Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 1 août 2011 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (87)

    Starbuck et l’Européen de l’est arbitraire

    starbuck-patrick-huard-photo2

    À mi-chemin dans Starbuck, la nouvelle comédie de Ken Scott qui suscite l’enthousiasme du public et de la critique, une famille de Polonais de première et de seconde génération est attablée autour d’une babka. Étrangement, le délicieux dessert est complètement ignoré par les convives; on a l’impression qu’ils l’évitent du regard, ou bien qu’il a été intégré numériquement dans la scène en post-production. Pourquoi je dis cela? Parce que, venant d’une famille polonaise, je sais que ce genre de situation relève de la fantaisie. Une babka sortie de l’emballage (ou du four) ne peut rester intacte plus que le temps d’en découper avidement le premier morceau. La scène est aussi réaliste que si l’on voyait une meute de chiens docilement couchés devant la porte ouverte d’un camion de boucherie.

    Cette petite anicroche, tout aussi anecdotique soit-elle, est symptomatique d’un problème somme toute assez curieux dans ce film plutôt agréable. En effet, pourquoi les artisans de Starbuck ont-ils choisi d’aborder la culture polonaise alors qu’ils en ont manifestement une connaissance très limitée? Prenons seulement le nom du personnage principal incarné par Patrick Huard. David Wosniak. Un Polonais catholique baptisé par des parents nés en Pologne ne se prénommerait jamais David. Impossible. Les seuls Polonais de souche qui se prénomment David sont juifs, ce que les Wosniak ne sont pas. Pour preuve: le portrait du pape Jean-Paul II dans l’entrée de la maison du père. Et le nom de famille? Je ne peux m’empêcher de croire que les scénaristes (Ken Scott et Martin Petit) ont pigé dans le très modeste répertoire de célébrités québécoises d’origine polonaise et qu’ils se sont arrêtés sur la joueuse de tennis Alexandra Wozniak. On substitue le «z» par un «s» et, hop, le tour est joué! Seul irritant, «Wosniak» est aussi commun que le serait «Trenblay». C’est-à-dire, ça n’existe pas. (Pour une précision sur ce point, lire ma réponse à maverick69).

    Je reviens donc à ma question originale. Pourquoi des Polonais? Peut-être parce que les Wosniak sont des bouchers logés à Montréal et que le public ne pourrait jamais croire à des bouchers logés à Montréal d’origine québécoise. Le scénario nécessitait donc des européens de l’est. Mais étant donné le peu de soin apporté à l’illustration de la culture polonaise, et le manque d’intérêt en ce qui a trait aux rouages de ladite communauté (on n’a même pas le droit à un innocent Na zdrovje!), j’en déduis que le fait polonais est absolument arbitraire. Starbuck aurait pu mettre en scène des Hongrois, des Slovènes, des Bulgares, etc. Ça n’aurait strictement rien changé à la fibre du film. Au vu du casting, j’aurais proposé une famille greco-italienne, ou russo-italienne. En se forçant, on pourrait se dire que les deux frères de David ont des traits italiens alors que le père, incarné par le Russe Igor Ovadis, pourrait facilement passer pour un balkan. La vraisemblance est ici un couteau à double tranchant…

    S’il n’est aucunement crédible dans la peau d’un Polonais, Patrick Huard incarne cependant à la perfection l’homo-quebecus qu’on nous ressasse dans les fictions publicitaires, télévisuelles et cinématographiques depuis au moins une décennie. L’homme-enfant mou, gras, bedonnant, mal peigné, loser, qui s’amourache d’une femme en position d’autorité (dans ce cas-ci Julie Le Breton, qui joue une policière). Type de portrait perçu comme une hérésie dans la plupart des communautés polonaise, friandes de culture macho. En même temps, peut-être doit-on voir chez David Wosniak le succès fantasmé du programme d’intégration sociale du Québec…

    Un des reproches fréquents adressés à l’endroit de notre cinéma national est la quasi-absence d’une réalité multi-ethnique. Montréal est l’une des métropoles les plus prisées par les immigrants, pourtant, les films québécois sont pour la plupart blancs comme neige. L’initiative de Ken Scott et de Martin Petit était donc louable. Il aurait par contre été souhaitable de justifier l’origine du protagoniste en trouvant un moyen d’intégrer le fait polonais dans la logique du scénario, comme c’est le cas, par exemple, avec le fait hmong dans Gran Torino, le fait russe dans Eastern Promises, le fait grec dans My Big Fat Greek Wedding, etc. La stratégie du «un pas en avant, deux pas en arrière» qu’a empruntée Starbuck par rapport à la réalité de l’immigration a fini par donner un navrant portrait en carton-pâte d’une vibrante communauté. Il aurait mieux valu conserver ses énergies et tout simplement appeler son héros David Trenblay.


    • Le public cible des films de Patrick Huard se sacre bien de la culture. Peu importe ses origines.

    • @charkie

      et le public cible de patrick huard dont je fais parti (on est une couple de millions ceci-dit) se fou un peu pas mal beaucoup de ce genre de commentaire que vous venez de faire, ceci dit en toute politesse et sans rancune.

    • Merci pour cette analyse, je pense que vous touchez à quelque chose de plus large. Évidemment, comme la majorité des gens, je n’aurais pas relevé ces erreurs précisément, mais je pense qu’on sent quand les créateurs ne font pas d’effort. Et ça vaut pour la culture comme pour les reconstitutions histoirques ou les détails techniques liés aux métiers des personnages dans d’autres films. Quand la recherche n’est pas bien faite, on le sent immédiatement. Et pour un film avec un budget assez important comme celui-là, le processus consistant à trouver un Polonais pour lui faire lire le scénario n’aurait pas été trop lourd.

    • “Peut-être parce que les Wosniak sont des bouchers logés à Montréal et que le public ne pourrait jamais croire à des bouchers logés à Montréal d’origine québécoise”

      Je crois pas, le film s’appelle Starbuck en référence, a l’animal qui a procréer, mais dans Omerta, le premier, c’est des Italiens qui sont dans le milieu de la viande, les rencontres que Scarfo fait dans la pièce réfrigéré ou on voit des quartier de boeuf. Mais ca se peut que les auteurs ont pas chercher trop fort, comme dit charkie , le public -cible des films de Huard, des matantes la plupart, se préoccupe pas de tels détails, sauf davdes82, bien entendu.

    • Je crois qu’elle écrit son nom AleKSandra Wozniak. Très bon billet M. Siroka.
      (Nul besoin de publier ce message)

    • Très intéressant comme analyse. Au Québec, on soulève le même genre de commentaires lorsqu’on dépeint de façon folklorique les Québécois et/ou le Québec dans certains films français. Cela dénote, au mieux, une certaine paresse intellectuelle de certains créateurs, au pire, une indifférence crasse vis-à-vis les autres cultures.

    • Excellent commentaire M. Siroka! Exactement le genre de détails qui m’irritent au plus haut point et qui discrédite un film quand je le regarde avec mes amis européens, si peu nombreux soit-il. Décevant!

      J’ai senti la même chose quand j’ai vu les films «L’Espérance» (Pleszczynski et Gogula 2004) – où en voit un personnage qui se réveille sur une plage de gros galets en Gaspésie(complètement invraissemblable quand on vient de la Gaspésie car trop froid, humide et inconfortable) et qui après se retrouve par enchantement au sommet d’une montagne à des centaines de km de là) – ou «Sur les traces d’Igor Rizzi» (Noël Mitrani – 2006) qui montre un personnage pas du tout crédible – personnage semi-itinérant et voleur Français dormant sur un banc de parc en plein hiver, et qui parcourt Montréal d’est en ouest comme s’il s’agissait là d’une petite marche de santé…

      Le souci du détail et de la vraissemblance fait cruellement défaut chez plusieurs cinéastes… Dans la cas de Mitrani, son seul seul souci semble-t-il était de montrer de superbes images de Montréal – ce qu’il a réussi – mais le scénario du film ne passait pas la rampe.

