
«Il y a trois sources d’inspiration pour une création imaginaire : le rêve, l’érotisme et l’enfance. Mes films sont souvent conçus comme une quête du plaisir érotique. Un plaisir érotique qui passe par de nombreuses épreuves avant d’arriver à la satisfaction des sens. Tous les personnages de mes films doivent parcourir un labyrinthe de pièges et de faux-semblants. Parce que goûter au plaisir est un acte qui exige beaucoup d’efforts, physiques et hallucinatoires.» - Jan Švankmajer
Reconnu de par le monde comme le plus grand surréaliste toujours en activité, Jan Švankmajer est un artiste et cinéaste d’origine tchèque qui a réalisé quelques uns des courts-métrages les plus fascinants de l’histoire.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’univers de celui que Milos Forman décrit comme un alliage entre Disney et Buñuel, Obscurité, Lumière, Obscurité représente à mon avis une bonne introduction à son oeuvre.
Ce film de sept minutes réalisé en 1989, dont le titre évoque une jolie et concise métaphore de l’aventure humaine, met en scène un personnage en pâte à modeler qui est à la fois créateur et création. Pour les amateurs d’atmosphère angoissante et d’humour absurde.
À noter également le message politique sous-jacent. En effet, Švankmajer l’anti-communiste ne s’est jamais caché de pratiquer de l’art subversif. Certains dénotent un parallèle entre la claustrophobie dépeinte dans Obscurité, Lumière, Obscurité et le régime répressif pratiqué par Prague à l’époque…
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