Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 25 juillet 2011 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (7)

    Le prochain Malick en 2012?

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    Une belle petite réjouissance en ce début de semaine: le distributeur britannique Optimum Releasing a annoncé avoir acquis le nouveau film de Terrence Malick en vue d’une sortie en 2012, rapporte Screen Daily. Il s’agirait de la première fois de la carrière du mythique cinéaste que deux de ses films sortiraient deux années de suite. Seulement cinq longs-métrages de Malick ont pris l’affiche depuis 1973. Son plus récent, The Tree of Life, a atteint les écrans québécois le 17 juin dernier.

    Peu d’informations circulent à propos du Untitled Terrence Malick Project, si ce n’est qu’il s’agit d’une «puissante et émouvante histoire d’amour» et que le film est encore plus «expérimental» que The Tree of Life. Ce qui n’est pas peu dire. Selon des rumeurs, le drame romantique pourrait être en lien avec l’architecte Frank Lloyd Wright et son Price Tower, situé à Bartlesville, ville natale de Malick où la majorité du tournage a eu lieu.

    Côté casting, c’est du béton: Ben Affleck, Javier Bardem, Barry Pepper, Olga Kurylenko, Rachel McAdams, Rachel Weisz et, dans un petit rôle, Jessica Chastain, la gracieuse mère qu’on a découverte dans The Tree of Life.

    Ceci dit, rien n’est encore confirmé. Les fans de Malick connaissent son penchant pour des sessions de montage gargantuesques. (The Tree of Life était initialement annoncé pour décembre 2009). On ne pourra donc vraiment croire à une sortie en 2012 que lorsque les chaînes de cinéma l’annonceront officiellement.

    Dans les limbes

    Lecture fortement recommandée : Les projets perdus et les scénarios abandonnés de Terrence Malick, qui incluent notamment des biographies de Che et de Jerry Lee Lewis, un film sur la psychanalyse et un remake du classique de Kenji Mizoguchi, L’Intendant Sansho. À lire sur The Playlist.

    Éclaircissement

    Un des (très nombreux) mystères de The Tree of Life a été percé. Le motif lumineux qui ouvre le film, et qu’on voit réapparaître à quelques reprises, est en fait une oeuvre expérimentale conçue par l’inventeur danois Thomas Wilfred (1889-1968). Malick a emprunté son Opus 161 “Untitled”, une de ses principales Lumias, composition «musicale visuelle» jouée sur un clavier à lumières. Plus de détails sur Fandor.

    À lire aussi :

    > The Tree of Life : entre extase et désespoir
    > Malick prépare un documentaire IMAX
    > The Thin Red Line : le beau cadeau de Criterion


    • “Selon des rumeurs, le récit pourrait être en lien avec l’architecte Frank Lloyd Wright et son Price Tower”
      Intrigant!

      Cela dit, “psychoanalysis” en anglais = “psychanalyse” en français.
      Au plaisir!

    • J’ai remarquer quelquee chose, quand on parle de Malick, ici du moins, on cite jamais son premier film Badlans, avec Martin Sheen et Sissi Spaceck…est-ce platte ou quoi ?

      C’est parce que vous avez mal lu mon ami! Je cite un super texte à propos de Badlands à la fin de ce post et j’en parle à la fin de celui-là. Et le film est loin d’être plate! En fait, plusieurs le considèrent comme son ultime chef d’oeuvre. -js

    • J’avais comme projet de me retaper BADLANDS, THE THIN RED LINE, et autres propositions malickiennes, cet été.

      Pour les deux films cités plus hauts, c’est fait. THE THIN RED LINE m’a vaguement déçu, tourné assez platement, avec un tapis de rouge de vedettes pas vraiment rapport (en fait le propos du film aurait été beaucoup mieux servi, moins dérangé avec des nobodies selon moi, à l’instar de 2001).

      Je sais que ça va hurler dans les chaumières, mais je crois que Malick n’est pas un grand cinéaste, comprendre utilisation du medium : scénario – direction d’acteur – rythme narratif et environnement sonore. Cependant, c’est un grand philosophe et humaniste. Je crois que Malick fait du Powerpoint à grand déploiement : choix minutieux de la musique flottant sur de grands tableaux qui représentent la condition humaine (surtout américaine) dans ses minuscules plaisirs et ses grand déchirements.

      Je viens de terminer BADLANDS, nettement plus cinéma, mais aussi plus classique et standard dans l’échelle du propos. Des psychopathes dans des roads movies culs-de-sacs : on a en a vu quelques-uns à l’écran.

      Mais, de l’autre côté de l’écran et avec un timing impeccable, il vient d’y avoir cet aryen blond norvégien qui s’est donné une mission sanguinaire pour soulager sa frilosité ethnique mais surtout donner de la stature, et une promotion, à son ego. Ego qui serait sans doute demeuré anonyme et assez normal, comme c’est le cas de la majorité des entités vivantes sur cette terre (ces dernières, faut-il le rappeler, sont d’abord activées, puis engagées dans un combat sans fin pour leur survie et/ou leur quête de bonheur, puis éventuellement désactivées).

      Dans BADLANDS, la promotion de l’ego du personnage de Martin Sheen passe par le revolver (comme l’aryen norvégien) et l’appel d’une libido primaire à laquelle répond une ado qui s’ennuie (évidemment) et plutôt bimbo (à sa décharge, dépassé le stade de la survie, il faut plutôt admettre qu’une vie tranquille est plutôt ennuyante). Puis la chasse, l’abandon par la bimbo, le cul de sac, la célébrité, puis rien, etc…

      Je n’ai pas encore vu THE TREE OF LIFE : je veux éviter le pop corn et l’environnement — devenu débile, ainsi que la sono exécrable et inutilement explosive des salles de cinéma.

      Je ne m’attends pas à du grand cinéma, mais j’ai hâte : Malick va sûrement me faire une belle proposition à propos de grandes préoccupations.

    • @teddybear

      badlands est mon préféré de Malick, suivi par Days of heaven. Les 2 films qui m’ont fait connecter avec lui.

    • @fruitloops

      “Je sais que ça va hurler dans les chaumières, mais je crois que Malick n’est pas un grand cinéaste, comprendre utilisation du medium : scénario – direction d’acteur – rythme narratif et environnement sonore. Cependant, c’est un grand philosophe et humaniste. ”

      la cinématographie et le montage de badlands et days of heaven, c’est quelque chose. Je viens de voir tree of life. Pas aussi aimé que ces 2 premiers, mais côté cinématographie et montage, on peut difficilement faire plus osé.

    • Sansho Dayu (L’intendant Sansho) est mon film préféré. Je crois que seulement Malick aurait pu le refaire de façon appropriée. C’est exactement dans sa veine: l’homme et la nature.

    • J’ai bien hâte de voir ce film. S’il est dans la lignée de “Tree of Life”, je vais me le procurer en DVD. Il n’y a rien de mieux pour s’endormir.

      Vivement 2012 ! ;-)

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