    • ” Il aurait par contre été souhaitable de justifier l’origine du protagoniste en trouvant un moyen d’intégrer le fait polonais dans la logique du scénario, comme c’est le cas, par exemple, avec le fait hmong dans Gran Torino”

      Oui quand Eastwood donne une petite tape affective sur la tète du ptit garcon pendant la réception, on voit la réaction des parents, outrés, Eastwood se demande ce qu’il a fait, drole.

    • @teddybear

      pas sur que Sur le seuil et cadavres soient des films pour le public cible que vous mentionnez, et non, je ne suis pas une matante :)

    • Donc, il n’y a pas seulement que notre système scolaire, politique, voirie, mais bien culturel qui vise de plus en plus bas, que dis-je bas, la lie. Le moins possible de la part de certains pour en obtenir le plus possible ($$$) des autres.

      Et toujours cette tendance à démolir, plutôt à trafiquer, l’image masculin. Que des navets entourés d’êtres intelligentes et surdouées mais qui heureusement réussissent, à la toute fin, à devenir un semblant de brilliant. On s’américanise quoi!!!

    • La prémisse du film, c’est que le personnage central est un éternel adolescent. Si on change cette aspect (sous prétexte de ne pas froisser l’épiderme sensible du mâle québecois), on obtient complètement un autre film….

      Je conviens que le côté polonais de l’histoire est plutôt accessoire… à moins que… 533 fois… ça soit plus crédible dans le cas d’un.. d’un pol… ok, oublié ça.

      Je ne critique pas la nature du personnage, qui est justifiée dans le contexte du récit, seulement le fait que ce type de personnage relève de la spécificité québécoise dans nos fictions (à tort ou à raison), rendant son côté «polonais» encore plus difficile à avaler. -js

    • Très bon papier, Merci d’avoir fait ressortir ces éléments. Je vous comprends et j’appuie votre frustration. Je note également que si un cinéaste étranger ou un cinéaste québécois « anglophone » avait osé faire de son personnage principale un Claude Tremblay en ne faisant pas attention aux détails propres à la culture Québécoise francophone, les gens seraient montés aux barricades pour le dénoncer.

      À ceux qui disent se foutre de ces détails, auriez vous pensez la même chose si les erreurs concernait votre culture?

      Les mauvais casting ici on connaît ça, Rappelez vous le film Taking Lives avec Ethan Hawke, le rôle du policier Québécois nommé « Paquette » fut tenu par Olivier Martinez avec un accent Français par surcroît. Le rôle de « Leclair » tenu par un autre acteur Européen Tchéky Karyo.

      Pour le commun des mortels Américain, ce détail n’a peut-être eu aucun impact mais je me souviens dans la salle de cinéma que plusieurs personnes ont rit car ça n’avait rien avoir avec « nous ».

    • J’attends une critique plus “chilly” d’Aleksandro Jodorowski … :o)

    • Excellent texte M. Siroka. Je le dis sans aucune flagornerie. De façon gégérale, l’Amérique du Nord (Canada, Qc, US) a le nez trop collé sur son nombril pour le quitter des yeux quelques instants et apréhender avec une réelle curiosité les autres cultures. Dommage. La culture polonaise ne manque certainement pas d’intérêt. Et sa grande culture n’a à rougir de rien (de Chopin à Kieslowski en passant par Gombrowicz).

      Et tandis qu’on y est (simple curiosité); Joezef, est-ce une référence à celui qui a été vendu par ses frères pour devenir plus tard le bras droit de Pharaon?

    • @chfan

      “Rappelez vous le film Taking Lives avec Ethan Hawke, le rôle du policier Québécois nommé « Paquette » fut tenu par Olivier Martinez avec un accent Français par surcroît. Le rôle de « Leclair » tenu par un autre acteur Européen Tchéky Karyo. ”

      Exact ,surtout que dans beaucoup de téléséries américaines, on va chercher de vrais québécois pour jouer des québécois justement, je comprend pas.

    • Je suis tout à fait d’accord avec vous.

      Étant moi même fils d’immigrant, je trouve dommage que nos films d’ici, quand ils crée un scénarion avec une part d’ethnicité, se contente de clichés populaires et d’une méconaissance des gens qu’ils veulent nous faire connaître. Ce problème pourrait être résolu si facillement en demandant de l’aide aux représentants de certaines communautés.

    • Une fois qu’on donne au personnage des parents polonais et qu’on présente un plat polonais favori, il faudrait aller jusqu’au bout et présenter aussi un comportement polonais à cette occasion. Cela aurait enrichi le film. Dommage, une heure de consultation aurait réglé la chose.

    • Encore un autre film québécois à la sauce americano-pop et comico-nostalgique qui m’a tout l’air imitant, répétant, irritant et insignifiant.

      Les films qui font leurs frais et vendent plus de X entrées devraient peut-être rembourser leur financement public. On aurait moins l’impression que des Patrick Huard bloquent le chemin à des Denis Côté.

    • C’est vrai qu’a voir l’affiche, ca l’air d’une comédie a la Adam Sandler.

    • Un film québecois qui ne met pas en vedette Patrick Huard ça serait déjà pas mal diversifié culturellement.

    • Manifestement, la plupart des gens ayant laissé des commentaires sur ce blogue n’ont pas vu le film.

      J’aimerais donc ajouter que le portrait de la famille “polonaise” tracé par le film est très positif. On y voit une famille unie, qui s’aime malgré ses différences, qui se sert les coudes. Les parents sont décrit comme des gens parti de rien et qui ont bâtit un commerce prospère.

      Malgré les erreurs mentionnés par monsieur Siroka, je ne crois pas qu’il s’agit d’une vision navrante de l’immigration.

    • Je comprend que certains détails du film peuvent vous titiller mais je trouve rafraîchissant que les 3 frères ne soient pas des stéréotypes Polonais justement. Je suis fils d’immigrants brésiliens et s’il y a quelque chose que je déteste, c’est me faire dire que je suis un pro de la danse parce que je suis d’origine brésilienne alors que j’ai à peine plus de coordination que le gothique végétarien dans le film.

      En fait, je trouve ça malsain de dire qu’un vrai Polonais doit être macho. Est-ce qu’un personnage Italien doit absolument être mafieux pour être crédible? Et les Français, doivent-ils être absolument chiant? Et les Musulmans, eux? C’est ce genre de glissement que je n’aime pas et qui est tout le contraire d’une preuve d’ouverture.

      Je n’ai jamais dit qu’un vrai Polonais DOIT être macho. Mais c’est un FAIT que c’est une culture très macho. Du moins, comparée à la nôtre. Par exemple, jamais on ne verrait des couples homosexuels s’afficher publiquement. Comme en Croatie, comme pas mal partout en Europe de l’est. Ce serait tout simplement trop dangereux. Et je ne parle pas de villages retirés, mais bien des capitales et grandes villes. – js

    • Monsieur Siroka, vous êtes de mauvaise foi. En faisant une simple recherche Google, on se rend bien compte que le nom Wosniak existe et qu’il est d’origine polonaise, ex : Max Wosniak est un polonais qui a entraîné l’équipe américaine de soccer.

      Donc svp, un peu de retenu, car je sens une teinte de racisme envers le québécois de souche… Et aussi, il y a des David polonais qui ne sont pas juifs ( David Rozynski ). Faut vraiment gratter pour voir le bobo. Désolé mais c’est un mauvais article, c’est prendre les gens pour des cons… On demande aux cinéastes québécois de faire des efforts mais ça reste tout de même que des oeuvres de fictions, on ne parle pas de faits vécus à ce que je sache…

      Je suis certain qu’il existe beaucoup de David d’origine polonaise, et même quelques Wosniak. Mais pas de première ou seconde génération. Ça m’étonnerait énormément. Dans le premier cas, il arrive de choisir un prénom non-catholique lorsque intégré depuis plusieurs générations dans une société occidentale où la signification du prénom est affranchie d’une forte influence religieuse, comme c’est le cas en Pologne. Pour le second, on parle d’un nom de famille occidentalisé, comme par exemple Serge Losique qui, pour des raisons d’intégration j’assume, a rejeté son nom d’origine croate, Losic. Désolé si je vous ai fait sentir comme un con… -js

    • @mlula
      Hé hé, vous m’avez fait bien rire avec vos Français chiants…

      Famille du président?

