Race 2000 (1975) et Eating Raoul (1982), dans la peau du prof Walsh, ainsi qu’une jeune et blondinette Sofia Coppola.

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Jeudi 27 octobre 2011 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (10)

Werner Herzog dans le couloir de la mort

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«Je suis un invité dans votre pays, et n’ai pas à vous dire ce qui est bien et ce qui est mal. [Mais] je ne peux devenir citoyen d’un pays qui pratique la peine capitale. En aucune circonstance l’état ne devrait être en position de tuer quelqu’un.» – Werner Herzog, lors d’une conférence de l’IFC (Variety)

Le nouveau documentaire de Werner Herzog, Into the Abyss: A Tale of Death, a Tale of Life, dresse le portrait de deux individus reconnus coupables d’un triple meurtre dans le village de Conroe, au Texas. Michael Perry a été condamné à la peine de mort, tandis que son complice, Jason Burkett, purge la prison à vie. Le mobile de leur crime? Une Camaro rouge qu’ils voulaient conduire pour s’amuser un soir…

L’iconoclaste cinéaste allemand de 69 ans assure que son propos n’est pas de nature politique: «Ce n’est pas un film militant contre la peine capitale. [...] J’ai dit à mes interlocuteurs que je n’étais pas dans la business de la culpabilité ou de l’innocence et que ce film n’est pas une plateforme pour prouver leur innocence», dit-il en entrevue au Los Angeles Times.

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Comme toute l’oeuvre de Herzog, Into the Abyss est plutôt une enquête sur les recoins sombres de l’aventure humaine. «Bien sûr que cela me fascine de regarder profondément dans l’abîme de l’âme. Partout où l’on regarde, à gauche et à droite, il y a un abîme», décrit typiquement l’auteur de Grizzly Man et de Fitzcarraldo.

Produit par Discovery Channel, Into the Abyss, qui a obtenu des critiques élogieuses au Festival de Telluride ainsi qu’au TIFF, prendra l’affiche le 11 novembre dans certaines villes nord-américaines. La sortie du film a été devancée question de profiter de la recrudescence d’intérêt pour le débat entourant la peine capitale; il n’y a qu’à penser à l’affaire Troy Davis, ou à la fierté exhibée par le gouverneur du Texas, Rick Perry, et ses supporters par rapport au taux important d’exécutions dans son État…

La bande-annonce, mise en ligne hier, contient d’intéressants extraits de critiques. Le plus juste d’entre eux, synthétisant à merveille le travail d’Herzog ainsi que les qualités fondamentales de tout bon cinéaste, provient de Roger Ebert: «In this film, [Herzog] simply looks. He always seems to know where to look.» Le texte en entier à lire ici.

> La bande-annonce en HD ici.

À lire aussi :

> Werner Herzog c. Tom Cruise: le casting de l’année?

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Jeudi 27 octobre 2011 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (13)

La citation du jour

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«Je suis très satisfait du film. Je l’ai toujours été… Je comprends les gens qui n’ont pas aimé le MacGuffin, car je ne l’ai jamais aimé. George [Lucas] et moi en avions vivement discuté. Je ne voulais pas que ces choses soient des extraterrestres ou des êtres d’une autre dimension. Mais je suis loyal envers mon meilleur ami. Quand il écrit une histoire en laquelle il croit – même si je n’y crois pas – je tourne le film de la façon dont George l’a envisagée. J’y apporte mes propres touches, mon propre casting, je le réalise à ma manière, mais je vais toujours déférer à George en tant que concepteur de la série des Indiana Jones. Je ne me battrai jamais avec lui là-dessus.»

- Steven Spielberg, qui jette une (bonne) partie du blâme sur George Lucas pour les «ratés» créatifs de Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull, en entrevue à Empire.

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