    • @melo_carmelo

      Malheureusement pour moi, non. :)

    • @mlula Votre commentaire aussi est très rafraîchissant. Bravo !

      Pour rester dans la dénonciation des clichés, je ne crois pas qu’être un “éternel adolescent” soit une spécificité québécoise…. Il y a 38 millions de Polonais, je suis sûr qu’on peut en trouver un ou deux dans le lot…

      Je n’ai jamais dit que l’éternel ado est une spécificité québécoise. Mais qu’il s’agit d’une image qui est véhiculée dans les pubs, la télé, le cinéma. Nuance importante. -js

    • Je crois surtout que Starbuck (que je n’ai pas vu) est bien installé dans la facilité.

      Les films que vous mentionnez sont des exceptions qui confirme la règle et que vous relevez leur pertinence est un bon indicateur.

      Starbuck ne fait qu’être égal aux films qui se contrefiche des spécificités ethniques et qui consiste la majeure partie des films. J’ai encore en tête l’accent écossais à couper au couteau de Sean Connery qui incarnait un capitaine russe dans The Hunt For Red October. C’est à peine s’il se saoule pas au scotch en kilt dans le film

    • Plus rien à faire, David Wosniak est la figure archétypale du polono montréalais dans notre imaginaire collectif. Désormais, chaque fois que nous croiserons un ressortissant slave de son acabit, nous ne saurons nous empêcher de faire un douchebag de nous-mêmes en calquant l’idiosyncrasie polonaise sur la rigueur de l’exposé tout en finesse que nous a servi Ken Scott.
      Fuck… David Wosniak est devenu le Dudley-do-Right des polonais…

    • Bah, c’est comme Donald Pleasance en président des États-Unis dans Escape from New York. On raconte que l’acteur aurait cherché une justification crédible pour son accent britannique, mais John Carpenter lui aurait simplement expliqué que le public s’en fout.

      Différence majeure dans le sens que Escape from NY est un film de genre fantaisiste de bout en bout. Starbuck contient également son lot de fantaisie, mais finit par sombrer dans le mélo et les «leçons de vie». Cherche une émotion authentique. D’où la plus grande importance d’une attention portée aux détails, d’un portrait vraisemblable d’une certaine réalité -js

    • C’est de la simple paresse scénaristique et ça se retrouve à presque tout les niveaux. Par exemple, en tant qu’ingénieur informatique, j’évite comme la peste les films à propos de l’informatique (Hackers, Swordfish, etc) car je n’en finis plus de me frapper sur le front (exception pour Social Network, le seul film à m’avoir épaté par son contenu technique assez réaliste).
      Même chose pour les médecins devant un film de médecine, ou un physicien devant un film de Michael Bay (ok, dans le cas de Bay, n’importe qui avec un Secondaire 3).

    • Je n’ai pas vu le film mais quand vous parlez de fantaisie c’est justement de cela dont il s’agit… Et c’est pour alimenter le scénario des auteurs…

      Le réalisme n’est pas important du tout à leurs yeux en autant que certains clichés y soient. C’est une comédie, non ?

      Est-ce que Danielle Ouimet dans ”Les lèvres rouges” était une Suédoise ou une Norvégienne crédible ? Ce n’est pas important c’est le cliché qui importe.

      Et parlons du film américain Once around avec Richard Dreyfuss et Holly Hunter. Est-ce que tout là-dedans correspond vraiment aux cultures en jeu ?

      Le cinéma populaire dans des comédies et dans d’autres films de genre, je ne crois pas qu’il cherche à être réaliste mais juste à alimenter l’imagination des auteurs ou du cinéaste.

      Mais oui, cela peut insulter des gens. Prenez à Prince à New York avec Eddie Murphy, croyez-vous que cela plaise à tous les Africains ?

      Je regarde aussi le trailer de Starbuck et je vois la photo du Pape Jean-Paul II. C’est tout, on veut une origine étrangère pour Huard et le faire aimer plus le soccer que le hockey, j’imagine…

      On le fait friser un peu plus qu’à l’habitude et voilà cela colle assez pour un film grand public.

    • Pour le nom de famille, c’est fréquent de “localiser”.
      Joe Sakic (enfant d’immigrés) le prononce lui-même Sakik et non “shakitch” et a enlevé les accents. J’ai connu un slave dont le père avait changé le c par ch dans le nom pour bien faire prononcer le son.
      Kovalev (même pas naturalisé) prononce aussi son nom à l’anglaise (ev pas ief).

      Pour le prénom, j’avoue que c’est souvent avec ça qu’on peut deviner la religion des slaves. Ce serait étonnant ce David.

      C’est exactement ce que je réponds plus haut à maverick69. -js

    • Tel que vous le mentionnez, je dois bien me rendre à l’évidence que la volonté (ou parlons plutôt de velléité dans ce cas-ci) de Scott de dépeindre les moeurs de la communauté polonaise sont plutôt gauches, paresseuses et relèvent davantage de la nécessité de rendre le portrait d’une tambouille mulitiethnique montréalaise bien réelle, amalgame identitaire que notre cinéma aurait néanmoins trop souvent évacué.

      Toutefois, vos propres racines étant au coeur du litige, je détecte une susceptibilité accentuée et je vous sens légitimement la mèche un peu plus courte qu’à l’habitude…

      Non, je suis très détendu en fait, et je dois admettre que j’ai passé un bon deux heures en salle en voyant ce film. Je ne suis pas un nationaliste, loin de là. Seulement, je prends mon cinéma très au sérieux et je voulais juste exprimer mon incompréhension face à un problème qui, selon moi, aurait dû être évité. En d’autres mots, il aurait fallu s’empêcher d’illustrer une réalité qu’on ne connaît pas et/ou qui ne nous intéresse pas, À MOINS de faire un strict minimum de recherche. Et ça vaut tant pour les drames existentiels que pour les comédies d’été. -js

    • Je ne peux qu’être d’accord avec vous. Excellent billet, comme à l’habitude! C’est un peu décevant de la part de Ken Scott. J’imagine qu’il a pris pour acquis que si on demandait aux québécois moyens de dessiner une carte du monde, ça ressemblerait à une dizaine de pays dont la CHINE (l’Asie), la Russie (un gros gros bout de la carte), la France et l’Europe tout autour, etc. Pologne, tchécolovaquie (l’erreur est voulue) et autres pays flous de ce genre font plutôt partie du folklore et des contes de fées (ou des images de la Deuxième Guerre Mondiale) dans la tête de plusieurs personnes et malheureusement, c’est ça qui a compté dans la balance scénaristique. Ce serait bien d’intégrer des québécois d’origines diverses de manière plus soignée dans notre cinéma pour ainsi refléter toute la richesse culturelle du Québec… C’est une bonne idée de souligner ce fait… bravo.

    • Excellent billet!
      C’est malheureusement tellement commun au cinéma, comme le film avec Angelina Jolie (j’ai oublié le titre…) qui se passe à Montréal, ville dans laquelle trône… Le Château Frontenac…

    • @jozef

      Je pense que vous soulevez un problème que nous rencontrerons encore plus à l’avenir. D’un côté, les conceptions scénaristiques de notre cinéma n’en seront jamais bouleversées, ses thèmes et ses préoccupations demeureront sensiblement les mêmes et notre cinoche mainstream misera forcément toujours sur un protagoniste masculin adulescent laxiste et indolent (c’est dans l’air du temps); à la seule différence près que celui-ci pourra désormais se prénommer Medhi El Mahkmoud au lieu de Patrick Tremblay, affectionner les bars à shisha au lieu d’une molson ex, aller à la mosquée (!!???) , et préférer le foot au hockey sur glace…

      La vulgarisation à l’extrême a néanmoins le mérite de contourner l’écueil du syndrome documentaire, je ne veux pas justifier les grossières erreurs que vous avez soulignées (et qui confine), mais en dépeignant les rituels d’une communauté avec zèle et minutie et avec une rigueur peut-être plus documentée, peut-être le public aurait-il été rebuté ?

      Peut-être que cette tentative faiblarde d’intégrer l’Autre a un cinéma longtemps ethnocentriste (un peu malgré-lui…) doit tout simplement se faire en douce et qu’en dépit des moeurs approximatives décrites dans le film, il pourrait s’agir là d’un pas dans la bonne direction pour que le public québécois s’adapte progressivement à la présence d’hybridation ethnique chez ses héros du grand et du petit écran (c’est d’ailleurs beaucoup plus réussi dans 19-2 où le patronyme à consonance étrangère n’a rien d’un accomodement raisonnable cinématographique).

      Bah, c’est qu’une hypothèse un peu tarabiscotée.

      Pour ce qui est de l’épisode de la babka, on peut à la rigueur se demander – même si sa présence est un accessoire superflue et pittoresquement folklorique – s’il ne s’agirait tout simplement pas d’une erreur de raccord

      L’épisode de la babka m’a marqué parce que, en Pologne, il y a une véritable culture du dessert. Parlez à n’importe quel Polonais de souche, et vous allez l’entendre éventuellement parler des «meilleurs gâteaux au monde» que sa mère et/ou sa grand-mère cuisinent. Ça sonne juste tellement faux de voir une dizaine de Polonais visiblement en bonne santé laisser sécher un dessert de telle façon. Je sais que ça peut paraître maladivement trivial ce que je dis là, ça a peut-être à voir avec mon conditionnement au sucre que j’ai subi durant mon enfance…

      D’ailleurs, pas besoin de dépeindre «des rituels d’une communauté avec zèle et minutie et avec une rigueur peut-être plus documentée», comme vous le dites. Seulement démontrer un minimum d’intérêt envers les us et coutumes de la communauté ethnique illustrée. Pensez au cinéma new-yorkais par exemple; observez avec quelle minutie Spike Lee aborde la réalité multi-ethnique des divers quartiers qu’il explore, que ce soit dans ses comédies ou ses drames. Ses films n’en sortent que grandis. -js

    • @ lecteur_curieux

      “Prenez à Prince à New York avec Eddie Murphy, croyez-vous que cela plaise à tous les Africains ?”

      Probablement pas. Mais en même temps, les créateurs de Coming to America ont intentionnellement décidé que le personnage d’Eddie Murphy viendrait d’un pays fictif. Ils savaient sans l’ombre d’un doute que les stéréotypes véhiculés dans le film étaient énormes et qu’aucun rapprochement n’était possible avec une nation existante.

      Quand on ne veut pas avoir à se soucier du réalisme d’une situation, c’est une bonne stratégie à adopter. Le pays n’existe pas vraiment, alors c’est difficile de crier au manque de réalisme.

      Mais dans le cas de Starbuck (que je n’ai pas vu), l’origine polonaise du personnage semble complètement accessoire. Pourquoi donner des origines polonaises à son protagoniste si on ne compte pas représenter fidèlement cette réalité ou utiliser cet angle dans l’histoire? Le mot choisi par M. Siroka – arbitraire – semble tout à fait approprié.

      Et ce n’est pas juste une question d’origine ethnique. Un scénariste ne devrait pas faire de son personnage principal un agriculteur s’il ne sait pas trop à quoi ressemble le quotidien sur une ferme ou encore un daltonien s’il ne comprend pas les implications de cette condition. C’est d’autant plus vrai si ce genre d’information n’est nullement pertinent au déroulement de l’histoire. Ça risque de devenir une distraction, de nuire au récit sans rien y ajouter.

    • Pour ce qui est de l’épisode du gâteau babka, il faudrait encore connaître le contexte. Se pourrait-il que ce soit un effet voulu pour montrer que ce qui se passe dans la scène (conversation, interaction, conflit) est tellement important pour les personnages qu’ils en oublient leur babka?

      Ce n’est qu’une théorie, bien entendu; je n’ai pas encore vu le film.

      Oui, vous avez tout à fait raison: le père de Patrick Huard raconte une histoire émouvante. Mais c’est l’esprit de la scène dans son ensemble qui sonne faux. On sent vraiment que le gâteau a été mis là «pour faire authentique». J’arrive juste pas à y croire, c’est une question d’instinct, rien de scientifique. Il s’agit d’une intro imagée à mon texte, qui a ensuite recours à des arguments un peu plus concrets… (Et si, comme vous dites, il s’était agi d’un «effet voulu», on aurait compris l’appétit des convives pour le gâteau, on aurait vu quelqu’un se servir et soudainement s’arrêter en s’essuyant les larmes suite au récit du père, par exemple. Lire à ce propos l’analyse de cinematographe). -js

    • “Je n’ai jamais dit qu’un vrai Polonais DOIT être macho. Mais c’est un FAIT que c’est une culture très macho. Du moins, comparée à la nôtre. Par exemple, jamais on ne verrait des couples homosexuels s’afficher publiquement. Comme en Croatie, comme pas mal partout en Europe de l’est. Ce serait tout simplement trop dangereux. Et je ne parle pas de villages retirés, mais bien des capitales et grandes villes. – js”

      Mais vous parlez des Polonais vivant en Pologne ou des Croates vivant en Croatie. Mais David Wosniak est né au Québec, n’a probablement jamais été en Pologne et se fout complètement de ses origines polonaises. C’est comme ça que je vois le personnage et même si ce n’est pas commun, je trouve plausible qu’un gars avec ce background puisse exister.

      En tout cas, je n’ose pas vous demander ce que vous avez pensé de la télésérie “Ces enfants d’ailleurs”. :)

    • Après avoir lu les commentaires bien attentivement, un à un, c’est drôle mais le seul qui résume tout est celui de CHARKIE et c’est le tout premier et tellement vérédique….

      Et L’autre qui dit qu’il y aurait plus de 2 millions de Québécois du niveau de culture de Huard, alors il m’a coinvaincu d’aller faire des dons de spermes en quantité industrielle afin de tenter de ramener notre culture à un niveau plus décent !

      L’intelligence, c’est génétique, non ? Puisque les cons sont cons de père en fils , l’inverse doît être vrai……

    • Je n’ai pas vu le film, mais pour l’épisode du babka, mon interprétation tiendrait plus au fait qu’à peu près personne au Québec ne sait mettre en scène et que de faire bouger des acteurs quand ils parlent semble une tâche trop complexe pour la majorité de nos soi-disant cinéastes. Un bon réalisateur aurait dressé en filigrane de la conversation la relation des personnages entre eux à partir de leur relation au babka, en montrant qui en mange sans se préoccuper de l’histoire du paternel, qui regarde ce dessert sans oser en prendre, qui lance des regards outrés à ceux qui en prennent, ceux qui n’y pense même pas, etc. Mais au Québec, si un acteur parle, on va faire un plan américain d’un acteur qui parle, quasi-immobile. Faudrait surtout pas bousculer le spectateur en lui donnant deux informations à la fois, la parole et le geste. J’exagère un peu, mais ce babka qui reste indemne me semble démontrer avant tout une incapacité à la mise en scène plus qu’une incohérence culturelle. En tout cas, je plains ces pauvres acteurs qui sont restés devant un babka sans avoir l’autorisation d’y goûter, c’est de la torture avoir le nez dans un tel dessert sans pouvoir ouvrir la bouche!

    • D’ailleurs, si on ne voit personne se précipiter sur le babka, on ne peut comprendre qu’ils se retiennent d’y toucher parce qu’ils sont touchés par l’histoire du père, comme le propose johnnythewolf. Il faut les voir se précipiter avant ou après l’histoire pour créer un contraste qui permettrait une telle interprétation. Sinon, il n’y a que des personnes qui parlent autour d’une table, et ce qu’il y a dessus est sans importance. Alors, peu importe si c’est un babka ou un baril de PFK, le réalisateur s’en contrefout, il n’y a pas de mise en scène, que des mots filmés.

    • “Je n’ai jamais dit que l’éternel ado est une spécificité québécoise. Mais qu’il s’agit d’une image qui est véhiculée dans les pubs, la télé, le cinéma. Nuance importante. -js”

      D’accord, je vous concède la nuance. Mai ça ne change rien à la question de fond : “Pourquoi ne pourrait-on pas dépeindre un Polonais comme étant un adulte un peu irresponsable ?”

      Allez vous nous dire que dans toute la riche cinématographie polonaise, ça ne c’est jamais fait ? Ni Kieslosky, ni Wajda, ni Polansky n’ont jamais fait ça ???

      Encore une fois, ce n’est pas ce que je dis. (Et le cinéma québécois n’a pas de comptes à rendre au cinéma polonais). Je dis juste que le personnage qu’incarne Huard est une copie conforme de la panoplie de personnages qu’on voit quotidiennement à la télé, dans les pubs ou au cinéma québécois. Que je trouve curieux que les artisans de Starbuck aient pris la peine de l’identifier comme un Polonais sans toutefois lui donner de distinction intrinsèque par rapport aux personnages que le spectateur plus ou moins alerte identifie immédiatement comme un québécois pur laine sorti tout droit de nos écrans. -js

    • L’affaire babka.

    • Dans le fond, pourquoi dis-on que David Wosniak est Polonais. David Wosniak est un Québecois dont les parents sont d’origine polonaise. C’est probablement le risque d’immigrer au Québec : vos enfants pourraient ressembler à Patrick Huard !

    • Texte interessant. Pour ceux qui trouvent que vous êtes trop à cheval sur les details je dirais : pourquoi ne peut-on pas faire une recherche avant un film? Laissez-moi vous dire, si c’était des erreurs dans un film sur le hockey… Moi je suis musicien, donc quand je vois que des détails ont été négliges… Ça me fâche. Pourquoi ne peut-on faire quelque chose de bien? Avons nous toujours besoin d’être négligeant?

    • Je n’ai pas encore vu Starbuck et je crois que je vais attendre la sortie DVD. Mais pour ce qui est des détails que vous soulevez, il y a plusieurs hypothèses possible. Il peut s’agir d’un manque de rigueur intellectuelle, il peut s’agir d’un manque de connaissances de la dite culture polonaise, il peut s’agir d’une tentative maladroite d’ouverture aux autres cultures. Mais il pourrait aussi s’agir de simples erreurs qui ont échappé à Ken Scott au moment du tournage. Aucun cinéaste, si doué soit-il n’est à l’abri de telles erreurs. Prenez La liste de Schindler de Spielberg: il y a une scène où le héros se lève de son lit et se dirige pensivement vers la fenêtre en écoutant God Bless the Child de Billie Holiday. L’action se déroule pendant la guerre donc au début des années 40. Billie Holiday a enregistré 3 versions de cette chanson: 1940, 1949 et 1956. Or c’est la version de 1956 que ce brave Schindler écoute. Et Spielberg a laissé passer ça même au montage… Comme quoi nul n’est à l’abri des erreurs et si nous sommes capables d’en faire abstraction, on peut quand même passer un bon moment.

    • Monsieur Siroka,

      Simplement pour rigoler:

      Il ne faut pas se mettre le doigt entre la babka et l’écorce.

      Une babka vaut mieux que deux tu l’auras !

      La babka véritable ne craint pas le feu.

      Les chiens aboient, la babka passe.

      Aux grands maux, les grosses babka !

      Toutes les babka mènent à Rome.

      La babka est mère de l’invention.

      On ne fait pas de babka sans casser des oeufs.

      Tout vient à point à qui sait attendre la babka.

      Bonne journée,

      Daniel J.

    • Vraiment la majorité des commentaires proviennent de gens qui n’ont pas vu le film.

      Le film présente par ailleurs un portrait plutôt positif d’une famille immigrante d’origine polonaise.

      Votre commentaire bien que présentant des éléments culturels intéressants me paraît être celui d’un fondamentaliste intégriste polonais, et non pas d’une famille d’origine polonaise qui en est à sa 3e génération ici. En ce sens je pense que vous cherchez des punaises, dans un film qui par ailleurs est fort réussit, nonobstant que votre fondamentalisme ait été offusqué.

    • Babkaïens et babkaïennes, un pot de cornichons aurait très bien pu faire l’affaire …

    • Quand je suis allé voir ce film , c’était pour me divertir.

      Quand les viaducs nous tombent sur le tête,que la crise financière nous guette,que nos politiciens se moquent de nous,que les pertes d’emploi sont de plus en plus fréquentes ,etc….
      La famille polonaise,que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam,m’est apparue aimante ,solidaire ,unie . Il y a peut-être des choses qui à vos yeux étaient irréalistes,mais aux miens ,ça a passé comme du beurre dans la poêle.

      Est-ce qu’on peut décrocher un petit peu et aller voir un film seulement pour ne pas se casser la tête?

      Et justement ce film a complètement réussi son boulot.
      J’en suis sorti heureux.

      C’est amplement suffisant à mes yeux.

    • Vous devriez faire attention à vous, M. Siroka.

      Il est assez dangereux de critiquer un film de (ou mettant en vedette) Patrick Huard. Votre collègue Cassivi l’avait appris à ses dépends, gracieuseté d’Anik Jean.

      On se rappelle tous de cette citation classique:

      «Dans la vie, il y a des junkies, des tueurs en série, des gens qui violent du monde, et des journalistes caves».

    • Je n’ai pas vu le film mais vous trouvez pas qu’il y a du Lebowski là dedans? Un ado paresseux de 40 ans passé qui fume du pot et qui se retrouve dans le trouble…

    • Allons donc M. Siroka…écouter le disque de Bernard Adamus (d’origine Polonaise) et venez me dire après s’il n’y a pas plus Québécois que lui. Je connais personnellement une famille venant de Cracovie immigrée ici depuis plusieurs années. Je suis même pas certain que leurs enfants savent c’est quoi une babka. Moi, contrairement à vous, je suis content que le film ne tombe justement pas dans les clichés et qu’il dépeigne les Québécois d’origine Polonaise comme je les connais. On est en 2011…

    • @belanger96
      Je sais de quel film d’Angelina vous parlez, et le film se passe EN PARTIE à Montréal, mais elle fait aussi une escale à Québec pendant qu’elle poursuit un suspect.

      Pour ce qui est de toutes les critiques sur les films québécois, et les films de Patrick Huard…

      Certains ont critiqué Bon cop Bad cop en disant que c’était niaiseux, exagéré, grossier, un film inutile et sans culture.

      Pourtant, j’ai une amie américaine d’origine russe, et je lui ai longuement parlé du Québec et du Canada, de l’histoire, de la culture et des contrastes sociaux et culturels. Elle comprenait en partie. Je lui ai envoyé un DVD de Bon cop Bad cop.. elle m’a dit qu’elle a adoré ce film, et que ca lui a permis de comprendre beaucoup mieux de dont je parlais, des différences culturelles entre Québécois et canadiens anglais. Évidemment, elle comprenait aussi que le film exagère ces traits, que c’est une comédie et une parodie. Mais elle a quand même compris l’essence et le fond derrière tout ca.

      Pour ce qui est de Starbuck, je ne l’ai pas encore vu. Je trouve un peu dommage, en fait très dommage, qu’un critique prennent tout un texte, un long texte, pour planter le film à cause de détails culturels comme ça. Ok, ils ne touche pas au plat sorti du four. Le gars se prénomme David ce qui serait impossible dans la réalité.

      Mais premièrement, depuis quand un film doit absolument être réel et conforme à tous les détails culturels et sociaux?

      Deuxièment, est-ce que ca aurait changé quelque chose à l’histoire, au film, qu’ils touchent à la bouffe, ou qu’il se prénomme Jean, Pierre, Luc ou Boris? En passant, je ne suis pas juif, ni polonais. Je ne connais pas particulièrement la culture polonaise. Mais il me semble que dans le monde, il n’y a pas seulement des juifs qui se prénomment David.. le roi David est un personnage important de l’histoire et de la culture judéo-chrétienne, pas seulement des juifs parce qu’il est l’arrière-arrière-arrière-arrière..arrière grand-père de Jésus.

      C’est correct de rechercher la rectitude, et de s’attarder aux détails, mais on ne parle pas ici d’une reconstitution historique, mais d’un film de divertissement.

      Sans rancune, mais je trouve inutile de s’attarder à de tels détails pour un film qui n’avait pas cet objectif, surtout quand ca ne change absolument rien au déroulement de l’histoire. Tant mieux s’ils l’avaient fait, mais bon, ils ne l’ont pas fait… fin de l’histoire.

    • C’est juste. Ayant grandi dans une famille d’indépendantistes pourtant très multiculturelle, j’ai toujours trouvé que le cinéma québécois faisait trop souvent de la “peinture par numéros” dans sa représentation des divers groupes qui composent le Québec. En particulier, les personnages d’Italien et d’Italienne sont trop souvent caricaturaux, et pourtant il n’y a pas de raisons de si peu connaître les Italiens au Québec. Alors s’il s’agit de décrire une famille polonaise… je sais que ce sera probablement raté. À mon avis, il y a de l’insécurité identitaire dans tout ça. Quand il n’y a pas d’insécurité (comme dans ma famille), les gens sont curieux l’un de l’autre et apprennent vraiment à se connaître.

    • Je mange mon babka avec du “Siroka fait mon oncle de son érablière”.

      On prend une grande respiration et on se relaxe les hormones identitaires mon cher Jozef!

    • @djobert

      “Pour ce qui est de Starbuck, je ne l’ai pas encore vu. Je trouve un peu dommage, en fait très dommage, qu’un critique prennent tout un texte, un long texte, pour planter le film à cause de détails culturels comme ça.”

      Planter un film? Vous êtes très susceptible! M. Siroka a lui-même mentionné à quelques reprises dans l’article et dans les commentaires qu’il a bien aimé le film (e.g. “je dois admettre que j’ai passé un bon deux heures en salle en voyant ce film”).

    • Pour corriger la situation, peut-être que Scott pourrait tourner un remake de “bon cop bad cop” intitulé “bobka babka” ?

    • Très bon texte m. Siroka! J’ai d’ailleurs été “titiller par le nom Wosniak…comme si on ne voulait pas éloigner le publique ou le déstabiliser. Manque de rigueur?

      @ Teddybear
      Bien vu, je suis d’origine d’Asie du sud-est et touché la tête est un signe de manque de respect sur la personne. Un enfant ça peut passer mais un aîné passer la soixantaine est un sacrilège.

      @ cinematographe
      j’adore votre texte et un bel métaphore du babka

      En passant, on es-tu pas tanné de voir la même vedette tout le temps?

    • Ou encore, si on transpose ça à la réalité sino-québécoise, c’est un peu comme lorsque tous les Asiatiques du cinéma et de la télévision québécoise (francophone) sont des filles chinoises adoptées. Même lorsque les actrices qui les jouent ne sont ni adoptées (Annie et ses hommes) ou chinoises d’origine (30 vies).

      C’est quelque chose qui m’a toujours sauté aux yeux dans la façon de traiter les minorités (visibles asiatiques) dans la mass-culture québécoise. Peut-être que c’est pour que la majorité canadienne-française (que je présume, adoptent plus que les québécois de première ou seconde génération), s’y reconnaissent plus. Merci pour l’effort pour la couleur, mais ce n’est pas très dans le mille.

    • Tout d’abord, C’EST UN FILM!!!! et un film d’été en plus!! et c’est loin d’être réaliste puisque le type en question a 533 enfants, ce qui est impossible puisqu’on limite à 10 le nombre de fois où on utilise le sperme d’un donneur pour éviter la consanguinité et la possibilité de rencontre!!!

      Donc si on peut se permettre d’être irréaliste sur certains détails pourquoi ne pas l’être sur d’autres… Et la Babka était probablement fausse!! (Donc même pas comestible) On a un gros budget mais c’est pas pour ça qu’on va être réaliste sur tous les détails possible et inimaginables!!!

      Ok ils auraient peut-être pu faire plus de recherches, mais au bout du compte ça aurait changé quoi? Désolé pour vous M Siroka si vous avez été “blessé” dans votre orgueil mal placé mais j’ai vu le film et très honnêtement c’est le genre de détail qui me passe 40 pieds au dessus de la tête (en tant que public du commun des mortels). Combien de films j’ai vu où les québécois ont été mal dépeints! Mais on s’en fout, c’est un film et normalement tout le monde sait que c’est un film et que ce n’est pas la réalité. C’est comme si à chaque fois qu’il y avait un québécois à table il fallait qu’il mange de la poutine!!!

      Et puis ça pourrait très bien être une famille très bien intégrée! Oui beaucoup d’immigrants conservent leur culture (ou une grosse partie de leur culture) d’origine, mais beaucoup aussi la laisse tomber ou en laisse tomber une grande partie (et oui aussi des immigrants de première génération). Beaucoup se rendent compte qu’ils ne sont plus dans leur pays d’origine et que la culture qui les accueille est toute aussi riche que la leur et ne cherchent pas a se faire des petits gettos pour faire semblant de ne pas être dans un autre pays et vivre comme ils vivaient avant!

      Le contexte est différent mais faites juste regarder Boucar Diouf qui est un des plus bel exemple d’intégration. Et ne vous méprenez pas, je ne dit pas que pour être intégré il faut absolument laisser tomber sa culture d’origine quand on immigre, mais je veux illustrer le fait que certains le font. Beaucoup d’immigrants donnent un prénom “typiquement québécois” à leur enfant né ici même si eux même viennent d’arriver au pays pour que leur enfant s’intègre bien, entre autres. Peut être que le David est un David québécois… combien de québécois s’appellent David? et le Wosniak plutôt que Wozniak était probablement volontaire dans le but de ne pas créer de ressemblance avec des Wozniak connus/de notre entourage.

      Beaucoup de choses sont calculées dans un film, et certaines erreurs ne sont tout simplement pas des erreurs. Si on passait notre temps à relever toutes les erreurs d’un film on ne serait jamais sorti du bois!!

      Un film de médecine offusquera toujours les médecins, un film d’informatique; les informaticiens et autres ingénieurs en informatique. Un films sur un bateau un réel marin et ainsi de suite… Mais pour le commun des mortels on y verra que du feu sinon on sait bien que c’est un film!

      Finalement je suis entièrement de l’avis de regor236 et de liquide_correcteur. On est allé voir le film pour se divertir point barre.

    • @Siroka

      Probablement un film construit par des étudiants en marketing de l’université LAVAL, pour moi çà sent le EASY à plein nez:

      Famille immigrante égal capital sympathie + l’image avec le soccer, probable subvention de l’impact de montréal pour fidélisé (MLS l’année prochaine)… donc soccer immigration pour que ca match.

      Puis polonais y en a pas trop pour comparer donc on a moins d’exigeance qu’avec patrick huard qui ferait l’italien ou français: Mais ils vous avaient oublié. La prochaine fois ils vont intégrer la l’origine des critiques influentes au Québec.

      Ca vole pas haut mais c’est comme çà les films maintenant. Y a des régions qui subventionnent des films pour qu’elles soient mises en valeurs. Il suffit de regarder un générique pour confirmer qu’on regardait une publicité et non un film.

      Des Pays aussi, la France vend très bien Paris à hollywood en ce moment pour le tourisme.

    • @talia qui dit:
      En passant, on es-tu pas tanné de voir la même vedette tout le temps?

      Y en a d’autres tels: Michel Côté,Roy Dupuis,Louis-Josée Houde ,Claude Legault,Guy
      A Lepage,Luc Picard etc…

    • Je comprends votre point de vue en tant que personne ayant une souche Polonaise, mais honnêtement, 99% des gens qui vont voir le film ne s’en rendront pas compte.

      Le film porte sur la paternité. Les réalisateurs ont voulu faire changement en mettant un fils d’immigrant, mais je pense que ça s’arrête là. C’était aussi pour imbriquer le soccer là-dedans, parce que les “de souche” ne sont pas autant intéressés par ce sport.

      Votre billet est intéressant, mais un peu trop détaillé à mon goût.

    • @regor236

      ….encore eux…les mêmes tout le temps….

    • Il y a 2 types d’immigrants : ceux qui ont fui leur pays pour sauver leur vie, et ceux qui ont quitté leur pays pour améliorer leurs conditions de vie.

      Dans le premier cas, ils sont si heureux d’avoir quitté leur terre natale qu’après 10 ans en sol québécois, ils ont oublié le gros de leur culture (leurs enfants ignoreront 95% des références culturelles de leurs parents).

      Dans le 2e cas, c’est très très différent : la moitié pour ne pas dire la majorité vont passer leur vie à regretter leur geste (architecture de banlieue, température, luminosité, piètre qualité de la nourriture, absence de sacré dans la société hormis le hockey, etc.) mais vont demeurer au Québec afin d’assurer un meilleur avenir à leurs enfants. Ces immigrants là sont ceux qui vont tenter coûte que coûte de perpétuer leur culture/tradition pour éviter qu’elles sombrent dans l’oubli… car leur nouvelle vie est remplie de nostalgie. Il y a fort à parier que leurs enfants, voire même leurs petits-enfants, seront imprégnés de cette nostalgie et de cet appel à la terre natale….

      Je n’ai pas vu le film, mais selon moi la famille dépeinte ne peut tout simplement pas être de la 2e catégorie d’immigrants!

    • @ tous ceux qui ne cessent de dire que ce ne sont que des détails sans importance.

      Le mot empathie vous connaissez?

      « Faculté de sympathiser avec autrui, de ressentir, d’éprouver les mêmes impressions que lui. »

      Le fait que ça nous vous dérange pas ou ça vous passe dix pieds par-dessus la tête est une chose, mais le fait de le reprocher à ceux que ça peut avoir affecter c’est aller loin je trouve.

      Je reviens encore avec le fait que si le sujet avait été proche de vous ça serait peut-être différent, qu’il s’agisse d’un film d’été ou d’un drame « Oscarisable ».

      Ici on parle de Nationalité mais ça pourrait être autre chose, un métier, une ville, une équipe sportive, une personne etc.

      Prenons par exemple la série 19-2. Pour 95% des personnes qui ont regardé la série, ils ont trouvé ça réaliste et ont apprécié la série pour ce qu’elle était, ce qui est normal et bien. Il y a sûrement des policier qui passaient leur soirée a s’arracher les cheveux en ne croyant pas les choses qui était a l’écran ou peut-être que le travail des recherchistes était si bien fait qu’au contraire ils ont apprécié le portrait qui était d’eux.

      Même si on ne parle pas d’une biographie, d’un film historique ou d’un documentaire, il est toujours agréable de voir que le cinéaste a fait un effort. Dans le cas de starbuck, il a fait un choix. Il aurait pu faire d’un son personnage principale un Québécois « pure laine ». L’idée de la famille aurait été tout aussi pertinente. Il a décidé que son personnage un Polonais alors plutôt que de s’arrêter aux stéréotype les plus évidents, un peu plus de travail et on ne serait pas ici a en parler ou sinon pour les féliciter d’avoir aussi bien représenter cette communauté.

      Si on ne peut au moins accepter ça, nous n’aurons pas le droit de nous plaindre lorsque d’autres nous représenterons comme un petit peuple de « mangeux « de poutine avec des ceintures fléchés

    • M.Siroka est toujours intéressant à lire. Un des (trop) rares journalistes du Québec à faire de l’analyse.

    • ”Patrick Huard incarne cependant à la perfection l’homo-quebecus qu’on nous ressasse dans les fictions publicitaires, télévisuelles et cinématographiques depuis au moins une décennie. L’homme-enfant mou, gras, bedonnant, mal peigné, loser, qui s’amourache d’une femme en position d’autorité (dans ce cas-ci Julie Le Breton, qui joue une policière). ”

      EN PARTANT ce qu’ils font de l’homme québécois est aussi un faux portrait, une exagération, une caricature, un cliché…

      Le cinéma québécois n’est-il pas beaucoup caricatural très souvent ?

      Et ici ? Est-ce un relent d’ethnocentrisme non-volontaire ? Ce qu’on comprend c’est qu’il y a une certaine finesse dans le film sur le rôle de père mais que pour dépeindre un Polonais Huard est pas crédible même s’il est pas mauvais comédien dans ce film.

      Les Polonais sont présents au Québec mais assez peu connus de la majorité québécoise.

      On aurait aussi plus penser à une charcuterie ou une pâtisserie polonaise qu’à une boucherie dans ce qu’on imagine.

    • Très bon article qui souleve une discussion intéressante.

      La-dessus je suis d’accord avec Jozef, ce genre de racourci démontre un paresse intellectuelle et c’est bien de le dénoncer.

      Ce genre de pratique est courante au Québec depuis plusieurs années. Et ce n’est pas seulement au niveau des ethnies, c’est également au niveau des ‘de souche’.

      A une certaine époque on avait des Pierre Perreault et des Gilles Groulx qui étaient capable de saisir l’âme du Québec et d’en faire un portrait réaliste. Aujourd’hui on a droit a des personnages caricaturaux bases sur d’autres personnages caricaturaux.

      La plupart du temps les personnages de gars sont des ados attardés tandis que les personnages de femmes sont des copies de personnages de series américaines a la Sex and the city.

      Et le pire c’est que souvent les gens agissent comme les personnages qu’ils voient au cinema. Avant le cinema s’inspirait des gens, aujourd’hui les gens s’inspirent du cinema.

    • Cet image du loser dans notre cinéma est plus un problème. Évidemment que cela existe pour de vrai mais pourquoi le faire si souvent et à répétition ?

      Parce qu’un loser est plus sympathique qu’un winner et c’est de cela qu’on s’inspire le plus dans notre cinéma ?

    • Je n’ai pas remarqué la babka, mais j’ai bien vu les 56 logos Adidas qu’arborait Patrick Huard! La Sodec et Téléfilm Canada devraient exiger leurs logos à l’écran PENDANT le film, question d’avoir un retour sur l’investissement de nos impôts… Cela dit, on finance les films comme on peut, mais la rigueur et la subtilité sont toujours les bienvenues, en effet!

    • Les scénaristes n’ont pas forcé sur l’authenticité et la plausibilité de son personnage car Patrick Huard peu importe le rôle à l’écran sera toujours perçu comme …Patrick Huard. J’appelle cela le syndrome John Wayne si vous voulez. Wayne a fait 200 films plus et les gens s’attendaient à voir du John Wayne un cowboy un dur un vrai homme et non un rôle de composition. John Wayne avait joué Genghis Khan dans The Conqueror(1955) et malgré son costume et sa moustache ,le film a été un flop. Les gens voulaient voir John Wayne faire ce qu’il fait de mieux. Patrick Huard qu’on aime ou hait c’est pareil. Dans ses rôles à l’écran, il fait du Patrick Huard comme dans ce que les gens ont vu dans ses spectacles ou émissions de t.v. Alors qu’il soit un polonais boucher ou un ouzbek lutteur greco-romain cela n’a pas d’importance. Les gens n’accorde pas d’importance à ses détails.

    • @ lecteur_curieux

      Je suis bien d’accord, on est fort sur la caricature dans nos films surtout dans la comédie. Je ne sais pas si c’est nos acteurs ou les cinéaste le problème mais on est rarement capable de représenter une personne sans prendre une voix ridicule ou un comportement normal.

      On dirait que notre cinéma d’humour essaye de passé pour un épisode de la petite vie ou a une pièce de théâtre d’été. Malheureusement je crois que ça « pogne » avec le public québécois ce genre là à voir les recettes des films récent comme le sens de l’humour, ou de père en flic, Nous devrons donc nous attendre à d’autre navet prochainement

    • Qu’auriez vous eu a dire si vous n’étiez pas Polonais? Rien du tout. Si on commence à regarder le nombre de trucs qui clochent dans les films on aura pas fini. Allez faire un tour sur www.moviemistakes.com si vous voulez en trouver des atrocités, des incongruités, des erreurs dans le temps.

      Moi aussi, j’ai été tellement outré l’autre jour en regardant Super 8. La créature fait pleins de fautes de syntaxe lorsqu’elle grogne…

      Rares sont les films dans lesquels on ne retrouve pas d’erreurs, peu importe lesquelles. Faut en revenir et se dire…

      THSI IS ONLY A MOVIE, THIS IS ONLY A MOVIE.

    • Ken Scott s’explique brièvement dans l’article suivant :

      http://divertissement.ca.msn.com/cinema/starbuck-oui-papa

      ”Tout d’abord: un héros qui est boucher, d’origine polonaise, et qui habite le Mile-End… pourquoi?
      En fait, on a longtemps cherché à savoir où on allait ancrer le personnage de David Wosniak. On voulait que, malgré ce qu’il a fait, il reste un personnage sympathique pour le spectateur. Finalement, on a choisi de le situer dans le Mile-End, car c’est un coin où l’on retrouve vraiment un grand mélange de cultures. Et puis, on a choisi la famille de bouchers d’origine polonaise, car on voulait qu’il y ait quelque chose de très traditionnel pour faire un contrepoids à cette situation très moderne d’un père géniteur de 533 enfants! ”

      Comme on voit, le personnage est créé d’avance… Le Mile-End avec le mélange des cultures le rend sympathique ? Boucher polonais ? C’est pcq cela représente une tradition du père ? La famille québécoise est rendue moins traditionnelle qu’avant ? Le fils travaillant dans le commerce des parents comme cela, c’était plus courant disons il y a 20 ou 30 ans ou 40 ans ici pour des commerces québécois ?

    • Je n’ai pas le vu le film. Mais tant qu’à accrocher sur les détails “erronnés”, je crois que la prémisse du film, un homme qui a plus de 500 descendants est IMPOSSIBLE! En effet, un donneur, ne peut pas avoir plus de 10 descendants. Ensuite, on détruit la banque en son nom. C’est le protocole. Moi, c’est ce qui semble avoir “pété” ma bulle. Ceci dit, j’aime bien Huard, je le connais un peu et prétendre qu’il se sacre de la culture de son auditoire est assez gratuit, surtout quand on sait que c’est Ken Scott qui a signé le scénario.

      J’ai écrit que Patrick Huard «se sacre de la culture de son auditoire»? Où ça?. -js

    • Analyse intéressante, mais je pense que vous poussez le bouchon un peu loin. Il est évident que deux scénaristes purement québécois n’ont pas pris la peine de faire une recherche exhaustive des coutumes polonaises, ce qui regrettable, mais commun chez les cinéastes qui ne veulent que faire des sous aux guichets. (Parenthèse: vous ne me ferez pas croire que Scott a une quelconque démarche artistique. Le succès de ”La Grande Séduction” demeure pour moi un mystère. Je trouve que c’est un navet incroyable et ennuyeux, un film poussiéreux pour les Mononcles des régions, enfin bref, fin de la parenthèse, si quelque veut prendre la peine de m’expliquer le génie de Scott, il ou elle est le bienvenu!).

      Pour en revenir au sujet maintenant…

      Je ne parle pas l’espagnol et je connais très peu les coutumes de ma seconde patrie, mais je m’offusque lorsqu’on tente de la réduire aux sombreros, aux tacos et aux complexes touristiques… Alors je comprends la réaction de JS…

      Je ne sais pas pour vous mais je suis davantage outrée qu’Huard puisse incarner avec crédibilité un Polonais. Il ressemble à un blanc caucasien, point final. Même s’il était métis, on pourrait voir certains traits. Je n’arrive pas à croire que les scénarites aient pu prendre les cinéphiles autant pour des imbéciles (quoique…). Comme dans Incendies, un film que j’ai adoré, Mélissa Desormaux-Poulin et Maxim Gaudette sont censés être des jumeaux (?) d’origine libanaise (ou du moins, arabe?…). Contrairement à Huard, ce sont de grands acteurs, mais ce détail m’a fait décrocher de l’histoire à plusieurs reprises.

    • Mais habituellement les Polonais ne sont-ils pas réputés pour etre des buveux…d’ou l’expression saoul comme un Polonais ?


      SOÛL COMME UN POLONAIS: Expression française du XX ème siècle signifiant complétement soûl.

      Afin de pouvoir définir les origines de cette expression française, essayons d’abord d’expliquer cette allusion aux polonais.

      Au XVIII ème siècle et même au XIX ème siècle sous le règne de Napoléon Bonaparte, les mercenaires polonais étaient employés en grand nombre car nettement appréciés.

      Il se peut qu’is soient comme les suisses un siècle auparavant,qui, en dehors des activités militaires s’adonnaint à l’alcool. Une autre explication irait dans le sens que les polonais étaient plus résistants à l’alcool et seraient en forme les lendemain de beuverie, allusion faite aux mercenaires polonais qui sous Napoléon malgré le fait de picoler le soir étaient en parfaite forme à l’heure de l’appel.”

      Source : http://www.expressions-francaises.fr/expression-francaise/20-s/628-soul-comme-un-polonais.html

    • @mr_arcteryx1 : C’est seulement un film, mais tout ce qui est fait mérite d’être bien fait. Si tu veux paraître intelligent en citant du polonais, t’es mieux d’avoir lu le livre, si tu vois ce que je veux dire. Si t’as rien d’intelligent à dire, t’es mieux de te la fermer. Ken Scott et Martin Petit auraient dû mettre un gateau McCain sur la table.

    • @nickbg

      Oui, je comprend parfaitement ce que tu dis. Tout ce qui est fait mérite d’être bien fait. Par contre, rien ne sera jamais parfait. Tu vas retrouver des erreurs, ou des choses qui ne collent pas dans plusieurs films importants et réalisés par des maîtres. Ben-Hur a des erreurs, The Matrix a des erreurs, The Godfather a des erreurs, Les films de Kurosawa ont des erreurs. Mon point est seulement qu’un moment donné il faut arrêter de sur analyser les films et se poser la question suivante: Ai-je été diverti par ce que je viens de voir? Y ai-je trouvé mon compte. C’est tout ce qui importe et pour n’importe quel genre de film.

      Est-ce que j’ai eu peur pendant un film d’horreur?
      Est-ce que j’ai ri pendant une comédie?
      Est-ce que j’ai eu une poussée d’adrénaline pendant un film d’action?
      Est-ce que j’ai eu une réflexion profonde sur la vie pendant un drame?
      Est-ce que j’ai retrouvé mon coeur d’enfant en écoutant un film pour enfants?

      Il faut cesser de croire que tous les films doivent être parfaits. Ils doivent être bien faits, je vous l’accorde, mais je le répète…

      THIS IS ONLY A MOVIE, THIS IS ONLY A MOVIE.

    • M. Siroka!

      Le commentaire face à ceux qui pensent que Huard se sacrait de son auditoire ne s’adressait pas à vous mais aux premiers qui ont réagit sur votre blogue. Vous commencer sûrement à me connaître, si j’ai une critique à vous faire, elle est généralement directement adressez à vous. en passant, même si y’a souvent des coquilles dans les films, je suis d’accord avec vous sur le fait de souligner avec quelle “légereté” a été prise le fait polonais dans l’histoire. Mais comme je disais, je n’ai pas encore vu le film.

    • M. Siroka

      J’ai relu mon texte sur le blogue et je peux comprendre que vous ayez pu interpréter le commentaire sur la “niveau de cultutre des fans de Huard” comme vous étant attribuez. Désolé. Ne vous en faîtes pas, quand je me trompe, je l’admets.

    • Ok, je suis un peu en retard, mais je viens tout juste d’aller voir le film. Le nom de David est bel et bien “Wozniak”, avec un “z”. Je n’ai aucune idée d’où tu tiens le ’s’, j’aimerais bien le savoir.On voit très bien Wozniak sur le camion de livraison et dans le générique.

      Antoine D-T

      Sur le site officiel du film. Mais je vous crois sur parole. D’ailleurs, mon argument demeure: manque d’originalité et de curiosité. -js

    • @JS: “(on n’a même pas le droit à un innocent Na zdrovje!)”
      ++++++++++

      Mes copains russes disaient cela quand on prenait un coup. Et c’est du polonais? Ben, j’en suis pantois! Skol! Prosit! Et Da Svidanya!

      Et pour le realisme au cinoche, moi aussi je trouve toujours bien fatigant quand on en prend large avec la culture et autres aspects de la vie. Cela me tombe souvent sur les nerfs.

    • Vous avez passé un bon deux heures en voyant ce film ! (sic Siroka)

      Euhhh …J’ai bien de la misère à croire qu’un cinéphile puisse apprécier un tel film torchon même dans ses humeurs les plus laxistes qui soit.

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